Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- היורד לשדה חבירו או לתוך חורבתו ונטעו או בנאו. ובו ט סעיפים:
היורד לתוך שדה חבירו שלא ברשות ונטעה אם היתה שדה העשויה ליטע אומדין כמה אדם רוצה ליתן בשדה זו לנוטעה ונוטל מבעל השדה ואם אינה עשויה ליטע שמין לו וידו על התחתונה: הגה סתם כרם עשוי ליטע (ריב"ש סי' תתקט"ו) העושה טובה לחבירו שלא ברשות ע' לעיל סי' רס"ד וכן הלומד עם בן חבירו בלא דעת האב ע"ל סי' של"ה ס"א:Celui qui descend dans le champ de son prochain ou dans sa ruine et y plante ou y construit. Il contient neuf séifim :
Celui qui descend dans le champ de son prochain sans permission et le plante : si c'était un champ destiné à être planté, on estime combien un homme voudrait donner pour faire planter ce champ, et le planteur le prend du propriétaire du champ ; et s'il n'est pas destiné à être planté, on évalue pour lui, et il a le dessous (il reçoit le moindre de la dépense et de l'amélioration).
Haga (Rema) : Une vigne ordinaire est destinée à être plantée (Rivach, siman 915). Celui qui rend service à son prochain sans permission, voir plus haut, siman 264 ; et de même celui qui étudie avec le fils de son prochain à l'insu du père, voir plus haut, siman 335, séif 1.séif 1
- אמר ליה בעל השדה עקור אילנך ולך שומעין לו אבל אם אמר הנוטע הריני עוקר אילני אין שומעין לו מפני שמכחיש הארץ:Si le propriétaire du champ lui dit : « Arrache tes arbres et va-t'en », on l'écoute ; mais si le planteur dit : « Je vais arracher mes arbres », on ne l'écoute pas, car cela appauvrit la terre.
séif 2
- היורד לתוך שדה חבירו שלא ברשות ונטע או בנה ואח"כ בא בעל השדה והשלים הבנין או ששמר הנטיעות וכיוצא באלו הדברים שמראה שדעתו נוטה למה שעשה זה וברצונו בא הדבר שמין וידו על העליונה: הגה מיהו אם א"ל תחלה עקור אילנך ולך יכול בעל האילן לעשות אע"פ שחוזר בעל השדה אח"כ (נ"י פ' השואל):Celui qui descend dans le champ de son prochain sans permission et plante ou construit, et qu'ensuite le propriétaire du champ est venu et a achevé la construction, ou a gardé les plants, ou fait des choses semblables qui montrent que son esprit est favorable à ce que celui-ci a fait et que la chose s'est faite selon sa volonté : on évalue, et il a le dessus (il reçoit le plus élevé de la dépense et de l'amélioration).
Haga (Rema) : Toutefois, si le propriétaire lui a d'abord dit : « Arrache tes arbres et va-t'en », le propriétaire des arbres peut le faire, même si le propriétaire du champ se rétracte ensuite (Nimoukei Yossef, chapitre HaChoel).séif 3
- היורד לשדה חבירו ברשות אפילו נטע שדה שאינה עשויה ליטע שמין לו וידו על העליונה שאם היתה ההוצאה יתירה על השבח נוטל ההוצאה ואם השבח יתירה על ההוצאה נוטל השבח (ואם בעל השדה הוא עצמו אריס חזר להיות דינו כאילו עשוי ליטע רק ששמין כמה רוצה ליתן שלא יצטרך לטרוח בעצמו) (נ"י פ' האשה שנפנו):Celui qui descend dans le champ de son prochain avec permission, même s'il a planté un champ qui n'est pas destiné à être planté, on évalue pour lui et il a le dessus : si la dépense dépasse l'amélioration, il prend la dépense, et si l'amélioration dépasse la dépense, il prend l'amélioration. (Et si le propriétaire du champ est lui-même métayer (arisse), sa loi redevient comme si le champ était destiné à être planté ; seulement, on estime combien il voudrait donner pour ne pas avoir à se donner de la peine lui-même — Nimoukei Yossef, chapitre HaIcha Chenafelou.)
