Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אבידתו קודמת לכל אדם אבידת רבו ואבידת אביו של מי קודמת. ובו ח סעיפים:
מי שאבדה לו אבידה ופגע באבידתו ובאבידת חבירו אם יכול לחזור את שתיהן חייב להחזירם ואם לא יחזיר את שלו שאבידתו קודמת אפי' לאבידת אביו ורבו כדדרשינן מאפס לא יהיה בך אביון ואעפ"כ יש לו לאדם ליכנס לפנים משורת הדין ולא לדקדק ולומר שלי קודם אם לא בהפסד מוכח ואם תמיד מדקדק פורק ממנו עול גמילות חסדים וסוף שיצטרך לבריות:Son propre objet perdu passe avant celui de tout homme ; entre l'objet perdu de son maître et celui de son père, lequel passe en premier. Ce siman contient 8 séifim.
Celui qui a perdu un objet et qui tombe sur son objet perdu et sur l'objet perdu de son prochain : s'il peut rapporter les deux, il est tenu de les rapporter ; sinon, il rapportera le sien, car son objet perdu passe en premier, même avant l'objet perdu de son père et de son maître, comme nous l'interprétons du verset : « Toutefois, il n'y aura pas de pauvre chez toi » (Deutéronome 15, 4). Néanmoins, un homme doit agir au-delà de la stricte loi et ne pas être pointilleux en disant « le mien passe en premier », sauf en cas de perte évidente ; et s'il est toujours pointilleux, il se décharge du joug de la bienfaisance (guemilout 'hassadim), et finira par avoir besoin des gens.séif 1
- פגע באבידת אביו ובאבידת רבו אם היה אביו שקול כנגד רבו של אביו קודמת ואם לאו של רבו קודמת והוא שיהיה רבו מובהק שרוב חכמתו של תורה למד ממנו (ועבי"ד סי' רמ"ב סל"ד):S'il tombe sur l'objet perdu de son père et sur l'objet perdu de son maître : si son père était l'égal de son maître (en sagesse), celui de son père passe en premier ; sinon, celui de son maître passe en premier, à condition que ce soit son maître principal (rabbo mouvhak), auprès de qui il a appris la majeure partie de sa sagesse de la Torah Haga (Rema) : (et voir dans Yoré Déa, siman 242, séif 34).
séif 2
- הניח אבידתו והחזיר אבידת חבירו אין לו אלא שכר הראוי לו כיצד שטף נהר חמורו וחמור חבירו שלו שוה מנה ושל חבירו ק"ק הניח שלו והציל של חבירו אין לו אלא שכר הראוי לו ואם אמר לו אציל את שלך ואתה נותן דמי שלי או שהתנה כן בפני ב"ד חייב ליתן לו דמי שלו ואע"פ שעלה חמורו מאיליו זכה במה שהתנה עמו: הגה מיהו הוא הפקר וכל הקודם בו זכה (נ"י פרק הגוזל בתרא) ואם אין הבעלים שם אע"פ שלא התנה כאילו התנה דמי (טור) ועיין לקמן סי' רס"ה:S'il a délaissé son objet perdu et a rapporté l'objet perdu de son prochain, il n'a droit qu'au salaire qui lui convient. Comment cela ? Un fleuve a emporté son âne et l'âne de son prochain ; le sien vaut une mané et celui de son prochain deux cents zouz ; il a délaissé le sien et sauvé celui de son prochain : il n'a droit qu'au salaire qui lui convient. Et s'il lui a dit : « Je sauverai le tien, et tu me paieras la valeur du mien », ou s'il l'a stipulé devant un tribunal, celui-ci est tenu de lui payer la valeur du sien ; et bien que son âne soit remonté de lui-même, il a acquis ce qu'il a stipulé avec lui. Haga (Rema) : Toutefois, son âne est un bien abandonné (hefker), et quiconque s'en empare en premier l'acquiert (Nimouké Yossef, chapitre HaGozel Batra). Et si le propriétaire n'est pas là, bien qu'il n'ait pas stipulé, c'est comme s'il avait stipulé (Tour). Et voir plus loin, siman 265.
