Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שצריך לכתוב זמן בשטר וכל דיני האיחוד והקדימה בפרטות. ובו כט סעיפים:
כותבים בשטר זמן הלואה כדי שנדע מאיז' לקוחות יטרוף שהלקוחות שקנו קודם זמן הלואתו אינו יכול לטרוף מהם ואם לא כתב בו זמן כשר לגבות בו ממנו אבל אינו יכול לטרוף מהלקוחות שיכולים לומר קנינינו קודם הלואתך ויש מי שאומר שאם קנה אחר שראו העדים השטר כתוב וחתום טורף מהם שובר שאין בו זמן כשר ויד בעל השובר על העליונה (תשובת הרא"ש כ' ע"ג):Qu'il faut écrire une date dans l'acte, et toutes les lois de la postdatation et de l'antidatation en détail. Il comporte 29 séifim.
On écrit dans l'acte la date du prêt, afin que nous sachions sur quels acheteurs le prêteur pourra saisir (litrof), car les acheteurs qui ont acheté avant la date de son prêt, il ne peut pas saisir sur eux. Et s'il n'y a pas écrit de date, il est valide pour recouvrer par lui sur l'emprunteur lui-même, mais il ne peut pas saisir sur les acheteurs, car ils peuvent dire : « Nous avons acheté avant ton prêt. » Et il y a un avis selon lequel, si l'acheteur a acheté après que les témoins ont vu l'acte écrit et signé, il saisit sur eux. Haga (Rema) : Une quittance qui ne comporte pas de date est valide, et la main du détenteur de la quittance a le dessus (Responsa du Roch, règle 20, § 73).séif 1
- אם השמיט הסופר ולא כתב לבריאת עולם (ב"י משמעות הפוסקים) וגם לא כתב חמשת אלפים כשר ואפי' השמיט גם המאות ולא כתב אלא הפרט הקטן כשר: הגה אבל אם כתב האלפים וגם הפרט הקטן ודילג המאות או העשרות פסול (ריב"ש סי' שכ"ב):Si le scribe a omis et n'a pas écrit « depuis la création du monde » (Beit Yossef, d'après ce qu'impliquent les décisionnaires), et n'a pas non plus écrit « cinq mille », il est valide ; et même s'il a omis aussi les centaines et n'a écrit que le petit nombre (les unités et dizaines), il est valide. Haga (Rema) : Mais s'il a écrit les milliers et aussi le petit nombre, et a sauté les centaines ou les dizaines, il est invalide (Rivach, § 322).
séif 2
- אם כתב אלפים והשמיט חמשת כשר:S'il a écrit « mille » (alafim, au pluriel) et a omis « cinq », il est valide.
séif 3
- אם כתב ברביעי עשרים יום לחודש שבט ודלג בשבת כשר:S'il a écrit « le quatrième jour, vingtième jour du mois de Chevat », et a sauté « de la semaine », il est valide.
séif 4
- אם כתב ברביעי לשבת כ"ב לתשרי ונמצא שאינו מכוין שרביעי בשבת של תשרי של אותה שנה הי' ביום (ארבע) ועשרים אפ"ה כשר:S'il a écrit « le quatrième jour de la semaine, 22 Tichri », et qu'il se trouve que cela ne concorde pas, car le quatrième jour de la semaine de Tichri de cette année-là tombait le (vingt-quatre), même ainsi il est valide.
séif 5
- כתב ידו א"צ שיכתוב בו זמן:Un billet de sa main (ketav yado, reconnaissance de dette écrite par l'emprunteur lui-même) n'a pas besoin qu'on y écrive une date.
