Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- האומנים שומרי שכר ואם קלקלו וטבח שנבל. ובו ח סעיפים:
כל האומנים שומרי שכר הם וכולם שאמרו טול את שלך והבא מעות או שא"ל האומן גמרתיו ולא לקחו הבעלים הכלי הרי האומן שומר חנם אבל אם אמר האומן הבא מעות וטול את שלך עדיין הוא שומר שכר כמו שהיה (ואם אמר טול את שלך ואיני שומרו עוד פטור) (ב"י בשם תלמידי הרשב"א):Les artisans sont des gardiens rémunérés ; et le cas où ils ont abîmé l'objet, et le boucher qui a rendu la bête nevéla. Il contient huit séifim.
Tous les artisans sont des gardiens rémunérés (pour l'objet qu'on leur confie). Et chaque fois qu'ils ont dit : « prends ce qui est à toi et apporte l'argent », ou que l'artisan lui a dit : « je l'ai terminé », et que les propriétaires n'ont pas pris l'objet, l'artisan est un gardien gratuit. Mais si l'artisan a dit : « apporte l'argent et prends ce qui est à toi », il est encore gardien rémunéré comme il l'était (car il retient l'objet comme gage de son salaire). Haga (Rema) : (Et s'il a dit : « prends ce qui est à toi, et je ne le garde plus », il est exempt) (Beit Yossef au nom des élèves du Rachba).séif 1
- נתן לאומנים לתקן וקלקלו חייבים לשלם כיצד נתן לחרש שידה תיבה ומגדל לקבוע בהם מסמר ושברו או נתן לו עצים לעשות מהם שידה תיבה ומגדל ונשברו אחר שנעשו משלם לו דמי שידה תיבה ומגדל שאין האומן קונה בשבח כלי עי' בא"ע סי' כ"ח סט"ו: הגה הבנאי שקבל עליו לסתור הכותל ושבר האבנים או הזיקם חייב לשלם היה סותר מצד זה ונפל מצד אחר פטור ואם מחמת המכה חייב (טור ס"ה):S'il a donné des objets à des artisans pour les réparer et qu'ils les ont abîmés, ils sont tenus de payer. Comment cela ? S'il a donné à un menuisier un coffre, une caisse ou une armoire pour y fixer un clou, et qu'il les a brisés ; ou s'il lui a donné du bois pour en faire un coffre, une caisse ou une armoire, et qu'ils se sont brisés après avoir été faits, il lui paie la valeur du coffre, de la caisse ou de l'armoire, car l'artisan n'acquiert pas l'objet par la plus-value (chéva'h) de l'objet (la plus-value appartient au propriétaire dès sa réalisation). Voir Even HaEzer, siman 28, séif 15. Haga (Rema) : Le maçon qui s'est engagé à démolir un mur et qui a brisé les pierres ou les a endommagées est tenu de payer. S'il démolissait d'un côté et que le mur est tombé de l'autre côté, il est exempt ; et si c'est à cause du coup (qu'il a porté), il est tenu de payer (Le Tour, séif 5).
séif 2
- נתן צמר לצבע והקדיחתו יורה נותן לו דמי צמרו צבעו כעור או נתנו לו לצבעו אדום וצבעו שחור שחור וצבעו אדום נתן עצים לחרש לעשות מהם כסא נאה ועש' כסא רע או ספסל אם השבח יתר על ההוצאה נותן בעל הכלי את ההוצאה ואם ההוצאה יתירה על השבח נותן לו את השבח בלבד (ומה שהיה ראוי להשביח אילו לא שינה היא בכלל הקרן וחשבינן השבח (וההוצאה) בלא זה) (טור) אמר בעל הכלי איני רוצה בתקנה זו אלא יתן לי דמי הצמר או דמי העצים אין שומעין לו וכן אם אמר האומן הא לך דמי צמרך או דמי עציך ולך אין שומעין לו שאין האומן קונה בשבח כלי שעשה:S'il a donné de la laine à un teinturier et que la cuve l'a brûlée, il lui donne la valeur de sa laine. S'il l'a teinte d'une manière laide, ou si on la lui a donnée pour la teindre en rouge et qu'il l'a teinte en noir, ou pour la teindre en noir et qu'il l'a teinte en rouge ; ou si on a donné du bois à un menuisier pour en faire une belle chaise et qu'il a fait une chaise laide ou un banc : si la plus-value dépasse la dépense (de l'artisan), le propriétaire de l'objet paie la dépense ; et si la dépense dépasse la plus-value, il ne lui donne que la plus-value. Haga (Rema) : (Et ce dont l'objet aurait dû augmenter de valeur s'il n'avait pas modifié la commande est inclus dans le capital (du propriétaire), et l'on calcule la plus-value (et la dépense) sans cela) (Le Tour). Si le propriétaire de l'objet a dit : « je ne veux pas de cette amélioration, mais qu'il me donne la valeur de la laine ou la valeur du bois », on ne l'écoute pas. De même, si l'artisan a dit : « voici pour toi la valeur de ta laine ou la valeur de ton bois, et va-t'en », on ne l'écoute pas, car l'artisan n'acquiert pas l'objet par la plus-value de l'objet qu'il a fait.
