Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שלא לדון בדיני עכו"ם. ובו ד סעיפים:
אסור לדון בפני דייני עכו"ם ובערכאות שלהם (פי' מושב קבוע לשרים לדון בו) אפי' בדין שדנים בדיני ישראל ואפי' נתרצו ב' בעלי דינים לדון בפניהם אסור וכל הבא לידון בפניהם הרי זה רשע וכאלו חירף וגידף והרים יד בתורת מרע"ה: הגה ויש ביד ב"ד לנדותו ולהחרימו עד שיסלק יד עכו"ם מעל חבירו (מהרי"ק שורש קנ"ד) וכן מחרימין המחזיק ביד ההולך לפני עכו"ם (ריב"ש סי' ק"ב) ואפי' אינו דן לפני עכו"ם רק שכופהו ע"י עכו"ם שיעמוד עמו לדין ישראל ראוי למתחו על העמוד (מרדכי פרק הגוזל קמא) וע"ל סי' שפ"ח מי שהלך בערכאות של עכו"ם ונתחייב בדיניה' ואח"כ חוזר ותבעו לפני דייני ישראל י"א שאין נזקקין לו (מהרי"ק שורש קפ"ח) וי"א דנזקקין לו (מרדכי בפרק הגוזל בתרא) אם לא שגרם הפסד לבעל דינו לפני עובדי כו"ם (מהר"ם מריזבורג) והסברא ראשונה נ"ל עיקר:Ne pas recourir aux tribunaux des non-Juifs. Ce siman contient 4 séifim.
Il est interdit de se faire juger devant des juges non juifs et dans leurs arkaot (tribunaux) (explication : siège permanent où les dignitaires rendent la justice), même pour une affaire qu'ils jugent selon les lois d'Israël, et même si les deux plaideurs ont consenti à être jugés devant eux, c'est interdit. Et quiconque vient se faire juger devant eux est un impie (racha), et c'est comme s'il avait insulté, blasphémé et levé la main contre la Torah de Moché notre maître. Haga (Rema) : Et le tribunal a le pouvoir de le mettre au ban (nidouï) et de l'excommunier ('hérem) jusqu'à ce qu'il écarte la main des non-Juifs de son prochain (Mahariq, racine 154). Et de même, on excommunie celui qui soutient celui qui va devant les non-Juifs (Rivach, siman 102). Et même s'il ne plaide pas devant les non-Juifs, mais le contraint seulement par l'intermédiaire des non-Juifs à comparaître avec lui devant un tribunal juif, il mérite d'être fouetté au poteau (Mordekhaï, chapitre HaGozel Kama). Et voir plus loin, siman 388. Celui qui est allé devant les tribunaux non juifs et a été condamné selon leurs lois, et qui ensuite assigne à nouveau son adversaire devant des juges juifs : certains disent qu'on ne s'occupe pas de lui (Mahariq, racine 188), et certains disent qu'on s'occupe de lui (Mordekhaï, chapitre HaGozel Batra), à moins qu'il ait causé une perte à son adversaire devant les non-Juifs (Maharam de Rothenburg). Et la première opinion me paraît l'essentiel.séif 1
- היתה יד עכו"ם תקיפה ובעל דינו אלם ואינו יכול להציל ממנו בדייני ישראל יתבענו לדייני ישראל תחלה אם לא רצה לבא נוטל רשות מב"ד ומציל בדיני עכו"ם מיד בעל דינו: הגה ויש רשות לב"ד לילך לפני עכו"ם ולהעיד שזה חייב לזה (בה"ת בשם ר' שרירא) וכל זה דוקא כשאינו רוצה להיות ציית דין אבל בלא"ה אסור לב"ד להרשות לדון לפני עכו"ם (מהרי"ק שורש א'):Si la main des non-Juifs était puissante (dans le lieu), et que son adversaire est un homme violent et qu'il ne peut récupérer son dû de lui par les juges juifs, il l'assignera d'abord devant les juges juifs ; s'il ne veut pas venir, il prend l'autorisation du tribunal et récupère son dû par les tribunaux non juifs de la main de son adversaire. Haga (Rema) : Et le tribunal a le droit d'aller devant les non-Juifs et de témoigner que celui-ci doit de l'argent à celui-là (Baal HaTeroumot, au nom de Rav Chrira). Et tout cela uniquement lorsqu'il (l'adversaire) ne veut pas se soumettre à la justice ; mais sans cela, il est interdit au tribunal d'autoriser à plaider devant les non-Juifs (Mahariq, racine 1).
séif 2
- המקבל עליו בקנין לידון עם חבירו לפני עכו"ם אינו כלום ואסור לידון בפניהם ואם קבל עליו שאם לא ילך בפניהם יהיה עליו כך וכך לעניים אסור לילך לדון עמו לפני עכו"ם וחייב ליתן מה שקבל עליו לעניים ויש מי שאומר שאין ב"ד מוציאין ממנו אלא מודיעין אותו שחל הנדר עליו:Celui qui s'engage par un kinyan (acte d'acquisition formel) à plaider avec son prochain devant les non-Juifs, cela n'a aucune valeur, et il est interdit de plaider devant eux. Et s'il s'est engagé à ce que, s'il ne va pas plaider devant eux, il devra donner telle somme aux pauvres, il lui est interdit d'aller plaider avec lui devant les non-Juifs, et il est tenu de donner aux pauvres ce à quoi il s'est engagé. Et il y a un avis selon lequel le tribunal ne lui retire pas cette somme par contrainte, mais on l'informe que le vœu (nédèr) s'applique à lui.
séif 3
- שטר שכתוב שיוכל לתבעו בדיני העכו"ם אינו רשאי לתבעו בפניהם ואם מסר השטר לעכו"ם שיתבענו בדיניהם חייב לשלם לו כל מה שהפסיד יותר ממה שהוא חייב בדיני ישראל: הגה וכל זה כשיוכל לכופו בדין ישראל אבל אם הלוה אלם מותר למסרו לעכו"ם (ב"י ס"ו בשם הריטב"א) וע"ל ס"ס שס"ט (הרא"ש בתשובה כלל י"ח סי' א') מדין עכו"ם המוכר שטר חוב לישראל על ישראל אחר אם דן הוא בדין עכו"ם:Un acte (chetar) dans lequel il est écrit qu'il (le créancier) pourra l'assigner (le débiteur) devant les tribunaux non juifs : il n'a pas le droit de l'assigner devant eux. Et s'il a remis l'acte à un non-Juif pour qu'il l'assigne devant leurs tribunaux, il est tenu de lui (au débiteur) payer tout ce qu'il lui a fait perdre au-delà de ce qu'il doit selon les lois d'Israël. Haga (Rema) : Et tout cela s'applique lorsqu'il peut le contraindre par le tribunal juif ; mais si l'emprunteur est un homme violent, il est permis de le livrer aux non-Juifs (Beit Yossef, séif 6, au nom du Ritva). Et voir plus loin, à la fin du siman 369 (le Roch dans ses responsa, règle 18, siman 1), la loi du non-Juif qui vend à un Juif un acte de créance sur un autre Juif, s'il peut le faire juger selon la loi des non-Juifs.
séif 4