séif 6
- שטרי חוב המוקדמים פסולים שהרי טורף בהם לקוחות שלא כדין ולפיכך קנסו אותו חכמים ולא יגבה בשטר מוקדם אלא מבני חורין גזירה שמא יטרוף בו מזמן ראשון שהקדימו ואם יטעון הלוה פרעתי דינו כטוען כן בשאר שטרות ואם טען להד"מ הוחזק כפרן ויש אומרים דפסול לגמרי (טור בשם ר"י והרא"ש והוא בפרק א"נ וריב"ש סי' שפ"ב מיהו ראיות הריב"ש שם יש לדחות וכמ"ש בספרי ע"ש):Les actes de créance antidatés sont invalides, car le prêteur saisit par eux sur des acheteurs indûment ; c'est pourquoi les Sages l'ont pénalisé, et il ne recouvre par un acte antidaté que sur les biens libres, par décret (guezéra), de peur qu'il ne saisisse par lui sur des acheteurs à partir de la première date, qu'on a avancée. Et si l'emprunteur prétend « j'ai payé », sa loi est comme celle de celui qui prétend cela pour les autres actes ; et s'il prétend « ces choses n'ont jamais eu lieu », il est établi comme menteur (kafran). Haga (Rema) : Et certains disent qu'il est entièrement invalide (Tour au nom du Ri, et le Roch, et c'est au chapitre Ellou Néémanin ; et Rivach, § 382 ; toutefois, les preuves du Rivach là-bas peuvent être réfutées, comme je l'ai écrit dans mon livre, voir là-bas).
séif 7
- בד"א שגובה מבני חורין כשלא הקדימו העדים זמנו בכוונה: הגה (טור בשם י"א ור"נ פ"ק דר"ה בשם הרז"ה ור' שמשון פ' בתרא דשביעית וברטנורה שם ובעה"ת ריש שער נ"ו) וי"א דהעדים נאמנים בזה אע"פ שכתב ידן יוצא ממקום אחר וה"ה בכל טעות שהעדים מצויים לטעות בו העדים נאמנים לומר שטעו (ר"ן ריש ר"ה) ויש חולקין [ע' בטור שתי הדיעות] אבל אם הקדימוהו בכוונה ודאי אפי' מבני חורין אין גובין שהרי העדים פסולים שחתמו שקר:En quel cas dit-on qu'il recouvre sur les biens libres ? Lorsque les témoins n'ont pas avancé sa date intentionnellement. Haga (Rema) : (Tour au nom de certains, et Ran, premier chapitre de Roch HaChana, au nom du Razah, et Rabbénou Chimchon, dernier chapitre de Chevi'it, et Bartenoura là-bas, et Baal HaTerumot, début de la porte 56). Et certains disent que les témoins sont crus à ce sujet (pour dire qu'ils se sont trompés), même si leur écriture (leur signature) se trouve ailleurs ; et il en est de même pour toute erreur que les témoins font fréquemment : les témoins sont crus pour dire qu'ils se sont trompés (Ran, début de Roch HaChana). Et certains contestent [voir dans le Tour les deux opinions]. Mais s'ils l'ont avancée intentionnellement, certainement on ne recouvre même pas sur les biens libres, car les témoins sont invalides, puisqu'ils ont signé un mensonge.
séif 8
- שטר מתנה שהיה לו לכתוב בשנת נ"ח וכתב בשנת נ"ז ומוכיח מתוכו שהוא טעות סופר שכתוב בו ותנו לפלוני חתני ובזמן נ"ז עדיין לא היה חתנו וחתום בשטר גברא רבא בתורה ובחסידות אין כל זה מציל מלפסול השטר ומ"מ אם העדים קיימים ואין כתב ידן יוצא ממק"א יכולים לחתום שטר אחר מזמן שני ואם כתב ידם יוצא ממקום אחר שוב אין נאמנים מ"מ המקבל מתנה נאמן לומר טעות היה מגו דאי בעי אמר שטרא מעליא הוא ובשנת נ"ז קנו מידו:Un acte de donation qu'il aurait dû écrire en l'an (5)58, et il a écrit en l'an (5)57, et il est prouvé par son contenu que c'est une erreur de scribe, car il y est écrit « donnez à Untel, mon gendre », et à la date de (5)57 il n'était pas encore son gendre, et dans l'acte est signé un homme grand en Torah et en piété : tout cela ne sauve pas l'acte d'être invalidé. Néanmoins, si les témoins sont présents et que leur écriture ne se trouve pas ailleurs, ils peuvent signer un autre acte à partir de la seconde date ; et si leur écriture se trouve ailleurs, ils ne sont plus crus. Néanmoins, le donataire est cru pour dire que c'était une erreur, en vertu d'un migo (puisqu'il aurait pu avancer un argument plus fort) : s'il voulait, il aurait dit « c'est un bon acte, et en (5)57 on a effectué l'acquisition de sa part ».