séif 3
- המוליך חטין לטחון ולא לתתן ועשאן סובין או מורסן נתן קמח לנחתום ועשאו פת נפולין בהמה לטבח וניבלה בשכר חייבים לשלם דמיהן ואם שחט בחנם אם היה טבח מומחה פטור ואם אינו מומחה חייב (והטבחים שלוקחין הכרכשאות מן הכשרות מקרי שכר ואם נבלו חייבים לשלם) (טור):Celui qui apporte du blé pour le moudre, et le meunier ne l'a pas humecté (avant la mouture), et en a fait du son grossier ou du son fin ; ou qui a donné de la farine à un boulanger, et il en a fait un pain qui s'effrite ; ou une bête à un boucher, et il l'a rendue nevéla (impropre à la consommation par un abattage invalide), contre salaire, ils sont tenus de payer leur valeur. Et s'il a abattu gratuitement : s'il était un boucher expert, il est exempt, et s'il n'est pas expert, il est tenu de payer. Haga (Rema) : (Et les bouchers qui prennent les gros intestins (karkechot) des bêtes cachères, cela s'appelle un salaire, et s'ils les ont rendues nevéla, ils sont tenus de payer) (Le Tour).
séif 4
- בד"א שניבלה בוודאי אבל אם עשה בה טרפות הפוסלה מספק כגון ששהה במיעוט סימנים פטור וכן אם מצא הסכין פגום והוא בדקו תחלה כיון דאיכא למימר בעצם המפרקת נפגמה לענין ממון לא מפקינן מספק: הגה ואע"ג דאנו נוהגין לאסרו אפ"ה פטור מממון וכן נ"ל ואע"פ שיש מי שחולק (תרומת הדשן סי' קפ"ו) ומ"מ שכרו הפסיד דדלמא בסכין פגום שחט (ב"י בשם ר' ירוחם והרא"ש):En quel cas cela est-il dit ? Lorsqu'il l'a rendue nevéla de façon certaine ; mais s'il y a fait une tréfa (défaut) qui la rend invalide par doute, par exemple s'il a fait une pause (chehiya) alors qu'il n'avait tranché qu'une minorité des organes (simanim), il est exempt. De même, s'il a trouvé le couteau ébréché alors qu'il l'avait vérifié au préalable, puisqu'on peut dire qu'il s'est ébréché sur l'os de la nuque (après l'abattage), en matière d'argent on ne retire pas d'argent en cas de doute. Haga (Rema) : Et bien que nous ayons l'usage de l'interdire (la bête), il est néanmoins exempt de paiement en argent ; c'est ainsi qu'il me semble, bien qu'il y ait un avis qui conteste (Teroumat HaDéchen, siman 186). Toutefois, il perd son salaire, car peut-être a-t-il abattu avec un couteau ébréché (Beit Yossef au nom de Rabbénou Yero'ham et du Roch).
séif 5
- המראה דינר לשולחני ואמר לו יפה הוא ונמצא רע אם בשכר ראהו חייב לשלם אע"פ שהוא בקי ואינו צריך להתלמד ואם בחנם ראהו פטור והוא שיהיה בקי שאינו צריך להתלמד ואם אינו בקי חייב לשלם אע"פ שהוא בחנם והוא שיאמר לשולחני עליך אני סומך או שהיו הדברים מראים שהוא סומך על ראייתו ולא יראה לאחרים (וי"א דאפי' סתמא נמי חייב (טור בשם רבינו יצחק והרא"ש) ומ"מ הסברא הראשונה נראה עיקר):Celui qui montre un dinar à un changeur, et celui-ci lui dit : « il est bon », et il s'avère mauvais : s'il l'a examiné contre salaire, il est tenu de payer, bien qu'il soit expert et n'ait pas besoin d'apprendre davantage ; et s'il l'a examiné gratuitement, il est exempt, à condition qu'il soit expert et n'ait pas besoin d'apprendre davantage. Et s'il n'est pas expert, il est tenu de payer, bien que ce soit gratuit. Et cela à condition qu'il ait dit au changeur : « je m'en remets à toi », ou que les circonstances aient montré qu'il s'en remet à son examen et ne le montrera pas à d'autres. Haga (Rema) : (Et certains disent que même sans précision, il est aussi tenu de payer (Le Tour au nom de Rabbénou Its'hak et du Roch) ; toutefois, la première opinion semble l'essentielle.)
