Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הפסולים מחמת הנאה. ובו כב סעיפים:
כל עדות שיש לאדם הנאה בה פסול להעיד לפיכך קרקע של שני שותפים ובא האחד להוציאה מתחת יד האחר לומר שאותו שמכרה להם גזלה ממנו אין שותפו מעיד לו עליה לפסול עידי המערער ואפילו על חלק השותף לא יועיל עדותו אא"כ סלק עצמו ממנה וקנו מידו שנתנו לשותף ואפילו לא סלק עצמו עד לאחר הערעור מהני וצריך שיקבל עליו שאם יבא ב"ח ויטרפנה מיד השותף ישלם לו דמיה וצריך להתנות שאם יבא לחטפה ממנו בטענות אחרות לומר שהיתה גזולה בידו וכיוצא בזה שאינו מקבל אחריות אבל אם אין המערער טוען אלא חלק השותף בלבד כגון שטוען שמכרה לו השותף יכול להעיד לו שאז אינו נוגע בעדות כלל:Ceux qui sont disqualifiés en raison d'un profit. Il contient 22 séifim :
Tout témoignage dans lequel un homme a un profit, il est disqualifié pour en témoigner. C'est pourquoi, un terrain appartenant à deux associés, et un tiers vient le retirer de la main de l'un d'eux en disant que celui qui le leur a vendu le lui avait volé : son associé ne peut pas témoigner en sa faveur à ce sujet pour disqualifier les témoins du contestataire ; et même pour la part de l'associé, son témoignage ne servira à rien, à moins qu'il ne s'en soit retiré et qu'on ait effectué un kinyan (acte d'acquisition) de sa main attestant qu'il l'a donnée à l'associé. Et même s'il ne s'en est retiré qu'après la contestation, cela est efficace. Et il faut qu'il s'engage à ce que, si un créancier (du témoin) vient la saisir de la main de l'associé, il lui en paiera la valeur ; et il faut stipuler que si quelqu'un vient la lui ravir par d'autres arguments, en disant qu'elle était volée entre ses mains, ou autre chose semblable, il n'en assume pas la garantie (a'harayout). Mais si le contestataire ne réclame que la part de l'associé, par exemple s'il prétend que l'associé la lui a vendue, il peut témoigner en sa faveur, car alors il n'est pas du tout intéressé au témoignage.séif 1
- העורר על השדה אם יש בה פירות אין האריס מעיד לו עליה שהרי רוצה האריס להעמידה ביד בעלי' כדי שיטול חלקו בפירות ואם אין בו פירות מעיד (נ"י בשם רמב"ם) אם אין לו הנא' אחרת מזה (טור):Celui qui conteste la propriété d'un champ : s'il s'y trouve des fruits, le métayer (aris) ne peut pas témoigner à ce sujet en faveur du propriétaire, car le métayer veut le maintenir dans la main de ses propriétaires afin de prendre sa part des fruits ; et s'il n'y a pas de fruits, il témoigne (Nimoukei Yossef au nom du Rambam), s'il n'en a pas d'autre profit (Tour).
séif 2
- עדים שהודו שיש להם חלק באותו חוב שהעידו כבר עליו אין באותה הודאה ממש (אבל אם אמרו כן קודם שהעידו העדות בטל) (ב"י בשם תשובה שבסוף חזה התנופה):Des témoins qui ont reconnu avoir une part dans la créance même sur laquelle ils ont déjà témoigné : cette reconnaissance n'a aucune consistance (mais s'ils l'ont dit avant d'avoir témoigné, le témoignage est nul) (Beit Yossef, au nom d'une réponse figurant à la fin de 'Hazé HaTenoufa).