séif 9
- שטר מוקדם דכתיב ביה מקמי חתימת סהדי שטרא דנן איכתוב ביום פלן ולא אחתים עד יום פלן כשר:Un acte antidaté dans lequel il est écrit, avant la signature des témoins : « Cet acte a été écrit tel jour et n'a été signé que tel jour », est valide.
séif 10
- אפי' ראו העדים שהלוה לו ואמר הלוה כתבו וחתמו השטר ותנו ביד המלוה אם לא היה שם קנין כותבין בשטר יום שנמסר בו ולא יום שהלוה לו:Même si les témoins ont vu qu'il lui a prêté, et que l'emprunteur a dit : « Écrivez et signez l'acte et donnez-le dans la main du prêteur », s'il n'y a pas eu là de kinyan, on écrit dans l'acte le jour où il a été remis, et non le jour où il lui a prêté.
séif 11
- שטרי חוב המאוחרים כשרים שהרי הורע כוחו של בעל השטר שאינו טורף אלא מזמן השטר ואע"פ שלא כתבו בו שהוא מאוחר ה"ז כשר במה דברים אמורים שכתוב דאקני אבל אם לא כתוב בו דאקני פסולים (וכן כתוב בסי' רנ"ח) אלא א"כ מפורש וכתוב בו ואיחרנוהו: ואין לאחר שום שטר לכתחילה דמיחזי כשיקרא (רבינו ירוחם נ"ד ח"ד):Les actes de créance postdatés sont valides, car le pouvoir du détenteur de l'acte a été diminué, puisqu'il ne saisit qu'à partir de la date de l'acte ; et même si l'on n'y a pas écrit qu'il est postdaté, il est valide. En quel cas dit-on cela ? Lorsqu'il est écrit « deakni » (« ce que j'acquerrai », clause engageant les biens acquis ultérieurement) ; mais s'il n'y est pas écrit deakni, ils sont invalides (et c'est écrit ainsi au siman 258), à moins qu'il ne soit explicitement écrit : « Et nous l'avons postdaté. » Haga (Rema) : Et on ne doit postdater aucun acte lekhat'hila (a priori), car cela paraît mensonger (Rabbénou Yero'ham, chemin 4, partie 4).
séif 12
- הא דשטרי חוב המאוחרים כשרים דוקא בשטרי הלואה אבל בשטרי מקח וממכר אפי' מאוחרים פסולים אלא אם כן (כתב) האיחור בפירוש: (הש"ך גורס כאן הג"ה דלעיל אין לאחר שום שטר לכתחלה וכו'):Ce que l'on a dit, que les actes de créance postdatés sont valides, c'est uniquement pour les actes de prêt ; mais pour les actes d'achat et de vente, même postdatés ils sont invalides, à moins que (on ait écrit) la postdatation explicitement. (Le Chakh place ici la glose mentionnée plus haut : « On ne doit postdater aucun acte lekhat'hila, etc. »)
séif 13
- שטר שזמנו כתוב בשבת או בעשרה בתשרי שטר מאוחר הוא וכשר ואין חוששין שמא מוקדם הוא ובאחד בשבת או בי"א בתשרי נכתב אלא מעמידין השטר על חזקתו שהדבר ידוע שאין כותבין בשבת ולא ביוה"כ ולפיכך איחרוהו ויש מי שאומר דאי אמר אשתבע לי חייב לישבע ודוקא בשטר מקויים אבל אם אינו מקויים על בע"ה להביא ראיה:Un acte dont la date est écrite un Chabbat ou le dix Tichri (Yom Kippour) est un acte postdaté, et il est valide ; et l'on ne craint pas qu'il soit antidaté et qu'il ait été écrit le premier jour de la semaine ou le onze Tichri ; mais on maintient l'acte dans sa présomption, car la chose est connue qu'on n'écrit pas le Chabbat ni à Yom Kippour, et c'est pourquoi on l'a postdaté. Et il y a un avis selon lequel, s'il (l'emprunteur) dit : « Jure-moi » (qu'il n'est pas antidaté), il (le prêteur) est tenu de jurer. Et ceci uniquement pour un acte validé (mekouyam) ; mais s'il n'est pas validé, c'est au détenteur de l'acte d'apporter la preuve.
