Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דין מקנה דירת בית או חצירו או מקדיש דבר שלא בא לעולם. ובו ט סעיפים:
אין אדם מקנה לא במכר ולא במתנה אלא דבר שיש בו ממש אבל דבר שאין בו ממש אינו נקנה לפיכך המקנה לחבירו אכילת פירות דקל זה או דירת בית זה לא קנה עד שיקנה גוף בית זה לדור בו וגוף אילן לאכול פירותיו: הגה האומר ידור פלוני בבית זה ולא קצב זמן הדירה אפי' רק שעה אחת במשמע (הג"מ סוף ב"ב) ושטר שכתוב בו שראובן נתן לדור בביתו וקנו ממנו ע"ז יש לפרש השטר שקנה ממנו בענין המועיל והקנה לו הגוף לדור בו וכ"ש אם החזירו הקנין למטה בשטר דודאי ליפוי כח כתבו וקנו ממנו בענין המועיל אבל אם לא כתב בשטר רק קנו ממנו שנותן לו לדור בביתו אינו כלום דאז עיקר הקנין קאי על הדירה ואין בדירה ממש (תשו' רמב"ן סי' ס"ז) שטר שלא היה כתוב בו קנין פירות כראוי רק כתוב בו שנתן לו כח ליקח הפירות כתקון חכמים הרי הודה שהקנה לו כתקון חכמים ויש לפרש שנתן לו באופן המועיל (מרדכי פ' מי שמת):Loi de celui qui transfère l'habitation d'une maison ou sa cour, ou qui consacre une chose qui n'est pas venue au monde. Il contient 9 séifim.
Un homme ne peut transférer, ni par vente ni par don, qu'une chose qui a de la substance (davar chéyech bo mamach) ; mais une chose qui n'a pas de substance ne peut pas être acquise. C'est pourquoi celui qui transfère à son prochain le droit de manger les fruits de ce palmier ou d'habiter cette maison, il (le bénéficiaire) n'a pas acquis, à moins qu'il ne lui transfère le fonds de cette maison pour y habiter, et le fonds de l'arbre pour en manger les fruits. Haga (Rema) : celui qui dit : « Un tel habitera dans cette maison » sans fixer la durée de l'habitation, cela peut s'entendre même d'une seule heure (Hagahot Maïmoniyot, fin de Bava Batra). Et un acte dans lequel il est écrit que Reouven a donné à un tel d'habiter dans sa maison, et qu'on a effectué un kinyan de sa part à ce sujet, il faut interpréter l'acte en ce sens qu'on a effectué le kinyan de sa part d'une manière efficace, et qu'il lui a transféré le fonds pour y habiter ; et à plus forte raison si l'on a répété la mention du kinyan plus bas dans l'acte, car certainement ils l'ont écrit pour renforcer le droit, et on a effectué le kinyan de sa part d'une manière efficace. Mais s'il n'est écrit dans l'acte que : « On a effectué un kinyan de sa part attestant qu'il lui donne d'habiter dans sa maison », cela n'est rien, car alors l'essentiel du kinyan porte sur l'habitation, et l'habitation n'a pas de substance (Réponses du Ramban, siman 67). Un acte dans lequel n'était pas écrit un kinyan des fruits comme il convient, mais où il est seulement écrit qu'il lui a donné le pouvoir de prendre les fruits « selon l'institution des Sages » : il a reconnu qu'il lui a transféré selon l'institution des Sages, et il faut interpréter qu'il lui a donné d'une manière efficace (Mordekhaï, chapitre Mi Chémet).séif 1
- וכן המוכר לחבירו אויר חורבתו ואויר חצירו אינו כלום אא"כ הקנה לו חצירו להכניס בו זיזין וכן כל כיוצא בזה:De même, celui qui vend à son prochain l'espace aérien de sa ruine ou l'espace aérien de sa cour, cela n'est rien, à moins qu'il ne lui ait transféré sa cour pour y faire avancer des saillies (zizin, poutres en encorbellement) ; et de même pour tout cas semblable.
séif 2
- אבל אם מכר לא' בית ואילן וחורבה וחצר ושייר לעצמו דירת הבית ואכילת הפירות ואויר החורבה ואויר החצר מהני דהוי כאילו פירש ששייר לעצמו מקום ואפי' לא הזכיר שיור בחצר כלל אלא מכר לו בית ואמר לו על מנת שדיוטא העליונה שלי אמרינן ששייר לו מקום בחצר להוציא זיזין מהדיוטא לחצר: הגה ואם שייר לעצמו זכות וגם שייר לאיש אחר אמרינן כמו ששייר לעצמו בעין יפה ובאופן המועיל כן שייר לחבירו דודאי על ענין אחד נתכוין (תשו' רמב"ן סי' י"ח) (וע"ל סי' ר"ט ס"ז):Mais s'il a vendu à quelqu'un une maison, un arbre, une ruine et une cour, et s'est réservé l'habitation de la maison, la consommation des fruits, l'espace aérien de la ruine et l'espace aérien de la cour, cela est valable, car c'est comme s'il avait précisé qu'il se réservait l'emplacement (le fonds nécessaire). Et même s'il n'a mentionné aucune réserve dans la cour, mais lui a vendu une maison en disant : « À condition que l'étage supérieur soit à moi », nous disons qu'il s'est réservé un emplacement dans la cour pour faire avancer des saillies de l'étage vers la cour. Haga (Rema) : et s'il s'est réservé un droit à lui-même et a aussi réservé un droit à une autre personne, nous disons que, de même qu'il s'est réservé pour lui-même avec largesse et d'une manière efficace, de même il a réservé pour son prochain, car certainement il a eu en vue une seule et même manière (Réponses du Ramban, siman 18) (et voir plus haut, siman 209, séif 7).
