Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- המתנה במה תתקיים וכן המחילה והנותן דבר שאינו מסויים. ובו יב סעיפים:
הנותן מתנה לחבירו בין קרקע בין מטלטלין אין המקבל זוכה בה אלא בא' מהדרכים שהקונה זוכה בהם וכיון שקנה באחד מהדרכים ההם אפילו שלא בפני עדים קנה אם שניהם מודים אבל בדברים לא זכה המקבל אלא כל א' יכול לחזור בו ואם אמר ליתן לחבירו מתנה מועטת אם חוזר בו יש בו משום מחוסר אמנה: הגה וע"ל סי' רמ"ט ולעיל סי' ר"ד סעיף ה' ראובן שאמר לשמעון בית לוי נתון לך אע"פ שלוי מקבל קנין לקיים דבריו של ראובן אינו כלום (ריב"ש סי' ר"ז):Comment le don (matana) prend effet ; de même la renonciation (me'hila) ; et celui qui donne une chose non déterminée. Il contient 12 séifim.
Celui qui fait un don à son prochain, qu'il s'agisse d'un bien immobilier ou de biens meubles, le bénéficiaire n'en acquiert la propriété que par l'un des modes par lesquels l'acheteur acquiert (kinyan) ; et dès qu'il a acquis par l'un de ces modes, même hors de la présence de témoins, il a acquis, si tous deux le reconnaissent. Mais par de simples paroles, le bénéficiaire n'a pas acquis, et chacun d'eux peut se rétracter. Et s'il a dit (promis) de donner à son prochain un petit cadeau, s'il se rétracte, il y a là la faute de manque de parole (me'houssar amana). Haga (Rema) : voir plus loin, siman 249, et plus haut, siman 204, séif 5. Réouven qui a dit à Chimon : « La maison de Lévi t'est donnée », même si Lévi accepte un kinyan pour confirmer les paroles de Réouven, cela n'a aucune valeur (Rivach, siman 207).séif 1
- מחל לחבירו חוב שיש לו עליו או נתן לו הפקדון שהיה מופקד אצלו הרי זה מתנה הנקנית בדברים בלבד: הגה וי"א אפילו היה לו שטר או משכון עליו אפי' הכי הוי מחילתו מחילה בדברים בעלמא (מרדכי פ"ק דסנהדרין) כל מקום דמחילה אינה צריכה קנין אי הקנה לו לפני עדים פסולים אפ"ה מחילתו מחילה (מהרי"ק שורש י"א) ועיין לעיל ריש סי' קצ"ה ולשון מחילה אינו שייך אלא במעות שחייב לו אבל אם היה לו חפץ ביד חבירו ואמר ליה מחול לך אינו כלום (תשובת הרא"ש ומהרי"ק שורש צ"ד) ועיין לקמן סימן ר"ט ס"ד מדין מחילה אדם שביקש מחבירו שימחול לו שבועה שיש לו עליו ואמר יהי כדבריך הוי מחילה אע"פ שלא אמר בפי' (מרדכי פ"ק דסנהדרין) וע"ל סימן י"ב כל מחילה בטעות יכול לחזור בו אפי' קנו מיניה (שם במרדכי ומהרי"ק שורש קי"א):S'il a renoncé en faveur de son prochain à une créance qu'il a sur lui, ou lui a donné le dépôt qui était déposé chez lui, c'est un don qui s'acquiert par de simples paroles. Haga (Rema) : et certains disent que même s'il avait contre lui un acte de créance (chtar) ou un gage, malgré cela sa renonciation est valable par de simples paroles (Mordekhaï, premier chapitre de Sanhédrin). Partout où la renonciation ne nécessite pas de kinyan, même s'il lui a fait un kinyan devant des témoins inaptes, sa renonciation est tout de même valable (Maharik, racine 11). Voir plus haut, début du siman 195. Et le terme de « renonciation » ne s'applique qu'à de l'argent qu'il lui doit ; mais s'il avait un objet entre les mains de son prochain et lui a dit : « Il t'est remis » (renoncé), cela n'a aucune valeur (Responsa du Roch, et Maharik, racine 94). Voir plus loin, siman 209, séif 4, concernant la loi de la renonciation. Un homme qui a demandé à son prochain de le dispenser d'un serment qu'il avait le droit de lui imposer, et celui-ci a répondu : « Qu'il en soit selon tes paroles », c'est une renonciation, bien qu'il ne l'ait pas dit explicitement (Mordekhaï, premier chapitre de Sanhédrin). Voir plus haut, siman 12. Toute renonciation faite par erreur, il peut se rétracter, même si l'on a fait un kinyan de sa part (là-même, dans le Mordekhaï, et Maharik, racine 111).
