Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כיצד אדם עושה דין לעצמו. ובו סעיף אחד:
יכול אדם לעשות דין לעצמו אם רואה שלו ביד אחר שגזלו יכול לקחתו מידו ואם האחר עומד כנגדו יכול להכותו עד שיניחנו (אם לא יכול להציל בענין אחר) (טור) אפי' הוא דבר שאין בו הפסד אם ימתין עד שיעמידנו בדין והוא שיכול לברר ששלו הוא נוטל בדין מ"מ אין לו רשות למשכנו בחובו: הגה מטעם שיתבאר לקמן סי' צ"ז סעיף ו' וי"א דוקא בחובו ממש אבל אם חייב לו בלא הלואה או שא"צ למשכנו כי הוא כבר אצלו בפקדון או מצאו ביד אחר מותר לתפסו (ריב"ש סי' שצ"ו) וי"א דלא אמרינן עביד אינש דינא לנפשיה רק בחפץ המבורר לו שהוא שלו כגון שגזלו או רוצה לגזלו או רוצה להזיקו יכול להציל שלו אבל אם כבר נתחייב לו מכח גזילה או ממקום אחר לא (מרדכי ונ"י פ' המניח) ודוקא הוא בעצמו יכול למעבד דינא לנפשיה אבל אסור לעשות ע"י העכו"ם (ת"ה סי' ש"ד) ומיהו אם עבר ועשה ע"י השרים אם לא היה יכול להציל שלא בענין אחר מה שעשה עשוי (ע' במהרי"ק שורש קס"א) י"א דלא מיקרי עביד דינא לנפשיה אלא כשמזיק לחבירו כגון שמכהו ולכן לא יוכל לעשות אלא א"כ יוכל לברר שהוא שלו אבל תפיסה בעלמא שתפסו למשכון יכול לעשות בכל ענין ויורד אח"כ עמו לדין (מהרי"ק שורש סי' קס"א) וכל זה מיירי ביחיד נגד יחיד אבל יחיד נגד רבים והוא מבני העיר עבדי דינא לנפשייהו אם יודעים שהדין עמהם אע"פ שאין יכולים לברר לפני ב"ד כי אינם יכולים להעיד שכולן נוגעין בדבר (תשו' הרשב"א כ"ז סי' צ"ה) ע' בסי' ז' סעיף י"ב וסי' ל"ז ואם יש חלוקים וטענות ביניהם הקהל נקראים מוחזקים לגבי היחיד וצריך לתת להם משכון קודם שירדו עמו לדין (מרדכי פ' המוכר פירות וס"פ לא יחפור) והא דנקראים מוחזקים לגבי יחיד דוקא בענייני מסים אבל לא בשאר דברים ומ"מ צריך לתת משכון קודם שירדו לדין עמו (ת"ה סי' שמ"א) וכל זה כשאין היחיד ת"ח אבל אם הוא ת"ח שתורתו אומנתו ויש לו דין בזה מחמת מסים א"צ לתת להם משכון וגם אינם נקראים מוחזקים נגדו (מוהר"ם מירזבורג) ומותר לכוף בענייני מסים ע"י עכו"ם ולהפסידו אם אינם יכולים להוציא ממנו המס בענין אחר (מהרי"ק שורש י"ז וכ"ז):Comment une personne se fait justice à elle-même. Il comporte un seul séif :
Une personne peut se faire justice à elle-même : si elle voit un bien qui est à elle entre les mains d'un autre qui le lui a volé, elle peut le prendre de sa main ; et si l'autre lui résiste, elle peut le frapper jusqu'à ce qu'il le lâche (si elle ne peut pas le sauver d'une autre manière) (Tour), même s'il s'agit d'une chose qui ne subirait pas de perte si elle attendait de le traduire en justice, à condition qu'elle puisse établir que c'est à elle et qu'elle le prend selon le droit. Néanmoins, elle n'a pas le droit de prendre un gage chez son débiteur pour sa dette. Haga (Rema) : Pour la raison qui sera expliquée plus loin, siman 97, séif 6. Et certains disent que cela ne vaut que pour sa dette proprement dite (un prêt) ; mais si l'autre lui doit de l'argent sans prêt, ou s'il n'a pas besoin de prendre un gage parce que l'objet est déjà chez lui en dépôt, ou s'il l'a trouvé entre les mains d'un autre, il est permis de le saisir (Rivach, siman 396). Et certains disent que l'on ne dit « une personne se fait justice à elle-même » que pour un objet dont il est établi qu'il est à elle, par exemple si l'autre le lui a volé, ou veut le lui voler, ou veut l'endommager : elle peut sauver ce qui est à elle ; mais si l'autre lui est déjà redevable en raison d'un vol (l'objet n'existant plus) ou pour une autre raison, non (Mordekhaï et Nimouké Yossef, chapitre Hamaniya'h). Et seulement lui-même peut se faire justice à lui-même ; mais il est interdit de le faire par l'intermédiaire des non-Juifs (Teroumat HaDéchen, siman 304). Toutefois, s'il a transgressé et l'a fait par l'intermédiaire des ministres (autorités), s'il ne pouvait pas sauver son bien d'une autre manière, ce qu'il a fait est fait (voir le Maharik, racine 161). Certains disent que l'on n'appelle « se faire justice à soi-même » que lorsqu'on porte atteinte à son prochain, par exemple qu'on le frappe ; c'est pourquoi on ne peut le faire que si l'on peut établir que c'est à soi ; mais une simple saisie, qu'on saisit un objet en gage, on peut la faire dans tous les cas, et on descend ensuite avec lui en jugement (Maharik, racine 161). Et tout cela concerne un particulier face à un particulier ; mais un particulier face à la collectivité, alors qu'il est des habitants de la ville : ils (la collectivité) se font justice à eux-mêmes s'ils savent que le droit est avec eux, bien qu'ils ne puissent pas l'établir devant un tribunal, car ils ne peuvent pas témoigner, puisqu'ils sont tous concernés par l'affaire (responsa du Rachba, siman 27 [ou 95]) (voir au siman 7, séif 12, et au siman 37). Et s'il y a des différends et des revendications entre eux, la communauté est considérée comme en possession (mou'hzakim) face au particulier, et celui-ci doit leur donner un gage avant qu'ils ne descendent avec lui en jugement (Mordekhaï, chapitre Hamokher Perot, et fin du chapitre Lo Ya'hpor). Et le fait qu'ils soient considérés comme en possession face au particulier ne vaut que dans les questions d'impôts, mais pas dans les autres choses ; et néanmoins le particulier doit donner un gage avant qu'ils ne descendent en jugement avec lui (Teroumat HaDéchen, siman 341). Et tout cela lorsque le particulier n'est pas un érudit (talmid 'hakham) ; mais s'il est un érudit dont la Torah est son métier, et qu'il a un procès à ce sujet à cause des impôts, il n'a pas besoin de leur donner un gage, et ils ne sont pas non plus considérés comme en possession face à lui (le Maharam de Ratisbonne). Et il est permis de contraindre quelqu'un dans les questions d'impôts par l'intermédiaire des non-Juifs et de lui causer une perte, s'ils ne peuvent pas lui faire payer l'impôt d'une autre manière (Maharik, racines 17 et 27).séif 1