séif 4
- בעל בנכסי מלוג אשתו קטנה והשותף בשדה שיש לו חלק בה כיורד ברשות הן ושמין להם וידם על העליונה (וע"ל ס"ס קע"ח וס"ס ת"ד):Le mari pour les biens melog (biens propres de la femme dont le mari a l'usufruit) de sa femme mineure, et l'associé dans un champ où il a une part, sont comme celui qui descend avec permission : on évalue pour eux, et ils ont le dessus. (Et voir plus haut, fin du siman 178, et fin du siman 404.)
séif 5
- היורד לתוך חורבתו של חבירו ובנאה שלא ברשות שמין לו וידו על התחתונה ואם אמר בעל הבנין עצי ואבני אני נוטל שומעין לו (שם ד"ה) א"ל בעל הקרקע טול מה שבנית שומעין לו: הגה ודווקא אם החורבה אינה עשוי' לבנות אבל אם עשויה לבנות או במקום שסתם חורבה עומדת לבנות דינו כמו חצירות שיתבאר בסמוך (ב"י בשם תלמידי רשב"א והרמב"ם פ"ו דגזילה ומרדכי פ' השואל):Celui qui descend dans la ruine de son prochain et la construit sans permission, on évalue pour lui, et il a le dessous. Et si le propriétaire de la construction dit : « Je prends mes bois et mes pierres », on l'écoute (ibid.). Si le propriétaire du terrain lui dit : « Prends ce que tu as construit », on l'écoute.
Haga (Rema) : Et cela seulement si la ruine n'est pas destinée à être construite ; mais si elle est destinée à être construite, ou dans un lieu où une ruine ordinaire est destinée à être construite, sa loi est comme celle des cours, qui sera expliquée juste après (Beit Yossef au nom des élèves du Rachba ; le Rambam, chapitre 6 des lois du vol ; et le Mordekhaï, chapitre HaChoel).séif 6
- (רמב"ם פ"י דגזילה טור הביאו ס"ט) החצרות הרי הם ראוי' לבנין ולהוסיף בהם בתים ועליות ולפיכך הבונה בחצר חבירו ה"ז כנוטע שדה העשויה ליטע ושמין לו כמה אדם רוצה ליתן בנין זה לבנותו והוא שיבנה בנין המועיל הראוי לאותה חצר כמנהג אותו מקום : הגה (הראב"ד ומרדכי) ולא יוכל הבונה לומר בנייני אני נוטל השכירה הבונה לאחרים וקיבל שכר מנכין לו מהוצאותיו אע"ג דלא עביד למיגר (רשב"א ונ"י פ' השואל) ואם דר בה הבונה אם חסר לבעל הקרקע דבר מועט צריך ליתן לו כל מה שנהנה כמו שנתבאר לעיל סי' שס"ג (מישרים נל"א ח"ב) ראובן שהיה לו בית רעוע ויצא מן העיר ובא שמעון ודר בו והוציא הוצאות להציל הבית מן הנפילה וסיידו וכיידו כל מה שהיה לצורך שלא יפול צריך ראובן להחזיר לשמעון אבל א"צ ליתן לו מה שסיידו וכיידו כי יוכל לומר איני צריך לזה וכשיתן ראובן מה שחייב ליתן לשמעון יצא מן הבית (טור ס"ח בשם הרא"ש):(Rambam, chapitre 10 des lois du vol ; le Tour l'a rapporté au séif 9.) Les cours sont aptes à la construction, et à y ajouter des maisons et des étages ; c'est pourquoi celui qui construit dans la cour de son prochain est comme celui qui plante un champ destiné à être planté, et on estime pour lui combien un homme voudrait donner pour faire bâtir cette construction ; à condition qu'il bâtisse une construction utile, convenant à cette cour selon l'usage de ce lieu.
