Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- השבת אבידה מאיזה מקום חייב להשיבה. ובו ט סעיפים:
הרואה אבידת ישראל חייב לטפל בה להשיבה לבעליה שנאמר השב תשיבם ואם נטלה ע"מ לגזלה ועדיין לא נתייאשו הבעלים ממנה עובר משום השב תשיבם לאחיך ומשום לא תגזול ומשום לא תוכל להתעלם ואפי' אם יחזירנה אח"כ כבר עבר על לא תוכל להתעלם נטלה לפני יאוש על דעת להחזירה ולאחר ייאוש נתכוון לגזלה אינו עובר אלא משום השב תשיבם המתין עד אחר יאוש ונטלה אינו עובר אלא משום לא תוכל להתעלם:La restitution d'un objet perdu : à partir de quel endroit on est tenu de le restituer. Ce siman contient 9 séifim.
Celui qui voit un objet perdu (avéda) appartenant à un Juif est tenu de s'en occuper pour le restituer à son propriétaire, comme il est dit : « Tu les rapporteras » (Deutéronome 22, 1). Et s'il l'a pris dans le but de le voler, alors que le propriétaire n'en avait pas encore désespéré (yéouch, renoncement), il transgresse l'interdit lié au commandement « Tu les rapporteras à ton frère », ainsi que « Tu ne voleras pas » (Lévitique 19, 13) et « Tu ne pourras pas te dérober » (Deutéronome 22, 3). Et même s'il le rend ensuite, il a déjà transgressé « Tu ne pourras pas te dérober ». S'il l'a pris avant le renoncement avec l'intention de le rendre, et qu'après le renoncement il a eu l'intention de le voler, il ne transgresse que « Tu les rapporteras ». S'il a attendu jusqu'après le renoncement et l'a pris, il ne transgresse que « Tu ne pourras pas te dérober ».séif 1
- בד"א במקום שהוא חייב להשיב משם ובמקום שראוי להסתפק בה באבידה ושתהא בענין שמוכח שהיא אבידה ושלא תהי' מדעת ושיהי' בה שוה פרוטה ושיש סי' בגופה או במקומ' ושהיה מטפל בה אם היתה שלו ושתהי' של מי שחייב להשיב אבידתו אבל אם חסר א' מכל אלו אינו חייב להשיב אבידתו:Où cela s'applique-t-il ? Dans un endroit d'où il est tenu de restituer, et lorsqu'il convient de douter à son sujet qu'il s'agit d'un objet perdu, et qu'il soit dans une situation qui prouve qu'il s'agit d'un objet perdu, et qu'il ne soit pas posé là sciemment, et qu'il ait la valeur d'une perouta (la plus petite pièce), et qu'il y ait un signe distinctif (siman) sur l'objet lui-même ou dans son emplacement, et qu'il s'en serait occupé s'il était à lui, et qu'il appartienne à quelqu'un dont on est tenu de restituer l'objet perdu. Mais s'il manque une seule de toutes ces conditions, il n'est pas tenu de restituer son objet perdu.
séif 2
- כיצד המוצא מציאה במקום שישראל מצוים שם חייב להכריז שלא נתייאשו הבעלים ואפי' העיר מחצה עכו"ם ומחצה ישראל או אפי' רובה עכו"ם והוא מצאה במקום שרוב העוברים שם ישראל חייב להחזיר אבל אם רוב העיר עכו"ם או אפי' רובה ישראל ומצאה במקום שרוב העוברים שם עכו"ם אינו חייב אפי' אם ידע שמישראל נפלה ויש בה סי' שודאי נתייאשו הבעלים וכגון שהוא מדברים שיש לתלות שידע מיד בנפילתו וכמו שיתבאר: הגה וע"ל סי' רס"ב ס"ג וי"א דאם אבד ספרים לא מייאש מינייהו אפי' במקום שרובה עכו"ם (הגהות מרדכי דב"מ):Comment cela ? Celui qui trouve un objet dans un endroit où les Juifs sont fréquents est tenu de l'annoncer publiquement, car le propriétaire n'a pas renoncé. Et même si la ville est à moitié non juive et à moitié juive, ou même en majorité non juive, s'il l'a trouvé à un endroit où la majorité des passants sont juifs, il est tenu de le rendre. Mais si la majorité de la ville est non juive, ou même si elle est en majorité juive mais qu'il l'a trouvé à un endroit où la majorité des passants sont non juifs, il n'est pas tenu de le rendre, même s'il sait qu'il est tombé d'un Juif et qu'il porte un signe distinctif, car le propriétaire a certainement renoncé ; par exemple, s'il s'agit de choses dont on peut supposer qu'il s'est aperçu tout de suite de leur chute, comme il sera expliqué (siman 262). Haga (Rema) : Et voir plus loin, siman 262, séif 3. Et certains disent que s'il a perdu des livres, il n'y renonce pas, même dans un endroit majoritairement non juif (Hagahot Mordekhaï sur Baba Metsia).
