Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- המוכר דבר במדה ובמשקל וטעה או שטעה במנין המעות ומוכר דבר ונמצא בו מום. ובו כג סעיפים:
המוכר לחבירו במדה במשקל או במנין וטעה בכל שהוא חוזר לעולם שאין אונאה אלא בדמים אבל בחשבון חוזר כיצד מכר לו מאה אגוזים בדינר ונמצא ק"א או צ"ט נקנה המקח ומחזיר הטעות ואפי' אחר כמה שנים וכן אם נמצא המעות חסר או יתר מהמנין שפסקו חוזר ואפי' לאחר שקנו מידו שלא נשאר לו אצל חבירו כלום חוזר שקנין בטעות הוא:Celui qui vend une chose à la mesure ou au poids et s'est trompé, ou qui s'est trompé dans le compte de l'argent, et celui qui vend une chose où l'on trouve un défaut. Ce siman contient 23 séifim.
Celui qui vend à son prochain à la mesure, au poids ou au nombre, et s'est trompé de si peu que ce soit, revient sur l'erreur à tout jamais, car il n'y a d'onaa (lésion sur le prix, soumise à des limites de montant et de délai) que dans les prix ; mais dans un compte, on revient sans limite. Comment ? S'il lui a vendu cent noix pour un dinar et qu'il s'en est trouvé cent une ou quatre-vingt-dix-neuf, la vente est acquise et il restitue l'erreur, même après plusieurs années. De même, si l'argent se trouve en moins ou en plus du nombre qu'ils avaient fixé, il revient sur l'erreur, et même après qu'ils ont fait un kinyan (acte d'acquisition) de sa part attestant qu'il ne lui restait plus rien chez son prochain, il revient sur l'erreur, car c'est un kinyan fait par erreur.séif 1
- המקבל מעות מחבירו בין שהם במכר בין בהלואה בין בפרעון ומצא יתרון במעות אפילו אם לא תבעו חייב להחזיר אם הוא בכדי שהדעת טועה דהיינו שאם יש לחלק המעות העודפות להוציאם עשרה עשרה או חמשה חמשה ואין אחת או שתים עודפות שאינן באות לכלל חמש י"ל שטעה בחשבונו אם הם עשיריות טעה בין חמשים לארבעים או בין ארבעים לשלשים ואם הם חמישיות יש שרגילים למנות ה' ה' ואם היו נ"ה טעה בעשיריות כמו שנתבאר ובחמש העודפות טעה בין שלשה חמישיות לארבע ואם עודפות ט"ו או כ"ה טעה ג"פ או חמש פעמים בחמישיות אבל אם עודפות על החמישיות אחת או שתים או שלשה או ארבעה שאין מגיעות לחמש כולם מתנה ובלבד שהמעות יתרים שמצא לא יהיו במנין החמישיות או העשיריות שאם היה במנינם חייב להחזיר לו שמא האחרים שהיה מונה בהם החמישיות או עשיריות נתערבו עמהם: הגה ובמקום שרגילים למנות אחת אחת או שנים שנים וכיוצא בזה מקרי שהדעת טועה לפי המנהג שרגילי' למנות (המ"מ):Celui qui reçoit de l'argent de son prochain, que ce soit dans une vente, dans un prêt ou dans un remboursement, et qui trouve un excédent dans l'argent, même si l'autre ne le lui a pas réclamé, est obligé de le rendre, si l'excédent est tel que l'esprit peut s'y tromper. C'est-à-dire : s'il est possible de répartir l'argent excédentaire comme si on l'avait compté par dizaines ou par cinq, et qu'il n'y a pas une ou deux pièces en excédent qui n'atteignent pas le compte de cinq, on peut dire que l'autre s'est trompé dans son compte : si ce sont des dizaines, il s'est trompé entre cinquante et quarante, ou entre quarante et trente ; et si ce sont des groupes de cinq – certains ont l'habitude de compter cinq par cinq –, et qu'il y en avait cinquante-cinq en trop, il s'est trompé dans les dizaines comme on l'a expliqué, et pour les cinq en excédent il s'est trompé entre trois groupes de cinq et quatre. Et s'il y en a quinze ou vingt-cinq en excédent, il s'est trompé trois fois ou cinq fois dans les groupes de cinq. Mais si l'excédent au-delà des groupes de cinq est d'une, deux, trois ou quatre pièces, qui n'atteignent pas cinq, tout l'excédent est un don ; à condition que les pièces excédentaires qu'il a trouvées ne soient pas du nombre des groupes de cinq ou de dix, car si elles en faisaient partie, il est obligé de les lui rendre : peut-être les autres pièces avec lesquelles il comptait les groupes de cinq ou de dix se sont-elles mélangées avec elles. Haga (Rema) : Et là où l'on a l'habitude de compter un par un, ou deux par deux, et ainsi de suite, cela est appelé une erreur où l'esprit peut se tromper, selon l'usage qu'on a de compter (Maguid Michné).
