Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בכמה דינין דנין. ובו ד סעיפים:
אין ב"ד פחות מג' וכל שלשה נקראים ב"ד אפילו הדיוטות (דאי אפשר דלית בהו חד דיודע סברות בדינים אבל אי לית בהו חד דידע פסילי לדון) (טור בשם אביו הרא"ש ריש סנהדרין) ומ"מ יכולי' לקבל הטענות ולשלחם לפני מורה (מהר"ם פאדוו"ה סי' מ"ג) והם דנים את האדם בעל כרחו אם הנתבע מסרב לירד לדין או שאינו רוצה לדון עם התובע בעירו אבל אם רוצה לדון עמו בעירו אלא שאינו חפץ בג' שבירר התובע אז זה בורר לו א' וזה בורר לו אחד: הגה כדלקמן סי' י"ג ונ"ל דוקא בדיינים שאינם קבועים אבל אם דיינים קבועים בעיר לא יוכל לומר לא אדון לפניהם אלא בזה בורר וכן נוהגין בעירנו וע"ל סי' כ"ב סוף סעיף א':Par combien de juges on juge. Il comporte 4 séifim :
Il n'y a pas de tribunal (beit din) de moins de trois juges, et tout groupe de trois est appelé tribunal, même s'ils sont des gens ordinaires (hedyotot, sans ordination) (car il est impossible qu'il n'y ait pas parmi eux un qui connaisse les raisonnements des lois ; mais s'il n'y a pas parmi eux un qui les connaisse, ils sont inaptes à juger) (Tour, au nom de son père le Roch, début de Sanhédrin) (et néanmoins ils peuvent recevoir les plaidoiries et les envoyer devant un maître qui tranchera) (Maharam de Padoue, siman 43). Et ils jugent la personne contre son gré, si le défendeur refuse de comparaître en justice, ou s'il ne veut pas plaider avec le demandeur dans sa ville. Mais s'il veut plaider avec lui dans sa ville, sauf qu'il ne veut pas des trois juges que le demandeur a choisis, alors celui-ci se choisit un juge et celui-là se choisit un juge (et les deux choisissent le troisième : zabla). Haga (Rema) : Comme il sera dit plus loin, siman 13. Et il me semble que cela ne vaut que pour des juges qui ne sont pas fixes ; mais s'il y a des juges fixes dans la ville, il ne peut pas dire : « Je ne plaiderai pas devant eux, mais par le procédé de zé borer (chacun choisit un juge) ». Et tel est l'usage dans notre ville. Et voir plus loin, siman 22, fin du séif 1.séif 1
- פחות משלשה אין דיניהם דין אפי' לא טעו אא"כ קבלום בעלי דינים או שהוא מומחה לרבים: (ובזמן הזה אין דנין דין מומחה לרבים שידון ביחידי בע"כ של אדם) (מהרי"ו סי' קמ"ז) כל שאינם שלשה ולא קיבלום עליהם ואינם מומחים לרבים (טור) אפי' הם סמוכים בא"י הודאה שמודים בפניהם כמי שמודה חוץ לב"ד ויכולים להחליף טענותיהם שטענו בפניהם הכופר בפניהם ואח"כ באו עדים לא הוחזק כפרן אבל השלשה אע"פ שאינם סמוכים ההודאה בפניהם כהודאה בב"ד וכן בכופר ואח"כ באו עדים הוחזק כפרן ואינו יכול לחזור ולטעון:Moins de trois juges : leur jugement n'est pas un jugement valable, même s'ils ne se sont pas trompés, à moins que les parties ne les aient acceptés sur elles, ou qu'il ne soit un expert reconnu par le public (moumhé larabim). (Et à notre époque, on n'applique pas la loi de l'expert reconnu par le public, qui jugerait seul contre le gré d'une personne) (Maharil, siman 147). Tous ceux qui ne sont pas trois (et que les parties n'ont pas acceptés sur elles, et qui ne sont pas des experts reconnus par le public) (Tour), même s'ils ont reçu l'ordination en terre d'Israël : un aveu que l'on fait devant eux est comme celui de quelqu'un qui avoue hors du tribunal, et les parties peuvent changer les arguments qu'elles ont plaidés devant eux ; celui qui a nié devant eux, et qu'ensuite des témoins sont venus le contredire, n'est pas établi comme menteur (kafran). Mais trois juges, bien qu'ils n'aient pas reçu l'ordination, l'aveu fait devant eux est comme un aveu au tribunal ; et de même, pour celui qui a nié devant eux et qu'ensuite des témoins sont venus le contredire, il est établi comme menteur et ne peut pas revenir sur ses dires et plaider autre chose.