séif 3
- ראובן תבע לשנים שהלוה להם וכפר א' והודה השני שהוא וחבירו (חייבים) אם אותו ממון לקחו בשותפות אינו נאמן על חבירו והוא לבדו יתחייב בכל:Réouven a réclamé à deux personnes qu'il leur avait prêté de l'argent ; l'un a nié et le second a reconnu que lui-même et son compagnon (sont redevables) : si cet argent, ils l'ont pris en association, il n'est pas cru au sujet de son compagnon, et lui seul sera tenu de tout payer.
séif 4
- המוציא שט"ח על ג' וטענו כולם פרענו אם כל אחד מהם חייב י' זהובים לעצמו ואין לחבירו בהם שותפות עדותו כשרה על חבירו (הגה"מ פ' י"ד דכתובות):Celui qui produit une reconnaissance de dette contre trois personnes, et ils ont tous prétendu : « Nous avons remboursé » : si chacun d'eux doit dix pièces d'or pour lui-même, et que son compagnon n'y a aucune association, son témoignage est valable au sujet de son compagnon (Hagahot Maïmoniyot, chapitre 14 des lois du Mariage).
séif 5
- אם טען א' מהשותפים דבר שהוא חובה לו ולחבירו נאמן כעד א' לחייב שבועה את חבירו ולפטור משבועה את שכנגדו ואם שני שותפים [העידו] חובתם נאמנים לחייב את חבריהם (וע"ל סי' ע"ז סעיף ה'):Si l'un des associés a prétendu une chose qui est à son détriment et à celui de son compagnon, il est cru comme un témoin unique pour astreindre son compagnon à un serment et pour dispenser du serment la partie adverse. Et si deux associés [ont attesté] à leur détriment, ils sont crus pour obliger leurs compagnons (et voir plus loin, siman 77, séif 5).
séif 6
- המוכר שטר חוב לא' מהחתומי' בו שפיר דמי (וע"ל סי' קכ"ג סעיף י' וי"א וי"ב) אם קרובי המורשה (נ"א אם מורשה וקרוביו) יכולים להעיד:Celui qui vend une reconnaissance de dette à l'un de ses signataires, c'est bien (et voir plus loin, siman 123, séifim 10, 11 et 12, si les parents du mandataire (selon une autre version : si le mandataire et ses parents) peuvent témoigner).
séif 7
- פשרנים או דיינים או אפוטרופסי' כשרים להעיד (וע"ל סי' כ"ב בדין דיינים ופשרנים ולקמן סי' מ"ו סעיף כ"ד ובדין אפוטרופוס לקמן סי' ר"ץ):Les arbitres (pachranim), les juges ou les tuteurs (apotropossim) sont valables pour témoigner (et voir plus haut, siman 22, la règle des juges et des arbitres ; et plus loin, siman 46, séif 24 ; et pour la règle du tuteur, plus loin, siman 290).
séif 8
- הגזברים כל זמן שאין להם ולא לקרוביהם שום זכות בנכסי ההקדש ולא בפירותיהם כשרי' להעיד: הגה וכ"ש שקרוביהם כשרים להעיד אע"פ שהגזבר מחלק הממון למי שירצה למ"ד טובת הנאה אינו ממון ואע"פ שנותן אח"כ לקרוביו עניים מ"מ אין מבטלים העדות משום זה מאחר שלא היה ההנאה ניכרת בשעת העדות (ב"י בשם הריטב"א):Les trésoriers (guizbarim, du sanctuaire ou des biens consacrés), tant qu'eux-mêmes et leurs parents n'ont aucun droit sur les biens du hekdech (biens consacrés) ni sur leurs revenus, sont valables pour témoigner. Haga (Rema) : Et à plus forte raison leurs parents sont valables pour témoigner, bien que le trésorier distribue l'argent à qui il veut, selon l'avis que le « bénéfice de la faveur » (tovat hanaa, le droit de choisir le bénéficiaire) n'est pas une valeur pécuniaire ; et même s'il donne ensuite à ses parents pauvres, néanmoins on n'annule pas le témoignage à cause de cela, puisque le profit n'était pas apparent au moment du témoignage (Beit Yossef au nom du Ritva).