séif 2
- המוחל לחבירו מה שיטול מנכסיו יכול לחזור בו קודם שיטול אבל לאחר שנטל מה שנטל נטל ודוקא מטלטלים אבל קרקע לא אפי' דר והחזיק בה וכן האומר לחבירו מנה שיש לי בידך תנהו לזה קנה ואין א' מהם יכול לחזור בו כמו שנתבאר סימן קכ"ו:Celui qui renonce en faveur de son prochain à ce que celui-ci prendra de ses biens peut se rétracter avant qu'il ne prenne ; mais après qu'il a pris, ce qu'il a pris, il l'a pris. Et cela vaut seulement pour des biens meubles, mais pas pour un bien immobilier, même s'il y a habité et en a pris possession ('hazaka). De même, celui qui dit à son prochain : « La mané (cent zouz) que j'ai chez toi, donne-la à celui-ci », ce dernier acquiert, et aucun d'eux ne peut se rétracter, comme il a été expliqué au siman 126.
séif 3
- י"א שכשם שהמוכר צריך לסיים הממכר כך הנותן כיצד הכותב לחבירו קרקע מנכסי נתונה לך או שכתב לו כל נכסי נתונים לך חוץ ממקצתם הואיל ולא סיים הדבר שנתן לו ואינו ידוע לא קנה כלום ואינו יכול לומר לו תן לי פחות שבנכסייך עד שיסיים לו המקום שנתן לו אבל אם אמר לו חלק כך וכך בשדה פלונית הואיל וסיים השדה אע"פ שלא סיים החלק נוטל אותו חלק מהפחות שבאותה שדה ויש חולקין ואומרים שבין במכר בין במתנה יכול להקנות דבר שאינו מסוים (וע"ל ריש סי' ר"ט וסי' ס' ס"ב מדין זה):Certains disent que, de même que le vendeur doit déterminer l'objet vendu, ainsi doit le faire le donateur. Comment ? Celui qui écrit à son prochain : « Une terre de mes biens t'est donnée », ou qui lui a écrit : « Tous mes biens te sont donnés, sauf une partie d'entre eux », puisqu'il n'a pas déterminé la chose qu'il lui a donnée et qu'elle n'est pas connue, il n'a rien acquis ; et il ne peut pas lui dire : « Donne-moi le moindre de tes biens », tant qu'il ne lui a pas déterminé l'endroit qu'il lui a donné. Mais s'il lui a dit : « Telle part dans tel champ », puisqu'il a déterminé le champ, bien qu'il n'ait pas déterminé la part, il prend cette part dans la partie la moins bonne de ce champ. Et certains contestent et disent qu'aussi bien dans la vente que dans le don, on peut transférer une chose non déterminée (et voir plus haut, début du siman 209, et siman 60, séif 2, concernant cette loi).
séif 4
- יש מי שאומר שהנותן מתנה לחבירו אינו מתנה אא"כ שיהיה בדעת הנותן שתהא ברשות מקבל לעשות בה כל חפצו בד"א שנתנה לו סתם אלא שניכר מתוך מחשבתו שאינו מכוין ליתנה לו שיעשה בה כל חפצו אבל אם מפרש אפי' אם נתנה לו ע"מ שלא ליתנה לאחר או שלא למכרה או שלא להקדישה או אפילו ע"מ שלא יעשה בה שום דבר אלא דבר פלוני הוי מתנה לאותו דבר שפירש בלבד:Il y a un avis selon lequel celui qui fait un don à son prochain, ce n'est un don que si le donateur a l'intention que l'objet soit en possession du bénéficiaire pour en faire tout ce qu'il veut. De quoi s'agit-il ? Lorsqu'il le lui a donné sans précision, mais qu'il est apparent, d'après sa pensée, qu'il n'a pas l'intention de le lui donner pour qu'il en fasse tout ce qu'il veut. Mais s'il précise sa volonté, même s'il le lui a donné à condition de ne pas le donner à un autre, ou de ne pas le vendre, ou de ne pas le consacrer, ou même à condition de n'en rien faire d'autre que telle chose, c'est un don pour cette seule chose qu'il a précisée.