séif 2
- המוכר לחבירו קרקע או עבד או בהמה או שאר מטלטלין ונמצא במקח מום שלא ידע בו הלוקח מחזירו אפי' לאחר כמה שנים שזה מקח טעות הוא והוא שלא ישתמש במקח אחר שידע במום אבל אם נשתמש בו אחר שראה המום ה"ז מחל ואינו יכול להחזיר:Celui qui vend à son prochain un terrain, un esclave, une bête ou d'autres biens meubles, et qu'on trouve dans l'objet vendu un défaut que l'acheteur ne connaissait pas, il le rend même après plusieurs années, car c'est une vente faite par erreur (mekah taout) ; à condition qu'il ne se soit pas servi de l'objet après avoir eu connaissance du défaut. Mais s'il s'en est servi après avoir vu le défaut, il y a renoncé et ne peut plus le rendre.
séif 3
- אין מחשבין פחת המום אפי' מכר לו כלי שוה עשרה דינרים ונמצא בו מום המפחיתו מדמיו איסר מחזיר את הכלי ואינו יכול לומר לו הילך איסר פחת המום שהלוקח אומר בחפץ שלם אני רוצה וכן אם רוצה הלוקח ליקח פחת המום הרשות ביד המוכר לומר או קח אותו כמו שהוא או תקח מעותיך והחזיר לי מקחי:On ne calcule pas la moins-value due au défaut pour s'acquitter par une compensation. Même s'il lui a vendu un ustensile valant dix dinars et qu'on y trouve un défaut qui en diminue le prix d'un issar (petite pièce), l'acheteur rend l'ustensile, et le vendeur ne peut pas lui dire : « Voici un issar, la moins-value due au défaut », car l'acheteur dit : « C'est un objet intact que je veux. » De même, si l'acheteur veut prendre le montant de la moins-value due au défaut et garder l'objet, le vendeur a le droit de lui dire : « Ou bien prends-le tel qu'il est, ou bien reprends ton argent et rends-moi ce que je t'ai vendu. »
séif 4
- ראובן שמכר לשמעון בתים שיש לו בעיר אחרת וקודם גמר המקח נכנסו עכו"ם בבתים וקלקלו קצת מקומות ועשנו הכתלים ועקרו דלתות הבית והחלונות ורוצה שמעון לחזור בו וראובן טוען שכיון שהוא מום עובר ינכה לו מן הדמים כדי שיחזיר הבית לקדמותו ויקיים המקח הדין עם ראובן: הגה שהרי בית מכר לו ועדיין נקרא בית וכן מום שאינו בגוף הבית כגון שיש לאחר דרך עליו או אמת המים עוברת שם מסלק המום והמקח קיים אבל אם המום בגוף הבית כגון שאמר לו שיש לו כותל שלם ונמצא רעוע אינו יכול לבנות לו כותל שלם וכל כיוצא בזה (הגהות מרדכי דכתובות):Réouven a vendu à Chimon des maisons qu'il possède dans une autre ville ; avant la conclusion de la vente, des non-Juifs sont entrés dans les maisons, ont endommagé quelques endroits, ont noirci de fumée les murs et arraché les portes de la maison et les fenêtres. Chimon veut se rétracter, et Réouven soutient que, puisque c'est un défaut passager, il lui déduira du prix la somme nécessaire pour remettre la maison dans son état antérieur, et que la vente sera maintenue : le droit est du côté de Réouven. Haga (Rema) : Car c'est une maison qu'il lui a vendue, et cela s'appelle encore une maison. De même, pour un défaut qui n'est pas dans le corps de la maison, par exemple si un autre a un droit de passage sur elle, ou si un canal d'eau y passe, il supprime le défaut et la vente est maintenue. Mais si le défaut est dans le corps de la maison, par exemple s'il lui a dit qu'elle avait un mur solide et qu'il s'est trouvé branlant, il ne peut pas se contenter de lui bâtir un mur solide (et l'acheteur peut annuler la vente), et de même pour tout cas semblable (Hagahot Mordekhaï sur Ketoubot).
séif 5
- כל שהסכימו עליו בני המדינה שהוא מום שמחזירים בו מקח זה מחזירין וכל שהסכימו עליו שאינו מום ה"ז אינו מחזיר בו אלא אם פירש שכל הנושא ונותן סתם על מנהג המדינה הוא סומך:Tout ce dont les gens du pays ont convenu que c'est un défaut pour lequel on rend un objet acheté, pour cela on le rend ; et tout ce dont ils ont convenu que ce n'est pas un défaut, on ne le rend pas pour cela, à moins que l'acheteur ne l'ait spécifié ; car quiconque fait des affaires sans précision s'en remet à l'usage du pays.
