Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שבוי שברח והיוצא לדעת מה יעשו בנכסים. ובו י סעיפים:
שבוי שנשבה ונשמע שמת וירדו יורשיו לנחלה וחלקו אותם ביניהם אין מוציאין אותם מידם וכן הבורח מחמת סכנה אבל היוצא לדעת ששמעו בו שמת וירדו יורשיו לנכסיו וחולקים מוציאים מידם עד שיביאו ראיה שמת מורישן:Le captif, celui qui s'est enfui, et celui qui est parti de son plein gré : que fait-on de leurs biens ? Il comporte 10 séifim.
Un captif qui a été fait prisonnier, et l'on a entendu dire qu'il est mort, et ses héritiers ont pris possession de l'héritage et l'ont partagé entre eux : on ne le leur retire pas. Et de même celui qui s'est enfui à cause d'un danger. Mais celui qui est parti de son plein gré, dont on a entendu dire qu'il est mort, et dont les héritiers ont pris possession des biens et les partagent : on les leur retire, jusqu'à ce qu'ils apportent une preuve que celui dont ils héritent est mort.séif 1
- שבוי שנשבה ובורח מחמת סכנות נפשות חייבים ב"ד להתעסק בנכסיהם כיצד עושים כל המטלטלים יהיו מופקדים ביד נאמן ע"פ ב"ד ומורידין לתוך הקרקעות קרובים הראוים לירש כדי לעבוד הקרקעות ולהתעסק בהם עד שיוודע שמתו או ער שיבאו: הגה היו כאן יורשין הרבה קצתן עובדי אדמה וקצתן אינן עובדי אדמה מעמידין ביד עובדי אדמה (טור בשם הרא"ש) וכשיבואו השבוי והבורח שמין אלו הקרובים שהורידו מה שעשו ומה שאכלו כמנהג כל האריסים של אותה מדינה: הגה וי"א דוקא בשבח שמין לו כאריס אבל פירות נוטל הכל (טור בשם ר"י והרא"ש) ואם שמעו שמת קודם שהורידוהו ואח"כ באו אין לו בשבח כלום אלא מה שאכל אכל ומה שהוציא הוציא (שם בשם הרא"ש) ולמה לא יעמידו אפוטרופוס לעולם בין במטלטלין בין בקרקעות עד שיבאו הבעלים או עד שיוודע בוודאי שמתו לפי שאין בית דין חייבים להעמיד אפוטרופוס לגדולים שהם בני דעת: הגה מיהו אם היה כאן מי שרוצה להיות אפוטרופוס לתקנת השבוי מעמידין אותו ואין תקנה גדולה מזו ומיהו היורש יכול למחות שלא למנות אפוטרופוס (טור בשם הרא"ש ונ"י פ' המפקיד) וי"א דאין היורש יכול למחות (המגיד פ"ז דנחלה ומרדכי פרק המפקיד) שוטה דינו כקטן ומעמידין לו אפוטרופוס (ב"י בשם הרשב"א):Un captif qui a été fait prisonnier et celui qui s'enfuit à cause d'un danger de mort : le tribunal est tenu de s'occuper de leurs biens. Comment fait-on ? Tous les biens meubles seront déposés entre les mains d'une personne de confiance, sur décision du tribunal ; et on fait entrer dans les terres les proches aptes à hériter, afin de travailler les terres et de s'en occuper, jusqu'à ce qu'on sache qu'ils sont morts ou jusqu'à ce qu'ils reviennent. Haga (Rema) : S'il y avait là plusieurs héritiers, certains cultivateurs et d'autres non cultivateurs, on les place entre les mains des cultivateurs (Tour, au nom du Roch). Et lorsque le captif et le fugitif reviennent, on évalue pour ces proches qu'on a fait entrer ce qu'ils ont fait et ce qu'ils ont consommé, selon l'usage de tous les métayers (arissim) de ce pays. Haga (Rema) : Et certains disent que c'est seulement pour la plus-value qu'on évalue pour lui comme pour un métayer, mais les fruits, il les prend tous (Tour, au nom du Ri et du Roch). Et si l'on a entendu qu'il (le propriétaire) est mort avant qu'on ne le (le proche) fasse entrer, et qu'ensuite le propriétaire est revenu, il (le proche) n'a rien dans la plus-value ; mais ce qu'il a consommé, il l'a consommé, et ce qu'il a dépensé, il l'a dépensé (ibid., au nom du Roch). Et pourquoi ne nomme-t-on pas toujours un administrateur (apotropos), aussi bien pour les meubles que pour les terres, jusqu'à ce que les propriétaires reviennent ou jusqu'à ce qu'on sache avec certitude qu'ils sont morts ? Parce que le tribunal n'est pas tenu de nommer un administrateur pour des adultes qui sont doués de discernement. Haga (Rema) : Toutefois, s'il y avait là quelqu'un qui veut être administrateur au bénéfice du captif, on le nomme, et il n'y a pas de meilleure solution que celle-là. Toutefois, l'héritier peut s'opposer à ce qu'on nomme un administrateur (Tour, au nom du Roch, et Nimouké Yossef, chapitre HaMafkid). Et certains disent que l'héritier ne peut pas s'opposer (Maguid Michné, chapitre 7 des lois de l'héritage, et Mordekhaï, chapitre HaMafkid). Un chotè (personne démente) a la loi d'un mineur, et on lui nomme un administrateur (Beit Yossef, au nom du Rachba).
