Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- חייבי מיתת ב"ד היאך דנים אותן בזמן הזה. ובו ה סעיפים:
הגה כל חייבי מיתות ב"ד בזמן הזה אין בידינו להלקותן או להגלותן או להרגן או לחבטן אלא מנדין אותן ומבדילין אותן מן הקהל (טור ס"א בשם רב נטרונאי גאון) וכל זה מצד הדין אבל אם רואין ב"ד שהוא צורך שעה ומגדר מילתא יכולין לענוש במה שירצו (שם ובשם תשו' הגאון) כמו שנתבאר לעיל סי' ב': ודוקא בדיני נפשות הצריכין ב"ד אבל הנהרגין בלא ב"ד נידונין גם עתה כמו שיתבאר (טור שם) : הרודף אחר חבירו להרגו והזהירוהו והרי הוא רודף אחריו אפי' היה הרודף קטן הרי כל ישראל מצויים להצילו באבר מאברי הרודף ואם אינם יכולים לכוין ולא להצילו אלא א"כ יהרגו לרודף הרי אלו הורגים אותו אע"פ שעדיין לא הרג: הגה (טור ס"ז) הבא במחתרת לגנוב ג"כ דינו כרודף ואם ידוע שלא בא רק על עסק ממון ואף אם יעמוד בעל הממון נגדו לא יהרגהו אסור להרגו ועיין בדברי הטור בסי' זה מי שמסכן רבים כגון שעוסק בזיופים במקום שהמלכיות מקפידות דינו כרודף ומותר למסרו למלכות (נימוקי מהר"ם מריזבורק] כמו שנתבאר לעיל סימן שפ"ח סי"ב:Ceux qui sont passibles de mort par le tribunal : comment les juge-t-on à notre époque. Il comporte cinq séifim.
Haga (Rema) : Tous ceux qui sont passibles de mort par le tribunal, à notre époque, nous n'avons pas le pouvoir de les flageller, de les exiler, de les tuer ou de les battre ; mais on les met au ban (nidouï) et on les sépare de la communauté (Tour, séif 1, au nom de Rav Natronaï Gaon). Et tout cela est selon la stricte loi ; mais si le tribunal voit que c'est une nécessité du moment et une mesure de protection (migdar milta), il peut punir comme il le veut (ibid., et au nom d'une responsa du Gaon), comme il a été expliqué plus haut, siman 2. Et cela uniquement pour les procès capitaux qui nécessitent un tribunal ; mais ceux qui sont mis à mort sans tribunal sont jugés aussi maintenant, comme il sera expliqué (Tour, ibid.).
Celui qui poursuit son prochain pour le tuer (rodef), qu'on a averti et qui continue de le poursuivre, même si le poursuivant est un mineur, tout Israël est tenu de sauver le poursuivi en atteignant un des membres du poursuivant ; et s'ils ne peuvent viser précisément ni le sauver sans tuer le poursuivant, ils le tuent, bien qu'il n'ait pas encore tué.
Haga (Rema) : (Tour, séif 7.) Celui qui vient par effraction (ba bama'hteret) pour voler a aussi la loi du poursuivant ; mais s'il est connu qu'il ne vient que pour une affaire d'argent, et que même si le propriétaire de l'argent se dressait contre lui, il ne le tuerait pas, il est interdit de le tuer. Et voir les propos du Tour dans ce siman. Celui qui met en danger le public, par exemple en se livrant à des falsifications (fausse monnaie) dans un lieu où les autorités sont sévères à ce sujet, a la loi du poursuivant, et il est permis de le livrer aux autorités (Nimoukei Maharam de Rothenburg), comme il a été expliqué plus haut, siman 388, séif 12.séif 1
- לפיכך העוברת שהיא מקשה לילד מותר לחתוך העובר במעיה בין בסם בין ביד מפני שהוא כרודף אחריה להרגה ואם הוציא ראשו אין נוגעין בו שאין דוחין נפש מפני נפש וזהו טבעו של עולם:C'est pourquoi, la femme enceinte qui a un accouchement difficile mettant sa vie en danger, il est permis de découper le fœtus dans son ventre, que ce soit au moyen d'une drogue ou à la main, car il est comme un poursuivant qui la poursuit pour la tuer. Mais s'il a sorti la tête, on n'y touche pas, car on ne repousse pas une vie au profit d'une autre vie, et c'est là le cours naturel du monde.
séif 2
- וכן הרודף אחר הזכר או אחר אחת מכל העריות (לאנסה) חוץ מהבהמה מצילין אותו אפילו בנפש הרודף ואם רדף אחר ערוה ותפס ושכב עמה כיון שהערה בה אע"פ שלא גמר ביאתו אין ממיתין אותו עד עמדו בדין:De même, celui qui poursuit un homme, ou l'une de toutes les femmes avec lesquelles l'union est interdite (arayot) (Haga (Rema) : pour la violer), sauf s'il s'agit d'un animal, on le sauve même au prix de la vie du poursuivant. Mais s'il a poursuivi une femme interdite, l'a saisie et a eu des rapports avec elle, dès lors qu'il y a eu commencement d'union, même s'il n'a pas achevé l'acte, on ne le met pas à mort tant qu'il n'a pas comparu en jugement.