séif 14
- כל שטר הבא לפנינו אנו תולים שנמסר בזמן הכתוב בו חוץ מהיכא דאיתרע כגון שנפל דכיון דאתייליד ביה ריעותא אינו יכול לגבות בו עד שיביא ראיה שבא לידו מזמן הכתוב בו אם אין בו קנין:Tout acte qui arrive devant nous, nous présumons qu'il a été remis à la date qui y est écrite, sauf là où il a été entaché, par exemple s'il est tombé (et a été perdu) : puisqu'un défaut y est apparu, il ne peut pas recouvrer par lui tant qu'il n'apporte pas la preuve qu'il lui est parvenu dès la date qui y est écrite, s'il ne comporte pas de kinyan.
séif 15
- אם נכתב בלילה ונחתם ביום שלאחריו כשר שהיום הולך אחר הלילה אבל נכתב ביום ונחתם בלילה פסול בד"א כשאין עסוקים באותו ענין אבל עסוקים באותו ענין כשר ודוקא שלא לקח מיד בקנין אבל לקח מיד בקנין אפי' לא חתמו אלא לזמן מרובה כשר לפיכך עדים שראו הקנין ואיחרו לכתבו עד אחר זמן אם זוכרים לזמן הקנין יכתבו הזמן מאותו היום ואם לאו יכתבו מיום הכתיבה:S'il a été écrit la nuit et signé le jour suivant, il est valide, car le jour suit la nuit (ils forment une même date) ; mais s'il a été écrit le jour et signé la nuit (suivante, qui appartient au jour d'après), il est invalide. En quel cas dit-on cela ? Lorsqu'ils ne sont pas restés occupés de cette affaire ; mais s'ils sont restés occupés de cette affaire, il est valide. Et ceci uniquement lorsqu'il n'a pas pris l'engagement immédiatement par un kinyan ; mais s'il l'a pris immédiatement par un kinyan, même s'ils ne l'ont signé qu'après longtemps, il est valide. C'est pourquoi des témoins qui ont vu le kinyan et ont tardé à l'écrire jusqu'à un temps ultérieur : s'ils se souviennent de la date du kinyan, ils écrivent la date de ce jour-là ; et sinon, ils écrivent à partir du jour de l'écriture.
séif 16
- יש מי שאומר דהא דאמרי' דעסוקין באותו ענין כשר היינו דוקא בשטרי הלואה אבל בשטרי חיוב שהוא מתחייב בקנין או בשטר לא:Il y a un avis selon lequel ce que nous disons, que s'ils sont restés occupés de cette affaire c'est valide, s'applique uniquement aux actes de prêt ; mais pour les actes d'obligation, par lesquels il s'oblige par un kinyan ou par un acte, non.
