Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הכותב נתתי שדה פלוני לפלוני והאומר נתתי שדה פלוני לפלוני והוא אומר לא נתת לי. ובו יא סעיפים:
הכותב בשטר נתתי שדה פלונית לפלוני או שכתב נתתיה לו או הרי היא שלו ה"ז זוכה בה כשיגיע השטר לידו (אבל בדיבורא בעלמא לא קנה אא"כ קנו מידו (טור בשם הרמ"ה) והא דאמרי' דלא קנה היינו שרוצה ליתן עכשיו בלשונות אלו אבל אם אמר נתתי בלשון הודאה י"א דקנה (ר"ן פ' המקבל) וע"ל סי' ס' ס"ו) אבל אם כתב בשטר אתננו לו אע"פ שהעידו עליו העדים לא זכה המקבל: הגה ואפי' קנו מידו דהוי קנין דברים (טור בשם הרמ"ה):Celui qui écrit : « J'ai donné tel champ à untel », et celui qui dit : « J'ai donné tel champ à untel », alors que celui-ci dit : « Tu ne m'as pas donné. » Il contient 11 séifim.
Celui qui écrit dans un acte : « J'ai donné tel champ à untel », ou qui a écrit : « Je le lui ai donné », ou : « Voici qu'il est à lui », celui-ci l'acquiert lorsque l'acte parvient en sa main (mais par une simple parole, il n'acquiert pas, à moins que l'on n'ait fait un kinyan de sa part (Tour, au nom du Ramah) ; et ce que nous disons qu'il n'acquiert pas, c'est lorsqu'il veut donner maintenant par ces expressions ; mais s'il a dit « j'ai donné » sous forme d'aveu, certains disent qu'il acquiert (Ran, chapitre HaMekabel) ; et voir plus haut, siman 60, séif 6). Mais s'il a écrit dans l'acte : « Je le lui donnerai », bien que les témoins en aient témoigné, le bénéficiaire n'a pas acquis. Haga (Rema) : et même si l'on a fait un kinyan de sa part, car c'est un kinyan portant sur des paroles (Tour, au nom du Ramah).séif 1
- ויש אומרים שאם קנו מידו מהני לשון אתן ומהרי"ו פסק כסברא ראשונה ולכן כתב דהכותב לאשתו בשעת השידוכין לעשות לה כתובה גדולה לא זכתה כל זמן שלא כתב לה ולכן נהגו לעשות תנאים חדשים בשעת החפה וע' באבן העזר סי' נ"א :Et certains disent que, si l'on a fait un kinyan de sa part, l'expression « je donnerai » est efficace. Haga (Rema) : le Mahari Weil a tranché selon le premier avis ; c'est pourquoi il a écrit que celui qui écrit à sa femme, au moment des fiançailles (chidoukhin), qu'il lui fera une grande ketouba, elle n'a pas acquis tant qu'il ne la lui a pas écrite ; et c'est pourquoi on a l'usage de faire de nouvelles conditions (tenaïm) au moment de la 'houppa ; et voir Even HaEzer, siman 51.
séif 2
- ויש מי שאומר שאם כתב לו בשטר שדה פלונית תהא נתונה לך או תהא שלך קנה:Il y a un avis selon lequel, s'il lui a écrit dans l'acte : « Tel champ te sera donné », ou : « Il sera à toi », il acquiert.
séif 3
- יש מי שאומר שאם אמר אתננו לו מעכשיו בין בשטר בין בקנין קנה לאלתר האומר נתתי שדה פלונית לפלוני והוא אומר לא נתת לי הולכין אחר דברי הנותן דאיכא למימר זיכה לו ע"י אחר ואין בעל חוב של הנותן גובה ממנו כל זמן שישאר ביד הנותן ממה לפרוע אבל אם לא נשאר בידו לפרוע לבעל חובו לא מהני הודאתו לחוב לבעל חובו:Il y a un avis selon lequel, s'il a dit : « Je le lui donnerai dès maintenant », que ce soit par acte ou par kinyan, il acquiert immédiatement. Celui qui dit : « J'ai donné tel champ à untel », et que celui-ci dit : « Tu ne m'as pas donné », on suit les paroles du donateur, car on peut dire qu'il le lui a fait acquérir par l'intermédiaire d'un autre ; et le créancier du donateur ne le recouvre pas sur ce champ tant qu'il reste au donateur de quoi payer ; mais s'il ne lui reste pas de quoi payer son créancier, son aveu n'est pas efficace pour léser son créancier.
