Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- המעביר נכסיו מבניו ליתנם לאחד. ובו י סעיפים:
אין אדם יכול להוריש מי שאינו ראוי ליורש ולא לעקור הירושה מהיורש בין שצוה והוא בריא בין שהיה שכיב מרע בין על פה בין בכתב לפיכך האומר איש פלוני בכורי לא יטול פי שנים איש פלוני בני לא יירש עם אחיו לא אמר כלום איש פלוני יירשני במקום שיש לו בת בתי תירשני במקום שיש לו בן לא אמר כלום וכן כל כיוצא בזה אבל אם היו לו יורשים רבים כגון בנים רבים או אחים או בנות ואמר כשהוא שכ"מ פלוני אחי יירשני מכלל אחי או בתי פלונית ירשני מכלל בנותי (או שריבה לאחד ומיעט לאחד (טור) דבריו קיימים בין שאמר ע"פ בין שאמר בכתב אבל אם אמר פלוני בני ירשני לבדו אם אמר ע"פ דבריו קיימים אבל אם כתב כל נכסיו לבנו לא עשאו אלא אפוטרופוס כמו שנתבאר בסי' רמ"ו:Celui qui fait passer ses biens de ses fils pour les donner à un seul. Il comporte 10 séifim.
Un homme ne peut pas faire hériter celui qui n'est pas apte à hériter de lui, ni retirer l'héritage à l'héritier, qu'il l'ait ordonné en bonne santé ou qu'il ait été chekhiv mera (mourant), oralement ou par écrit. C'est pourquoi celui qui dit : « Untel, mon premier-né, ne prendra pas la double part », « Untel, mon fils, n'héritera pas avec ses frères », n'a rien dit (ses paroles sont sans effet). « Untel héritera de moi », là où il a une fille ; « Ma fille héritera de moi », là où il a un fils : il n'a rien dit. Et de même pour tout cas semblable. Mais s'il avait plusieurs héritiers, par exemple plusieurs fils, ou des frères, ou des filles, et qu'il a dit, étant chekhiv mera : « Untel, mon frère, héritera de moi », parmi ses frères, ou « Ma fille Unetelle héritera de moi », parmi ses filles (ou s'il a donné davantage à l'un et moins à l'autre (Tour)), ses paroles sont valables, qu'il l'ait dit oralement ou par écrit. Mais s'il a dit : « Untel, mon fils, héritera de moi seul » : s'il l'a dit oralement, ses paroles sont valables ; mais s'il a écrit tous ses biens à son fils, il n'a fait de lui qu'un administrateur (apotropos), comme il a été expliqué au siman 246.séif 1
- אמר פלוני בני יירש חצי נכסי ושאר בני החצי דבריו קיימים:S'il a dit : « Untel, mon fils, héritera de la moitié de mes biens, et mes autres fils de l'autre moitié », ses paroles sont valables.
séif 2
- אמר פלוני בני לא יירש אלא כך וכך או שאמר ראובן בני יירש חלקו וחלק שמעון או שאמר לא יירש שמעון אלא ראובן לא אמר כלום אבל אם אמר ראובן בני יירשני או יירש כל נכסי ולא יירש שמעון דבריו קיימים: הגה וכן אם אמר לא יירש שמעון וראובן יירש הכל דבריו קיימים (המגיד פ' י' דנחלות ):S'il a dit : « Untel, mon fils, n'héritera que de telle somme », ou s'il a dit : « Réouven, mon fils, héritera de sa part et de la part de Chimon », ou s'il a dit : « Chimon n'héritera pas, mais Réouven héritera », il n'a rien dit. Mais s'il a dit : « Réouven, mon fils, héritera de moi », ou « héritera de tous mes biens, et Chimon n'héritera pas », ses paroles sont valables. Haga (Rema) : Et de même s'il a dit : « Chimon n'héritera pas, et Réouven héritera de tout », ses paroles sont valables (Maguid Michné, chapitre 10 des lois de l'héritage).