séif 2
- נשבה השבוי וברח המסוכן והניח קמה לקצור וענבים לבצור תמרים לגדור וזיתים למסוק ב"ד יורדים לנכסיו ומעמידים להם אפוטרופוס וקוצר ובוצר וגודר ומוסק ומוכר הפירות ומניח דמיהם עם שאר המטלטלים בב"ד ואח"כ מורידין הקרוב לנכסי ושאם ירד תחלה שמא יתלוש אלו הפירות שהם כתלושים ויאכל אותם וה"ה בחצירות ופונדקאות חניות העשויות לשכר ואינם צריכים עבודה ולא טורח ואין אדם נותן אותם באריסות אין מורידין להם יורש שהרי גובה השכר ואוכל אלא כיצד עושין ב"ד מעמידין להם גבאי ויהיה השכר מונח בב"ד עד שיביא ראיה שמת או עד שיבא ויטול שלו ואין מורידין הקרוב לעולם אלא לשדות וגנות וכרמים וכיוצא בהם שיהיו בהם כאריס כדי שלא יפסדו ונמצאו בורים (פי' שוממים) ונשמים (פי' מענין והארץ הנשמה והם שמות נרדפים):Si le captif a été fait prisonnier, ou que celui qui est en danger s'est enfui, et qu'il a laissé du blé sur pied à moissonner, des raisins à vendanger, des dattes à cueillir et des olives à récolter, le tribunal prend en charge ses biens et leur nomme un administrateur, qui moissonne, vendange, cueille et récolte, vend les fruits et dépose leur prix avec les autres biens meubles au tribunal ; et ensuite on fait entrer le proche dans ses biens. Car s'il entrait d'abord, peut-être cueillerait-il ces fruits, qui sont comme détachés (étant arrivés à maturité), et les consommerait-il. Et il en est de même pour les cours, les auberges et les boutiques destinées à la location, qui ne demandent ni travail ni peine, et que personne ne donne en métayage : on n'y fait pas entrer d'héritier, car il percevrait le loyer et le consommerait. Mais comment fait-on ? Le tribunal leur nomme un collecteur (gabbaï), et le loyer sera déposé au tribunal jusqu'à ce qu'on (l'héritier) apporte une preuve qu'il est mort, ou jusqu'à ce qu'il revienne et prenne son bien. Et on ne fait jamais entrer le proche que dans les champs, les jardins, les vignes et ce qui leur est semblable, pour qu'il y soit comme un métayer, afin qu'ils ne se détériorent pas et ne se retrouvent en friche (explication : désolés) et dévastés (explication : du sens de « et la terre dévastée » ; ce sont des synonymes).
