Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דין מי שנמחק או אבד שטר חובו. ובו ד סעיפים:
מי שבלה שטר חובו והרי הוא הולך להמחק מעמיד עליו עדים ובא לב"ד והם עושים לו קיום: הגה וי"א אפי' נמחק לגמרי מאחר שהעדים יודעים מה היה כתוב בו (טור בשם הרמב"ם [הרשב"ם] ונ"י פ' גט פשוט) ועדות זו שמעידין על השטר יכולים להעיד שלא בפני בעל הדבר (ר' ירוחם בשם הרשב"א) אבל עידי השטר עצמם אין כותבים לו שטר אחר אע"פ שנמחק בפניהם אבל באים לב"ד וב"ד עושים לו קיום כיצד מקיימים שטר זה כותבים שטר אחר ואומרים אנו ב"ד פלוני ופלוני ופלוני הוציא פלוני בן פלוני שטר נמחק לפנינו וזמנו ביום פלוני ופלוני ופלוני עדיו ואם כתבו והוזקקנו לעדותם של עדים ונמצאת מכוונת גובה בשטר זה שכתבו לו וא"צ קיום אחר ואם לא כתבו כן צריך להביא ראיה על העדים הראשונים עד שתתקיים עדותן (ע"כ לשון הרמב"ם): הגה ואם אינן מקיימים הוי כאלו הוציא עליו שטר שאינו מקויים (המגיד פכ"ג) ויש מי שאומר שצריך לכתוב בקיום שקרעו השטר הראשון דאל"כ פסול הוא דחיישינן שמא ילך לב"ד אחר ויעשו לו קיום אחר ויגבה ויחזור ויגבה אבל שטר מתנה שנמחק כותבים לו אחר אע"פ שלא נקרע הראשון: הגה וכותבין השטר מזמן הראשון ולא מזמן שכותבין לו ב"ד (ב"י בשם תוס') אבל אם היה במתנה אחריות וכן בשטרי מקח וממכר צריך לקרוע הראשון או לכתוב בשני שטר זה לא נכתב לטרוף בו ממשעבדי ולא מבני חרי אלא כדי להעמיד שדה זו ביד מקבל המתנה או הלוקח שלא יוציאנו מידו הנותן או המוכר:Loi de celui dont l'acte de créance s'est effacé ou a été perdu. Il comporte 4 séifim.
Celui dont l'acte de créance (chtar) s'est usé et est en train de s'effacer fait constater son contenu par des témoins, se présente au tribunal (beit din) et les juges lui établissent une validation (kiyoum). Haga (Rema) : Et certains disent : même si l'acte s'est entièrement effacé, on procède ainsi, du moment que les témoins savent ce qui y était écrit (Tour au nom du Rambam [du Rachbam], et Nimoukei Yossef, chapitre Guet Pachout). Et ce témoignage qu'ils rendent sur l'acte, ils peuvent le rendre hors de la présence de la partie adverse (Rabbénou Yero'ham au nom du Rachba). Mais les témoins de l'acte eux-mêmes ne lui écrivent pas un autre acte, même si l'acte s'est effacé devant eux ; mais ils viennent au tribunal et le tribunal lui établit une validation. Comment valide-t-on cet acte ? On écrit un autre acte et l'on dit : « Nous, tribunal composé d'Untel, Untel et Untel : Untel fils d'Untel a produit devant nous un acte effacé, dont la date était tel jour et dont les témoins étaient Untel et Untel. » Et s'ils ont écrit : « Nous avons examiné le témoignage des témoins et il s'est avéré concordant », il recouvre sa créance au moyen de cet acte qu'ils lui ont écrit, et il n'a pas besoin d'une autre validation. Mais s'ils n'ont pas écrit ainsi, il doit apporter une preuve au sujet des premiers témoins, jusqu'à ce que leur témoignage soit validé (jusqu'ici les termes du Rambam). Haga (Rema) : Et s'ils ne les valident pas, c'est comme s'il avait produit contre lui un acte non validé (Maguid Michné, chapitre 23). Et il y a un avis selon lequel il faut écrire dans la validation qu'on a déchiré le premier acte, car sinon l'acte de validation est invalide, parce que nous craignons qu'il n'aille à un autre tribunal, qu'on lui établisse une autre validation, et qu'il recouvre sa créance puis la recouvre de nouveau. Mais pour un acte de donation qui s'est effacé, on lui en écrit un autre même si le premier n'a pas été déchiré. Haga (Rema) : Et l'on écrit l'acte à la date du premier, et non à la date à laquelle le tribunal le lui écrit (Beit Yossef au nom de Tossefot). Mais si la donation comportait une garantie (a'harayout), et de même pour les actes d'achat et de vente, il faut déchirer le premier, ou écrire dans le second : « Cet acte n'a pas été écrit pour saisir par lui des biens hypothéqués (vendus à des tiers), ni des biens libres (restés chez le débiteur), mais seulement pour maintenir ce champ entre les mains du donataire ou de l'acheteur, afin que le donateur ou le vendeur ne le lui reprenne pas. »séif 1
- מי שנמחק שטר חובו מעמיד עליו עדים לפני ב"ד ועושים לו קיומו ודוק' שיש עדים שנמחק באונס אבל מחקו מלוה מדעת או שהניחו במקום שאינו משתמר ונמחק אין עושים לו קיום דכיון שהניחו במקום שראוי להמחק ודאי פרעיה:Celui dont l'acte de créance s'est effacé fait constater son contenu par des témoins devant le tribunal, et les juges lui établissent sa validation. Et ceci uniquement lorsqu'il y a des témoins qu'il s'est effacé par accident (ones) ; mais si le créancier l'a effacé sciemment, ou l'a laissé dans un endroit où il n'est pas gardé et l'acte s'est effacé, on ne lui établit pas de validation : puisqu'il l'a laissé dans un endroit où il risquait de s'effacer, il a certainement été remboursé (et c'est pourquoi il ne s'en souciait plus).
