Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אסור לקנות מגזלן ולסטים וליהנות מממונם ודינא דמלכותא כיצד. ובו יא סעיפים:
אסור לקנות דבר הגזול מהגזלן ואסור לסעדו על שינויו כדי שיקנהו שכל העושה דברים אלו וכיוצא בהם מחזיק ידי עוברי עבירה ועובר על ולפני עור לא תתן מכשול והלוקח ממנו מטלטלין דינו כלוקח מהגנב שנתבאר בסי' שנ"ו:Il est interdit d'acheter à un brigand ou à un bandit et de tirer profit de leurs biens ; et comment s'applique le principe « la loi du royaume est la loi » (dina demalkhouta dina). Il contient onze séifim :
Il est interdit d'acheter un objet volé au brigand (gazlan), et il est interdit de l'aider à le transformer pour qu'il l'acquière (par le changement), car quiconque fait ces choses ou des choses semblables soutient les mains des transgresseurs et transgresse l'interdit : « et devant un aveugle, tu ne placeras pas d'obstacle » (Lévitique 19, 14). Et celui qui lui achète des biens meubles a le statut de celui qui achète au voleur (ganav), ce qui a été expliqué au siman 356.séif 1
- אסור ליהנות בדבר הגזול ואפי' לאחר יאוש והוא שידע בודאי שדבר זה היא הגזיל' עצמה כיצד ידע שבהמה זו גזול' אסור לרכוב עליה או לחרוש בה גזל בית או שדה אסור לעבור בתוכה או ליכנס בה בחמה מפני החמה ובגשמים מפני הגשמים ואם דר בה חייב להעלות שכר לבעלים אם היתה עשוי' לשכר גזל דקלים ועשה מהם גשר אסור לעבור עליו וכן כל כיוצא בזה (מיהו אם מסרו לרבים מותר ליהנות ממנו דהא הוי יאוש עם שינוי רשות) (המגיד פ"ה) אבל מלך שכרת אילנות של בעלי בתים ועשה מהם גשר מותר לעבור עליו אפי' שצוה המלך לעבדיו לכרות מכל אחד ואחד דבר ידוע והלכו הם וכרתו הכל מאחד מותר וכן אם הרס בתים ועשה דרך או חומה מותר ליהנות בה וכן כל כיוצא בזה שדין המלך דין והוא שיהי' מטבעו יוצא באותם הארצות שהרי הסכימו עליו בני אות' הארץ וסמכה דעתם שהוא אדוניהם והם לו עבדים שאם לא כן הרי הוא כגזלן בעל זרוע:Il est interdit de tirer profit d'un objet volé, même après le renoncement (yeoush) du propriétaire, à condition qu'il sache avec certitude que cet objet est l'objet volé lui-même. Comment cela ? S'il sait que cet animal est volé, il est interdit de le monter ou de labourer avec. Si le brigand a volé une maison ou un champ, il est interdit d'y passer ou d'y entrer en été à cause de la chaleur (pour s'en abriter) et pendant les pluies à cause des pluies ; et s'il y habite, il doit payer un loyer aux propriétaires si le lieu était destiné à la location. S'il a volé des palmiers et en a fait un pont, il est interdit de passer dessus ; et de même pour tout cas semblable. (Toutefois, s'il l'a remis au public, il est permis d'en tirer profit, car il y a alors renoncement avec changement de domaine — HaMaguid, chapitre 5.) Mais si un roi a coupé les arbres de particuliers et en a fait un pont, il est permis de passer dessus ; même si le roi a ordonné à ses serviteurs de couper à chacun une quantité déterminée et qu'ils sont allés tout couper chez un seul, c'est permis. Et de même, s'il a démoli des maisons et en a fait une route ou une muraille, il est permis d'en tirer profit, et de même pour tout cas semblable, car la loi du roi est loi ; à condition que sa monnaie ait cours dans ces pays, car les habitants de ce pays l'ont ainsi accepté et ont admis qu'il est leur souverain et qu'ils sont ses serviteurs ; sinon, il est comme un brigand violent.