séif 17
- כשכותבין יום שקנו בו סומכים זמן הכתיב' לאותו יום וכותבין קנינו מפלו' ביום פ' וכתבנו ומסרנו ליד פלוני וכשכותבים יום שעומדים בו סומכים הכתיבה לאותו יום שחותמים וכותבים קנינו מפלו' וכתבנו וחתמנו ביום פלוני ומסרנו לפ' ואי לא מיחזי כשיקרא (מיהו אם כתבו סתמא במקום פלוני קנינו מפלוני לא מיחזי כשיקרא) (רבינו ירוחם נ"ד ח"ב והוא טור מבעה"ת):Lorsqu'on écrit le jour où l'on a fait le kinyan, on rattache la date mentionnée à l'écriture (au kinyan) de ce jour-là, et l'on écrit : « Nous avons effectué le kinyan de la part d'Untel tel jour, et nous avons écrit et remis l'acte dans la main d'Untel. » Et lorsqu'on écrit le jour où l'on se trouve (le jour de la rédaction), on rattache la date à l'écriture de ce jour où l'on signe, et l'on écrit : « Nous avons effectué le kinyan de la part d'Untel, et nous avons écrit et signé tel jour, et remis à Untel. » Et sinon, cela paraît mensonger. (Toutefois, si l'on a écrit sans précision : « En tel lieu, nous avons effectué le kinyan de la part d'Untel », cela ne paraît pas mensonger) (Rabbénou Yero'ham, chemin 4, partie 2, et c'est le Tour d'après le Baal HaTerumot).
séif 18
- אם אינם זוכרים ליום הקנין לא יאמרו ברור לנו שקנינו ממנו בתשרי ואין אנו יודעים בכמה ולפיכך נכתב מתחלת חשון שזה מיחזי כשיקרא יש מי שאומר שאם זוכרים שקנו ממנו בתחלת תשרי או באמצעו או בסופו יכתבו בשליש הראשון של חדש פלוני או באמצעו או בשליש אחרון:S'ils ne se souviennent pas du jour du kinyan, ils ne doivent pas dire : « Il est clair pour nous que nous avons effectué le kinyan de sa part en Tichri, et nous ne savons pas le combien du mois, c'est pourquoi écrivons à partir du début de 'Hechvan », car cela paraît mensonger. Il y a un avis selon lequel, s'ils se souviennent qu'on a effectué le kinyan de sa part au début de Tichri, ou en son milieu, ou à sa fin, ils écrivent « dans le premier tiers de tel mois », ou « en son milieu », ou « dans le dernier tiers ».
séif 19
- מי שנמסרה להם עדות במדינה אחת וכתבו העדים במדינה אחרת אין מזכירים בשטר מקום שנמסרה בו העדות אלא מקום שכתבו בו חתימת ידם ודוקא כשאין כותבין זמן הקנין וכותבין זמן הכתיבה אבל אם זוכרים זמן הקנין וכותבים אותו אז יכתבו המקום שנעשה בו הקנין שאם יכתבו מקום הכתיבה נמצאו משקרים ופסול וכשכותבים מקום הכתיבה כותבים כך אמר לנו פלו' וכתבנו במקום פ' אבל כשכותבי' מקום שנמסרו הדברים כותבים אמר לנו פלו' או קנינו מפלו' במקום פלו' וכתבנו וחתמנו ומסרנו לפלו':Ceux à qui un témoignage a été confié dans un pays, et les témoins l'ont écrit dans un autre pays : on ne mentionne pas dans l'acte le lieu où le témoignage a été confié, mais le lieu où ils ont écrit leur signature. Et ceci uniquement lorsqu'on n'écrit pas la date du kinyan et qu'on écrit la date de l'écriture ; mais s'ils se souviennent de la date du kinyan et l'écrivent, alors ils écrivent le lieu où le kinyan a été fait ; car s'ils écrivaient le lieu de l'écriture, ils se trouveraient mentir, et l'acte serait invalide. Et lorsqu'on écrit le lieu de l'écriture, on écrit ainsi : « Untel nous a dit, et nous avons écrit en tel lieu » ; mais lorsqu'on écrit le lieu où les choses ont été confiées, on écrit : « Untel nous a dit », ou « nous avons effectué le kinyan de la part d'Untel, en tel lieu, et nous avons écrit, signé et remis à Untel ».