séif 3
- בד"א בפשוטים אבל בבכור אם אמר יירש כפשוט או שאמר לא יטול פי שנים או לא יירש פי שנים לא אמר כלום שנאמר לא יוכל לבכר את בן האהובה: הגה ואפילו במקום שנהגו שאין הבכור נוטל פי שנים אין לילך אחר המנהג הואיל והוא נגד דין תורה (מהרי"ק שורש ח'):Dans quel cas cela est-il dit ? Pour les fils ordinaires (pechoutim) ; mais pour le premier-né, s'il a dit : « Il héritera comme un fils ordinaire », ou s'il a dit : « Il ne prendra pas la double part », ou « Il n'héritera pas la double part », il n'a rien dit, comme il est dit : « Il ne pourra pas conférer le droit d'aînesse au fils de l'aimée » (Deutéronome 21, 16). Haga (Rema) : Et même dans un lieu où l'on a l'usage que le premier-né ne prenne pas la double part, on ne suit pas l'usage, puisqu'il va à l'encontre de la loi de la Torah (Maharik, racine 8).
séif 4
- אם היה בריא אינו יכול להוסיף ולא לגרוע לא לבכור ולא לאחד משאר יורשים:S'il était en bonne santé, il ne peut ni ajouter ni retrancher (par voie d'héritage), ni au premier-né, ni à l'un des autres héritiers.
séif 5
- שכיב מרע שיש לו בכור ופשוטים וריבה לאחד מהפשוטים בלשון ירושה כגון שאמר פלוני בני יירש כך וכך לא אמר כלום וי"א שחלוקת הפשוטים קיימת ומקבצים מכלם לפי חשבון ומשלימים לבכור:Un chekhiv mera qui a un premier-né et des fils ordinaires et qui a donné davantage à l'un des fils ordinaires en termes d'héritage, par exemple en disant : « Untel, mon fils, héritera de telle somme », n'a rien dit. Et certains disent que le partage entre les fils ordinaires est valable, et l'on rassemble de chacun d'eux proportionnellement et l'on complète la double part du premier-né.
séif 6
- אין כל הדברים הללו אמורים אלא כשאמר לשון ירושה אבל אם אמר לשון מתנה דבריו קיימים לפיכך המחלק נכסיו על פיו כשהוא ש"מ וריבה לאחד ומיעט לאחד והשוה להם הבכור או שנתן למי שאינו ראוי ליורשו דבריו קיימים ואם אמר משום ירושה לא אמר כלום כתב בין בתחלה בין באמצע בין בסוף משום מתנה אע"פ שהזכיר לשון ירושה בתחלה ובסוף דבריו קיימים כיצד תנתן שדה פלונית לפלוני בני ויירשנה או שאמר יירשנה ותנתן לו ויירשנה או יירשנה ותנתן לו הואיל ויש שם לשון מתנה אע"פ שהזכיר לשון ירושה בתחלה ובסוף דבריו קיימים וכן אם היו ג' שדות לג' יורשים ואמר יירש פלוני שדה פלונית ותנתן לפלוני שדה פלונית ויירש פלוני שדה פלונית קנו אע"פ שזה שא"ל בלשון ירושה אינו זה שאמר ליה בלשון מתנה והוא שלא ישהה בין אמירה לאמירה כדי דבור אבל אם שהה צריך שיהיה לשון המתנה מעורב בשלשתן הגה בד"א בג' שדות לג' בני אדם אבל אם נתנן לאדם אחד או שדה אחת לג' בני אדם אפילו לאחר כדי דיבור מהני (טור) וי"א דדוקא שאמר ותנתן בוי"ו אבל אם אמר תנתן בלא ו' לא מהני ללשון ירושה שלפניו (נ"י בשם רשב"א) הכותב לבתו שתקח לאחר מותו כחצי חלק זכר דינו כירושה בעלמא ובעל חוב וכתובה קודמין למתנה זו וכן עשור נכסי הבת וכל ימי חיי הנותן יכול למכור הנכסים אע"פ שכתב לה מהיום ולאחר מיתה ואין הבת נוטלת אלא בנכסים שהיו לו בשעת נתינה אבל לא אח"כ דאין אדם יכול להקנות דבר שלא בא לעולם (מרדכי פ' יש נוחלין) מיהו נ"ל דמה שנוהגין עכשיו לכתוב שטר חוב לבתו ולהתנות שאם יתן לבתו חלק חצי זכר יפטור מן החוב צריך ליתן לה בכל אשר לו דעיקר הוא החוב ולכן צריך