séif 6
- כל הלוקח סתם אינו לוקח אלא הדבר שלם מכל מום ואם פירש המוכר ואמר ע"מ שאין אתה חוזר עלי במום ה"ז חוזר עד שיפרש המום שיש בממכרו וימחול הלוקח או עד שיאמר לו [כל מום] שימצא במקח זה הפוחת דמיו עד כך וכך קבלתי אותו שהמוחל צריך לידע הדבר שמוחל לו בו ויפרש אותו כמו המפרש האונאה: הגה מכר לו כלי של עץ ואמר לו שהוא של זהב הואיל והלוקח חזי ליה מצי א"ל דטוב כשל זהב אמרתי (נ"י פרק בית כור):Quiconque achète sans précision n'achète qu'une chose exempte de tout défaut. Et si le vendeur a spécifié et dit : « À condition que tu ne te retournes pas contre moi pour un défaut », l'acheteur peut malgré tout se retourner contre lui, tant que le vendeur n'a pas précisé le défaut qui se trouve dans ce qu'il vend et que l'acheteur y a renoncé, ou tant qu'il ne lui a pas dit : « [Tout défaut] qui se trouvera dans cet objet et qui en diminue le prix jusqu'à tel montant, je l'accepte », car celui qui renonce doit connaître la chose à laquelle il renonce, et il faut la préciser comme celui qui précise l'onaa (voir siman 227). Haga (Rema) : S'il lui a vendu un ustensile de bois en lui disant qu'il est en or, puisque l'acheteur le voit (et sait qu'il est en bois), le vendeur peut lui dire : « J'ai voulu dire qu'il est bon comme un ustensile en or » (Nimoukei Yossef, chapitre Beit Kor).
séif 7
- המוכר לחבירו פרה וא"ל יש בה מום פלוני ופלוני הניכרים ובכללם הזכיר מום שאינו ניכר ונמצא בה אותו שאינו ניכר ולא האחרים הרי זה מקח טעות כגון שא"ל פרה זו חגרת ועוורת נשכנית ורבצנית ונמצאת נשכנית בלבד הרי זה מקח טעות שיאמר הלוקח כשראיתי שלא היתה לא חגרת ולא עוורת אמרתי כשם שאין בה אלו המומין כך אין בה מומין אחרים ואינו אומר אלא להשביח דעתי אבל [אם] יש בה מומים הניכרים בין כולם בין מקצתם ויש בה גם המום שאינו ניכר כגון שהיא חגרת וגם נשכנית או שהיא עוורת וגם נשכנית אין זה מקח טעות דכמו שמחל על הניכר כך מחל על שאינו ניכר:Celui qui vend à son prochain une vache et lui dit : « Elle a tel et tel défaut », des défauts apparents, et parmi eux il a mentionné un défaut non apparent, et qu'on trouve en elle ce défaut non apparent mais non les autres, c'est une vente faite par erreur. Par exemple, s'il lui a dit : « Cette vache est boiteuse, aveugle, mordeuse et se couche (sous la charge) », et qu'elle s'est trouvée seulement mordeuse, c'est une vente faite par erreur, car l'acheteur peut dire : « Quand j'ai vu qu'elle n'était ni boiteuse ni aveugle, je me suis dit : de même qu'elle n'a pas ces défauts, de même elle n'a pas d'autres défauts, et il ne parlait que pour flatter ma perspicacité. » Mais [si] elle a des défauts apparents, tous ou une partie d'entre eux, et qu'elle a aussi le défaut non apparent, par exemple si elle est boiteuse et aussi mordeuse, ou aveugle et aussi mordeuse, ce n'est pas une vente faite par erreur, car de même qu'il a renoncé pour le défaut apparent, il a renoncé pour celui qui n'est pas apparent.
séif 8
- היה בה מום א' ניכר והראהו לו וא"ל יש בה מום פלוני ופלוני שאינם ניכרים ונמצאו בה אותם המומים שהזכיר שאינם ניכרים אין זה מקח טעות אפי' היה בה כל המומין שהזכיר שהרי לא הטעהו שלא הזכיר לו אלא מומין שבה:Si elle avait un défaut apparent, qu'il le lui a montré et lui a dit : « Elle a tel et tel défaut non apparents », et qu'on trouve en elle ces défauts non apparents qu'il avait mentionnés, ce n'est pas une vente faite par erreur, même si elle avait tous les défauts qu'il avait mentionnés, car il ne l'a pas trompé, puisqu'il ne lui a mentionné que des défauts qu'elle avait réellement.