séif 2
- אע"פ שיחיד מומחה לרבים מותר לו לדון יחידי מצות חכמים שיושיב עמו אחרים:Bien qu'un juge seul, s'il est expert reconnu par le public, ait le droit de juger seul, c'est une recommandation des Sages qu'il fasse siéger d'autres juges avec lui.
séif 3
- אע"פ שב"ד של שלשה ב"ד שלם הוא כל זמן שהם רבים הרי זה משובח ומוטב שיחתוך הדין בי"א מבעשרה וצריך שיהיו כל היושבים בב"ד ת"ח וראוים ואסור לאדם חכם שישב בדין עד שידע עם מי יושב שמא ישב עם אנשים שאינם הגונים ונמצא בכלל קשר בוגדים לא בכלל ב"ד מי שאינו מומחה ולא קבלוהו עליו בעלי דינים אע"פ שנטל רשות מראש הגולה אין דינו דין אפי' לא טעה וכל א' מבעלי דינים אם רצה חוזר ודן בפני ב"ד: הגה רשות שנותן המלך עכו"ם בזמן הזה אינו כלום ומיהו אם קבלוהו הקהל ע"פ כתב המלך יכול לדין (טור) וי"א דאם גמיר וסביר מהני ליה רשות המלך (ריב"ש סי' רע"א) או השר הממונה בעירו דזהו בכלל דינא דמלכותא להושיב דיינים ושופטים מי שירצה ומ"מ מי שעושה זה בלא רשות הקהל מצער הצבור ועתיד ליתן את הדין (תשובת רשב"א סי' תרל"ז):Bien qu'un tribunal de trois soit un tribunal complet, tant qu'ils sont plus nombreux, c'est louable ; et il est préférable que la sentence soit tranchée par onze plutôt que par dix. Et il faut que tous ceux qui siègent au tribunal soient des érudits (talmidé 'hakhamim) et dignes de cette fonction. Et il est interdit à un homme sage de siéger en jugement avant de savoir avec qui il siège, de peur qu'il ne siège avec des gens qui ne sont pas convenables, et il se trouverait alors au nombre d'une conjuration de traîtres, et non au nombre d'un tribunal. Celui qui n'est pas expert et que les parties n'ont pas accepté sur elles, même s'il a pris l'autorisation (rechout) de l'Exilarque (Roch HaGola), son jugement n'est pas un jugement valable, même s'il ne s'est pas trompé ; et chacune des parties, si elle le veut, peut recommencer à plaider devant un tribunal. Haga (Rema) : L'autorisation que donne le roi non juif à notre époque n'est rien ; toutefois, si la communauté l'a accepté sur la base de l'écrit du roi, il peut juger (Tour). Et certains disent que s'il est instruit et sait raisonner (gamir vesavir), l'autorisation du roi lui est utile (Rivach, siman 271), ou celle du ministre préposé sur sa ville, car cela fait partie de la règle « la loi du royaume est la loi » (dina demalkhouta dina) : établir comme juges et magistrats qui il veut. Néanmoins, celui qui fait cela sans l'autorisation de la communauté afflige la communauté et devra en rendre compte (responsa du Rachba, siman 637).
séif 4