Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שני שטרי מכר היוצאים על שדה אחת מזמן אחד. ובו ד סעיפים:
שני שטרות היוצאים על שדה אחת בשם קונה אחד ואין זמנם שוה אם היה הראשון מתנה והשני מכר לא ביטל האחרון את הראשון שי"ל שלהוסיף לו אחריו' חזר וכתב בשם מכר אע"פ שלא היה כתוב שם אחריות שאחריות טעות סופר הוא וכן אם הראשון מכר והשני מתנה קנה השדה מזמן הראשון שלא כתב לו שטר מתנה אלא ליפות כחו משום דין בן המצר: הגה או לשאר דברים שמתנה עדיפא ממכר וצריך שלא יראה בבית דין רק האחרון דאם מראה שניהן הראשון עיקר (טור) וי"א דאם האחרון במכר אע"פ שמראה שניהם בב"ד שניהן קיימין (טור שם בשם הרמ"ה):Deux actes de vente produits pour un même champ (au nom d'un même acquéreur), de la même date ou de dates différentes. Ce siman contient 4 séifim.
Deux actes produits pour un même champ au nom d'un même acquéreur, dont les dates ne sont pas les mêmes : si le premier était un acte de don et le second de vente, le dernier n'annule pas le premier, car on peut dire que c'est pour lui ajouter la garantie (contre l'éviction) qu'il a de nouveau écrit un acte au titre de vente, même si la garantie n'y était pas écrite, car l'omission de la garantie est une erreur du scribe. De même, si le premier était de vente et le second de don, il a acquis le champ depuis la première date, car il ne lui a écrit l'acte de don que pour renforcer son droit, à cause de la règle du voisin (bar metsra, droit de préemption du propriétaire contigu, qui ne s'applique pas à un don). Haga (Rema) : Ou pour d'autres choses en lesquelles le don est préférable à la vente. Et il faut qu'il ne produise au tribunal que le dernier, car s'il produit les deux, le premier est l'essentiel (Tour). Et certains disent que si le dernier est un acte de vente, même s'il produit les deux au tribunal, tous deux sont valides (Tour, là même, au nom du Rama).séif 1
- היו ב' השטרות במכר או שניהם במתנה אם הוסיף בשני כלום הרי הראשון קיים שלא כתב הב' אלא מפני התוס' ואם לא הוסיף בטל שטר השני את הראשון ואין לו אחריות אלא מזמן שני לפיכך כל הפירות שאכל הלוקח מזמן ראשון עד זמן שני מחזיר אותם ואם היה על אותה שדה חוק למלך בכל שנה הנותן או המוכר נותן אותו החוק עד זמן השטר השני: הגה וכ"ש אם כ' לו תחילה שדה שלם ואח"כ חצי שדה (ר"ן פ' נערה) שכיב מרע שאמר תנו מנה לפלוני וחזר ואמר כן אין לו אלא מנה אחת הואיל ולא אמר עוד תנו (מרדכי פרק נערה והגמ"ר דב"ב):Si les deux actes étaient de vente, ou les deux de don : s'il a ajouté quoi que ce soit dans le second, le premier est valide, car il n'a écrit le second qu'à cause de l'ajout ; et s'il n'a rien ajouté, le second acte annule le premier, et il n'a de garantie qu'à partir de la seconde date. C'est pourquoi tous les fruits que l'acheteur a mangés depuis la première date jusqu'à la seconde, il les rend ; et s'il y avait sur ce champ un impôt dû au roi chaque année, le donateur ou le vendeur paie cet impôt jusqu'à la date du second acte. Haga (Rema) : Et à plus forte raison s'il lui a écrit d'abord un champ entier et ensuite la moitié du champ (Ran, chapitre Naara). Un malade alité qui a dit : « Donnez cent (mané) à Untel », et a répété la même chose, il n'a droit qu'à un seul mané, puisqu'il n'a pas dit : « Donnez encore » (Mordekhaï, chapitre Naara, et Hagahot Mordekhaï sur Baba Batra).