séif 9
- המוכר עבד או שפחה אין הלוקח יכול להחזירו מפני מומין שאין מבטלין אותו ממלאכתו והם הנקראים סמפון שאם היה סמפון זה גלוי כבר ראהו ואם אינו נראה כגון שומא בבשר או נשיכת כלב או ריח הפה או ריח החוטם וכיוצא בהם הואיל ואינו מבטלו ממלאכתו אינו מחזיר שאין העבדים לתשמיש המטה אלא למלאכה נמצא בו שחין רע או חולי המתיש כחו או שהיה נכפה (פירוש שיש לו שגעון שמפיל אותו לארץ) או משועמם (פי' ת"י ובתמהון לבב ובשעמימות לבא) הרי זה מום מפני שמבטלו ממלאכתו וכן אם נמצא בו צרעת וכיוצא בו מדברים המגואלים הרי זה מום מפני שנפשו של אדם אוננת מהם ונמצא שאינו מתעסק לו במלאכת אכילה ושתיה וכן אם נמצא לסטים מזוין הרי זה מום המאבד את כולו מפני שהמלך תופס אותו והורגו וכן אם נמצא מוכתב למלכות ה"ז מום ומחזירו מפני שהמלך תופסו למלאכתו בכל עת שירצה אבל אם נמצא גנב או חוטף או גונב נפשות או בורח תמיד או זולל וסובא וכיוצא בדברים אלו אינו יכול להחזיר שכל העבדים בחזקת שיש בהם כל הרעות אא"כ פירש: הגה וי"א דגונב נפשות הוי כמו מוכתב למלכות אבל משחק בקוביא לא הוי מום (טור):Celui qui vend un esclave ou une servante (non juifs), l'acheteur ne peut pas le rendre à cause de défauts qui ne l'empêchent pas de travailler, et ce sont ceux qu'on appelle simpon (défaut caché d'un esclave) : car si ce simpon était visible, il l'a déjà vu ; et s'il n'est pas visible, comme un grain de beauté sur la chair, une morsure de chien, la mauvaise haleine de la bouche ou l'odeur du nez, et choses semblables, puisque cela ne l'empêche pas de travailler, il ne le rend pas, car les esclaves ne sont pas destinés aux relations conjugales mais au travail. Si l'on a trouvé chez lui une mauvaise éruption, une maladie qui épuise ses forces, ou s'il était épileptique (explication : il a une démence qui le fait tomber à terre) ou mechoumam (explication : le Targoum Yonatan traduit « et par l'égarement du cœur » par « et par la stupeur du cœur »), c'est un défaut, parce que cela l'empêche de travailler. De même, si l'on a trouvé chez lui de la lèpre (tsaraat) ou des choses répugnantes semblables, c'est un défaut, parce que l'âme de l'homme s'en afflige, et il se trouve qu'il ne peut l'employer aux travaux touchant à la nourriture et à la boisson. De même, s'il s'est trouvé être un brigand armé, c'est un défaut qui le fait perdre entièrement, parce que le roi l'arrête et le met à mort. De même, s'il s'est trouvé être inscrit auprès du royaume (pour son service), c'est un défaut et il le rend, parce que le roi le prend pour son service chaque fois qu'il le veut. Mais s'il s'est trouvé être voleur, ravisseur, voleur de personnes, toujours fugueur, glouton et ivrogne, et choses semblables, il ne peut pas le rendre, car tous les esclaves sont présumés avoir tous les vices, à moins que le vendeur ne l'ait spécifié. Haga (Rema) : Et certains disent que le voleur de personnes est comme celui qui est inscrit auprès du royaume (et c'est un défaut) ; mais celui qui joue aux dés, ce n'est pas un défaut (Tour).
séif 10
- המוכר בהמה לחבירו לטבחה ושחטה ונמצאת טרפה אם נודע בודאי שהיתה טריפה כשלקחה כגון שנקבו בית הכוסות והוגלד פי המכה שאז ידוע שיש לו ג' ימים שניקב אם קנה תוך ג' ימים הוי מקח טעות וצריך להחזיר הדמים ואם לא קנאה תוך ג' ימים או שקנאה תוך ג' ימים ולא הוגלד פי המכה דאז הוי ספק אם ניקב תוך ג' אם לאו על הלוקח להביא ראיה ואם לא יפסיד ויתן הדמים אם הם עדיין בידו:Celui qui vend une bête à son prochain pour l'abattage, qu'il l'a abattue et qu'elle s'est trouvée terefa (atteinte d'une lésion mortelle qui la rend interdite) : s'il est connu avec certitude qu'elle était terefa quand il l'a achetée, par exemple si le bonnet (beit hakossot, deuxième estomac) était perforé et que les bords de la plaie s'étaient cicatrisés, auquel cas on sait que la perforation date de trois jours, s'il l'a achetée dans les trois jours, c'est une vente faite par erreur et il faut rendre le prix. Et s'il ne l'a pas achetée dans les trois jours, ou s'il l'a achetée dans les trois jours mais que les bords de la plaie ne s'étaient pas cicatrisés, auquel cas il y a doute si la perforation a eu lieu dans les trois jours ou non, c'est à l'acheteur d'apporter la preuve ; sinon, il perd et donne le prix, s'il est encore en sa possession.