séif 3
- רדף אחר ערוה ואחרים היו רודפים אחריו להצילה ואמרה להם הניחוהו כדי שלא יהרגני אין שומעין לה אלא מבהילין אותו ומונעין אותו ע"י הכאת אבריו ואם אינם יכולים באבריו אפילו בנפשו: הגה הבא על העכו"ם בפרהסיא לעיני י' ישראלים קנאין פוגעין בו ומותרין להרגו ודוקא בשעת מעשה אבל אם פירש אסור להרגו ודווקא שהתרו בו ולא פירש ודוקא שבא הקנאי להורגו מעצמו אבל אם שאל לבית דין אין מורים לו כך:S'il a poursuivi une femme interdite, que d'autres le poursuivaient pour la sauver, et qu'elle leur a dit : « Laissez-le, afin qu'il ne me tue pas », on ne l'écoute pas, mais on l'effraie et on l'en empêche en frappant ses membres ; et si on ne le peut pas en frappant ses membres, même au prix de sa vie.
Haga (Rema) : Celui qui a des rapports avec une non-Juive publiquement, sous les yeux de dix Juifs, les zélateurs (kanaïm) peuvent s'en prendre à lui, et il est permis de le tuer ; et cela uniquement au moment de l'acte, mais s'il s'est retiré, il est interdit de le tuer ; et uniquement si on l'a averti et qu'il ne s'est pas retiré ; et uniquement si le zélateur vient le tuer de lui-même, mais s'il interroge le tribunal, on ne lui enseigne pas à agir ainsi.séif 4
- אפיקורס מישראל והם עובדי עכו"ם או עושה עבירות להכעיס אפילו אכל נבילה או לבש שעטנז להכעיס [ הרי זה] אפיקורס והכופרים בתורה ובנבואה מישראל מצוה להעבירן אם יש בידו להעבירן בפרהסיא מעבירן ואם לאו יסבב בסיבת העברתן כיצד ראה אחד מהם שנפל לבאר והסול' בבאר קודם ומסלקו ואומר הריני טרוד להוריד בני מהגג ואחזירנו לך וכיוצא בדברי' אלו אבל העכו"ם שאין בינינו ובינם מלחמה ורועה בהמה דקה מישראל במקו' שהשדו' הם של ישראל וכיוצ' בהם אין מסבבין להם המית' ואסור להצילן (שם די"א ע"ל סל"ד סי"ג ובסימן ת"ט) בד"א בישראל בעל עבירות והוא עומד ברשעו ושונה בו תמיד כגון רועה בהמה דקה שפקרו בגזל והם הולכים באולתם אבל ישראל בעל עבירות שאינו עומד ברשעו תמיד אלא עושה עבירות להנאת עצמו כגון אוכל נבילות לתיאבון מצוה להצילו ואסור לעמוד על דמו (שם) (די"ג) (עיין ביורה דעה סי' קנ"ח):Un hérétique (apikoros) d'Israël – et ce sont ceux qui servent l'idolâtrie, ou qui commettent des transgressions par provocation, même s'il a mangé de la viande de nevéla (bête morte sans abattage rituel) ou porté du chaatnez (mélange de laine et de lin) par provocation, [celui-là] est un apikoros – et ceux d'Israël qui renient la Torah et la prophétie : c'est une mitsva de les faire disparaître. S'il a le pouvoir de les faire disparaître publiquement, il les fait disparaître ; sinon, il provoque des circonstances menant à leur disparition. Comment cela ? S'il a vu l'un d'eux tomber dans un puits, et qu'il y avait une échelle dans le puits, il s'empresse de la retirer et dit : « Je suis occupé à faire descendre mon fils du toit, et je te la rendrai », et par des paroles semblables. Mais les idolâtres avec lesquels nous ne sommes pas en guerre, et les bergers de petit bétail d'Israël (qui font paître leurs bêtes) dans un lieu où les champs appartiennent à des Juifs, et leurs semblables, on ne provoque pas leur mort, mais il est interdit de les sauver (Haga (Rema) : ibid., séif 11 ; voir plus haut, siman 34, séif 13, et siman 409). En quel cas cela est-il dit (au sujet des bergers) ? Pour un Juif qui commet des transgressions, qui persiste dans sa méchanceté et y revient constamment, comme les bergers de petit bétail qui se sont affranchis de l'interdit du vol et persistent dans leur folie. Mais un Juif qui commet des transgressions sans persister constamment dans sa méchanceté, mais commet des transgressions pour son propre plaisir, par exemple celui qui mange des nevélot par appétit (leteavone), c'est une mitsva de le sauver, et il est interdit de rester indifférent à son sang (Haga (Rema) : ibid., séif 13 ; voir dans Yoré Déa, siman 158).
séif 5