séif 3
- המוכר גוף הקרקע לזמן קצוב ה"ז מכיר' ומשתמש הלוקח בגוף כחפצו ואוכל הפירות כל זמן המכירה ובסוף תחזור לבעליה ומה הפרש יש בין המוכר קרקע לזמן קצוב ובין המקנה אותה לפירות שהקונה לפירות אינו יכול לשנות צורת הקרקע ולא יבנה ולא יהרוס אבל הקונה לזמן קצוב הוא בונה והורס ועושה בכל זמנו הקצוב כמו שעושה הקונה קנין עולם לעולם:Celui qui vend le fonds d'un terrain pour une durée déterminée, c'est une vente : l'acheteur use du fonds à sa guise et mange les fruits pendant toute la durée de la vente, et à la fin le terrain revient à son propriétaire. Et quelle différence y a-t-il entre celui qui vend un terrain pour une durée déterminée et celui qui le transfère pour ses fruits ? Celui qui acquiert pour les fruits ne peut pas changer l'aspect du terrain, il ne construira pas et ne démolira pas ; mais celui qui acquiert pour une durée déterminée construit, démolit et agit pendant toute sa durée déterminée comme agit pour toujours celui qui acquiert une acquisition perpétuelle.
séif 4
- ומה הפרש יש בין המוכר שדה זו לפירותיה ובין המוכר פירות שדה זו לחבירו שהמוכר פירות השדה אין ללוקח להשתמש בשדה זו כלל אפי' להכנס [בה] אלא בשעת הוצאת הפירות ויש לבעל השד' להשתמש בה כחפצו אבל המוכר שדה לפירותיה אין בעל השדה יכול להכנס בה אלא מדעת הלוקח ויש ללוקח להשתמש בה כחפצו:Et quelle différence y a-t-il entre celui qui vend ce champ pour ses fruits et celui qui vend à son prochain les fruits de ce champ ? Pour celui qui vend les fruits du champ, l'acheteur n'a aucun droit d'user de ce champ, pas même d'y entrer, sauf au moment de la récolte des fruits, et le propriétaire du champ peut en user à sa guise. Mais pour celui qui vend un champ pour ses fruits, le propriétaire du champ ne peut y entrer qu'avec l'accord de l'acheteur, et l'acheteur peut en user à sa guise.
séif 5
- ומה הפרש יש בין הקונה שדה זו לפירותיה ובין השוכר שדה זו מחבירו שהקונה שדה לפירותיה יש לו לנטעה או לזרעה כל זמן שירצה או להובירה והשוכר אינו כן כמו שנתבאר בסי' ש"ך:Et quelle différence y a-t-il entre celui qui acquiert ce champ pour ses fruits et celui qui loue ce champ à son prochain ? Celui qui acquiert un champ pour ses fruits peut le planter ou l'ensemencer quand il veut, ou le laisser en friche ; et le locataire n'est pas ainsi, comme il a été expliqué au siman 320.
