Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דיין שטעה מתי חוזר ומתי משלם. ובו ה סעיפים:
כל דיין שדן דיני ממונות וטעה אם טעה בדברים הגלוים והידועים כגון דינים המפורשים במשנה או בגמרא או בדברי הפוסקים חוזר הדין ודנין אותו כהלכה: הגה מיהו י"א דאם נראה לדיין ולבני דורו מכח ראיות מוכרחות שאין הדין כמו שהוזכר בפוסקים יכול לחלוק עליו מאחר שאינו נזכר בגמרא (טור) בשם הרא"ש מ"מ אין להקל בדבר שהחמירו בו החבורים שנתפשטו ברוב ישראל אם לא שקבל מרבותיו שאין נוהגין באותה חומרא (פסקי מהרא"י סי' רמ"א) ואם א"א לחזור כגון שהלך זה שנטל הממון שלא כדין למדינת הים או שהוא אלם או שטימא דבר הטהור או שהורה בכשרה שהיא טריפה והאכילוהו לכלבים וכיוצא בזה הרי אלו פטור מלשלם אע"פ שגרם להזיק לא נתכוין להזיק: הגה ויש חולקין (טור בשם הרא"ש) ועוד פוסקים ולענין הוראות איסור והיתר אם הגיע להוראה אע"פ שאינו סמוך דינו כמומחה (נ"י ר"פ אד"מ) ועיין בי"ד סי' רמ"ב מדין הסמיכות בזמן הזה:Le juge qui s'est trompé : quand le jugement est-il annulé et quand doit-il payer. Ce siman contient 5 séifim.
Tout juge qui a jugé une affaire d'argent (dinei mamonot) et s'est trompé : s'il s'est trompé sur des choses évidentes et connues, par exemple des lois explicites dans la Michna ou dans la Guemara ou dans les paroles des décisionnaires, le jugement est annulé et on le juge à nouveau conformément à la halakha. Haga (Rema) : Toutefois, certains disent que s'il apparaît au juge et aux Sages de sa génération, en vertu de preuves contraignantes, que la loi n'est pas comme ce qui est mentionné chez les décisionnaires, il peut être en désaccord avec le décisionnaire, puisque cette loi n'est pas mentionnée dans la Guemara (le Tour, au nom du Roch). Néanmoins, on ne doit pas être indulgent dans une chose pour laquelle se sont montrés rigoureux les ouvrages qui se sont répandus dans la plus grande partie d'Israël, à moins qu'il ait reçu de ses maîtres que l'on n'a pas l'usage de cette rigueur (Pessakim du Mahari [Isserlein], siman 241). Et s'il est impossible de revenir sur le jugement, par exemple si celui qui a pris l'argent indûment est parti outre-mer, ou qu'il est un homme violent (dont on ne peut reprendre l'argent), ou si le juge a déclaré tamé (impur) une chose tahor (pure), ou qu'il a statué qu'une bête valide (kechéra) était tréfa (impropre à la consommation) et qu'on l'a donnée à manger aux chiens, et autres cas semblables, ceux-ci (les juges) sont exemptés de payer : bien qu'il ait causé un dommage, il n'avait pas l'intention de causer un dommage. Haga (Rema) : Et certains sont en désaccord (le Tour au nom du Roch, et d'autres décisionnaires). Et pour ce qui est des décisions sur l'interdit et le permis (issour vehetèr), s'il a atteint le niveau requis pour trancher, bien qu'il n'ait pas reçu la semikha (ordination), son statut est celui d'un juge expert (moum'hé) (Nimoukei Yossef, début du chapitre Elou Devarim). Et voir dans Yoré Déa, siman 242, la loi de la semikha à notre époque.séif 1
