Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דין ירושת עכו"ם וגר וישראל מומר לעכו"ם. ובו ג סעיפים:
העכו"ם יורש את אביו דבר תורה והגר אינו יורש את אביו עכו"ם אלא מדבריהם תקנו לו שיירש כשהיה שמא יחזיר למרדו ותנאי מועיל בירושה זו הואיל ואין העכו"ם מחויב לעמוד בתקנת חכמים ולא העכו"ם יורש את אביו הגר ולא גר את גר לא מדברי תורה ולא מדברי סופרים אפי' היה לו בן שלידתו בקדושה מאחר שהורתו שלא בקדושה אינו יורש את אביו ולא אביו יורשו: הגה וישראל שהיה חייב לעכו"ם ומת אם אין עכו"ם יודעין מזה אינו חייב לפרוע ליורשיו (מרדכי פרק קמא דקידושין ):Loi de l'héritage du non-Juif, du converti et du Juif apostat devenu idolâtre. Il comporte 3 séifim.
Le non-Juif hérite de son père de par la Torah ; et le converti (guer) n'hérite pas de son père non-Juif, si ce n'est d'après leurs paroles (des Sages) : ils ont institué qu'il hérite comme auparavant, de crainte qu'il ne retourne à sa rébellion (à ses anciennes mœurs). Et une condition est efficace pour cet héritage (le père peut stipuler qu'il n'héritera pas), puisque le non-Juif n'est pas tenu de se conformer à l'institution des Sages. Et le non-Juif n'hérite pas de son père converti, ni un converti d'un converti, ni de par la Torah ni de par les paroles des Scribes. Même s'il avait un fils dont la naissance a eu lieu en sainteté (après la conversion de la mère), puisque sa conception n'a pas eu lieu en sainteté, il n'hérite pas de son père, ni son père n'hérite de lui. Haga (Rema) : Et un Juif qui avait une dette envers un non-Juif, et que celui-ci est mort : si les non-Juifs ne le savent pas, il n'est pas tenu de payer à ses héritiers (Mordekhaï, premier chapitre de Kiddouchin).séif 1
- ישראל שהמיר לעכו"ם יורש את קרוביו הישראלים כשהיה ואם ראו ב"ד לאבד את ממונו ולקנסו שלא יירש שלא לחזק ידי הרשעים הרשות בידם ואם יש להן בנים בישראל תנתן ירושת אביהם המומר להם: הגה ואפילו נתן המומר הנכסים לאחרים אין במתנתו כלום דמיד נפלו נכסיו קמי יורשיו ואין לו כח בהן וי"א שמניחין הירושה בב"ד ואם יחזור בתשובה נותנין לו (הכל בטור ס"ה בשם תשובת הרא"ש) וישראל יורש קרובי המומר לעכו"ם (טור ס"ד בשם הרא"ש) אפילו הפקיד הממון ביד ישראלים אחרים ואפי' היו לו בנים בגיותו אבל אם הנפקדים שלחו יד בממון הפקדון בחיי המומר או שבקש הממון ולא רצו ליתנו לו ויש להן עדים על זה זכו במה שבידן ואין יורשיו יכולין להוציא מיד הנפקד הן בחיי המומר הן לאחר מותו דכל המוחזק בנכסיו יכול לזכות בהן כל זמן שהוא חי (מרדכי פ"ק דקידושין בשם רש"י) ישראל מומר שמתה לו אמו ויש לו קרובים מן האב אם המומר גדול שראוי לקנסו בירושתו גם יורשיו אינן יורשין ונשארה הירושה כשאר יורשי האם אם המומר קטן שאינו ראוי לקנוס יורשיו יורשין אמו ובעל יורש במקום אשתו המומרת אע"פ שמת אביה לאחר שהמירה לעכו"ם ומתה אח"כ הבעל יורש מאחר דידו כידה אין שייך קנס (מרדכי פ' הנ"ל ות"ה סי' שמ"ט):Un Juif qui s'est converti à l'idolâtrie hérite de ses proches juifs comme auparavant. Et si le tribunal (beit din) juge bon de faire perdre son argent et de le pénaliser afin qu'il n'hérite pas, pour ne pas renforcer les mains des méchants, ils en ont le pouvoir ; et s'ils ont des fils restés en Israël, l'héritage de leur père apostat leur sera donné. Haga (Rema) : Et même si l'apostat a donné les biens à d'autres, son don est sans valeur, car aussitôt ses biens sont échus devant ses héritiers, et il n'a pas de pouvoir sur eux. Et certains disent qu'on dépose l'héritage au tribunal, et s'il se repent, on le lui donne (le tout dans le Tour, séif 5, au nom des Responsa du Roch). Et un Juif hérite des proches de l'apostat devenu idolâtre (Tour, séif 4, au nom du Roch), même s'il (l'apostat) a déposé l'argent entre les mains d'autres Juifs, et même s'il avait des fils dans son état de non-Juif. Mais si les dépositaires se sont approprié l'argent du dépôt du vivant de l'apostat, ou s'il a réclamé l'argent et qu'ils n'ont pas voulu le lui donner, et qu'ils ont des témoins à ce sujet, ils ont acquis ce qui est entre leurs mains, et ses héritiers ne peuvent pas le retirer de la main du dépositaire, ni du vivant de l'apostat ni après sa mort, car quiconque détient ses biens (de l'apostat) peut les acquérir tant qu'il est vivant (Mordekhaï, premier chapitre de Kiddouchin, au nom de Rachi). Un Juif apostat dont la mère est morte et qui a des proches du côté du père : si l'apostat est adulte, de sorte qu'il convient de le pénaliser dans son héritage, ses héritiers non plus n'héritent pas à sa place, et l'héritage reste aux autres héritiers de la mère ; si l'apostat est mineur, de sorte qu'il ne convient pas de le pénaliser, ses héritiers héritent de sa mère. Et le mari hérite à la place de sa femme apostate, bien que le père de celle-ci soit mort après qu'elle s'est convertie à l'idolâtrie et qu'elle soit morte ensuite : le mari hérite, puisque sa main est comme la main d'elle, la pénalité ne s'applique pas à lui (Mordekhaï, chapitre susmentionné, et Terumat HaDechen, siman 349).
séif 2
- לאה נשבית ואמה קבצה מעות לפדיונה ואח"כ שמעה שהמירה ונטמעה בין העכו"ם אם א"א להחזיר לכל אחד מה שנתן יהיה הקרן קיים לפדיון שבוים ואם יתכן לפדות באחרית הימים אותה שבויה תפדה בהם (וע' בי"ד סי' רנ"ג סעיף ו'):Léa a été faite captive, et sa mère a collecté de l'argent pour son rachat ; ensuite elle a entendu qu'elle (Léa) s'était convertie et s'était assimilée parmi les non-Juifs : s'il est impossible de rendre à chacun ce qu'il a donné, le capital sera maintenu pour le rachat des captifs ; et s'il devient possible, à la fin des jours, de racheter cette captive, elle sera rachetée avec cet argent (et voir Yoré Dé'a, siman 253, séif 6).
séif 3