séif 5
- הנותן מתנה ע"מ להחזיר בין מיד בין לזמן קצוב או כל ימי חיי הנותן או כל ימי חיי המקבל הויא מתנה לזמן הקצוב בין בקרקע בין במטלטלים ואוכל הפירות עד אותו הזמן והוא שמחזירה לנותן לזמן הקצוב אבל אם אינו מחזירה נתבטלה המתנה : הגה לא קצב לו זמן להחזיר יכול המקבל להחזיר לו כשירצה ואם הוא דבר הצריך לנותן כגון שהוא אתרוג בימי החג ואמר על מנת שתחזירנו לי בודאי נותנו שיחזירנו לו בעוד שצריך לו וצריך להחזיר לו מיד ואם אמר על מנת שתחזירהו ולא אמר לי יכול להחזיר כשירצה (תשובת רשב"א סי' אלף) הנודר לחבירו ליתן לו מתנה לא מהני אם נותן לו על מנת להחזיר (ריב"ש סי' שפ"א):Celui qui fait un don à condition que le bénéficiaire le lui rende, que ce soit immédiatement, ou à une date fixée, ou pour toute la vie du donateur, ou toute la vie du bénéficiaire, c'est un don pour la durée fixée, qu'il s'agisse d'immeubles ou de meubles, et il consomme les fruits jusqu'à cette date ; à condition qu'il le rende au donateur à la date fixée ; mais s'il ne le rend pas, le don est annulé rétroactivement. Haga (Rema) : s'il ne lui a pas fixé de date pour le rendre, le bénéficiaire peut le lui rendre quand il veut. Et si c'est une chose dont le donateur a besoin, par exemple un etrog pendant les jours de la fête (de Soukkot), et qu'il a dit : « À condition que tu me le rendes », il le lui a certainement donné pour qu'il le lui rende pendant qu'il en a encore besoin, et il doit le lui rendre immédiatement. Et s'il a dit : « À condition que tu le rendes », sans dire « me », il peut le rendre quand il veut (Responsa du Rachba, siman 1000). Celui qui fait vœu de donner un cadeau à son prochain, cela ne suffit pas pour accomplir son vœu s'il le lui donne à condition de le rendre (Rivach, siman 381).
séif 6
- לפיכך הנותן שור לחבירו וא"ל על מנת שתחזירהו והקדישו והחזירו הרי זה קדוש אבל אם א"ל על מנת שתחזירהו לי אינו קדוש שלא התנה עליו שיחזיר לו אלא דבר הראוי לו: הגה האומר לחבירו שדה זו נתונה לך על מנת שתתן לי ר' זוז ומת בניו נותנים לו והמתנה קיימת אע"ג דהאומר ע"מ שתתן לי לי ולא ליורשיו קאמר שאני הכא דלא כוון רק שיתנו לו והרי נתנו (ב"י בסי' ר"ז בשם הרשב"א) המתנה עם חבירו לתת לו חפץ פלוני יכול לתת לו דמי החפץ משא"כ בתנאי בגיטין (ר"י ני"א ח"א):C'est pourquoi celui qui donne un bœuf à son prochain et lui dit : « À condition que tu le rendes », et que celui-ci l'a consacré puis l'a rendu, il est consacré (car il a bien rendu un bœuf, même consacré) ; mais s'il lui a dit : « À condition que tu me le rendes », il n'est pas consacré, car il a stipulé qu'il ne lui rende qu'une chose qui lui soit utilisable. Haga (Rema) : celui qui dit à son prochain : « Ce champ t'est donné à condition que tu me donnes deux cents zouz », et que le bénéficiaire est mort, ses fils les lui donnent, et le don est maintenu ; bien que celui qui dit « à condition que tu me donnes » veuille dire « à moi et non à ses héritiers », ici c'est différent, car il n'a visé qu'à ce qu'on lui donne la somme, et voici qu'ils l'ont donnée (Beit Yossef au siman 207, au nom du Rachba). Celui qui stipule avec son prochain de lui donner tel objet peut lui donner la valeur de l'objet, ce qui n'est pas le cas pour une condition dans les actes de divorce (guittin) (Rabbénou Yerou'ham, netiv 11, partie 1).