séif 2
- אסור ליהנות מהגזלן (שהוחזק ממונו שבא בגזילה) (טור ס"ה) ואם היה מיעוט שלו אע"פ שרוב ממונו גזול מותר ליהנות ממנו עד שידע בודאי שדבר זה גזול בידו:Il est interdit de tirer profit du brigand (dont il est établi que ses biens proviennent du vol — Tour, séif 5). Et si une minorité de ses biens lui appartient en propre, bien que la majorité de ses biens soit volée, il est permis de tirer profit de lui, tant qu'on ne sait pas avec certitude que tel objet en sa possession est volé.
séif 3
- בני אדם שחזקתם גזלנים וחזקת כל ממונם גזל מפני שמלאכתם מלאכת גזלנים כגון המוכסים והליסטים אסור ליהנות מהם שחזקת מלאכה זו שהיא גזל ואין מצרפים דינרים מהתיבה שלהם שהכל בחזקת גזילה אבל ממה שיש לו בבית או בשוק שלא בתיבת המוכסים מותר לצרף ואפילו מתיבתו אם הוא חייב לתת לו חצי דינר ואין לו אלא דינר נותנו לו ולוקח ממנו חצי דינר אפילו מתיבת המוכסין מפני שהוא כמציל מידו:Des gens présumés brigands, dont tous les biens sont présumés volés parce que leur métier est un métier de brigands, comme les percepteurs de taxes et les bandits : il est interdit de tirer profit d'eux, car ce métier est présumé être du vol. Et on ne fait pas de change de dinars de leur caisse, car tout y est présumé volé ; mais de ce qu'il a à la maison ou au marché, hors de la caisse des percepteurs, il est permis de faire du change. Et même de sa caisse : si on doit lui donner un demi-dinar et qu'on n'a qu'un dinar, on le lui donne et on lui prend un demi-dinar de monnaie, même de la caisse des percepteurs, car c'est comme si l'on sauvait son argent de sa main.
séif 4
- נטלו מוכסין כסותו והחזירו לו אחרת הרי אלו שלו מפני שזו כמכירה היא וחזקתה שנתייאשו הבעלים ממנה ואינו יודע בודאי שזו גזולה ואם היה ותיק ומחמיר על עצמו מחזירן לבעלים הראשונים (ובידוע שלא נתיאשו הבעלים צריך להחזירו לבעלים בחנם) (מרדכי ר"פ הגוזל בתרא):Si des percepteurs ont pris son vêtement et lui en ont rendu un autre, celui-ci est à lui, car c'est comme une vente, et on présume que les propriétaires de ce vêtement y ont renoncé, et il ne sait pas avec certitude qu'il est volé. Mais s'il est scrupuleux et sévère envers lui-même, il le rend aux premiers propriétaires. (Et s'il est notoire que les propriétaires n'ont pas renoncé, il doit le rendre aux propriétaires gratuitement — Mordekhaï, début du chapitre HaGozel Batra.)
séif 5
- בד"א שהמוכס כלסטים בזמן שהמוכס עכו"ם או מוכס העומד מאליו או מוכס העומד מחמת המלך ואין לו קצבה אלא לוקח מה שירצה אבל מוכס שפסקו המלך ליטול דבר קצוב (ואפי' צוה שישראל יתן יותר מעכו"ם מ"מ מקרי דבר קצוב לכל איש) (מהרי"ק שורש קצ"ד) והעמיד מוכס ישראל לגבותו למלך ונודע שאדם זה נאמן ואינו מוסיף כלום על מה שגזר המלך אינו בחזקת גזלן משום דדינא דמלכותא דינא ולא עוד אלא שהמבריח ממכס זה עובר (על לא תגזול) מפני שהוא גוזל מנת המלך בין שהיה מלך ישראל בין שהיה מלך עכו"ם וכן אם ישראל קנה המכס מהמלך המבריח עצמו הרי זה גוזל ישראל שקנאו (וי"א דאפי' ידוע דהישראל לוקח יותר מן הקצבה מ"מ אסור להבריח ממנו דבר הקצוב דהוי כגוזל מן הגזלן דאסור) (ב"י) אבל אם קנאו עכו"ם מותר משום דהוי כהפקע' הלוואתו דשרי במקום דליכא חלול השם: הגה וי"א דאפי' המוכס ישראל אם לא קנאו לעצמו רק גובה למלך אע"ג דאסור להבריח מכח