לקיים תנאו או ישלמו החוב וכן המנהג. כתב לבתו שטר חצי זכר וכתב לה ויוצאי חלציה בנותיה ובניה נוטלין בשוה הואיל ולא כ' יורשי' יוצאי חלציה (פסקי מהרא"י) התנה שלא יהא חלק לבתו בספרים והלוה על הספרים אין בעל חוב קונה משכון ולכן יש לבת חלק בהן אבל אם הוחלטו הספרים בידו אין לבת חלק בהן (מהרי"ו סי' ק"ט):Toutes ces choses ne sont dites que lorsqu'il a employé une expression d'héritage ; mais s'il a employé une expression de don (matana), ses paroles sont valables. C'est pourquoi celui qui partage ses biens de sa bouche, alors qu'il est chekhiv mera, et qui a donné davantage à l'un et moins à l'autre, et a mis le premier-né à égalité avec eux, ou qui a donné à celui qui n'est pas apte à hériter de lui, ses paroles sont valables. Et s'il a dit « au titre d'héritage », il n'a rien dit. S'il a écrit, soit au début, soit au milieu, soit à la fin, « au titre de don », bien qu'il ait mentionné l'expression d'héritage au début et à la fin, ses paroles sont valables. Comment ? « Que tel champ soit donné à Untel, mon fils, et qu'il en hérite », ou s'il a dit : « Qu'il en hérite, et qu'il lui soit donné, et qu'il en hérite », ou « Qu'il en hérite, et qu'il lui soit donné » : puisqu'il y a là une expression de don, bien qu'il ait mentionné l'expression d'héritage au début et à la fin, ses paroles sont valables. Et de même, s'il y avait trois champs pour trois héritiers, et qu'il a dit : « Qu'Untel hérite de tel champ, et que soit donné à Untel tel champ, et qu'Untel hérite de tel champ », ils ont acquis tous, bien que celui à qui il a parlé en termes d'héritage ne soit pas celui à qui il a parlé en termes de don ; à condition qu'il n'ait pas attendu entre une déclaration et l'autre le temps de prononcer une phrase (kedé dibbour). Mais s'il a attendu, il faut que l'expression de don soit mêlée aux trois. Haga (Rema) : Dans quel cas cela est-il dit ? Pour trois champs à trois personnes ; mais s'il les a donnés à une seule personne, ou un seul champ à trois personnes, même après le temps de prononcer une phrase, cela est efficace (Tour). Et certains disent que cela ne vaut que s'il a dit « et qu'il soit donné » avec le vav (« et ») ; mais s'il a dit « qu'il soit donné » sans vav, cela n'est pas efficace pour l'expression d'héritage qui la précède (Nimouké Yossef, au nom du Rachba). Celui qui écrit à sa fille qu'elle prendra après sa mort l'équivalent d'une demi-part de garçon ('hatsi 'hélek zakhar) : sa loi est comme un simple héritage ; le créancier et la ketouba ont priorité sur ce don, ainsi que le dixième des biens (dû à la fille pour sa dot) ; et tous les jours de la vie du donateur, il peut vendre les biens, bien qu'il lui ait écrit « à partir d'aujourd'hui et après la mort » ; et la fille ne prend que sur les biens qu'il possédait au moment du don, mais pas sur ceux acquis ensuite, car un homme ne peut transférer la propriété d'une chose qui n'est pas encore venue au monde (Mordekhaï, chapitre Yech no'hlin). Toutefois, il me semble