séif 3
- מי שיצא לדעת והניח נכסיו ואין ידוע להיכן הלך ולא מה אירע לו אין מורידין קרוב לנכסיו ואם ירד מסלקין אותו ואין ב"ד צריכים להטפל בו ולהעמיד לו אפוטרופוס לא לקרקע ולא למטלטלין שהרי לדעתו יצא והניח נכסיו וכיצד יהיה דין נכסי זה מטלטלין יעמדו ביד זה שהם תחת ידו עד שיבא זה ויתבע או עד שימות ויתבעו היורשים והקרקעות מי שהניחו שכן (בהן) אין לוקחין ממנו שכר ושדה או כרם שהיה בהן אריס ישארו כמו שהניחם עד שיבא ושדה או כרם שהניחם בורים ישארו בורים שהרי הוא ברצונו איבד ממונו ואבידה לדעת אין אנו מצווין להחזירה: הגה מיהו אם נפלו לו נכסים בכאן שלא ידע בהן דינו כנכסי שבוי (רבי' ירוחם נכ"ו ח"ב) וכן אם הלך שלא במקום סכנה וחשב לחזור ולא חזר הוי כמי שיצא שלא לדעת (ב"י בשם הרמב"ם והרא"ש ונ"י בשם הרשב"א):Celui qui est parti de son plein gré et a laissé ses biens, et dont on ne sait ni où il est allé ni ce qui lui est arrivé, on ne fait pas entrer de proche dans ses biens ; et s'il y est entré, on l'en écarte. Et le tribunal n'a pas besoin de s'occuper de lui et de lui nommer un administrateur, ni pour la terre ni pour les meubles, car c'est de son plein gré qu'il est parti et a laissé ses biens. Et comment sera la loi des biens de celui-ci ? Les meubles resteront entre les mains de celui chez qui ils se trouvent, jusqu'à ce que celui-ci revienne et réclame, ou jusqu'à ce qu'il meure et que les héritiers réclament. Et pour les terres : celui à qui il les a laissées pour y habiter (en elles), on ne lui prend pas de loyer ; et un champ ou une vigne où il y avait un métayer resteront comme il les a laissés jusqu'à ce qu'il revienne ; et un champ ou une vigne qu'il a laissés en friche resteront en friche, car c'est de son plein gré qu'il a perdu son argent, et un objet perdu volontairement, nous ne sommes pas tenus de le restituer. Haga (Rema) : Toutefois, si des biens lui sont échus ici, dont il n'avait pas connaissance, leur loi est comme celle des biens d'un captif (Rabbénou Yero'ham, chemin 26, partie 2). Et de même, s'il est parti dans un lieu sans danger et avait l'intention de revenir mais n'est pas revenu, il est comme celui qui est parti sans le vouloir (Beit Yossef, au nom du Rambam et du Roch, et Nimouké Yossef, au nom du Rachba).
séif 4
- שמעו בו שמת הרי ב"ד מוציאין כל המטלטלי' ומניחים אותן אצל נאמן על פיהם: הגה ודוקא בתורת קרוב אין נותנין מטלטלין לידו אבל יכול להיות אפוטרופוס כמו אחר (מהר"ם פדוואה) (ועיין לקמן סי' ר"צ ס"ב ולקמן סי' זה סעיף ח') ומורידים הקרוב לשדות ולכרמים כאריס עד שיביא ראיה ברורה שמת או עד שיבא:Si l'on a entendu à son sujet qu'il est mort, le tribunal retire tous les biens meubles et les dépose chez une personne de confiance, sur sa décision. Haga (Rema) : Et c'est seulement au titre de proche qu'on ne lui remet pas les meubles entre les mains ; mais il peut être administrateur comme un autre (Maharam de Padoue) (et voir plus loin, siman 290, séif 2, et plus loin, dans ce siman, séif 8). Et on fait entrer le proche dans les champs et les vignes comme métayer, jusqu'à ce qu'il apporte une preuve claire qu'il est mort, ou jusqu'à ce que l'absent revienne.