Haga (Rema) : (Raavad et Mordekhaï.) Et le bâtisseur ne peut pas dire : « Je prends ma construction. » Si le bâtisseur l'a louée à d'autres et a reçu un loyer, on le déduit de ses dépenses, bien que la cour ne soit pas destinée à la location (Rachba, et Nimoukei Yossef, chapitre HaChoel). Et si le bâtisseur y a habité : si le propriétaire du terrain en a subi une perte, même minime, il doit lui donner tout ce dont il a profité, comme il a été expliqué plus haut, siman 363 (Méicharim, netiv 31, partie 2). Réouven, qui avait une maison délabrée, est sorti de la ville ; Chimon est venu, y a habité et a engagé des dépenses pour sauver la maison de l'effondrement, et l'a chaulée et crépie : tout ce qui était nécessaire pour qu'elle ne s'effondre pas, Réouven doit le rembourser à Chimon ; mais il n'a pas besoin de lui donner le coût de ce qu'il a chaulé et crépi, car il peut dire : « Je n'ai pas besoin de cela. » Et lorsque Réouven aura donné ce qu'il doit donner à Chimon, celui-ci sortira de la maison (Tour, séif 8, au nom du Roch).séif 7
- כל מי ששמין לו בין שהיתה ידו על העליונה בין שהיתה ידו על התחתונה אינו נוטל כלום עד שישבע בנקיטת חפץ כמה הוציא ואם אמר יבואו הדיינים (ל' הטור הבנאים) ויעשו שומת ההוצאה והרי היא גלויה לעיניהם וישערו העצים והאבנים והסיד ושכר האומנים בפחות שבשעורים שומעין לו ונוטל בלא שבועה וכן זה שנוטל השבח בלבד והיתה ידו על העליונ' אינו צריך שבועה:Quiconque bénéficie d'une évaluation, qu'il ait le dessus ou le dessous, ne prend rien avant d'avoir juré en tenant un objet (saint, bi-nekitat 'héfets) combien il a dépensé. Et s'il dit : « Que les juges viennent (dans la formulation du Tour : les bâtisseurs) et fassent l'évaluation de la dépense, qui est visible à leurs yeux, et qu'ils estiment les bois, les pierres, la chaux et le salaire des artisans au plus bas des estimations », on l'écoute, et il prend sans serment. Et de même, celui qui ne prend que l'amélioration alors qu'il a le dessus n'a pas besoin de serment.
séif 8
- כל ששמין לו ונוטל שטען בעל השדה ואמר נתתי והיורד אומר לא נטלתי היורד נאמן ונשבע שלא נטל כלום ונוטל שהרי אומרים לבעל השדה עדיין לא שמו לך ולא ידעת כמה אתה חייב ליתן היאך נתת אבל אם שמו לו ואמרו לבעל השדה תן לו ואמר נתתי אע"פ שעדיין לא נשבע היורד הרי בעל השדה נאמן וישבע היסת שנתן ויפטר שהקרקע בחזקת בעליה:Pour quiconque bénéficie d'une évaluation et prend son dû : si le propriétaire du champ prétend en disant : « J'ai payé », et que celui qui est descendu dit : « Je n'ai rien pris », celui qui est descendu est cru, jure qu'il n'a rien pris, et prend son dû, car on dit au propriétaire du champ : « On n'a pas encore fait l'évaluation pour toi, et tu ne savais pas combien tu devais donner ; comment aurais-tu donné ? » Mais si on a fait l'évaluation pour lui et qu'on a dit au propriétaire du champ : « Donne-lui », et qu'il dit : « J'ai donné », bien que celui qui est descendu n'ait pas encore juré, le propriétaire du champ est cru ; il prête le serment hesset (serment d'ordre rabbinique) qu'il a donné, et il est exempté, car le terrain est en la possession de ses propriétaires.
séif 9