- טעה בשיקול הדעת כגון דבר שהוא מחלוקת תנאים או אמוראים ולא נפסקה הלכה כא' מהם בפי' ועשה כאחד מהם ולא ידע שכבר פשט המעשה בכל העולם כדברי האחד אם היה זה דיין מומחה ונטל רשות מריש גלותא או שלא נטל רשות אבל קבלו אותו בעלי דינים עליהם הואיל והוא מומחה חוזר הדין ואם אי אפשר להחזיר פטור מלשלם: הגה וג' הדיוטות דינם כיחיד מומחה וע"ל ס"ס ג' כיצד נטילת רשות מן המלך מהני ולא יאמר האדם אפסוק כמי שארצה בדבר שיש בו מחלוקת ואם עושה כן הרי זה דין שקר אלא אם הוא חכם גדול ויודע להכריע בראיות הרשות בידו ואי לאו בר הכי הוא לא יוציא ממון מספק דכל היכא דאיכא ספיקא דדינא אין מוציאין ממון מיד המוחזק (טור) ואם הוא בהוראות איסור והיתר והוא דבר איסור דאורייתא ילך לחומרא ואי דבר דרבנן ילך אחר המיקל ודוקא אם ב' החולקים הן שוין אבל אין סומכין על דברי קטן נגד דברי גדול ממנו בחכמה ובמנין אפי' בשעת הדחק אא"כ היה ג"כ הפסד מרובה וכן אם היה יחיד נגד רבים הולכים אחר רבים בכל מקום (רשב"א סי' ר"ג) ואפי' אין הרבים מסכימים מטעם אחד אלא כל אחד יש לו טעם בפני עצמו הואיל והם מסכימים לענין הדין מיקרי רבים ואזלינן בתרייהו (מהרי"ק שורש מ"א) ואם היה מנהג בעיר להקל מפני שחכם אחד הורה להם כך הולכין אחר דעתו ואם חכם אחר בא לאסור מה שהם מתירין נהוג בו איסור (תשו' הרשב"א סי' רכ"ג) כל מקום שדברי הראשונים כתובים על ספר והם מפורסמים והפוסקים האחרונים חולקים עליהם כמו שלפעמים הפוסקים חולקים על הגאונים הולכים אחר האחרונים דהלכה כבתראי מאביי ורבא ואילך (מהרי"ק שורש פ"ד) אבל אם נמצא לפעמים תשובת גאון ולא עלה זכרונו על ספר ונמצאו אחרים חולקים עליו אין צריכים לפסוק כדברי האחרונים שאפשר שלא ידעו דברי הגאון ואי הוי שמיע להו הדרי בהו (מהרי"ק שורש צ"ו):S'il s'est trompé dans l'appréciation (chikoul hadaat), par exemple sur une chose qui fait l'objet d'une machlokèt (divergence) entre Tannaïm ou Amoraïm, et que la halakha n'a pas été tranchée explicitement selon l'un d'eux, et il a agi selon l'un d'eux sans savoir que la pratique s'était déjà répandue dans le monde entier selon l'avis de l'autre : si ce juge était un expert (moum'hé) et avait reçu l'autorisation du Roch Galouta (l'Exilarque), ou qu'il n'avait pas reçu l'autorisation mais que les plaideurs l'avaient accepté sur eux, puisqu'il est expert, le jugement est annulé ; et s'il est impossible de revenir sur le jugement, il est exempté de payer. Haga (Rema) : Et trois juges profanes (hedyotot, non experts) ont le statut d'un expert unique. Et voir plus haut, à la fin du siman 3, comment l'autorisation du roi est efficace. Et une personne ne dira pas : « Je trancherai comme je voudrai » dans une chose qui fait l'objet d'une machlokèt ; et s'il agit ainsi, c'est un jugement mensonger. Mais s'il est un grand Sage et sait trancher au moyen de preuves, il en a le droit ; et s'il n'en a pas la capacité, il ne fera pas sortir d'argent en cas de doute, car partout où il y a un doute sur la loi, on ne fait pas sortir d'argent de la main de celui qui le détient (mou'hzak) (le Tour). Et s'il s'agit de décisions sur l'interdit et le permis, et que c'est un interdit de la Torah, il ira dans le sens de la rigueur ; et si c'est une chose d'ordre rabbinique, il suivra celui qui est indulgent. Et ceci uniquement si les deux Sages en désaccord sont égaux ; mais on ne s'appuie pas sur les paroles d'un Sage moindre contre les paroles d'un plus grand que lui en sagesse et en nombre, même dans