séif 11
- טרפות דסירכא הוא הדין דמבטל מקח ויש חולקים: הגה דהואיל והוי דבר דשכיח הוי ליה לאתנויי (טור) ואפי' טריפה שאנו אוסרין מספק מבטל המקח ואין המוכר יכול לומר אייתי ראיה דטריפה הוי (ר"ן פ' אלו טריפות):Pour les terefot dues à une adhérence (sirkha, adhérence sur le poumon), la règle est la même : cela annule la vente ; et certains contestent. Haga (Rema) : Car puisque c'est une chose fréquente, le vendeur aurait dû poser une condition à ce sujet (Tour). Et même une terefa que nous interdisons en raison d'un doute annule la vente, et le vendeur ne peut pas dire : « Apporte la preuve qu'elle est terefa » (Ran, chapitre Elou Terefot).
séif 12
- המוכר דבר שהיה מום בממכרו ועשה בו הלוקח מום אחר קודם שידע לו המום הראשון אם עשה דבר שדרכו לעשותו פטור ואם שינה ועשה מום אחר קודם שיודע לו המום מחזיר המקח לבעליו ומשלם דמי המום שעשה:Celui qui vend une chose dans laquelle il y avait un défaut, et l'acheteur y a causé un autre défaut avant d'avoir eu connaissance du premier défaut : s'il a fait une chose qu'on a l'habitude de faire avec cet objet, il est exempt ; mais s'il a dévié de l'usage et causé un autre défaut avant d'avoir eu connaissance du défaut, il rend l'objet à son propriétaire et paie la valeur du défaut qu'il a causé.
séif 13
- קנה סדין וקרעו לעשות חלוק ואחר כך נודע המום מחמת הקריעה מחזיר לו הקרעים תפרו ואח"כ נודע המום אם השביח נוטל שבח התפירה מהמוכר וכן כל כיוצא בזה:S'il a acheté un drap et l'a déchiré pour faire une chemise, et qu'ensuite le défaut a été connu, à cause du déchirement qui est un usage normal, il lui rend les morceaux. S'il l'a cousu et qu'ensuite le défaut a été connu, si l'objet a gagné en valeur, il perçoit du vendeur la plus-value de la couture ; et de même pour tout cas semblable.
séif 14
- המוכר קרקע לחבירו ואכל פירותיה ולאחר זמן נראה לו בה מום אם רצה להחזיר הקרקע לבעלים מחזיר כל הפירות שאכל ואם היה חצר ודר בו צריך להעלות לו שכר:Celui qui vend un terrain à son prochain, et l'acheteur en a mangé les fruits, et après un temps lui est apparu un défaut dans le terrain : s'il veut rendre le terrain aux propriétaires, il rend tous les fruits qu'il a mangés ; et si c'était une cour et qu'il y a habité, il doit lui payer un loyer.
séif 15
- ראובן שמכר לשמעון (ג') גבינות ולאחר שלשה ימים פתחם ומצאם מרוקבות ריקבון (גדול) ישאלו לעושי גבינות בכמה זמן ראוי לבא ריקבון ועיפוש כזה אם יאמרו שנעשה הריקבון בבית המוכר נמצא שהיה מקח טעות ואם הדבר ספק המוציא מחבירו עליו הראיה:Réouven a vendu à Chimon (trois) fromages ; au bout de trois jours, celui-ci les a ouverts et les a trouvés atteints d'une pourriture (importante) : on demandera aux fabricants de fromages en combien de temps peut survenir une telle pourriture et moisissure. S'ils disent que la pourriture s'est formée chez le vendeur, il se trouve que c'était une vente faite par erreur ; et si la chose est douteuse, c'est à celui qui veut réclamer à son prochain d'apporter la preuve.
