Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הכותב נכסיו לבנו או לאחר מהיום ולאחר מותו ומתנת בריא שכתבו בה מהיום ולאחר מיתה. ובו ז סעיפים:
הכותב נכסיו לבנו לאחר מותו הרי הגוף של בן מזמן השטר והפירות לאב עד שימות לפיכך האב אינו יכול למכור מפני שהם נתונים לבן והבן אינו יכול למכור מפני שהם ברשות האב: הגה המקדיש קרקע מהיום ולאחר מותו או לאחר שלשים יום לא קדיש כלל דהא אי אפשר לומר גוף מהיום ופירות לאחר זמן דהא קא אכיל פירות של הקדש (תשו' רשב"א סי' תקס"ג) הכותב כל נכסיו לאחד מהיום ולאחר מיתה צריך למכרן ולקנות בדמיהן קרקע ולאכול מהן פירות כדין בעל בנכסי אשתו אלא א"כ התנה לעשות בנכסיו כל ימי חייו כפי מה שירצה (נ"י פרק י"נ):Celui qui inscrit ses biens au nom de son fils ou d'un autre « à partir d'aujourd'hui et après sa mort », et le don d'un bien portant dans lequel il a écrit « à partir d'aujourd'hui et après la mort ». Ce siman contient 7 séifim.
Celui qui inscrit ses biens au nom de son fils (avec la formule « à partir d'aujourd'hui et) après sa mort » : le fonds (gouf) appartient au fils à partir de la date de l'acte, et les fruits (revenus) au père jusqu'à ce qu'il meure. C'est pourquoi le père ne peut pas vendre les biens, parce qu'ils sont donnés au fils, et le fils ne peut pas vendre, parce qu'ils sont en la possession du père. Haga (Rema) : Celui qui consacre (au Temple, hekdech) un terrain « à partir d'aujourd'hui et après ma mort » ou « après trente jours », il n'est pas consacré du tout, car il est impossible de dire que le fonds est consacré dès aujourd'hui et les fruits seulement après un certain temps, puisqu'il consommerait alors des fruits du hekdech (Responsa du Rachba, siman 563). Celui qui inscrit tous ses biens au nom d'un autre « à partir d'aujourd'hui et après la mort » doit les vendre et acheter avec leur prix un terrain et en consommer les fruits, comme la règle du mari pour les biens de sa femme, à moins qu'il n'ait stipulé pouvoir disposer de ses biens toute sa vie comme il le voudra (Nimouké Yossef, chapitre Yech No'halin).séif 1
- מת האב והניח פירות המחוברים לקרקע הרי הן של בן מפני שדעתו של אדם קרובה אצל בנו היו תלושים או שהגיעו ליבצר הרי הם של יורשים: הגה מכר הבן כחו לאחר אין למקבל אפילו בפירות שלא הגיע זמנו לתלוש אלא הן של יורשי האב ונותנים לזה דמים כפי מה ששוין הפירות בשעה שמת או מניח הפירות בשדהו עד שיגמרו וכן הדין אם כ' הקרקע לאחר ולא לבנו (טור) אבל אם כתב לבן בנו הוי כאילו כתבה לבנו (ת"ה סי' ש"נ):Si le père meurt et laisse des fruits attachés au sol, ils sont au fils, parce que l'esprit d'un homme est proche de son fils (il est présumé vouloir les lui laisser). S'ils étaient détachés, ou s'ils étaient arrivés au stade de la vendange (prêts à être cueillis), ils appartiennent aux héritiers. Haga (Rema) : Si le fils a vendu son droit à un autre, l'acquéreur n'a rien, même dans les fruits dont le temps d'être détachés n'était pas arrivé ; ils sont plutôt aux héritiers du père, et ceux-ci donnent à celui-là (l'acquéreur) de l'argent selon ce que valent les fruits au moment où le père est mort, ou bien ils laissent les fruits dans son champ jusqu'à ce qu'ils soient achevés (mûrs). Et de même la règle s'il a inscrit le terrain au nom d'un autre et non de son fils (Tour). Mais s'il l'a inscrit au nom du fils de son fils, c'est comme s'il l'avait inscrit au nom de son fils (Teroumat HaDéchen, siman 350).
séif 2
- עבר האב ומכר מכורים (הפירות) עד שימות (ואפי' חזר ולקחה האב לא היה במכירתו כלום) (נ"י פרק יש נוחלין) וכשימות האב מוציא הבן (או יורשיו) (טור) מיד הלקוחות ואם היו שם פירות מחוברין שמין אותם ללוקח ונותן הבן דמיהם היו תלושים או שהגיעו ליבצר הרי הם של לוקח (וי"א שדין הבן עם הלוקח כמו עם האב) (טור וב"י בשם רשב"ם):Si le père a enfreint (la règle) et a vendu les biens, ils sont vendus (seulement quant aux fruits) jusqu'à ce qu'il meure Haga (Rema) : (et même si le père les a ensuite rachetés, sa vente est sans effet) (Nimouké Yossef, chapitre Yech No'halin). Et quand le père meurt, le fils Haga (Rema) : (ou ses héritiers) (Tour) les retire des mains des acheteurs. S'il y avait là des fruits attachés au sol, on les évalue pour l'acheteur et le fils lui en paie la valeur ; s'ils étaient détachés ou arrivés au stade de la vendange, ils appartiennent à l'acheteur. Haga (Rema) : (Et certains disent que la règle du fils face à l'acheteur est comme sa règle face au père) (Tour et Beit Yossef au nom du Rachbam).