séif 4
- אמר כתבתי שדה פלונית לפלוני ונתתי לו בידו והלה אומר לא נתת לי אם המקבל מתנה הוא שאמר כן הודאת בעל דין כמאה עדים דמי והנותן אוכל פירות שדהו ואם בן המקבל הוא שאמר כן לא נתת לאבי שדה זו והוא אומר כתבתי ונתתי לו מניחים את הפירות ע"י שליש עד שיוודע הדבר היאך הוא:S'il a dit : « J'ai écrit tel champ à untel et je le lui ai donné en main », et que l'autre dit : « Tu ne m'as pas donné » : si c'est le bénéficiaire du don qui a dit cela, l'aveu d'une partie vaut cent témoins, et le donateur consomme les fruits de son champ. Et si c'est le fils du bénéficiaire qui a dit : « Tu n'as pas donné ce champ à mon père », et que lui dit : « J'ai écrit et je lui ai donné », on dépose les fruits chez un tiers (chalich) jusqu'à ce que l'on sache ce qu'il en est.
séif 5
- ויש מי שאומר דדוקא כשהבן אומר אני הייתי במעמד שאתה אומר שנתת לאבי וראיתי שלא נתת לו כלום אבל אם לא היה במעמד דינו כאומר נתתי שדה פלונית לפלוני והוא אומר לא נתת לי: הגה שטר מתנה שכתוב בו כתבו וחתמו עלי בכל לשון ותנו לפלוני כו' לאו שטר מתנה הוא מאחר שלא נזכר בשטר שהוא נותן אלא צוה לעדים ליתן (הרא"ש כלל ט' סי' ו'):Il y a un avis selon lequel cela ne vaut que lorsque le fils dit : « J'étais présent au moment où, selon toi, tu as donné à mon père, et j'ai vu que tu ne lui as rien donné » ; mais s'il n'était pas présent, sa loi est comme celle de celui qui dit : « J'ai donné tel champ à untel », et que celui-ci dit : « Tu ne m'as pas donné. » Haga (Rema) : un acte de don dans lequel il est écrit : « Écrivez et signez contre moi en toute formulation, et donnez à untel, etc. », n'est pas un acte de don, puisqu'il n'est pas mentionné dans l'acte que lui donne, mais il a seulement ordonné aux témoins de donner (Roch, règle 9, siman 6).
séif 6
- מקבל מתנה שבא בעל חובו לגבות ממנו ואמר אינה מתנה בידי אלא שומר אני עליה או שאמר בטלה היתה מתחלתה נשבע היסת ותחזור לבעליה (וע' למטה ס"י):Le bénéficiaire d'un don, dont le créancier vient le recouvrer sur ce bien, et qui dit : « Ce n'est pas un don en ma main, mais j'en suis seulement gardien », ou qui a dit : « Il était nul dès l'origine », prête le serment hesset (serment d'ordre rabbinique) et le bien retourne à son propriétaire (et voir plus bas, séif 10).
séif 7
- טען הנותן ואמר שומר אתה עליה או שאמר שלא מדעתי נתתיה או גזולה היא בידך וזה אומר נתת לי אם החזיק בה שני חזקה או שהיא מתנת מטלטלין נשבע המקבל שבועת היסת ונפטר:Si le donateur a prétendu en disant : « Tu en es seulement gardien », ou : « Je l'ai donné sans mon consentement », ou : « Il est en ta main par vol », et que l'autre dit : « Tu me l'as donné » : s'il en a pris possession pendant les années de 'hazaka (trois ans), ou si c'est un don de biens meubles, le bénéficiaire prête le serment hesset et il est dispensé.
séif 8
- נתן שדה פלונית במתנה לראובן ואח"כ החזיר ראובן שטר מתנה לנותן וגם עשה לו מחילה לא נתבטלה המתנה בכך:S'il a donné tel champ en don à Réouven, et qu'ensuite Réouven a rendu l'acte de don au donateur et lui a aussi fait une renonciation, le don n'est pas annulé par cela.