séif 20
- הא דאמרינן שכותבים מקום הכתיבה אע"פ שקנו במקום אחר דוקא שאין המטבע משתנה ממקום הקנין למקום הכתיבה או אפי' אם משתנה ובלבד שכתוב בשטר המטבע שיוציא במקום פלו' אבל אם המטבע משתנה ממקום המסירה למקום הכתיבה ואין כתוב בשטר (מטבע) היוצא במקום פלו' לא יכתבו אלא שם מקום שמסרו הדברים שם שמטבע אותו מקום נשתעבד ואם יכתבו מקום אחר היה משתעבד ממטבע היוצא במקום כתיבת השטר:Ce que nous disons, qu'on écrit le lieu de l'écriture même si l'on a effectué le kinyan dans un autre lieu, c'est uniquement lorsque la monnaie ne diffère pas entre le lieu du kinyan et le lieu de l'écriture ; ou même si elle diffère, à condition qu'il soit écrit dans l'acte « la monnaie qui a cours en tel lieu ». Mais si la monnaie diffère entre le lieu de la transmission (de l'engagement) et le lieu de l'écriture, et qu'il n'est pas écrit dans l'acte « (la monnaie) qui a cours en tel lieu », ils n'écrivent que le nom du lieu où les choses ont été confiées, car c'est la monnaie de ce lieu-là qui a été engagée ; et s'ils écrivaient un autre lieu, il serait engagé en la monnaie qui a cours au lieu de l'écriture de l'acte.
séif 21
- שטר שאין כתוב בו מקום שנכתב בו כשר (ומוכח לעיל סי' מ"ב סי"ד):Un acte dans lequel n'est pas écrit le lieu où il a été écrit est valide (et cela ressort de ce qui est plus haut, siman 42, séif 14).
séif 22
- ראובן ושמעון שיש לכל אחד מהם שטר על לוי בשל ראובן כתוב בכ"ה (נ"א) בחמש בניסן ובשל שמעון כתוב בניסן סתם ואין ללוי אלא שדה אחת שאין בה כדי חובת שניהם נותנים אותה לראובן דשמא שטרו של שמעון היה בסוף ניסן וכן אין שמעון יכול לטרוף מלקוחות שקנו מלוי מאייר ואילך שיאמרו לו זמנך מא' בניסן והנחנו לך מקום לגבות חובך והוא אותו שדה שגבה ראובן כי שלא כדין גבה שאתה מוקדם לו לפיכך אם יכתבו הרשאה זה לזה יגבו מלקוחות שקנו מאייר ואילך:Réouven et Chimon, qui ont chacun un acte sur Lévi : dans celui de Réouven il est écrit le 25 (autre version : le 5) Nissan, et dans celui de Chimon il est écrit « Nissan » sans précision ; et Lévi n'a qu'un seul champ, qui ne suffit pas à couvrir la créance des deux : on le donne à Réouven, car peut-être l'acte de Chimon était-il de la fin de Nissan. Et de même, Chimon ne peut pas saisir sur les acheteurs qui ont acheté à Lévi à partir d'Iyar, car ils lui diront : « Ta date est à partir du premier Nissan, et nous t'avons laissé un endroit pour recouvrer ta créance », et c'est ce champ que Réouven a recouvré, « car c'est indûment qu'il l'a recouvré, puisque tu es antérieur à lui ». C'est pourquoi, s'ils s'écrivent une procuration (harchaa) l'un à l'autre, ils recouvreront sur les acheteurs qui ont acheté à partir d'Iyar.