séif 2
- מי שהיה לו שטר ואבד ובא לב"ד שיכתבו לו שטר אחר אין כותבין לו אפילו אם הביא עידי שטר הראשון ומעידים שכתבו ונתנו לו על כן אין לב"ד לכתוב העתקת שום שטר אם לא יראו שיש בו צורך כי ההיא דמי שנמחק שטר חובו ואם כתבו לאדם טופס שטר ובא לפני ב"ד אין ב"ד גובין בו עד שיוציא גוף השטר אם לא כתבו בו טעם למה עשו שטר אחר כי ההיא דנמחק שטר חובו וכיוצא בו כגון שידוע לעדים שאבד אבל אין ידוע לעדים לא יכתבו לו ואפילו נאבד בעדים אין כותבים לו דשמא ימצאנו אא"כ עדים מעידים שנשרף: הגה ודוקא בשטר הלואה אבל שטרי מקח ומתנה בלא אחריות כותבין לו אחר מאחר שנאבד אבל אין מטפיסין שום שטר ללא צורך (תשובת הרא"ש כלל ס"ח סי' י"ו וכ"א וכ"ג וכ"ז) שטר צוואה שכתוב בו מתנות לרבים ובא א' לב"ד שיכתבו לו לבדו חלקו במתנה כותבים לו דהא לאו לגוביינא קאי דהרי לאו שטרא הוא והיתומים יכולים למימר פרענו (תשובת הרשב"א סי' תתקע"ח ותשובת הרמב"ן סי' פ"ג) ומיהו אם היה ביד אחר ונאבד משם כותבים לו אחר דליכא למיחש שמא ימצאנו (תשו' הרשב"א סי' תתקע"ח וכפול לקמן ס"ס רנ"ג וע"ש ס"ב) כיון שלא היה בידו ואם הלוה במדה"י והמלוה חושש שלא יוליך שטרו בידו שמא יאבד לו בדרך יבא לב"ד וכותבין לו אחר והוא מניח שטרו ביד ב"ד שבעירו וב"ד שבמקום שהלוה שם יודיע לב"ד שבמקום המלוה שהוא נפרע מחובו וקורעים השטר הראשון שביד' ואם נאבד השטר שהטפיס כשהוא הולך לו אצל הלוה וידוע זה בעדים הולך לפני ב"ד ויעידו לפניהם שנאבד ויחזירו לו השטר שבידם: הגה (טור מבעה"ת) והוא מבעל העיטור אות ה' ד' ק"ז ע"ב וכל שטר שמטפיסין מעתיקין אותו אות באות משטר הראשון וכותבין בו שהוא העתק ואין צריכין בית דין להעתקת שטר אלא אפי' שני עדים יכולין להעתיקו (ואפילו הן קרובין זה לזה) (ריב"ש סי' תי"ג) (זהו הוספה מסמ"ע ואינו נכון כמ"ש בס"ק י"ח):Celui qui avait un acte, l'a perdu, et vient au tribunal pour qu'on lui écrive un autre acte : on ne le lui écrit pas, même s'il amène les témoins du premier acte et qu'ils attestent l'avoir écrit et le lui avoir remis. C'est pourquoi le tribunal ne doit écrire la copie d'aucun acte s'il ne voit pas qu'il y a un besoin, comme dans le cas de celui dont l'acte de créance s'est effacé. Et si l'on a écrit à quelqu'un une copie (tofess) d'acte et qu'il vient avec elle devant le tribunal, le tribunal ne fait pas recouvrer la créance par elle tant qu'il ne produit pas l'acte original, à moins qu'on y ait écrit la raison pour laquelle on a fait un autre acte, comme le cas de celui dont l'acte de créance s'est effacé, ou un cas semblable, par exemple que les témoins savent qu'il a été perdu. Mais si cela n'est pas connu des témoins, ils ne doivent pas lui écrire d'autre acte. Et même s'il a été perdu devant témoins, on ne lui en écrit pas, car peut-être le retrouvera-t-il (et s'en servira-t-il aussi), à moins que des témoins attestent qu'il a brûlé. Haga (Rema) : Et ceci uniquement pour un acte de prêt ; mais pour des actes d'achat et de donation sans garantie, on lui en écrit un autre, du moment qu'il a été perdu ; mais on ne copie aucun acte sans nécessité (Responsa du Roch, règle 68, §§ 16, 21, 23 et 27). Un acte de testament dans lequel sont écrites des donations à plusieurs personnes, et l'une d'elles vient au tribunal pour qu'on lui écrive à elle seule sa part dans la donation : on la lui écrit, car ce document n'est pas destiné au recouvrement, puisque ce n'est pas un véritable acte de créance, et les orphelins (les héritiers) peuvent dire : « Nous avons payé » (Responsa du Rachba, § 978, et Responsa du Ramban, § 83). Cependant, s'il était entre les mains d'un autre et a été perdu de là, on lui en écrit un autre, car il n'y a pas à craindre qu'il ne le retrouve (Responsa du Rachba, § 978 ; et