séif 9
- המקבל את המתנה וזכה בה ואחר שבאה לידו והוא שותק חזר בו ואמר איני רוצה בה או איני מקבלה או הרי היא בטלה או מום זה נראה לי בה לא אמר כלום לענין שתחזיר לבעלים אלא הרי היא הפקר וכל הקודם בה זכה (ואם יש לו בעל חוב גובה ממנה) (טור) אבל אם היה צווח מעיקרא לא קנה המקבל וחוזר לבעלים הראשונים : הגה וכל זה באומר אחד מן הלשונות שמשמעותם שאינו רוצה בה אבל אם אמר לשון דמשתמע שלא היתה מתנה מעיקרא אע"ג דשתק תחלה נאמן בהודאתו ואפי' חב לאחרים כגון שיש לו ב"ח עליו מ"מ מאחר שלא היתה בחזקתו עד עתה נאמן עליה אמר אי אפשי בה אם המתנה מטלטלין הו"ל הפקר ואם היה קרקע מאחר ששתק תחילה אין בדבריו כלום (הכל בטור):Celui qui reçoit le don et l'acquiert, et après qu'il est parvenu en sa main alors qu'il se taisait, il s'est rétracté en disant : « Je n'en veux pas », ou : « Je ne l'accepte pas », ou : « Il est nul », ou : « Ce défaut m'apparaît en lui », il n'a rien dit quant au retour du don aux propriétaires ; mais il est hefker (sans propriétaire), et quiconque le devance l'acquiert (et s'il a un créancier, celui-ci le recouvre sur ce bien) (Tour). Mais s'il protestait dès le début, le bénéficiaire n'a pas acquis, et le don retourne aux premiers propriétaires. Haga (Rema) : et tout cela vaut lorsqu'il dit l'une des expressions qui signifient qu'il n'en veut pas ; mais s'il a dit une expression qui signifie que ce n'était pas un don dès l'origine, bien qu'il se soit tu au début, il est cru dans son aveu, et même s'il lèse autrui, par exemple s'il a un créancier ; néanmoins, puisque le bien n'était pas jusqu'à présent en sa possession établie, il est cru à son sujet. S'il a dit : « Je n'en veux pas » : si le don consiste en meubles, ils deviennent hefker ; et si c'était un terrain, puisqu'il s'est tu au début, ses paroles n'ont aucune valeur (tout cela dans le Tour).
séif 10
- זיכה לו ע"י אחר וכששמע המקבל שתק ואח"כ צווח ואמר איני מקבלה ה"ז ספק אם זה ששתק כבר רצה וזה שצווח חזר בו או ששתק מפני שעדיין לא הגיע לידו כלום וזה שצווח הוכיח סופו על תחלתו לפיכך אם קדם אחר וזכה בה לעצמו אין מוציאים מידו שמא המקבל זכה וכיון שאמר איני רוצה בה הרי הפקירה וזה שקדם ולקחה מההפקר זכה ואם חזרו בעלי' הראשוני' ותפסוה מיד זה שקדם וזכה בה אין מוציאים מידם שמא המקבל לא זכה שכיון שאמר איני רוצה הוכיח סופו על תחלתו ולא קנה אותה וברשות הבעלים הראשונים היא קיימת עדיין וי"א שאם היתה מתנת שכיב מרע כיון ששתק בשע' ששמע קנה : הגה לא ראיתי מי שמחלק כאן בין ש"מ לבריא וגם אינו נ"ל לחלק בכך מאחר שזיכה לו המתנה ע"י אחר קנה בבריא כמו בש"מ וכן דעת הרא"ש שזכה המקבל בכל ענין:S'il le lui a fait acquérir par l'intermédiaire d'un autre, et que le bénéficiaire, lorsqu'il l'a appris, s'est tu, puis a ensuite protesté en disant : « Je ne l'accepte pas », c'est un doute : est-ce que, en se taisant, il avait déjà accepté, et en protestant il s'est rétracté ? ou bien s'est-il tu parce que rien n'était encore parvenu en sa main, et sa protestation finale prouve ce qu'il en était au début ? C'est pourquoi, si un autre a devancé et l'a acquis pour lui-même, on ne le lui retire pas, car peut-être le bénéficiaire a-t-il acquis, et puisqu'il a dit : « Je n'en veux pas », il l'a rendu hefker, et celui qui a devancé et l'a pris du hefker a acquis. Et si les premiers propriétaires sont revenus et l'ont saisi de la main de celui qui avait devancé et l'avait acquis, on ne le leur retire pas, car peut-être le bénéficiaire n'a-t-il pas acquis : puisqu'il a dit : « Je n'en veux pas », sa fin prouve son début, et il ne l'a pas acquis, et le bien est encore dans la propriété des premiers propriétaires. Et certains disent que, si c'était un don de malade alité, puisqu'il s'est tu au moment où il l'a appris, il acquiert. Haga (Rema) : je n'ai vu personne qui distingue ici entre un malade alité et un bien-portant, et il ne me semble pas non plus qu'il faille distinguer ainsi : puisqu'il lui a fait acquérir le don par l'intermédiaire d'un autre, il acquiert pour un bien-portant comme pour un malade alité ; et tel est l'avis du Roch : le bénéficiaire acquiert dans tous les cas.
séif 11