דינא דמלכותא מ"מ אם אדם מבריח אין למוכס לכוף אותו ליתן דהוי כהפקעת הלוואתו דשרי מיהו אם יש בזה משום יראת המלך ודאי יכול לכוף אותו (ר"ן פ"ד דנדרים):En quel cas dit-on que le percepteur est comme un bandit ? Lorsque le percepteur est idolâtre, ou qu'il s'agit d'un percepteur qui s'est institué de lui-même, ou d'un percepteur institué par le roi mais sans taux fixé, qui prend ce qu'il veut. Mais un percepteur auquel le roi a fixé de prendre une somme déterminée (et même si le roi a ordonné que le Juif paie plus que l'idolâtre, on l'appelle néanmoins une somme déterminée pour chacun — Maharik, racine 194), et que le roi a institué un percepteur juif pour la collecter pour le roi, et qu'il est connu que cet homme est honnête et n'ajoute rien à ce qu'a décrété le roi, il n'est pas présumé brigand, car la loi du royaume est la loi. Et plus encore : celui qui fraude cette taxe transgresse (« tu ne voleras pas », Lévitique 19, 13), car il vole la part du roi, que ce soit un roi juif ou un roi idolâtre. Et de même, si un Juif a acheté le droit de taxe au roi, celui qui fraude vole le Juif qui l'a acheté (et certains disent que même s'il est connu que le Juif prend plus que le taux fixé, il est néanmoins interdit de lui frauder la somme fixée, car ce serait comme voler un brigand, ce qui est interdit — Beit Yossef). Mais si un idolâtre l'a acheté, c'est permis, car c'est comme se soustraire au remboursement de son prêt, ce qui est permis là où il n'y a pas de profanation du Nom divin ('hiloul Hachem).
Haga (Rema) : Et certains disent que même pour le percepteur juif, s'il n'a pas acheté la taxe pour lui-même mais collecte seulement pour le roi, bien qu'il soit interdit de frauder en vertu de « la loi du royaume est la loi », néanmoins, si quelqu'un fraude, le percepteur ne peut pas le contraindre à payer, car c'est comme se soustraire au remboursement de son prêt, ce qui est permis. Toutefois, s'il y a en cela une question de crainte du roi, il peut certainement le contraindre (Ran, chapitre 4 de Nedarim).séif 6
- וכן מלך ששם מס על בני העיר או על כל איש ואיש דבר קצוב משנה לשנה או על כל שדה ושדה דבר קצוב או שגזר שכל מי שיעבור על דבר זה ילקחו כל נכסיו לבית המלך או כל מי שימצא בשדה בשעת הגורן הוא יתן המס שעליה בין שהיה הוא בעל השדה בין שאינו בעל השדה וכל כיוצא בדברים אלו אינו גזל וישראל שגבה אותם למלך אינו בחזקת גזלן והרי הוא כשר והוא שלא יוסיף ולא ישנה ולא יקח לעצמו כלום:Et de même, un roi qui a imposé un impôt aux habitants de la ville, ou à chaque personne une somme déterminée d'année en année, ou à chaque champ une somme déterminée, ou qui a décrété que quiconque transgresse telle chose verra tous ses biens pris pour la maison du roi, ou que quiconque sera trouvé dans le champ au moment de l'aire (de la moisson) paiera l'impôt qui pèse sur le champ, qu'il soit le propriétaire du champ ou non, et toute chose semblable : ce n'est pas du vol ; et le Juif qui les collecte pour le roi n'est pas présumé brigand, mais il est valide (comme témoin), à condition qu'il n'ajoute pas, ne modifie pas et ne prenne rien pour lui-même.