séif 6
- טבח שעושה בחנם וניבל וכן שולחני שאמר יפה ונמצא רע וכן כל כיוצא בזה עליהם להביא ראיה שהם מומחים ואם לא הביאו ראיה משלמין:Un boucher qui travaille gratuitement et qui a rendu la bête nevéla, de même un changeur qui a dit : « il est bon », et il s'est avéré mauvais, et de même tout cas semblable : c'est à eux d'apporter la preuve qu'ils sont experts, et s'ils n'ont pas apporté de preuve, ils paient.
séif 7
- הנוטע אילנות לבני המדינה שהפסיד (וי"א דהוא הדין ליחיד (טור) וכן טבח של בני העיר שנבל הבהמות והמקיז דם שחבל והסופר שטעה בשטרות ומלמד תינוקות שפשע בתינוקות ולא למד (אפי' רק יום או יומים (מרדכי שם) או למד בטעות וכל כיוצא באלו והאומנים שאי אפשר שיחזרו ההפסד שהפסידו מסלקין אותם בלא התראה שהם כמותרים ועומדים עד שישתדלו במלאכתם הואיל והעמידו אותם הצבור עליהם: הגה וי"א דאע"פ שאין צריכין התראה מ"מ בעינן חזקה דעד שיהיו מוחזקין או שיתרו בהן לא מסלקינן להו (המגיד פ"י דשכירות ונ"י פרק המקבל) הנותן מעות לחבירו לכתוב לו ס"ת ונמצא בו טעות וצריך לשכור אחר שיגיה אותו אם הם טעיות שדרך סופרים לטעות אין הסופר חייב כלום אבל אם טעה כל כך שאין דרך לטעות חייב ומ"מ אזלינן בתר המנהג אם מנהג המקום שכותבי ספרים מגיהים אף זה צריך להגיה ובסתם מקומות שאין על הסופר להגיה אם עמד והגיה מעצמו חייבים הבעלים לשלם לו (תשו' רשב"א סי' א' נ"ו):Celui qui plante des arbres pour les habitants de la province et qui a causé une perte — Haga (Rema) : (et certains disent qu'il en est de même pour un particulier (Le Tour)) — de même un boucher des habitants de la ville qui a rendu les bêtes nevéla, et le saigneur qui a blessé, et le scribe qui s'est trompé dans les actes, et le maître d'enfants qui a été négligent envers les enfants et n'a pas enseigné — Haga (Rema) : (même seulement un jour ou deux (Mordekhaï, ibid.)) — ou a enseigné de façon erronée, et tout cas semblable, et les artisans qui ne peuvent pas réparer la perte qu'ils ont causée : on les renvoie sans avertissement préalable, car ils sont comme avertis d'avance, afin qu'ils s'appliquent à leur travail, puisque la communauté les a placés en charge d'elle. Haga (Rema) : Et certains disent que, bien qu'ils n'aient pas besoin d'avertissement, il faut néanmoins une présomption établie ('hazaka, par la répétition de la faute) : tant qu'ils ne sont pas établis comme fautifs ou qu'on ne les a pas avertis, on ne les renvoie pas (Le Maguid Michné, chapitre 10 des lois de la location, et les Nimoukei Yossef, chapitre HaMekabel). Celui qui donne de l'argent à son prochain pour qu'il lui écrive un Séfer Torah, et qu'on y trouve une erreur, et qu'il faut engager un autre scribe pour le corriger : si ce sont des erreurs que les scribes commettent habituellement, le scribe n'est tenu à rien ; mais s'il s'est trompé à tel point qu'on ne se trompe habituellement pas ainsi, il est tenu de payer. Toutefois, on suit l'usage : si l'usage du lieu est que les scribes de livres corrigent, celui-ci aussi doit corriger. Et dans les lieux sans précision, où il n'incombe pas au scribe de corriger, s'il a corrigé de lui-même, les propriétaires sont tenus de le payer (Responsa du Rachba, siman 1056).
séif 8