séif 9
- כל היכא דהשתא אינו נוגע בעדות אע"פ שאם יתעשר יהנה בעדותו כשר להעיד:Partout où, à présent, il n'est pas intéressé au témoignage, bien que, s'il s'enrichissait, il profiterait de son témoignage, il est valable pour témoigner.
séif 10
- ראובן שיש לו שטר חוב על שמעון ונתנו ללוי בכתיבה ומסירה והיה שמעון אחד מעידי המתנה פסול (וע"ל סי' ס"ו סעיף כ"א וכ"ב אם העד החתום הקונה השטר מיקרי נוגע בעדות):Réouven, qui a une reconnaissance de dette contre Chimon, l'a donnée à Lévi par écrit et remise de l'acte, et Chimon était l'un des témoins de la donation : il est disqualifié (et voir plus loin, siman 66, séifim 21 et 22, si le témoin signataire qui acquiert l'acte est appelé intéressé au témoignage).
séif 11
- השוכר אם לקח בידו השכירות ואמר כל מי שיתקיים קרקע זה בידו יטול הרי זה מעיד למשכיר ואם כבר נתן השכירות לבעל הקרקע אינו מעיד לו שאם תצא הקרקע למערער חייב לשלם השכירות פעם אחרת ואם לקח המשכיר דמי השכירות והחזירו לשוכר כדי שיתנהו למי שיזכה בדין הרי זה מעיד לו: הגה וכל זה שיש עדים שדר השוכר בבית אבל אי ליכא עדים נאמן בכל ענין במיגו דאי בעי שתיק (מרדכי):Le locataire : s'il garde en main le loyer et dit : « Quiconque verra ce terrain confirmé en sa main le prendra », il témoigne en faveur du bailleur ; et s'il a déjà donné le loyer au propriétaire du terrain, il ne témoigne pas en sa faveur, car si le terrain revient au contestataire, il devra payer le loyer une seconde fois. Et si le bailleur a pris le montant du loyer et l'a rendu au locataire pour qu'il le donne à celui qui gagnera le procès, il témoigne en sa faveur. Haga (Rema) : Et tout cela s'applique lorsqu'il y a des témoins que le locataire a habité dans la maison ; mais s'il n'y a pas de témoins, il est cru dans tous les cas, en vertu d'un migo (argument : il aurait pu obtenir le même résultat par une autre affirmation) : s'il l'avait voulu, il se serait tu (Mordekhaï).
séif 12
- לוה שבאו לערער עליו להוציא קרקע שלו מידו אם לא ישאר בידו קרקע אחר כנגד החוב שיש למלוה עליו אין המלוה והערב יכולים להעיד לו להעמידה בידו ואם ישאר בידו קרקע אחר כנגד החוב יכולים להעיד לו וערב קבלן יש אומרים דאינו יכול להעיד בכל ענין (טור):Un emprunteur contre qui on vient contester pour retirer de sa main un terrain qui lui appartient : s'il ne lui reste pas d'autre terrain correspondant à la créance que le prêteur détient contre lui, le prêteur et le garant (arev) ne peuvent pas témoigner en sa faveur pour le maintenir en sa main ; et s'il lui reste un autre terrain correspondant à la dette, ils peuvent témoigner en sa faveur. Et quant au garant direct (arev kablan, auprès de qui le prêteur peut réclamer d'emblée), certains disent qu'il ne peut témoigner en aucun cas (Tour).