séif 3
- ירד להציל ולא הציל אין לו אלא שכרו הראוי לו: הגה ודוקא שהתנה עם הבעלים אבל לא התנה עם הבעלים וירד להציל ולא הציל אפילו שכרו אין לו דהא לא הועיל לו וכן אם עלה חמורו מאליו אבל אם הציל לא יוכל בעל החמור לומר חמורי היה עולה בלעדי הצלתך אלא חייב ליתן לו שכרו וכן שנים שנתפסו והוציא אחד הוצאות אם השני יצא מן המאסר בלא השתדלות חבירו אין חייב ליתן לחבירו כלום הואיל ולא התנה עמו ואם לא יצא רק ע"י השתדלות האחר לא יוכל לומר לא הייתי צריך להשתדלותך כי ידי תקיפה אע"פ שהאמת אתו מ"מ חייב ליתן לו כפי מה שנהנה לפי ראות ב"ד כן נ"ל (ועיין במרדכי פ' הגוזל בתרא תשובת מהר"ם ודלא כמהר"ם פאדוואה סי' ס"ג) ואם נראה לב"ד שלא הוצרך להרבות בהוצאות בשבילו דאפי' בשבילו לבדו היה צריך לכל הוצאות אלו אינו חייב ליתן לו כלום דזה נהנה וזה אינו חסר לכן יש מי שפסק מי שהציל ספריו וספרי חבירו אם לא הוצרך להרבות הונאות בשביל חבירו אין חבירו חייב לשלם לו כלום (הגהות אלפסי פ' הגוזל) ונ"ל דווקא שירד תחלה להציל שלו אלא שהציל ג"כ של חבירו עמו אבל אם ירד על דעת שניהן חייב ליתן לו מה שנהנה מאחר שהציל של חבירו וכמו שנתבאר כן נ"ל וכן כל אדם שעושה עם חבירו פעולה או טובה לא יוכל לומר בחנם עשית עמדי הואיל ולא צויתיך אלא צריך ליתן לו שכרו (ר"ן פ' שני דייני גזירות):S'il est descendu pour sauver le bien de son prochain et ne l'a pas sauvé, il n'a droit qu'au salaire qui lui convient. Haga (Rema) : Et seulement s'il a stipulé avec le propriétaire ; mais s'il n'a pas stipulé avec le propriétaire, et qu'il est descendu pour sauver sans sauver, il n'a même pas droit à son salaire, puisqu'il ne lui a pas été utile ; et de même si son âne est remonté de lui-même. Mais s'il l'a sauvé, le propriétaire de l'âne ne peut pas dire : « Mon âne serait remonté sans ton sauvetage » ; il est plutôt tenu de lui payer son salaire. Et de même, deux personnes qui ont été emprisonnées, et l'une a engagé des frais : si la seconde est sortie de prison sans les démarches de son compagnon, elle n'est tenue de rien payer à son compagnon, puisqu'il n'a pas stipulé avec elle ; et si elle n'est sortie que grâce aux démarches de l'autre, elle ne peut pas dire : « Je n'avais pas besoin de tes démarches », car les geôliers ont la main forte, même si la vérité est de son côté ; néanmoins, elle est tenue de lui payer selon ce dont elle a profité, d'après l'appréciation du tribunal. Ainsi me semble-t-il (et voir dans le Mordekhaï, chapitre HaGozel Batra, la réponse du Maharam, et contrairement au Maharam de Padoue, siman 63). Et s'il paraît au tribunal qu'il n'a pas eu besoin d'augmenter les frais pour lui, car même pour lui seul il aurait eu besoin de tous ces frais, elle n'est tenue de rien lui payer, car « celui-ci profite et celui-là ne perd rien ». C'est pourquoi il y a un avis qui a tranché que celui qui a sauvé ses livres et les livres de son prochain, s'il n'a pas eu besoin d'augmenter les frais pour son prochain, son prochain n'est tenu de rien lui payer (Hagahot Alfassi, chapitre HaGozel). Et il me semble que c'est seulement s'il est descendu d'abord pour sauver le sien, mais a sauvé aussi celui de son prochain avec lui ; mais s'il est descendu à l'intention des deux, il est tenu de lui payer ce dont il a profité, puisqu'il a sauvé le bien de son prochain, comme il a été expliqué. Ainsi me semble-t-il. Et de même, toute personne qui accomplit pour son prochain un travail ou un bienfait, celui-ci ne peut pas dire : « Tu l'as fait pour moi gratuitement, puisque je ne te l'ai pas ordonné » ; il doit plutôt lui payer son salaire (le Ran, chapitre Chné Dayané Guezérot).