séif 2
- שני שטרות שזמנם ביום א' והם כתובים על שדה אחד בין במכר בין במתנה אם (אין) דרך אנשי המקו' לכתוב שעות הרי הדבר מסור לדייני' כל שדעתם נוטה להעמיד שדה זו בידו יעמידו: הגה וי"א שאין דנין דין שודא דדייני רק בדיין מומחה ובקרקע (טור בשם ר"ח) וי"א דאף במטלטלים כל שאין א' מוחזק בהן (שם בשם ר"י כ"כ התו' שם ובמרדכי):Deux actes dont la date est le même jour et qui sont écrits pour un même champ, que ce soit par vente ou par don : si (ce n'est pas) l'usage des gens du lieu d'écrire les heures, la chose est laissée aux juges : celui en faveur duquel ils inclinent à maintenir ce champ entre ses mains, ils le maintiendront (chouda dedayanei, appréciation discrétionnaire des juges). Haga (Rema) : Et certains disent qu'on ne juge selon l'appréciation discrétionnaire des juges que pour un juge expert et pour un terrain (Tour au nom de Rabbénou 'Hananel). Et certains disent : même pour des biens meubles, chaque fois qu'aucun des deux n'en a la possession (Tour, là même, au nom du Ri ; ainsi ont écrit les Tossefot, là même, et le Mordekhaï).
séif 3
- בד"א בשטר שאין בו קנין אלא קנה שדה זו בשטר זה שאין אנו יודעים מי הוא משניהם שהגיע שטרו לידו תחילה אבל אם בכל שטר מהם קנין כל שקדם לו הקנין זכה וישאלו העדים וכן אם היו שם עדים שזה הגיע לידו שטר מתנתו תחלה קנה הראשון: הגה מי שנתן מתנה לחבירו ופירש איזה מתנה נתן לו כגון שנתן לו קרקע או מקום בבית הכנסת ומצר לו מצרים ואח"כ נתן לאחר מקום בבית הכנסת סתם או קרקע סתם ולא מצר לו מצרים י"א דאמרי' שמא מקום או קרקע אחרת נתן לשני והמתנה ראשונה קיימת (ריטב"א) וי"א דאמרי' ודאי לא כוון אלא על מקום או קרקע הידוע לו ומאחר שאין יודעים שיש לו מקום או קרקע אחרת קנה השני ודוקא במתנת שכיב מרע שיכול לחזור במתנתו אבל במתנת בריא קנה הראשון מ"מ (ב"י ס"ס רנ"ג בשם הרשב"א):De quoi s'agit-il ? D'un acte sans kinyan, où l'on a écrit seulement : « Il a acquis ce champ par cet acte » ; car nous ne savons pas lequel des deux a reçu son acte en main le premier. Mais si dans chacun de ces actes il y a un kinyan, celui pour qui le kinyan a été fait en premier a acquis, et l'on interrogera les témoins. De même, s'il y avait là des témoins que celui-ci a reçu en main son acte de don le premier, c'est le premier qui a acquis. Haga (Rema) : Celui qui a fait un don à son prochain en précisant quel don il lui faisait, par exemple s'il lui a donné un terrain ou une place à la synagogue en lui en délimitant les bornes, et qu'ensuite il a donné à un autre une place à la synagogue sans précision ou un terrain sans précision, sans lui en délimiter les bornes : certains disent qu'on dit que peut-être il a donné au second une autre place ou un autre terrain, et le premier don est valide (Ritva). Et certains disent qu'on dit qu'il n'a certainement visé que la place ou le terrain connus comme lui appartenant ; et puisqu'on ne sait pas qu'il ait une autre place ou un autre terrain, c'est le second qui a acquis. Et cela seulement dans le don d'un malade alité, qui peut revenir sur son don ; mais dans le don d'un bien portant, c'est le premier qui a acquis en tout cas (Beit Yossef, fin du siman 253, au nom du Rachba).
séif 4