séif 13
- לוקח ראשון מעיד ללוקח שני שלקח אחריו להעמידה בידו והוא שתשאר למוכר שדה אחרת בת חורין כנגד דמי שדה זו של לוקח ראשון או שתשאר שדה אחרת ביד שני: הגה וכן לוקח שני אינו מעיד ללוקח ראשון אא"כ נשאר ביד מוכר קרקע כדי דמי לוקח ראשון (טור):Le premier acheteur témoigne en faveur du second acheteur, qui a acheté du même vendeur après lui, pour maintenir le champ en sa main, à condition qu'il reste au vendeur un autre champ libre (d'hypothèque) correspondant à la valeur de ce champ du premier acheteur, ou qu'il reste un autre champ dans la main du second. Haga (Rema) : Et de même, le second acheteur ne témoigne pas en faveur du premier acheteur, à moins qu'il ne reste dans la main du vendeur un terrain d'une valeur suffisante pour couvrir le prix du premier acheteur (Tour).
séif 14
- ראובן שמכר שדה לשמעון שלא באחריות ובא יהודה לערער על שמעון להוציאה מתחת ידו אין ראובן מעיד לו עליה אף ע"פ שאין עליו אחריות הרי הוא רוצה שתעמוד ביד שמעון כדי שיבא בעל חוב של ראובן ויטרפנה בחובו ולא יהיה לוה רשע ולא ישלם ודוקא שבא יהודה לערער מכח המוכר אבל אם בא לערער מכח הלוקח שאמר שחייב לו אז יכול המוכר להעיד עליה (טור):Réouven, qui a vendu un champ à Chimon sans garantie (a'harayout), et Yehouda est venu contester contre Chimon pour le retirer de sa main : Réouven ne témoigne pas en sa faveur à ce sujet ; bien qu'il n'ait pas de garantie à sa charge, il veut qu'il reste dans la main de Chimon, afin que le créancier de Réouven vienne le saisir pour sa créance, et qu'il ne soit pas appelé « emprunteur méchant qui ne rembourse pas ». Et ce, précisément lorsque Yehouda vient contester en vertu d'un droit sur le vendeur ; mais s'il vient contester en vertu d'un droit sur l'acheteur, en disant qu'il lui doit de l'argent, alors le vendeur peut témoigner à ce sujet (Tour).
séif 15
- ראובן שמכר פרה או טלית לשמעון שלא באחריו ובא יהודה לערער להוציא' מיד שמעון בטענה שקנאה מגזלן יכול ראובן להעיד לו שאין לו בזה שום הנאה שתשאר בידו שאפי' יבא בעל חובו אינו יכול לטרפה שאין ב"ח טורף ממטלטלים אפי' עשאם לו אפותיקי (היפאטעק בלע"ז כלומר לא יהא לך פרעון אלא מזה) ובזמן הזה אפי' שעבד לו מטלטלים אגב קרקע אינו טורף ממטלטלים שמכר: הגה אבל אם יהודה טוען שראובן גזלה בעצמו לא יוכל ראובן להעיד עליה במקום שהמערער צריך ליתן לשמעון מעותיו משום תקנת השוק ויכול יהודה לחזור ולהוציאה מראובן (טור):Réouven, qui a vendu une vache ou un manteau à Chimon sans garantie, et Yehouda est venu contester pour le retirer de la main de Chimon en prétendant qu'il l'a acheté d'un voleur : Réouven peut témoigner en sa faveur, car il n'a aucun profit à ce qu'il reste dans sa main (de Chimon) ; car même si son créancier vient, il ne peut pas le saisir, puisqu'un créancier ne saisit pas les biens meubles vendus, même s'il les lui a constitués en apotiki (hypothèque en langue étrangère, c'est-à-dire : « tu n'auras de remboursement que sur ceci »). Et à notre époque, même s'il lui a hypothéqué des biens meubles par le biais d'un terrain (agav karka), il ne saisit pas les biens meubles qu'il a vendus. Haga (Rema) : Mais si Yehouda prétend que Réouven l'a volé lui-même, Réouven ne pourra pas témoigner à ce sujet, dans le cas où le contestataire doit donner à Chimon son argent en raison de l'institution du marché (takanat hachouk), et où Yehouda peut à son tour le réclamer à Réouven (Tour).