un cas de nécessité, à moins qu'il y ait aussi une perte importante. Et de même, si c'était un seul contre plusieurs, on suit partout la majorité (Rachba, siman 203). Et même si les nombreux ne s'accordent pas pour une même raison, mais que chacun a sa raison propre, puisqu'ils s'accordent quant à la loi, cela s'appelle une majorité et on les suit (Mahariq, racine 41). Et s'il y avait un usage dans une ville d'être indulgent parce qu'un Sage le leur a enseigné ainsi, on suit son avis ; et si un autre Sage vient interdire ce qu'ils permettent, on y pratique l'interdit (Responsa du Rachba, siman 223). Partout où les paroles des premiers décisionnaires sont écrites dans un livre et sont connues, et que les derniers décisionnaires sont en désaccord avec eux — comme parfois les décisionnaires sont en désaccord avec les Gueonim —, on suit les derniers, car la halakha est conforme aux plus tardifs depuis Abayé et Rava (Mahariq, racine 84). Mais si l'on trouve parfois une responsa d'un Gaon dont le souvenir n'a pas été consigné dans un livre, et qu'on trouve d'autres Sages en désaccord avec lui, on n'est pas tenu de trancher selon les paroles des derniers, car il est possible qu'ils n'aient pas connu les paroles du Gaon, et s'ils les avaient entendues, ils seraient revenus sur leur avis (Mahariq, racine 96).
séif 2
- היה הטועה מומחה בית דין ולא נטל רשות ולא קבלו אותו בעלי דינין עליהם או שלא היה מומחה אבל קבלו אותו בעלי דינים עליהם לדון להם בדין וטעה בשיקול הדעת אם נשא ונתן ביד מה שעשה עשוי וישלם מביתו ואם לא נשא ונתן ביד יחזור הדין ואם אי אפשר להחזיר ישלם מביתו: הגה וי"א דאפי' לא נשא ונתן ביד מה שעשה עשוי וישלם מביתו ואין הדין חוזר (הרא"ש וטור ועוד הרבה פוסקים ע' סקי"ד אות א' וסוף ס"ק כ"ט) וכל זה כשלא קבלום עליהם בין לדין בין לטעות אבל אם קבלום עליהם בין לדין בין לטעות (טור והרא"ש) או בזמן הזה שמכריחין הקהל הדיינים ע"פ החרם שיהיו דיינים בעל כרחם לא ישלמו אפי' טעו דמה להם לעשות (שם) מ"מ יש להם לחזור אם טעו ואם אינן רוצים לחזור צריכין לשלם (מרדכי ריש סנהדרין) וכשטעו ומשלמין אם הסכימו כל הדיינים ביחד כולם משלמין ואם היו הדיינים רק שלשה והלכו אחר שנים שבהם הם משלמין ב' חלקים והחלק השלישי מפסיד הבעל דין אבל אם היו הדיינים חמשה והלכו אחר ג' שהם הרוב צריכים לשלם הכל (טור):Si celui qui s'est trompé était un juge expert (moum'hé) qui n'avait pas reçu l'autorisation, et que les plaideurs ne l'avaient pas accepté sur eux, ou qu'il n'était pas expert mais que les plaideurs l'avaient accepté sur eux pour les juger, et qu'il s'est trompé dans l'appréciation : s'il a « pris et donné de la main » (c'est-à-dire qu'il a lui-même pris l'argent de l'un pour le remettre à l'autre), ce qu'il a fait est fait, et il paiera de sa propre poche ; et s'il n'a pas pris et donné de la main, le jugement est annulé ; et s'il est impossible de revenir sur le jugement, il paiera de sa propre poche. Haga (Rema) : Et certains disent que même s'il n'a pas pris et donné de la main, ce qu'il a fait est fait, il paiera de sa propre poche, et le jugement n'est pas annulé (le Roch, le Tour et de nombreux autres décisionnaires ; voir séif katan 14, lettre 