séif 7
- וכן מלך שכעס על אחד מעבדיו ושמשיו מבני המדינה ולקח שדהו או חצירו אינו גזל ומותר ליהנות בה והלוקחה מהמלך הרי הוא שלו ואין הבעלים מוציאין אותה מידו (וכ"כ לעיל ס"ס רל"ז) אבל מלך שלקח שדה או חצר של אחד מבני המדינה שלא בדינים שחקק הרי זה גזלן והלוקח ממנו מוציאין הבעלים מידו כללו של דבר כל דין שיחקוק אותו המלך לכל ולא יהיה לאדם אחד בפני עצמו אינו גזל וכל שיקח מאיש זה בלבד שלא כדת הידוע לכל אלא חמס את זה הרי זה גזל: הגה ואם חקק לבעל אומנות אחד כגון שחקק למלוה בריבית איזה דבר י"א דלא אמרי' ביה דינא דמלכותא דינא הואיל ואינו חקוק לכל (מהרי"ק שורש ס"ו) י"א דלא אמרינן דינא דמלכותא דינא אלא במסים ומכסים התלוים בקרקע כי המלך גוזר שלא ידורו בארצו כי אם בדרך זה אבל בשאר דברים לא (הרא"ש פ"ד דנדרים בשם הר"מ ומרדכי פ' הגוזל בתרא) וי"ח וסבירא להו דאמרי' בכל דבר דינא דמלכותא דינא (מרדכי שם בשם התוס' ות"ה סי' ש"ט) ולכן המלוה על המשכון יכול למכרו אחר שנה הואיל וכן דינא דמלכותא (שם בשם ר"י בר פרץ) וכן הוא עיקר וכמו שנתבאר לעיל סי' שנ"ו סעיף ז':Et de même, un roi qui s'est mis en colère contre l'un de ses serviteurs ou de ses officiers parmi les habitants du pays et a pris son champ ou sa cour : ce n'est pas du vol, et il est permis d'en tirer profit ; et celui qui l'achète au roi, elle est à lui, et les propriétaires ne la lui retirent pas (et c'est ce qui est écrit plus haut, à la fin du siman 237). Mais un roi qui a pris le champ ou la cour d'un des habitants du pays en dehors des lois qu'il a édictées, c'est un brigand, et à celui qui l'achète de lui, les propriétaires la retirent de sa main. La règle générale : toute loi que le roi édicte pour tous, et non pour une personne en particulier, n'est pas du vol ; et tout ce qu'il prend à cet homme seul, non selon la loi connue de tous, mais en le spoliant, c'est du vol.
Haga (Rema) : Et s'il a édicté une loi pour les gens d'un seul métier, par exemple s'il a édicté quelque chose pour ceux qui prêtent à intérêt, certains disent qu'on n'applique pas à cela « la loi du royaume est la loi », puisqu'elle n'est pas édictée pour tous (Maharik, racine 66). Certains disent qu'on n'applique « la loi du royaume est la loi » qu'aux impôts et aux taxes liés à la terre, car le roi décrète qu'on n'habitera son pays qu'à cette condition ; mais pour les autres choses, non (le Roch, chapitre 4 de Nedarim, au nom du Ram, et le Mordekhaï, chapitre HaGozel Batra). Et certains contestent et sont d'avis qu'on applique en toute chose « la loi du royaume est la loi » (Mordekhaï, ibid., au nom des Tossafot, et Teroumat HaDéchen, siman 309). C'est pourquoi celui qui prête sur gage peut le vendre après un an, puisque telle est la loi du royaume (ibid., au nom de Rabbénou Yits'hak bar Pérets). Et c'est l'essentiel (l'avis retenu), comme il a été expliqué plus haut (siman 356, séif 7).séif 8
- לפיכך גבאי המלך ושוטריו שמוכרים השדות במס הקצובה על השדות ממכרן ממכר אבל מס שעל כל איש ואיש אינו גובה אלא מן האדם עצמו ואם מכרו השדה במס שעל הראש ה"ז אינו ממכר אא"כ היה דין המלך כך (וע"ל סי' ס"ח מדינא דמלכותא גם בסי' ק"ד סעיף ב' מדין זה):C'est pourquoi les collecteurs du roi et ses officiers qui vendent les champs pour l'impôt fixé sur les champs, leur vente est une vente valide. Mais l'impôt qui pèse sur chaque personne (capitation), on ne le collecte que de la personne elle-même ; et s'ils ont vendu le champ pour l'impôt par tête, ce n'est pas une vente valide, à moins que telle soit la loi du roi. (Et voir plus haut, siman 68, au sujet de la loi du royaume, et aussi au siman 104, séif 2, au sujet de cette loi.)
séif 9
- מלך שהיו דיניו שכל שלא יתן המס שעל השד' תהיה השד' לנותן המס וברח בעל השדה מפני המס ובא זה ונתן מס שעלי' למלך ואכל פירותיה אין זה גזל אלא אוכל פירות ונותן המס עד שיחזרו הבעלים שדין המלך דין הוא כמו שאמרנו: הגה וכן הוא חוק המלך שכל מי שימצא בשדה יתן בעד כל בני הבקעה והוא יחזור ויגבה מהם או שיכול לגבות מס השנה מא' (טור ס"ט):Un roi dont les lois étaient que quiconque ne paie pas l'impôt qui pèse sur le champ, le champ sera à celui qui paie l'impôt, et le propriétaire du champ s'est enfui à cause de l'impôt, et un autre est venu, a payé au roi l'impôt qui pèse sur le champ et en a consommé les fruits : ce n'est pas du vol, mais il consomme les fruits et paie l'impôt jusqu'à ce que les propriétaires reviennent, car la loi du roi est loi, comme nous l'avons dit.