séif 23
- אע"פ שאין כתוב בשובר לא עידי השטר ולא זמנו כיון שסכום המעות של השטר והשובר שוים ממילא אמרי' שהשובר נכתב על אותו שטר:Même s'il n'est écrit dans la quittance ni les témoins de l'acte de créance ni sa date, puisque la somme d'argent de l'acte et celle de la quittance sont égales, nous disons de soi-même que la quittance a été écrite sur cet acte-là.
séif 24
- מי שהוציאו עליו שטר חוב בניסן סתם והוציא מחילה שזמנ' בי"ח בניסן יש כח במחיל' זו לבטל החוב:Celui contre qui on a produit un acte de créance daté de « Nissan » sans précision, et qui produit une renonciation (me'hila) dont la date est le 18 Nissan : cette renonciation a le pouvoir d'annuler la dette.
séif 25
- ראובן הוציא שט"ח על שמעון שזמנו ביום כך ושמעון הוציא שובר על שטר זה כתוב באותו יום בעצמו יד בעל השטר על התחתונה:Réouven a produit un acte de créance sur Chimon dont la date est tel jour, et Chimon a produit une quittance sur cet acte, écrite ce même jour : la main du détenteur de l'acte a le dessous.
séif 26
- ראובן הוציא שט"ח על שמעון שזמנו ה' בניסן ושמעון הוציא שובר שנכתב בחמשה בניסן כתוב בו שמחל ראובן לשמעון כל תביעות שהיו עליו עד אותו היום ראובן גובה שטרו דבלשון העולם עד ולא עד בכלל אבל אם היה כתוב שמחל לו כל תביעות שיש לו עליו עד עכשיו הוי ספק ומספיקא לא מפקינן ממונ':Réouven a produit un acte de créance sur Chimon dont la date est le 5 Nissan, et Chimon a produit une quittance écrite le 5 Nissan, où il est écrit que Réouven a fait grâce à Chimon de toutes les réclamations qu'il avait contre lui jusqu'à ce jour : Réouven recouvre par son acte, car dans le langage courant, « jusqu'à » n'est pas inclusif. Mais s'il était écrit qu'il lui a fait grâce de toutes les réclamations qu'il a contre lui « jusqu'à maintenant », c'est un doute, et sur un doute on ne retire pas d'argent (de celui qui le détient).
séif 27
- שני שטרות שנעשו בשנה מעוברת א' כתוב בו אדר סתם וא' כתוב בו אדר שני ואין ללוה נכסים כנגד שניהם נותנים למי שכתוב בו אדר סתם ואם בשניהם נכתב אדר סתם הוי כמו שכתוב בשניהם אדר ראשון ונותנים למי שזמנו קודם במספר ימי החודש (וע' בא"ח סי' תכ"ז כיצד כותבין ובאה"ע סי' קכ"ו) כל זמן הכתוב בשטר כגון עד הפסח או עד הקציר דנים אותו כמו בנדרים:Deux actes qui ont été faits dans une année embolismique (de treize mois) : dans l'un il est écrit « Adar » sans précision, et dans l'autre il est écrit « Adar second », et l'emprunteur n'a pas de biens correspondant aux deux : on donne à celui dans lequel il est écrit « Adar » sans précision. Et si dans les deux il a été écrit « Adar » sans précision, c'est comme s'il était écrit dans les deux « Adar premier », et l'on donne à celui dont la date est antérieure selon le nombre des jours du mois (et voir dans Ora'h 'Hayim, siman 427, comment on écrit la date, et dans Even HaEzer, siman 126). Toute date écrite dans l'acte, par exemple « jusqu'à Pessa'h » ou « jusqu'à la moisson », on la juge comme pour les vœux (nedarim).
séif 28
- אם כתוב בשטר עד אחר הפסח היינו עד שיעברו רוב הימים שבין פסח לעצרת (עד כאן יום כ"א):S'il est écrit dans l'acte « jusqu'après Pessa'h », cela signifie : jusqu'à ce que soit passée la majorité des jours qui sont entre Pessa'h et Atsérèt (Chavouot) (jusqu'ici, cela fait vingt-et-un jours).
séif 29