séif 3
- לפיכך המוציא חביות של יין בעיר שרובה עכו"ם יינה אסור בהנא' והקנקן מותר ואם בא ישראל ונתן בה סימן אז ודאי של ישראל היא ונתייאשו ממנה ומותרת למוצאה בשתייה אם היא סתומה (וע' בי"ד סי' קכ"ט מדין זה):C'est pourquoi celui qui trouve des tonneaux de vin dans une ville majoritairement non juive, leur vin est interdit au profit (car c'est présumé du vin de non-Juif), et le récipient est permis. Et si un Juif vient et en donne un signe distinctif, alors il appartient certainement à un Juif, et celui-ci y a renoncé, et il est permis à celui qui le trouve de le boire, s'il est scellé. Haga (Rema) : (Et voir dans Yoré Déa, siman 129, au sujet de cette règle.)
séif 4
- אע"פ שמן הדין במקום שרוב עכו"ם מצויים אפילו נתן ישראל בה סימן אינו חייב להחזיר טוב וישר לעשות לפנים משורת הדין להחזיר לישראל שנתן בה סימן (ואם הוא עני ובעל אבידה עשיר א"צ לעשות לפנים משורת הדין):Bien que selon la stricte loi, dans un endroit où les non-Juifs sont majoritaires, même si un Juif en a donné un signe distinctif, on ne soit pas tenu de le rendre, il est bon et droit d'agir au-delà de la stricte loi (lifnim michourat hadin) et de le rendre au Juif qui en a donné un signe distinctif. Haga (Rema) : (Et si celui qui trouve est pauvre et que le propriétaire de l'objet perdu est riche, il n'est pas nécessaire d'agir au-delà de la stricte loi.)
séif 5
- מקום שרובן עכו"ם ורוב טבחים ישראל בהמה או עוף הנמצא שם שחוט מותר והוא של מוצאו ואם עוף חטף בשר והשליכו למקום אחר אפילו אם רוב ישראל היא של מוצאו שודאי נתיאשו בעליו:Dans un endroit où la majorité des habitants sont non juifs et la majorité des bouchers sont juifs, un animal ou un oiseau qu'on y trouve abattu est permis à la consommation, et il appartient à celui qui le trouve. Et si un oiseau a saisi de la viande et l'a jetée à un autre endroit, même si la majorité sont juifs, elle appartient à celui qui la trouve, car son propriétaire y a certainement renoncé.