que, pour ce que l'on a l'usage d'écrire aujourd'hui, un acte de dette en faveur de sa fille, en stipulant que s'il (l'héritier) donne à sa fille la part de demi-garçon, il sera exempté de la dette, il faut lui donner sa part sur tout ce qu'il possède, car l'essentiel est la dette ; c'est pourquoi il faut accomplir sa condition, ou bien ils paieront la dette ; et tel est l'usage. S'il a écrit à sa fille un acte de demi-garçon, et lui a écrit « à elle et à ses descendants », ses filles et ses fils prennent à parts égales, puisqu'il n'a pas écrit « les héritiers de ses descendants » (Pessakim de Mahari, Terumat HaDechen). S'il a stipulé que sa fille n'aurait pas de part dans les livres, et qu'il a emprunté sur gage de ces livres : le créancier n'acquiert pas le gage en propriété, et c'est pourquoi la fille a une part en eux ; mais si les livres ont été définitivement attribués au créancier entre ses mains, la fille n'a pas de part en eux (Mahari Weil, siman 109).
séif 7
- לשון יחזיק בנכסים הוי לשון מתנה וכן לשון יחלוקו הוי לשון מתנה:L'expression « il prendra possession des biens » (ya'hazik) est une expression de don, et de même l'expression « ils partageront » est une expression de don.
séif 8
- חלק כל נכסיו לאחרים בלשון מתנה אע"פ שלא שייר כלום ליורש דבריו קיימים:S'il a partagé tous ses biens à d'autres en termes de don, bien qu'il n'ait rien laissé à l'héritier, ses paroles sont valables.
séif 9
- מי שהיו לו בני אחיות ובן אח ונתן מתנה לבן אח וכתב שבאותה מתנה סילק כל חלק וזכות מכל ירושתו ומת בן האח יורש הכל : הגה ארבע אחיות שהיה להן אח שאינו נוהג כשורה ורצו להבריח הירושה ממנו וכתבו שטר שכ"א מהן נותנת כל נכסיה לג' אחיותיה אין כאן מתנה כלל כי חזר כל הממון להיות של ארבעתן כבתחלה ואם היו המתנות שעה אחת קודם מיתתן אין האח יורש כי אם אחר מיתת האחרונה ולא אזלינן בתר אומדנא כהאי גוונא ואם כתוב בשטר שהראשונה נתנה לג' אחיותיה ואח"כ נתנה השנית ואח"כ השלישית ואח"כ הרביעית כל הקודמת חזרה וזכתה בנכסים שחזרו ונתנו להן (הרא"ש כלל פרק ד' סי' ה'):Celui qui avait des fils de sœurs et un fils de frère, et qui a fait un don au fils du frère, en écrivant que par ce don celui-ci renonçait à toute part et tout droit sur l'ensemble de son héritage, puis est mort : le fils du frère hérite de tout. Haga (Rema) : Quatre sœurs qui avaient un frère qui ne se conduisait pas convenablement, et qui voulaient soustraire l'héritage à lui, ont écrit un acte selon lequel chacune d'elles donne tous ses biens à ses trois sœurs : il n'y a là aucun don, car tout l'argent est revenu à appartenir aux quatre comme au début. Et si les dons ont été faits une heure avant leur mort, le frère n'hérite qu'après la mort de la dernière, et on ne suit pas l'estimation (oumdana, de leur intention) dans un tel cas. Et s'il est écrit dans l'acte que la première a donné à ses trois sœurs, puis la deuxième a donné, puis la troisième, puis la quatrième, chacune qui précède a de nouveau acquis les biens qu'on lui a redonnés (Roch, règle, chapitre 4, siman 5).
séif 10