séif 6
- דין ההקדש ודין העניים ודין הנדרים אינו כדין הדיוט בקנייתו שאילו אמר אדם כל מה שתלד בהמתי יהיה הקדש לבדק הבית או יהיה אסור עלי או אתננו לצדקה אע"פ שאינו מתקדש לפי שאינו בעול' ה"ז חייב לקיים דברו שנא' ככל היוצא מפיו יעש' והואיל והדבר כן אם צוה אדם כשהוא שכ"מ ואמר כל מה שיוציא אילן זה לעניים או כל שכר בית זה לעניים זכו בהם העניים: הגה וי"א דלא קנו ההקדש ולא הצדקה כלום דאין אדם מקדיש דבר שלא בא לעולם וממילא דבריו בטלים אבל אם אמר כשתלד בהמתי או יוציא אילן זה פירות וכיוצא בזה אתננו להקדש או לעניים חייב לקיים דבריו מטעם נדר (טור בשם הרא"ש) ודוקא אם הנודר קיים אבל אם כבר מת אינו כלום שהרי אינו כאן שיקיים נדרו (מרדכי פ' מי שמת) וסברא האחרונה היא עיקר וכן ראוי להורות ועיין לקמן סי' רנ"ב סעיף ב' ואם נשבע לקיים המקח ע' לעיל סי' ר"ט סעיף ד':La loi du hekdech (biens consacrés au Temple), la loi des pauvres et la loi des vœux ne sont pas comme la loi d'un particulier (hedyot) quant à leur acquisition. Car si un homme dit : « Tout ce que mettra bas ma bête sera consacré pour l'entretien du Temple (bedek habayit) », ou « me sera interdit », ou « je le donnerai à la tsedaka », bien que cela ne soit pas consacré puisque ce n'est pas au monde, il est tenu de tenir sa parole, comme il est dit : « Selon tout ce qui sort de sa bouche, il fera » (Nombres 30, 3). Et puisqu'il en est ainsi, si un homme a ordonné, alors qu'il était malade alité, en disant : « Tout ce que produira cet arbre sera pour les pauvres », ou « tout le loyer de cette maison sera pour les pauvres », les pauvres les ont acquis. Haga (Rema) : et certains disent que ni le hekdech ni la tsedaka n'ont rien acquis, car un homme ne peut pas consacrer une chose qui n'est pas venue au monde, et de ce fait ses paroles sont nulles ; mais s'il a dit : « Lorsque ma bête mettra bas, ou que cet arbre produira des fruits, et ainsi de suite, je le donnerai au hekdech ou aux pauvres », il est tenu de tenir sa parole en vertu du vœu (le Tour au nom du Roch) ; et cela seulement si celui qui a fait le vœu est vivant ; mais s'il est déjà mort, cela n'est rien, car il n'est pas là pour accomplir son vœu (Mordekhaï, chapitre Mi Chémet). Et ce dernier avis est l'essentiel, et c'est ainsi qu'il convient de trancher. Et voir plus loin, siman 252, séif 2. Et s'il a juré de maintenir la vente, voir plus haut, siman 209, séif 4.
séif 7
- קנה קרקע אדעתא שיעשנו הקדש ולא הוציא מפיו כלום י"א דכיון שגמר בלבו לתת לצדקה חייב ליתן ויש מי שאומר דאע"ג דכתיב כל נדיב לב עולות חולין מקדשים לא ילפינן והאידנא כל הקדש יש לו דין חולין שאין הקדש עתה לבדק הבית ואינו אלא לצדקה הילכך כל שלא הוציא בשפתיו אינו כלום: (ויש להחמיר כסברא הראשונה וע' בי"ד ס"ס רנ"ח):S'il a acheté un terrain dans l'intention d'en faire du hekdech, sans rien prononcer de sa bouche : certains disent que, puisqu'il a résolu dans son cœur de le donner à la tsedaka, il est tenu de le donner. Et il y a un avis selon lequel, bien qu'il soit écrit : « Quiconque est généreux de cœur, des holocaustes » (Chroniques II 29, 31), on n'apprend pas la loi des biens profanes à partir des choses consacrées ; et aujourd'hui, tout hekdech a la loi des biens profanes ('houlin), car il n'y a plus maintenant de hekdech pour l'entretien du Temple, mais seulement pour la tsedaka ; c'est pourquoi tout ce qu'il n'a pas prononcé de ses lèvres n'est rien (et il faut être rigoureux selon le premier avis ; et voir dans le Yoré Dé'a, fin du siman 258).
séif 8
- וכן אם אמר קרקע זה לכשאקננו יהיה הקדש אינו כלום שאין אדם מקדיש דבר שלא בא לעולם אבל אם אמר לכשאקננו אקדישנו או אתננו להקדש הוי עליו נדר וצריך לקיים נדרו: הגה וזהו סברת הרא"ש וחולק על הרמב"ם שסובר שאם אמר לכשאקננו יהיה הקדש חייב לקיים דבריו כמ"ש סברתו בסעיף ז' ודברי המחבר שסתם לעיל כדברי הרמב"ם וכאן כדברי הרא"ש אינו נכון :De même, s'il a dit : « Ce terrain, lorsque je l'aurai acheté, sera hekdech », cela n'est rien, car un homme ne peut pas consacrer une chose qui n'est pas venue au monde. Mais s'il a dit : « Lorsque je l'aurai acheté, je le consacrerai » ou « je le donnerai au hekdech », c'est pour lui un vœu, et il doit accomplir son vœu. Haga (Rema) : et c'est l'avis du Roch, qui conteste le Rambam, lequel considère que s'il a dit : « Lorsque je l'aurai acheté, il sera hekdech », il est tenu de tenir sa parole, comme l'auteur a écrit son avis au séif 7. Et les paroles de l'auteur (le Choulhan Aroukh), qui a tranché sans précision plus haut selon les paroles du Rambam et ici selon les paroles du Roch, ne sont pas cohérentes.
séif 9