séif 3
- עבר הבן ומכר אין ללוקח כלום עד שימות האב:Si le fils a enfreint (la règle) et a vendu les biens, l'acheteur n'a rien jusqu'à ce que le père meure.
séif 4
- מכר הבן בחיי האב ומת הבן ואח"כ מת האב כשימות האב קנה הלוקח שאין לאב אלא פירות וקנין פירות אינו כקנין הגוף:Si le fils a vendu du vivant du père, puis le fils est mort, et ensuite le père est mort : quand le père meurt, l'acheteur acquiert les biens, car le père n'avait que les fruits, et l'acquisition des fruits n'est pas comme l'acquisition du fonds.
séif 5
- מתנת בריא שכתב בה מהיום ולאחר מיתה הרי הוא כמתנת שכ"מ שאינה קונה אלא לאחר מיתה שמשמע דברים אלו שאע"פ שקנה הגוף מהיום ואינו יכול לחזור בו אינו זוכה בו ואוכל פירות אלא לאחר מיתה: הגה הכותב נכסיו לבנו והתנה לדור בהן כל ימי חייו ולהיות ניזון מהן יכול לדור בהן עם אשתו ושמשים הצריכין אליו וכן נותנים לו מזונות הצריכים לו אם אין לו ממקום אחר כפי הנראה לב"ד ואם מכרו לצורך מזונות ובא לו ממון אח"כ א"צ לשלם מה שלקח (נ"י בשם הרשב"א):Le don d'un bien portant dans lequel il a écrit « à partir d'aujourd'hui et après la mort » est comme le don d'un malade alité (chekhiv mera, mourant), qui n'acquiert qu'après la mort ; car ces mots signifient que, bien que le bénéficiaire ait acquis le fonds dès aujourd'hui et que le donateur ne puisse plus se rétracter, il n'en bénéficie et n'en consomme les fruits qu'après la mort. Haga (Rema) : Celui qui inscrit ses biens au nom de son fils et stipule qu'il y habitera toute sa vie et en sera nourri peut y habiter avec sa femme et les serviteurs dont il a besoin ; et de même on lui donne la nourriture dont il a besoin, s'il n'en a pas d'une autre source, selon ce qui semble juste au tribunal (beit din). Et s'ils (les biens) ont été vendus pour les besoins de sa nourriture, et qu'ensuite de l'argent lui est venu, il n'a pas à rembourser ce qu'il a pris (Nimouké Yossef au nom du Rachba).
séif 6
- כתב לו מהיום אם לא אחזור בי עד לאחר מיתה היא לגמרי כמתנת שכ"מ ויכול לחזור בו כל ימי חייו אף מהגוף: הגה ומ"מ צריך קנין במתנת בריא ולא אמרינן בכה"ג דבריו ככתובין וכמסורין דמי ולכן בריא שרוצה לחלוק נכסיו אחרי מותו שלא יריבו יורשיו אחריו ורוצה לעשות סדר צוואה בעודו בריא צריך להקנות בקנין ואפי' קנין אינו מהני אם רוצה ליתן להן דבר שאינו בידו אז דאין אדם מקנה דבר שלא ברשותו ואין מהני אלא דרך הודאה שמודה שחייב לכל אחד מהן כפי מה שירצה (ב"י סי' ר"נ בשם הרשב"א ומהרי"ק שורש צ"ד ומהר"ם פאדוואה סי' נ"ב) וע"ל סי' ס' סעיף ו':S'il lui a écrit : « À partir d'aujourd'hui, si je ne me rétracte pas jusqu'après la mort », c'est entièrement comme le don d'un chekhiv mera, et il peut se rétracter toute sa vie, même quant au fonds. Haga (Rema) : Néanmoins, il faut un acte d'acquisition (kinyan) pour le don d'un bien portant, et on ne dit pas dans un tel cas la règle propre au mourant selon laquelle « ses paroles sont comme écrites et transmises ». C'est pourquoi un bien portant qui veut partager ses biens pour après sa mort, afin que ses héritiers ne se querellent pas après lui, et veut faire un ordre testamentaire pendant qu'il est en bonne santé, doit leur transférer les biens par un kinyan. Et même un kinyan n'est pas efficace s'il veut leur donner une chose qui n'est pas encore en sa main à ce moment-là, car on ne peut pas transférer une chose qui n'est pas en sa possession ; et seule est efficace la voie de la reconnaissance de dette (hodaa), par laquelle il reconnaît devoir à chacun d'eux ce qu'il voudra (Beit Yossef, siman 250, au nom du Rachba ; Maharik, racine 94 ; Maharam de Padoue, siman 52). Et voir plus haut, siman 60, séif 6.
séif 7