séif 4
- וכן שנים שהיו באים בדרך זה בחבית של יין וזה בכד של דבש ונסדק הכד של דבש וקודם שישפך הדבש לארץ שפך זה יינו והציל הדבש לתוך החבית אין לו אלא שכרו הראוי לו ואם א"ל אציל את שלך ואתה נותן לי דמי שלי או שהתנה כן בפני ב"ד הרי זה חייב ליתן לו ובעל היין חייב לשפוך יינו כדי להציל דבש חבירו הואיל והבעלים אומרים לשלם לו (טור בסי' רע"ד בשם הרא"ש) (ויש חולקין) (שם בשם הרי"ף והרמ"ה ) ואם נשפך הדבש לארץ הרי זה הפקר וכל המציל לעצמו מציל: הגה וי"א אפי' לא נשפך הדבש עדיין רק שנשבר הכד כל כך שהיה נשפך אם לא הציל זה הוי הפקר (טור וב"י בשם רש"י) וה"ה בכיוצא בזה כגון שהיה שריפה בעיר וברחו היהודים מן העיר מפחד הדליקה והציל אחד מה שהציל הוא שלו דהוי כזוכה מן ההפקר (מרדכי פרק הגוזל בתרא):Et de même, deux hommes qui marchaient en chemin, l'un avec un tonneau de vin et l'autre avec une cruche de miel ; la cruche de miel s'est fendue, et avant que le miel ne se répande à terre, celui-là a versé son vin et sauvé le miel dans le tonneau : il n'a droit qu'au salaire qui lui convient. Et s'il lui a dit : « Je sauverai le tien, et tu me paieras la valeur du mien », ou s'il l'a stipulé devant un tribunal, celui-ci est tenu de lui payer. Et le propriétaire du vin est tenu de verser son vin pour sauver le miel de son prochain, puisque le propriétaire du miel propose de le lui payer Haga (Rema) : (Tour, siman 274, au nom du Roch) (et certains contestent) (là-même, au nom du Rif et du Rama). Et si le miel s'est répandu à terre, il est abandonné (hefker), et quiconque le sauve le sauve pour lui-même. Haga (Rema) : Et certains disent que même si le miel ne s'est pas encore répandu, mais que la cruche s'est tellement brisée qu'il se serait répandu si celui-ci ne l'avait pas sauvé, il est abandonné (Tour, et Beit Yossef au nom de Rachi). Et la règle est la même dans un cas semblable, par exemple s'il y avait un incendie dans la ville et que les Juifs ont fui la ville par peur du feu, et que quelqu'un a sauvé des biens : ce qu'il a sauvé est à lui, car c'est comme s'il acquérait d'un bien abandonné (Mordekhaï, chapitre HaGozel Batra).
séif 5
- היה זה בא בכד של דבש וזה בא בקנקנים ריקנים ונסדק כד הדבש ואמר לו בעל הקנקנים איני מציל לך דבש זה בקנקני עד שתתן לי חציו או שלישו או כך וכך דינרים וקבל עליו בעל הדבש ואמר לו הן הרי זה שחק בו ואינו נותן לו אלא שכרו הראוי לו שהרי לא הפסידו כלום:Si l'un venait avec une cruche de miel et l'autre avec des cruches vides, et que la cruche de miel s'est fendue, et que le propriétaire des cruches lui a dit : « Je ne te sauverai pas ce miel dans mes cruches à moins que tu ne me donnes la moitié, ou le tiers, ou tant de dinars », et que le propriétaire du miel a accepté et lui a dit « oui » : il s'est moqué de lui, et il ne lui donne que le salaire qui lui convient, car il ne lui a rien fait perdre.
séif 6
- וכן מי שברח מבית האסורים והיתה מעבורת לפניו וא"ל העבירני ואני נותן לך דינר והעבירו אין לו אלא שכרו הראוי לו ואם היה צייד וא"ל בטל מצודתך והעבירני נותן לו כל מה שהתנה עמו וכן כל כיוצא בזה : הגה י"א הא דאין לו אלא שכרו היינו בדבר שאין רגילות ליתן עליו הרבה אבל בדבר שדרך ליתן הרבה כגון השבעת שדים או רפואה חייב ליתן לו כל מה שהתנה עמו (תוס' והרא"ש פרק מצות חליצה) ובשדכנות אין לו אלא שכרו אע"פ שהתנה עמו לתת לו הרבה (הרא"ש כלל ק"ה סי' ח' ומרדכי פ' הגוזל בתרא בשם מוהר"ם):Et de même, celui qui s'est enfui de prison, et qu'il y avait un bac devant lui, et qu'il a dit au passeur : « Fais-moi traverser et je te donnerai un dinar », et qu'il l'a fait traverser : il n'a droit qu'au salaire qui lui convient. Et s'il était pêcheur et qu'il lui a dit : « Abandonne ton filet et fais-moi traverser », il lui donne tout ce qu'il a stipulé avec lui ; et de même dans tout cas semblable. Haga (Rema) : Certains disent que ce qu'on dit, qu'il n'a droit qu'à son salaire, c'est pour une chose pour laquelle on n'a pas l'habitude de payer beaucoup ; mais pour une chose pour laquelle on a l'habitude de payer beaucoup, par exemple l'adjuration des démons ou un remède, il est tenu de lui donner tout ce qu'il a stipulé avec lui (Tossefot et le Roch, chapitre Mitsvat 'Halitsa). Et pour l'entremise matrimoniale (chadkhanout), il n'a droit qu'à son salaire, même s'il a stipulé de lui donner beaucoup (le Roch, règle 105, siman 8 ; Mordekhaï, chapitre HaGozel Batra, au nom du Maharam).
séif 7
- בד"א בשלא נתן לו אבל אם נתן לו בכל אלו הדברים אינו יכול להוציא מידו:Où cela s'applique-t-il ? Quand il ne lui a pas encore payé ; mais s'il lui a payé, dans tous ces cas, il ne peut pas le lui reprendre.
séif 8