séif 7
- נתן שור לחבירו ע"מ להחזירו בתוך ל' יום ומת בתוך הזמן פטור מלשלם:S'il a donné un bœuf à son prochain à condition de le rendre dans les trente jours, et qu'il est mort pendant ce délai, il est exempt de payer.
séif 8
- כל הנותן מתנה על תנאי בין שהתנה הנותן בין שהתנה המקבל והחזיקו המקבל וזכה בה אם נתקיים התנאי נתקיימה המתנה ואם לא נתקיים התנאי בטלה המתנה ויחזיר פירות שאכל והוא שיהיה התנאי כראוי ע"פ מה שיתבאר בטור אבן העזר סי' ל"ח:Quiconque fait un don sous condition, que ce soit le donateur qui ait posé la condition ou le bénéficiaire, et que le bénéficiaire en a pris possession et l'a acquis : si la condition est accomplie, le don est maintenu ; et si la condition n'est pas accomplie, le don est annulé, et il doit rendre les fruits qu'il a consommés ; à condition que la condition soit faite dans les règles, selon ce qui sera expliqué dans le Tour, Even HaEzer, siman 38.
séif 9
- האומר לחבירו הריני נותן לך כך וכך ע"מ שתעשה דבר פלוני על המקבל להביא ראיה שקיים תנאו אבל אם אמר ליה ע"מ שלא תעשה על הנותן להביא ראיה שביטל תנאו:Celui qui dit à son prochain : « Je te donne telle somme à condition que tu fasses telle chose », c'est au bénéficiaire d'apporter la preuve qu'il a accompli sa condition ; mais s'il lui a dit : « À condition que tu ne fasses pas telle chose », c'est au donateur d'apporter la preuve que le bénéficiaire a enfreint sa condition.
séif 10
- ראובן נתן ממונו לשני בניו וריבה לזה ומיעט לזה והטיל תנאי ע"מ שלא יוכל אחד מהם למכור שום דבר עד שיהא לקטן עשרים שנה ועמד הגדול ומכר קודם שהיה לקטן כ' שנה זה שביטל התנאי נתבטלה מתנתו מעיקרא ונשארה ביד אביו ואחרי מות אביו ירשו הוא ואחיו הקטן ומתנת הקטן קיימת וגם זכה בחצי מתנת אחיו:Réouven a donné ses biens à ses deux fils, donnant plus à l'un et moins à l'autre, et a posé une condition : qu'aucun d'eux ne puisse vendre quoi que ce soit avant que le cadet ait vingt ans. L'aîné s'est levé et a vendu avant que le cadet ait vingt ans : celui qui a enfreint la condition, son don est annulé rétroactivement et les biens sont restés en la main de son père ; et après la mort de son père, lui et son frère cadet en ont hérité ; le don du cadet est maintenu, et il acquiert aussi la moitié du don de son frère (par héritage).
séif 11
- בד"א כשהיה תנאי זה כדין התנאים הקיימים על הדרך שיתבאר בטור אבן העזר סימן ל"ח או שכתוב בסוף השטר וקנינא מיניה כחומר כל תנאים וקנינים העשויים כתיקון חכמים שאם לא כן המתנה קיימת והתנאי בטל: הגה הקונה קרקע מחבירו באחריות ונתנה אח"כ לאחר וטרפוה מן המקבל מתנה אין הנותן צריך ליתן לו מה שטורף מן המוכר אלא א"כ הקנה לו כל שיעבודיו שיש לו על הקרקע (תשובת רמב"ן סי' צ"ו):De quoi s'agit-il ? Lorsque cette condition était conforme à la règle des conditions valables, de la manière qui sera expliquée dans le Tour, Even HaEzer, siman 38, ou qu'il est écrit à la fin de l'acte : « Et nous avons fait un kinyan de sa part, avec la rigueur de toutes les conditions et de tous les kinyanim faits selon l'institution des Sages » ; car sinon, le don est maintenu et la condition est nulle. Haga (Rema) : celui qui achète un terrain de son prochain avec garantie (a'hrayout) et le donne ensuite à un autre, et que des créanciers du vendeur le saisissent au bénéficiaire du don : le donateur n'est pas tenu de lui donner ce qu'il récupère du vendeur au titre de la garantie, à moins qu'il ne lui ait transféré tous les droits de recours (chiboudim) qu'il a sur le terrain (Responsa du Ramban, siman 96).
séif 12