séif 5
- כשמורידין קרוב לנכסי שבוי או בורח או לנכסי היוצא לדעת ששמעו בו שמת לא יורידו קטן שמא יפסיד הנכסים ואין מורידין קרוב לנכסי קטן שמא יטעון ויאמר זה חלקי המגיע לי בירושתי ואפי' קרוב מחמת קרוב אין מורידין כיצד היו שני אחים אחד גדול ואחד קטן ונשבה הקטן או ברח אין מורידין הגדול לתוך שדהו מפני שהקטן אינו יכול למחות ושמא יחזיק זה האח ולאחר שנים יאמר זה חלקי שהגיע בירושתי ואפי' בן אחיו של זה הקטן שנשבה אין מורידין אותו לנכסיו שמא יאמר מחמת אבי ירשתי חלק זה:Lorsqu'on fait entrer un proche dans les biens d'un captif ou d'un fugitif, ou dans les biens de celui qui est parti de son plein gré et dont on a entendu dire qu'il est mort, on ne fera pas entrer un mineur, de peur qu'il ne détériore les biens. Et on ne fait pas entrer un proche dans les biens d'un mineur, de peur qu'il ne prétende et ne dise : « Ceci est ma part qui me revient dans mon héritage. » Et même un proche par l'intermédiaire d'un proche, on ne le fait pas entrer. Comment ? S'il y avait deux frères, l'un adulte et l'autre mineur, et que le mineur a été fait captif ou s'est enfui, on ne fait pas entrer l'adulte dans son champ, car le mineur ne peut pas protester, et peut-être ce frère en prendra-t-il possession et, après des années, dira-t-il : « Ceci est ma part qui m'est revenue dans mon héritage. » Et même le fils du frère de ce mineur qui a été fait captif, on ne le fait pas entrer dans ses biens, de peur qu'il ne dise : « C'est par mon père que j'ai hérité de cette part. »
séif 6
- ולעולם אין מורידין קרוב לנכסי קטן אפי' קרוב מחמת אחי האם (של הקטן) שאינם ראויים ליירש הרחקה יתירה היא זו ואפי' יש ביניהם שטר חלוקה בין בבתים בין בשדות לא ירד ואפי' אמר כתבו עלי שטר אריסות לא ירד שמא יאבדו השטרות ויאריכו הימי' ויטעון ויאמר שזה חלק ירושה בא לו מחמתו או מחמת מורישו: הגה וכל זה שאין מורידין קרוב לנכסי קטן היינו כשכבר אינן סמוכין על שלחן אחד וכבר חלקו אבל אם לא חלקו האחין עדיין וסמוכין על שלחן א' מעמידין קרוב לנכסי קטן (נ"י וריב"ש סי' קנ"ה וב"י סי' ר"צ בשם רשב"א) וי"א עוד הא דאין מורידין קרוב לנכסי קטן היינו כשאוכל הפירות אבל באפוטרופוס בעלמא שאין לו הנאה מיניה מותר (ב"י בשם הרשב"א) וכן אם לא היו הנכסים מירושת הקטן מותר להוריד קרוב (ב"י בשם רבי' ירוחם נכ"ו):Et on ne fait jamais entrer un proche dans les biens d'un mineur, même un proche par les frères de la mère (du mineur), qui ne sont pas aptes à hériter de lui ; c'est là un éloignement supplémentaire. Et même s'il y a entre eux un acte de partage, aussi bien pour les maisons que pour les champs, il n'entrera pas. Et même s'il a dit : « Écrivez à mon sujet un acte de métayage », il n'entrera pas, de peur que les actes ne se perdent, que les jours se prolongent, et qu'il prétende et dise que c'est une part d'héritage qui lui est venue par lui ou par celui dont il hérite. Haga (Rema) : Et tout cela, qu'on ne fait pas entrer un proche dans les biens d'un mineur, c'est lorsqu'ils ne dépendent déjà plus d'une même table (ne vivent plus ensemble) et ont déjà partagé ; mais si les frères n'ont pas encore partagé et dépendent d'une même table, on place un proche sur les biens du mineur (Nimouké Yossef, Rivach, siman 155, et Beit Yossef, siman 290, au nom du Rachba). Et certains disent encore que ce qu'on ne fait pas entrer un proche dans les biens d'un mineur, c'est lorsqu'il en consomme les fruits ; mais pour un simple administrateur, qui n'en tire pas de profit, c'est permis (Beit Yossef, au nom du Rachba). Et de même, si les biens ne provenaient pas de l'héritage du mineur, il est permis de faire entrer un proche (Beit Yossef, au nom de Rabbénou Yero'ham, chemin 26).