Haga (Rema) : Et de même si c'est la loi du roi que quiconque est trouvé dans le champ paie pour tous les habitants de la vallée, et il récupère ensuite auprès d'eux, ou que le roi peut percevoir l'impôt de l'année d'un seul (Tour, séif 9).séif 10
- וכן מלך שגזר שכל מי שיתן מס הקצוב על האיש ישתעבד בזה שלא נתן ובא ישראל ונתן המס שעל ישראל זה העני הרי זה עובד בו יותר מדאי שדין המלך דין אבל אינו עובד בו כעבד: הגה ישראל שהיה חייב לעכו"ם והעכו"ם מכר השטר לישראל אע"פ שאסור לדון עם ישראל חבירו בפני עכו"ם ואע"פ שבא מכח עכו"ם מ"מ דייני ישראל יפסקו לישראל זה מה שהיה העכו"ם מרויח לפני דייני עכו"ם הואיל וישראל זה בא מכחו הרי הוא כמוהו בכל מה שהיה יכול לזכות לפני דייני עכו"ם שהוא דינא דמלכותא (תשובת הרא"ש כלל י"ח סי' א' וכנ"ל ס"ס כ"ו) הנושא אשה במקום שדנין בדיני עכו"ם ומתה אשתו לא יוכל אבי אשתו או שאר יורשיה לומר כל הנושא אשה על דעת המנהג הוא נושא ונדון הדבר בדיני עכו"ם דאם מתה (לא) יורשה בעלה או כדומה לזה וליכא בזה משום דינא דמלכותא (ב"י בסי' כ"ו בשם תשובת הרשב"א) דלא אמרינן דינא דמלכותא אלא בדבר שיש בו הנאה למלך או שהוא לתקנת בני המדינה אבל לא שידונו בדיני עכו"ם דא"כ בטלו כל דיני ישראל (מהרי"ק שורש קפ"ז בשם רשב"א):Et de même, un roi qui a décrété que quiconque paie l'impôt fixé par personne pour un autre pourra asservir à son service celui qui ne l'a pas payé ; et un Juif est venu et a payé l'impôt qui pesait sur ce Juif pauvre : il peut le faire travailler plus que de raison, car la loi du roi est loi, mais il ne le fait pas travailler comme un esclave.
Haga (Rema) : Un Juif qui devait de l'argent à un idolâtre, et l'idolâtre a vendu la reconnaissance de dette à un Juif : bien qu'il soit interdit de plaider contre son prochain juif devant un tribunal d'idolâtres, et bien que ce créancier vienne au droit de l'idolâtre, néanmoins les juges juifs attribueront à ce Juif ce que l'idolâtre aurait gagné devant les juges idolâtres ; puisque ce Juif vient à son droit, il est comme lui pour tout ce qu'il aurait pu obtenir devant les juges idolâtres, car c'est la loi du royaume (Responsa du Roch, règle 18, siman 1 ; et comme plus haut, à la fin du siman 26). Celui qui épouse une femme dans un lieu où l'on juge selon les lois des idolâtres, et sa femme meurt : son beau-père ou ses autres héritiers ne peuvent pas dire : « Quiconque épouse une femme l'épouse en fonction de l'usage (local), et l'affaire sera jugée selon les lois des idolâtres, selon lesquelles si elle meurt, son mari n'hérite (pas) d'elle », ou un argument semblable ; et il n'y a pas là d'application de « la loi du royaume est la loi » (Beit Yossef, siman 26, au nom d'une responsa du Rachba), car on n'applique « la loi du royaume est la loi » que pour une chose dont le roi tire profit ou qui est pour le bon ordre des habitants du pays, mais non pour qu'on juge selon les lois des idolâtres, car alors toutes les lois d'Israël seraient abolies (Maharik, racine 187, au nom du Rachba).séif 11