1, et la fin du séif katan 29). Et tout cela s'applique lorsqu'ils (les plaideurs) ne les ont pas acceptés sur eux aussi bien pour le jugement que pour l'erreur ; mais s'ils les ont acceptés sur eux aussi bien pour le jugement que pour l'erreur (le Tour et le Roch), ou bien à notre époque, où la communauté contraint les juges, sous peine de 'hérem (excommunication), à être juges malgré eux, ils ne paieront pas même s'ils se sont trompés, car que pouvaient-ils faire ? (ibid.). Néanmoins, ils doivent revenir sur leur jugement s'ils se sont trompés ; et s'ils ne veulent pas revenir dessus, ils doivent payer (Mordekhaï, début de Sanhédrin). Et lorsqu'ils se sont trompés et paient : si tous les juges étaient d'accord ensemble, ils paient tous ; et si les juges n'étaient que trois et qu'on a suivi deux d'entre eux, ceux-ci paient deux parts et le plaideur perd la troisième part ; mais si les juges étaient cinq et qu'on a suivi trois d'entre eux, qui sont la majorité, ils doivent tout payer (le Tour).
séif 3
- אבל מי שאינו מומחה ולא קבלו אותו בעלי דינים אע"פ שנטל רשות הרי זה בכלל בעלי זרוע ואינו בכלל הדיינים לפיכך אין דינו דין בין טעה בין לא טעה וכל אחד מבעלי דינים אם רצה חוזר ודן בפני ב"ד ואם טעה ונשא ונתן ביד חייב לשלם מביתו וחוזר ולוקח מבע"ד שנתן לו שלא כהלכה ואם אין לו להחזיר או שטמא או שהאכיל דבר המותר לכלבים ישלם כדין כל גורם להזיק שזה מתכוין להזיק הוא:Mais celui qui n'est pas expert et que les plaideurs n'ont pas accepté, bien qu'il ait reçu l'autorisation, celui-ci fait partie des hommes de force (baalei zeroa, qui imposent par la force) et ne fait pas partie des juges. C'est pourquoi son jugement n'est pas un jugement, qu'il se soit trompé ou non, et chacun des plaideurs, s'il le veut, peut à nouveau être jugé devant un tribunal. Et s'il s'est trompé et a pris et donné de la main, il est tenu de payer de sa propre poche, et il récupère ensuite auprès du plaideur à qui il a donné l'argent contrairement à la halakha. Et s'il (le bénéficiaire) n'a pas de quoi rembourser, ou s'il (le juge) a déclaré impur une chose pure, ou fait donner aux chiens une chose permise, il paiera selon la loi de quiconque cause un dommage, car celui-ci a l'intention de causer un dommage.
séif 4
- דיין שטעה וחייב שבועה למי שאינו חייב בה ועשה זה פשרה עם בעל דינו כדי שלא ישבע ואח"כ ידע שאינו בן שבועה אע"פ שקנו מידו על הפשרה אינה כלום דקנין בטעות הוא וחוזר (וכן כל כיוצא בזה ודוקא שגילה דעתו שעשה הפשרה משום השבועה או כדומה לזה) (עטור בשם הרי"ף):Un juge qui s'est trompé et a imposé un serment à quelqu'un qui n'y est pas tenu, et celui-ci a fait un compromis (pechara) avec son adversaire afin de ne pas jurer, et ensuite il a su qu'il n'était pas soumis au serment : bien qu'on ait effectué un kinyan (acte d'acquisition formel) de sa main sur le compromis, celui-ci est sans valeur, car c'est un kinyan fait par erreur, et il peut revenir sur le compromis. (Et de même dans tous les cas semblables ; et ceci uniquement s'il a manifesté qu'il faisait le compromis à cause du serment, ou quelque chose de semblable) (Itour, au nom du Rif).
séif 5