séif 6
- המציל מהארי והדוב וזוטו של ים (פי' לשון ים החוזר לאחוריו עשרה או ט"ו פרסאות ושוטף כל מה שמוצא בדרך חזרתו וכן עושה בכל יום ושלוליתו של נהר (פי' כשהנהר גדל ויוצא על גדותיו ופושט רש"י) הרי אלו שלו אפי' הבעל עומד וצווח (מ"מ טוב וישר להחזיר כמו שנתבאר סעיף ה') ואע"ג דמדינא אין חייבין להחזיר באבידות אלו אם גזר המלך או ב"ד חייב להחזיר מכח דינא דמלכותא או הפקר ב"ד הפקר ולכן פסקו ז"ל בספינה שטבעה בים שגזר המושל גם הקהלות שכל מי שקונה מן העכו"ם שהצילו מן האבידה ההוא שיחזיר לבעליו שצריכין להשיב ואין לו מן הבעלים אלא מה שנתן (מרדכי ריש פ' אלו מציאות) ואם יש מכשולות בנהר שעל ידי כן דבר הצף בו עומד שם אם הוא דבר שיש בו סי' מסתמא לא הוי יאוש: הגה ואם הוא דבר שאין בו סי' אם הבעלים יכולים להציל והן רודפין אחר האבידה או שאינו שם שאילו היו שם אפשר שהיו מצילין לא זכה בהן המוצא (טור) אבל אם הוא דבר שאינו יכול להציל מיד והוא עומד ואינו רודף אחריו ודאי מייאש וסתמא (לא) הוי יאוש (תוס' ומרדכי פ' הנ"ל) אווזין ותרנגולין שברחו מבעליהן הוי הפקר וכל המחזיק בהן זכה בהן ודוקא שאי אפשר לבעליהן להחזיר (ר"ן ר"פ שלוח הקן):Celui qui sauve un bien du lion, de l'ours, de la marée de la mer Haga (Rema) : (explication : une langue de la mer qui se retire de dix ou quinze parasanges et emporte tout ce qu'elle trouve sur le chemin de son retrait, et elle fait ainsi chaque jour) et de la crue d'un fleuve Haga (Rema) : (explication : quand le fleuve grossit, sort de ses rives et se répand ; Rachi) : ces biens sont à lui, même si le propriétaire se tient là et crie Haga (Rema) : (néanmoins, il est bon et droit de les rendre, comme il a été expliqué au séif 5. Et bien que selon la loi on ne soit pas tenu de rendre ces objets perdus, si le roi ou le tribunal l'a décrété, on est tenu de les rendre en vertu de la règle « la loi du royaume est la loi » (dina demalkhouta dina) ou de la règle « ce que le tribunal déclare abandonné est abandonné » (hefker beit din hefker). C'est pourquoi les Sages, de mémoire bénie, ont tranché, au sujet d'un navire qui avait sombré en mer, où le gouverneur ainsi que les communautés avaient décrété que quiconque achète aux non-Juifs qui l'ont sauvé quelque chose de cette perte doit le rendre à ses propriétaires, qu'il faut le rendre, et qu'il ne reçoit des propriétaires que ce qu'il a payé (Mordekhaï, début du chapitre Elou Metsiot)). Et s'il y a des obstacles dans le fleuve, à cause desquels ce qui y flotte s'arrête là, s'il s'agit d'une chose qui porte un signe distinctif, a priori il n'y a pas renoncement. Haga (Rema) : Et s'il s'agit d'une chose qui ne porte pas de signe distinctif : si les propriétaires peuvent la sauver et qu'ils poursuivent l'objet perdu, ou si le propriétaire n'est pas là, de sorte que s'ils avaient été là ils auraient peut-être pu la sauver, celui qui la trouve ne l'acquiert pas (Tour). Mais s'il s'agit d'une chose qu'il ne peut pas sauver immédiatement, et qu'il reste là sans la poursuivre, il y renonce certainement, et en général c'est un renoncement (Tossefot et Mordekhaï, chapitre précité). Des oies et des poules qui se sont enfuies de chez leurs propriétaires sont considérées comme abandonnées (hefker), et quiconque s'en empare les acquiert ; et seulement lorsqu'il est impossible à leurs propriétaires de les ramener (le Ran, début du chapitre Chilloua'h HaKen).
séif 7
- נהר שעושים בו סכר לצוד בו דגים ופועלים ישראלים רגילים לעשותו ולתקנו כשמתקלקל המוצא בו מציאה חייב להכריז: הגה וכן מקום ששומרים שם עכו"ם בקבע אע"פ שרוב הנכנסים ויוצאים ישראלים אינו חייב להכריז (נ"י פ' אלו מציאות):Un fleuve dans lequel on fait un barrage pour y pêcher des poissons, et que des ouvriers juifs ont l'habitude de faire et de réparer quand il s'abîme : celui qui y trouve un objet est tenu de l'annoncer publiquement. Haga (Rema) : Et de même, un endroit gardé en permanence par des non-Juifs, bien que la majorité de ceux qui entrent et sortent soient juifs, on n'est pas tenu d'annoncer (Nimouké Yossef, chapitre Elou Metsiot).
séif 8
- אבידת קרקע ג"כ חייב להשיב שאם ראה מים באים לשטוף שדה חבירו חייב לגדור בפניהם כדי להציל:La perte d'un terrain aussi, on est tenu de la restituer : s'il voit de l'eau venir inonder le champ de son prochain, il est tenu de construire une barrière devant elle afin de le sauver.
séif 9