séif 16
- ראובן שגזל טלית או שדה משמעון ובא יהודה וערער על ראובן ואמר שדה זו או טלית זו שלי היא אין שמעון יכול להעיד שאין זו השדה והטלית של יהודה שהרי שמעון רוצה להעמיד שדה זו או טלית זו ביד ראובן מפני שאפשר שנוח לו להוציאה מיד ראובן יותר מלהוציאה מיד יהודה וכן אם מכר ראובן השדה הגזולה או הורישה ללוי ובא יהודה לערער על לוי אין שמעון מעיד שאינה של יהודה ואם מכר הטלית הגזולה ללוי ונתייאש שמעון ממנה ובא יהודה לערער על לוי אם מת ראובן שמעון מעיד עליה שאינה של יהודה שהרי אין טלית זו חוזרת לשמעון לעולם שכבר קנאה הלוקח ביאוש ושינוי רשות וכבר מת ראובן הגזלן ואין לו ממי ליטול דמיה אבל אם עדיין ראובן קיים אין שמעון מעיד אף על הטלית שהנאה הוא לו שלא תעמוד ביד יהודה כדי שיביא ראיה שראובן גזלה וישלם דמיה וכן אם היתה הטלית ביד יורשי ראובן אין שמעון מעיד עליה מפני שסופ' שאם תעמוד ביד היורש לחזור לו וכן כל כיוצא בזה ואפי' כשמת דדוקא שלא הניח אחריו' נכסים אבל אם הניח אחריות נכסים חייב ונמצא שזה נוגע בעדות והאידנ' דתקינו רבנן לבעל חוב ליגבי אפי' ממטלטלי דיתמי אע"פ שמת הגזלן ולא הניח אחריות נכסים אין הנגזל מעיד לו דאכתי נוגע בעדות הוא: הגה וכל זה ששמעון לא בא להעיד רק שהשדה או הטלית אינו של יהודה אבל אם בא להעיד שהוא של ראובן בכל ענין יכול להעיד שכיון שהודה על הדבר שהוא של ראובן שוב אינו יכול לערער עליו ולומר שהוא שלו ואינו נוגע בעדות (טור):Réouven, qui a volé un manteau ou un champ à Chimon, et Yehouda est venu contester contre Réouven en disant : « Ce champ ou ce manteau est à moi » : Chimon ne peut pas témoigner que ce champ ou ce manteau n'est pas à Yehouda, car Chimon veut maintenir ce champ ou ce manteau dans la main de Réouven, parce qu'il lui est peut-être plus facile de le retirer de la main de Réouven que de le retirer de la main de Yehouda. Et de même, si Réouven a vendu le champ volé ou l'a légué à Lévi, et que Yehouda est venu contester contre Lévi, Chimon ne témoigne pas qu'il n'est pas à Yehouda. Et s'il (Réouven) a vendu le manteau volé à Lévi, que Chimon a renoncé à l'espoir de le récupérer (yéouch), et que Yehouda est venu contester contre Lévi : si Réouven est mort, Chimon témoigne à son sujet qu'il n'est pas à Yehouda, car ce manteau ne reviendra jamais à Chimon, puisque l'acheteur l'a déjà acquis par le renoncement et le changement de domaine (chinouï rechout), et que Réouven le voleur est déjà mort, et il n'a personne de qui prendre sa valeur. Mais si Réouven est encore vivant, Chimon ne témoigne pas, même au sujet du manteau, car il a un profit à ce qu'il ne reste pas dans la main de Yehouda, afin d'apporter la preuve que Réouven l'a volé, et que celui-ci en paie la valeur. Et de même, si le manteau était dans la main des héritiers de Réouven, Chimon ne témoigne pas à son sujet, car s'il reste dans la main de l'héritier, il finira par lui revenir ; et de même pour tout cas semblable. Et même lorsqu'il (Réouven) est mort, Chimon ne peut témoigner que précisément s'il n'a pas laissé de biens immeubles (nekhassim chéyech lahem a'harayout) ; mais s'il a laissé des biens immeubles, la succession est redevable, et il se trouve que celui-ci est intéressé au témoignage. Et aujourd'hui, où nos Maîtres ont institué que le créancier peut se faire payer même sur les biens meubles des orphelins, même si le voleur est mort sans laisser de biens immeubles, le volé ne témoigne pas en sa faveur, car il est encore intéressé au témoignage. Haga (Rema) : Et tout cela s'applique lorsque Chimon ne vient témoigner que du fait que le champ ou le manteau n'est pas à Yehouda ; mais s'il vient témoigner qu'il est à Réouven, il peut témoigner dans tous les cas, car puisqu'il a reconnu que la chose est à Réouven, il ne peut plus la lui contester en disant qu'elle est à lui, et il n'est pas intéressé au témoignage (Tour).