séif 7
- הא דאין מורידין קרוב לנכסי קטן דוקא במקרקעי אבל מעות של קטן ממנים עליהם אפי' קרוב: הגה ועדיף טפי בקרוב מברחוק ולכן אם יש בהן קרוב ורחוק ושניהן נאמנים בשוה הקרוב קודם ומעמידין אותו אבל אם הקרוב אינו נאמן מעמידין רחוק הנאמן (הגהות מרדכי פ' המפקיד ומהר"ם פדוואה) וכן קטן שיש לו ממון מאבי אמו או ממקום אחר ואביו חי אין נותנים הנכסים ליד האב דאין מורידין קרוב לנכסי קטן אלא ב"ד מעמידין לו אפוטרופוס ואם הם מטלטלין ואביהן ראוי להיות אפוטרופוס עליהן נותנין. לידו (הרא"ש כלל פ"ב סי' ב' וב"י סי' ר"ץ בשם הרשב"א) וי"א דאין ב"ד מחוייבין לחקור בקטנים שיש להן אב אא"כ אביהן מוחזק שאינו הולך בדרך טובים (ב"י סי' ר"ן בשם הרמב"ן והרא"ש):Ce qu'on ne fait pas entrer un proche dans les biens d'un mineur, c'est seulement pour les biens immobiliers ; mais pour l'argent d'un mineur, on désigne pour s'en occuper même un proche. Haga (Rema) : Et c'est même préférable avec un proche qu'avec un étranger ; c'est pourquoi, s'il y a parmi eux un proche et un étranger, et qu'ils sont tous deux également dignes de confiance, le proche a la priorité et on le nomme ; mais si le proche n'est pas digne de confiance, on nomme l'étranger digne de confiance (Hagahot Mordekhaï, chapitre HaMafkid, et Maharam de Padoue). Et de même, un mineur qui a de l'argent provenant du père de sa mère ou d'ailleurs, et dont le père est vivant : on ne donne pas les biens entre les mains du père, car on ne fait pas entrer un proche dans les biens d'un mineur ; mais le tribunal lui nomme un administrateur. Et si ce sont des meubles et que leur père est apte à en être l'administrateur, on les lui remet entre les mains (Roch, règle 82, siman 2, et Beit Yossef, siman 290, au nom du Rachba). Et certains disent que le tribunal n'est pas tenu d'enquêter au sujet de mineurs qui ont un père, à moins que leur père ne soit présumé ne pas suivre la voie des gens de bien (Beit Yossef, siman 290, au nom du Ramban et du Roch).
séif 8
- מעשה באשה אחת שהיו לה שלשה בנות ונשבית הזקנה ובת אחת ומתה בת שניה והניחה בן קטן ואמרו חכמים אין מורידין את הבת הנשארת לנכסים שמא מתה הזקנה ונמצאו שליש נכסים אלו לקטן ואין מורידין קרוב לנכסי קטן וכן אין מורידין לזה הקטן בנכסים שמא עדיין הזקנה בחיים ואין מורידין קטן לנכסי שבוי כיצד עושים מתוך שצריך להעמיד אפוטרופוס לחצי של קטן מעמידים אפוטרופוס על כל נכסי הזקנה אחר זמן שמעו שמתה הזקנה אמרו חכמים תרד הבת הנשארת לשליש מנכסים שהוא חלק ירושתה וירד הקטן לשליש שהוא חלקו מנכסי הזקנה והשליש של בת השבויה השניה מעמידים לה אפוטרופוס מפני חלק הקטן שמא מתה גם הבת השבויה ויש לזה הקטן חצי השליש וכן כל כיוצא בזה:Il arriva qu'une femme avait trois filles ; la vieille (la mère) et une fille furent faites captives, et la deuxième fille mourut en laissant un fils mineur. Les Sages dirent : on ne fait pas entrer la fille restante dans les biens de la mère, car peut-être la vieille est-elle morte, et il se trouve qu'un tiers de ces biens appartient au mineur, et on ne fait pas entrer un proche dans les biens d'un mineur. Et de même, on ne fait pas entrer ce mineur dans les biens, car peut-être la vieille est-elle encore en vie, et on ne fait pas entrer un mineur dans les biens d'un captif. Comment fait-on ? Puisqu'il faut nommer un administrateur pour la moitié du mineur, on nomme un administrateur sur tous les biens de la vieille. Quelque temps après, on entendit dire que la vieille était morte. Les Sages dirent : la fille restante entrera dans le tiers des biens, qui est sa part d'héritage, et le mineur entrera dans le tiers qui est sa part des biens de la vieille ; et pour le tiers de la deuxième fille, la captive, on lui nomme un administrateur à cause de la part du mineur, car peut-être la fille captive est-elle morte aussi, et ce mineur a la moitié du tiers. Et de même pour tout cas semblable.
séif 9
- שבויה שהמירה ונשאת לעכו"ם ויש לה כאן קרקעות ומטלטלין מתנהגי' בנכסי' כדין נכסי שבוי שלא המיר:Une captive qui s'est convertie à l'idolâtrie et a épousé un non-Juif, et qui a ici des terres et des biens meubles : on administre ses biens selon la loi des biens d'un captif qui ne s'est pas converti.
séif 10