séif 16
- ראובן שמכר לשמעון נאד שמן ולא פתחו אלא סמך על המוכר שא"ל שהוא טוב וכשפתחו מצאו עכור ישבע המוכר שנתן לו שמן טוב כמו שהתנה עמו ואם לא ירצה לישבע ישבע הלוקח שהתנה עמו לתת לו שמן טוב וצלול ושזה הוא השמן שנתן לו ויחזיר לו השמן או ישומו כמה דמיו פחותים משמן טוב ואם ירצה הלוקח לקחתו יחזיר לו הפחת:Réouven a vendu à Chimon une outre d'huile ; il ne l'a pas ouverte mais s'est fié au vendeur qui lui a dit qu'elle était bonne ; quand il l'a ouverte, il l'a trouvée trouble : le vendeur jurera qu'il lui a donné de la bonne huile comme il en avait convenu avec lui. Et s'il ne veut pas jurer, l'acheteur jurera qu'il avait convenu avec lui de lui donner une huile bonne et limpide, et que c'est bien là l'huile qu'il lui a donnée ; et le vendeur reprendra l'huile, ou bien on estimera de combien sa valeur est inférieure à celle d'une bonne huile, et si l'acheteur veut la prendre, le vendeur lui rendra la moins-value.
séif 17
- המוכר דבר שיש בו מום שאינו נראה ואבד המקח מחמת אותו המום ה"ז מחזיר את הדמים כיצד המוכר לחבירו שור שאין לו טוחנות (פי' שינים) והניחו הלוקח עם הבקר שלו והיה מניח המאכל לפני כולם ואוכלים ולא היה יודע שזה אינו אוכל עד שמת ברעב הרי זה מחזיר לו את הנבלה ויחזיר את הדמים וכן כל כיוצא בזה ואם היה המוכר סרסור (פי' קונה ומוכר בהמות בשוק ביום שקונה מוכר רש"י) שלוקח מזה ומוכר לזה ואינו משהה המקח עמו ולא ידע במום זה הרי הספסר נשבע שבועת היסת שלא ידע במום זה ויפטר מפני שהיה על הלוקח לבדוק השור בפ"ע ולהחזירו לו קודם שימות ויהיה הספסר מחזירו על הלוקח הראשון והואיל ולא עשה כן הוא הפסיד על עצמו: הגה ויש חולקין וסבירא להו דאפי' הסרסור צריך לשלם דאע"ג דהוא נתאנה אין לו להונות אחרים וה"ה בכל כיוצא בזה (טור והרא"ש) וכן נ"ל עיקר וכ"ש בדבר שלא פשע הקונה כלל כגון שמכר לו טבעת בחזקת זהב ואח"כ שברו הלוקח ונמצא בו בדיל שחייב להחזיר מעותיו אע"ג שגם המוכר נתאנה בו ואם אינו מאמינו שנמצא בו בדיל נשבע שאינו יודע מזה ונפטר (מרדכי ס"פ המפקיד ופ' הספינה) ואם קנה הסרסור דבר בחזקת בדיל ומכרו ואח"כ נודע שהיה בו כסף או זהב זכה הלוקח שלא זכה בו הסרסור מעולם הואיל ולא ידע בו (הגהות אשיר"י ומרדכי פ' אלו מציאות) וע' לקמן סי' רס"ח:Celui qui vend une chose ayant un défaut non visible, et que l'objet vendu a été perdu à cause de ce défaut, il rend le prix. Comment ? Celui qui vend à son prochain un bœuf qui n'a pas de molaires (explication : de dents), et l'acheteur l'a laissé avec ses bovins ; il posait la nourriture devant eux tous et ils mangeaient, et il ne savait pas que celui-ci ne mangeait pas, jusqu'à ce qu'il soit mort de faim : il lui rend la charogne et le vendeur rendra le prix ; et de même pour tout cas semblable. Et si le vendeur était un courtier (explication : qui achète et vend des bêtes au marché, vendant le jour même où il achète ; Rachi), qui achète de l'un et vend à l'autre et ne garde pas la marchandise chez lui, et qu'il ne connaissait pas ce défaut, le courtier prête le serment de hessèt (serment d'ordre rabbinique) qu'il ne connaissait pas ce défaut, et il est exempt, parce que l'acheteur aurait dû examiner le bœuf à part et le lui rendre avant qu'il ne meure, et le courtier l'aurait rendu au premier acheteur (lire : au premier vendeur) ; et puisqu'il n'a pas fait ainsi, il s'est causé la perte à lui-même. Haga (Rema) : Et certains contestent et sont d'avis que même le courtier doit payer, car bien qu'il ait lui-même été lésé, il ne doit pas léser les autres ; et il en est de même dans tout cas semblable (Tour et Roch). Et c'est ce qui me paraît l'essentiel. À plus forte raison pour une chose où l'acheteur n'a commis aucune négligence, par exemple s'il lui a vendu une bague présumée en or, puis l'acheteur l'a brisée et on y a trouvé de l'étain : il est obligé de lui rendre son argent, bien que le vendeur aussi y ait été lésé. Et s'il ne le croit pas quand il dit qu'on y a trouvé de l'étain, le vendeur jure qu'il ne sait rien de cela, et il est exempt (Mordekhaï, fin du chapitre HaMafkid et chapitre HaSefina). Et si le courtier a acheté une chose présumée en étain et l'a vendue, et qu'ensuite on a su qu'il y avait dedans de l'argent ou de l'or, l'acheteur l'acquiert, car le courtier ne l'a jamais acquise, puisqu'il ne le savait pas (Hagahot Acheri et Mordekhaï, chapitre Elou Metsiot). Et voir plus loin, siman 268.