séif 17
- בני העיר שבא מערער לערער עליהם ממרחץ או ברחוב של עיר אין אחד מבני העיר מעיד בדבר זה ולא דן עד שיסתלק עצמו בקנין גמור: הגה וי"א דאי אפשר להסתלק מדבר שהוא צרכי בני העיר (טור ורמב"ם פט"ו מהל' עדות) אם לא שיש להם דבר אחר שהוא כיוצא בזה (תשובת הרא"ש כלל י"ג) וכן עיקר:Les habitants de la ville contre lesquels vient un contestataire pour contester la propriété d'un bain public ou d'une place de la ville : aucun des habitants de la ville ne témoigne dans cette affaire, ni ne juge, jusqu'à ce qu'il s'en retire par un kinyan complet. Haga (Rema) : Et certains disent qu'il est impossible de se retirer d'une chose qui fait partie des besoins des habitants de la ville (Tour, et Rambam, chapitre 15 des lois du Témoignage), à moins qu'ils n'aient une autre chose semblable à celle-ci (réponse du Roch, règle 13) ; et c'est l'essentiel (l'avis retenu).
séif 18
- בני העיר שנגנב ספר תורה שלהם הואיל ולשמיע' הוא עשוי שא"א לאדם לסלק עצמו ממנו אין דנין בדייני אותה העיר ואין מביאים ראיה מאנשי אותה העיר וכן כל כיוצא בזה: הגה ועיין לעיל סי' ז' סעיף י"ב דבשיש להם ס"ת אחרת מותר וה"ה כל כיוצא בזה כגון בית הכנסת או שאר ספרים וכדומה להם שבני העיר דיינים עליהם:Les habitants de la ville dont le Séfer Torah a été volé : puisqu'il est fait pour être écouté (pour la lecture publique), et qu'il est impossible pour un homme de s'en retirer, on ne juge pas l'affaire par les juges de cette ville, et on n'apporte pas de preuve par les habitants de cette ville ; et de même pour tout cas semblable. Haga (Rema) : Et voir plus haut, siman 7, séif 12, que lorsqu'ils ont un autre Séfer Torah, c'est permis ; et il en va de même pour tout cas semblable, comme une synagogue ou d'autres livres, et choses semblables, où les habitants de la ville peuvent être juges à leur sujet.