c'est répété plus loin, à la fin du siman 253 ; voir là-bas, séif 2) puisqu'il n'était pas entre ses mains. Et si l'emprunteur se trouve outre-mer et que le prêteur craint d'emporter son acte avec lui, de peur de le perdre en chemin, il vient au tribunal, on lui en écrit un autre, et il dépose son acte original auprès du tribunal de sa ville ; et le tribunal du lieu où se trouve l'emprunteur informe le tribunal du lieu du prêteur qu'il a été remboursé de sa créance, et celui-ci déchire le premier acte qui est entre ses mains. Et si l'acte qu'on a copié a été perdu pendant qu'il se rendait chez l'emprunteur, et que cela est connu par des témoins, il se présente devant le tribunal (de sa ville), ils témoignent devant eux qu'il a été perdu, et on lui rend l'acte qui est entre leurs mains. Haga (Rema) : (Tour, d'après le Baal HaTerumot), et cela vient du Baal HaIttour, lettre hé, page 107b. Et tout acte que l'on copie, on le recopie lettre par lettre d'après le premier acte, et l'on y écrit que c'est une copie. Et il n'est pas nécessaire d'un tribunal pour la copie d'un acte : même deux témoins peuvent le copier (et même s'ils sont parents l'un de l'autre) (Rivach, § 413). (Ceci est un ajout tiré du Sma, et n'est pas correct, comme il est écrit au séif katan 18.)
séif 3
- מי שהיה לו חוב על חבירו בשטר ואבד השטר והרי העדים קיימים אע"פ שקנו מידו אם טוען שפרע ה"ז נשבע היסת ואפי' היה החוב לזמן ועדיין לא הגיע זמנו להפרע הואיל וכתבו לו שטר ואינו בידו אם טען הלוה פרעתיו נאמן ונשבע היסת שפרעו שאנו חוששין שמא פרעו ולפיכך קרע השטר או שרפו ואפי' היה השטר יוצא מתחת ידי אחר והלוה טוען ממני נפל אחר שפרעתי אע"פ שהוא בתוך זמנו נשבע היסת ונפטר שכיון שאין השטר ביד המלוה אין שם חזקה אין אדם פורע בתוך זמנו אבל אם הפקידו המלוה אצל אחר והוא יוצא מתחת ידי הנפקד אין הלוה נאמן לומר פרעתי וממני נפל ואתה מצאתו שלא הפקידו אצלו בעדים: הגה מי שהיו שטרותיו בעיר שכבשוה כרכום מסתמא הם בחזקת אבודים וכותבין לו שטר אחר ואפי' הלוה עומד ומוחה אין משגיחין בו (מהרי"ק שורש קי"ו):Celui qui avait une créance sur son prochain par un acte, et l'acte a été perdu, alors que les témoins sont présents : même si l'on a effectué un acte d'acquisition (kinyan) de sa part (de l'emprunteur), s'il prétend avoir payé, il prête le serment hessèt (serment d'ordre rabbinique). Et même si la dette était à terme et que son échéance de paiement n'était pas encore arrivée : puisqu'on lui avait écrit un acte et qu'il n'est pas entre ses mains, si l'emprunteur prétend : « Je l'ai payée », il est cru et prête le serment hessèt qu'il l'a payée, car nous craignons qu'il ne l'ait payée, et que c'est pour cela que le prêteur a déchiré l'acte ou l'a brûlé. Et même si l'acte sort de la main d'un autre et que l'emprunteur prétend : « Il est tombé de chez moi après que j'ai payé », bien que ce soit avant l'échéance, il prête le serment hessèt et est exempté ; car puisque l'acte n'est pas entre les mains du prêteur, la présomption ('hazaka) « on ne paie pas avant l'échéance » ne s'applique pas. Mais si le prêteur l'avait déposé chez un autre et qu'il sort de la main du dépositaire, l'emprunteur n'est pas cru pour dire : « J'ai payé, il est tombé de chez moi et tu l'as trouvé », même s'il ne l'a pas déposé chez lui devant témoins. Haga (Rema) : Celui dont les actes se trouvaient dans une ville qui a été prise d'assaut (karkom) : par défaut, ils sont présumés perdus, et on lui écrit un autre acte ; et même si l'emprunteur se lève et proteste, on n'en tient pas compte (Maharik, racine 116).
séif 4