séif 18
- המוכר ביצים לחבירו ונמצאו מוזרות (פי' שהתחיל להתהוות בו צורת האפרוח) שאינם ראוים לאכילה הוי מקח טעות ומחזיר את הדמים ועכשיו לא נהגו כן ומנהג מבטל הלכה:Celui qui vend des œufs à son prochain et qu'ils se trouvent couvés (explication : la forme du poussin a commencé à s'y former), impropres à la consommation, c'est une vente faite par erreur et il rend le prix. Mais aujourd'hui on n'a plus l'usage d'agir ainsi, et l'usage annule la règle.
séif 19
- המוכר לחבירו זרעוני גנה שאין עצמן של זרעונים נאכל וזרען ולא צמחו חייב באחריותן ומחזיר לו הדמים שלקח ממנו שחזקתן לזריעה והוא שלא צמחו מחמת עצמן אבל אם לקתה הארץ בברד וכיוצא בו אינו חייב באחריותן שמא מחמת הברד לא צמחו וכן כל כיוצא בזה:Celui qui vend à son prochain des semences potagères dont les graines elles-mêmes ne se mangent pas, et l'acheteur les a semées et elles n'ont pas germé, il en est responsable et lui rend le prix qu'il a reçu de lui, car on présume qu'elles sont destinées à être semées ; à condition qu'elles n'aient pas germé à cause d'elles-mêmes. Mais si la terre a été frappée par la grêle ou chose semblable, il n'en est pas responsable, car peut-être est-ce à cause de la grêle qu'elles n'ont pas germé ; et de même pour tout cas semblable.
séif 20
- מכר לו זרעים הנאכלים כגון חטים ושעורים וזרען ולא צמחו אינו חייב באחריותן אפי' היה זרע פשתן שרוב בני אדם קונים אותו לזריעה הואיל ואוכלים אותו אינו חייב באחריות זריעתו (מיהו אם לא נתן עדיין המעות י"א דיכול הלוקח לומר לזריעה קניתי (טור בשם הרמ"ה) וע' למטה סעיף כ"ג) ואם הודיעו שהוא קונה לזרע חייב באחריותו והוא הדין לדברים הנמכרים לרפואה ולצביעה וכן כל כיוצא בזה הלוקח מקח מחבירו והודיעו שהוא מוליכו למדינה פלונית למכרו שם ואחר שהוליכו לשם נמצא בו מום אינו יכול לומ' החזר לי מקחי לכאן אלא מחזיר לו הדמים והמוכר מטפל להביא ממכרו או למכרו שם ואפי' אבד או נגנב [אחרי שהודיעו] הרי הוא ברשות מוכר ואם היה המוכר יודע בממכרו שהיה בו מום חייב בהוצא' שהוציא הלוקח להוליך אותו למקום פלוני ואם לא היה יודע שהיה בו מום פטור מהוצאת ההולכה ואינו חייב אלא בהוצאת החזרה ואם לא הודיע למוכר שמוליכו למדינה אחרת והוליכו ונמצא בו שם מום הרי זה ברשות לוקח עד שיחזיר המקח במומו למוכר:S'il lui a vendu des graines comestibles, comme du blé ou de l'orge, et qu'il les a semées et qu'elles n'ont pas germé, il n'en est pas responsable. Même s'il s'agissait de graines de lin, que la plupart des gens achètent pour semer, puisqu'on les mange aussi, il n'est pas responsable de leur germination. (Toutefois, si l'acheteur n'a pas encore donné l'argent, certains disent que l'acheteur peut dire : « C'est pour semer que j'ai acheté » (Tour au nom du Rama) ; et voir plus bas, séif 23.) Mais s'il l'a informé qu'il achetait pour semer, il en est responsable. Et il en est de même pour les choses vendues comme remède ou pour la teinture, et de même pour tout cas semblable. Celui qui achète une marchandise de son prochain en l'informant qu'il l'emporte dans telle ville pour l'y vendre, et après l'avoir emportée là-bas on y trouve un défaut, le vendeur ne peut pas dire : « Rapporte-moi ma marchandise ici » ; mais il lui rend le prix, et c'est au vendeur de s'occuper de rapporter sa marchandise ou de la vendre là-bas. Et même si elle a été perdue ou volée [après qu'il l'en a informé], elle est sous la responsabilité du vendeur. Et si le vendeur savait que ce qu'il vendait avait un défaut, il est redevable des frais que l'acheteur a engagés pour l'emporter à tel endroit ; et s'il ne savait pas qu'il y avait un défaut, il est exempt des frais de l'aller et n'est redevable que des frais du retour. Mais si l'acheteur n'a pas informé le vendeur qu'il l'emportait dans une autre ville, qu'il l'y a emportée et qu'on y a trouvé un défaut, elle est sous la responsabilité de l'acheteur jusqu'à ce qu'il rende au vendeur la marchandise avec son défaut.