séif 19
- האומר תנו מנה לעניי עירי אין דנין בדייני אותה העיר ואין מביאים ראי' מאנשי אותה העיר בד"א כשהיו העניים סמוכים עליהם ופוסקים עליהם צדקה אפילו אמרו שנים מאותה העיר אנו ניתן הדבר הקצוב עלינו ונעיד אין שומעין להם שהנאה הוא להם שיתעשרו העניים האלו הואיל והם סמוכים על בני העיר וכן כל כיוצא בזה (ועיין לעיל ס"ס ז' דיני מסים שבעיר):Celui qui dit : « Donnez cent (mané) aux pauvres de ma ville » : on ne juge pas l'affaire par les juges de cette ville, et on n'apporte pas de preuve par les habitants de cette ville. Dans quel cas cela s'applique-t-il ? Lorsque les pauvres dépendent d'eux et qu'on leur fixe une contribution de tsedaka (charité) pour eux. Même si deux habitants de cette ville disent : « Nous donnerons la somme fixée à notre charge, et nous témoignerons », on ne les écoute pas, car c'est un profit pour eux que ces pauvres s'enrichissent, puisqu'ils dépendent des habitants de la ville ; et de même pour tout cas semblable (et voir plus haut, fin du siman 7, les règles des taxes dans la ville).
séif 20
- דברים אלו תלויים בדעת הדיין ועוצם בינתו שיבין עיקר המשפטים וידע דבר הגורם לדבר אחר ויעמיק לראות אם ימצא לזה העד צד הנאה בעדות זו אפי' בדרך רחוקה ונפלאה הרי זה לא יעיד בה וכן לא יהיה דיין בדבר:Ces choses dépendent de l'appréciation du juge et de la profondeur de son intelligence : qu'il comprenne l'essentiel des lois, qu'il sache quelle chose en entraîne une autre, et qu'il approfondisse pour voir s'il trouve pour ce témoin un aspect de profit dans ce témoignage, même par une voie lointaine et extraordinaire ; celui-là ne témoignera pas dans cette affaire, et de même il ne sera pas juge dans l'affaire.
séif 21
- עכשיו נהגו לקבל עדים מהקהל על תקנתם והסכמתם ועל הקדשות ועל כל ענייניהם וכשרי' אפי' לקרוביהם כיון שקבלום עליהם: הגה כל דבר התלוי במנהג בני העיר אין אומרים בו תרי כמאה אלא אזלינן ביה בתר הרוב וכן כל כיוצא בזה שאין אנו צריכי' עדות ממש וכן לא אמרינן בכיוצא בזה לא ראינו אינו ראיה אלא הוי ראיה (מהרי"ק שורש קע"ג) ודנין בחזקת הישוב וכדומה לזה מצרכי העיר אפי' על פי עד מפי עד מפי הקבלה דהרי בלא"ה כולן נוגעין בדבר (תשובת מיימוני ה"ע סי' "ג) ועיין לקמן סי' קנ"ו וקס"ג מדינין אלו טובי הקהל הממונים לעסוק בצרכי רבים או יחידים הרי הן כדיינים ואסורים להושיב ביניהם מי שפסול לדון משום רשעה:À présent, on a l'usage d'accepter des témoins de la communauté au sujet de leurs ordonnances et de leurs accords, des consécrations et de toutes leurs affaires ; et ils sont valables même pour leurs parents, puisqu'ils les ont acceptés sur eux. Haga (Rema) : Pour toute chose qui dépend de l'usage des habitants de la ville, on ne dit pas « deux témoins sont comme cent » (pour contredire la majorité), mais on suit la majorité ; et de même pour tout cas semblable où nous n'avons pas besoin d'un témoignage proprement dit. Et de même, on ne dit pas dans un cas semblable « ne pas avoir vu n'est pas une preuve », mais c'est une preuve (Maharik, racine 173). Et on juge des questions de droit d'établissement ('hezkat hayichouv) et choses semblables relevant des besoins de la ville, même sur la foi d'un témoin rapportant un autre témoin, ou d'une tradition, car de toute façon, sans cela, ils sont tous intéressés à l'affaire (Techouvot Maïmoniyot, [référence illisible dans la source]) ; et voir plus loin, simanim 156 et 163, sur ces règles. Les notables de la communauté (touvei hakahal), désignés pour s'occuper des besoins du public ou de particuliers, sont comme des juges, et il est interdit d'installer parmi eux quelqu'un qui est disqualifié pour juger en raison de sa méchanceté.
séif 22