séif 21
- הלוקח מקח ונמצא בו מום ואח"כ אבד או נגנב הרי הוא ברשות הלוקח עד שיחזיר המקח למוכר ואם התליע או נפסד מחמת המום ה"ז ברשות מוכר ואם היה לו להודיע למוכר ולא הודיעו ה"ז ברשות לוקח:Celui qui achète une marchandise et y trouve un défaut, et qu'ensuite elle est perdue ou volée, elle est sous la responsabilité de l'acheteur jusqu'à ce qu'il rende la marchandise au vendeur. Mais si elle s'est vermoulue ou abîmée à cause du défaut, elle est sous la responsabilité du vendeur. Et s'il aurait dû en informer le vendeur et ne l'a pas fait, elle est sous la responsabilité de l'acheteur.
séif 22
- המוכר שור לחבירו ונמצא נגחן אם אין להוכיח אם קנאו לחרישה או לשחיטה כגון שהוא אדם שהוא קונה לזה ולזה וגם אין הוכחה בדמים כגון שנתייקר הבשר בדמי שור לחריש' אינו מקח טעות שיכול לו' לשחיטה מכרתיו אע"פ שהרוב קונים לחרישה ולא אזלינן בתר רובא להוציא מיד המוכר אבל אם עדיין המעות ביד הלוקח לא מבעיא אם רובם קונים לחרישה אלא אפי' כי הדדי נינהו המוציא מחבירו עליו הראיה ואם הלוקח אינו רגיל לקנות אלא לחרישה והמוכר מכירו ה"ז מקח טעות ואם אינו רגיל לקנות אלא לשחיטה מסתמ' לשחיט' קנאו ואם הוא רגיל לקנות לשחיטה ולחרישה אם יש הוכחה בדמים אם נתן דמי שור לחרישה אומרים לחרישה קנאו והוי מקח טעות ואם נתן דמי שור לשחיטה אומרים לשחיטה קנאו: הגה כל מקום דהוי מקח טעות וצריך להחזיר לו דמיו ואית ליה זוזי צריך ליתן לו מעות דהוי כבעל חוב (נ"י ריש פ' המוכר פירות) ודלא כי"א דיכול ליתן לו קרקע (תשובת מיימוני דמשפטים סי' י"ג):Celui qui vend un bœuf à son prochain et qu'il se trouve encorneur : s'il n'y a pas moyen de prouver s'il l'a acheté pour le labour ou pour l'abattage, par exemple s'il s'agit d'un homme qui achète pour l'un et pour l'autre, et qu'il n'y a pas non plus de preuve par le prix, par exemple si la viande a renchéri au point de valoir le prix d'un bœuf de labour, ce n'est pas une vente faite par erreur, car le vendeur peut dire : « Je te l'ai vendu pour l'abattage », bien que la majorité achète pour le labour ; car on ne suit pas la majorité pour retirer de l'argent des mains du vendeur. Mais si l'argent est encore entre les mains de l'acheteur, non seulement si la majorité achète pour le labour, mais même si les deux usages sont à égalité, c'est à celui qui veut réclamer à son prochain d'apporter la preuve. Et si l'acheteur n'a l'habitude d'acheter que pour le labour et que le vendeur le connaît, c'est une vente faite par erreur ; et s'il n'a l'habitude d'acheter que pour l'abattage, sans précision c'est pour l'abattage qu'il l'a acheté. Et s'il a l'habitude d'acheter pour l'abattage et pour le labour, s'il y a une preuve par le prix : s'il a donné le prix d'un bœuf de labour, on dit qu'il l'a acheté pour le labour, et c'est une vente faite par erreur ; et s'il a donné le prix d'un bœuf d'abattage, on dit qu'il l'a acheté pour l'abattage. Haga (Rema) : Partout où il y a vente faite par erreur et où le vendeur doit lui rendre le prix, s'il a de l'argent, il doit lui donner de l'argent, car l'acheteur est comme un créancier (Nimoukei Yossef, début du chapitre HaMokher Peirot), contrairement à certains qui disent qu'il peut lui donner un terrain (Techouvot Maïmoniyot sur Michpatim, siman 13).
séif 23