Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דין קניית מטלטלין איזה במשיכ' ואיזה במסירה ומה דינו במעות שבידו. ובו טו סעיפים:
דבר תורה מעות קונות אבל חכמים תקנו שלא יקנו המטלטלים אלא בהגבהה או במשיכה דבר שאין דרכו להגביה (וכיון שמשך או הגביה קנה אע"פ שלא נתן המעות) (טור) כיצד המקבץ עצים או פשתן וכיוצא בהם ועשה מהם טעון גדול שאי אפשר להגביהו אינו נקנה במשיכה שהרי אפשר להתירו ולהגביהו עץ עץ אבל אם היה טעון של אגוזים או של פלפלים או של שקדים וכיוצא בהם שאין אחד יכול להגביהו הרי זה נקנה במשיכ' (ויש חולקין וסבירא להו דאפי' בעצי' נקנה במשיכ' הואיל ואיכא טורח להתיר ולהגביה) וע"ל סי' ר' סעיף ז' בדין משיכה והגבהה (טור):Lois de l'acquisition des biens meubles : lesquels s'acquièrent par la traction et lesquels par la remise, et quelle est la loi pour l'argent qu'il (le vendeur) a en main. Ce siman contient 15 séifim.
Selon la Torah, l'argent acquiert (le paiement suffit à acquérir un bien meuble), mais les Sages ont institué que les biens meubles ne s'acquièrent que par le soulèvement (hagbaha), ou par la traction (mechikha) pour un objet qu'on n'a pas l'habitude de soulever. Haga (Rema) : (Et dès qu'il a tiré ou soulevé, il a acquis, même s'il n'a pas donné l'argent) (Tour). Comment ? Celui qui rassemble du bois, du lin ou choses semblables, et en fait une grosse charge qu'il est impossible de soulever : elle ne s'acquiert pas par la traction, car il est possible de la défaire et de la soulever bûche par bûche. Mais s'il s'agissait d'une charge de noix, de poivre, d'amandes ou choses semblables, qu'une seule personne ne peut soulever, elle s'acquiert par la traction. Haga (Rema) : (Et certains contestent et sont d'avis que même du bois s'acquiert par la traction, puisqu'il y a de la peine à défaire la charge et à soulever.) Et voir plus loin, siman 200, séif 7, au sujet de la traction et du soulèvement (Tour).séif 1
- הגבהה י"א שצריך להגביה ג' טפחים ויש אומרים דסגי בהגבהת טפח:Le soulèvement : certains disent qu'il faut soulever l'objet de trois tefa'him (palmes), et certains disent qu'il suffit de le soulever d'un téfa'h.
séif 2
- משיכה שאמרו צריך שימשוך החפץ כולו ויוציאנו מכל המקום שהוא בו:La traction dont les Sages ont parlé : il faut tirer l'objet entièrement et le faire sortir de tout l'emplacement où il se trouve.
séif 3
- דברים שאין דרכם להגביהם אי אגבהינו קנה:Des objets qu'on n'a pas l'habitude de soulever : si on les a soulevés, on les a acquis.
séif 4
- ולמה תקנו חכמים שלא יהא מעות קונות גזירה שמא יתן הלוקח דמי החפץ וקודם שיקחנו יאבד באונס כגון שתפול דליקה וישרף או יבואו לסטים ויטלוהו ואם היה ברשות הלוקח יתמהמה המוכר ולא יציל לפיכך העמידוהו חכמים ברשות המוכר כדי שישתדל ויציל לפיכך אם היה ביתו של לוקח שיש בו החפץ שנמכר מושכר למוכר העמידוהו על דין תורה שהרי מצוי הוא אצל ביתו ויכול להציל וכן השוכר המקום שאותם המטלטלים הנמכרים מונחים בו בא' מדרכי קניית השכירות שנתבארו בסי' קצ"ה [סעיף ט'] קנה המטלטלים שבו ואין שום א' מהם יכול לחזור בו והוא שתהא חצר המשתמרת לדעת השוכר או שהוא עומד בצד המקום ההוא: הגה וי"א דאם היו המטלטלין במקום דליכא למיחש לדליקה נקנו במעות (הגהות ראשונות דמרדכי פרק הזהב) וכן אם התנו בהדיא דמעות יקנו קנו (ב"י):Et pourquoi les Sages ont-ils institué que l'argent n'acquière pas ? C'est une mesure préventive (guezéra), de crainte que l'acquéreur ne donne le prix de l'objet et qu'avant qu'il ne le prenne, celui-ci ne se perde par un cas de force majeure — par exemple qu'un incendie se déclare et qu'il brûle, ou que des brigands viennent et le prennent —, et que, s'il était dans le domaine (la responsabilité) de l'acquéreur, le vendeur ne tarde et ne le sauve pas. C'est pourquoi les Sages l'ont maintenu dans le domaine du vendeur, afin qu'il s'efforce de le sauver. Par conséquent, si la maison de l'acquéreur, où se trouve l'objet vendu, était louée au vendeur, ils l'ont maintenu dans la loi de la Torah (l'argent acquiert), puisque l'acquéreur se trouve près de sa maison et peut sauver l'objet. De même, celui qui loue l'emplacement où sont posés ces biens meubles vendus, par l'un des modes d'acquisition de la location expliqués au siman 195 [séif 9], acquiert les meubles qui s'y trouvent, et aucun d'eux ne peut se rétracter ; et ce, à condition que ce soit une cour gardée au gré du locataire, ou qu'il se tienne à côté de cet emplacement. Haga (Rema) : Certains disent que si les biens meubles se trouvaient en un lieu où il n'y a pas lieu de craindre un incendie, ils s'acquièrent par l'argent (premières Hagahot du Mordekhaï, chapitre HaZahav) ; de même, s'ils ont stipulé explicitement que l'argent acquerra, il a acquis (Beit Yossef).
séif 5
- י"א דשכירות המטלטלים נקנה בכסף דליכא למיחש שמא יאמר לו נשרפו חטיך בעליי' דכיון שהגוף שלו טרח ומציל:Certains disent que la location de biens meubles s'acquiert par l'argent, car il n'y a pas lieu de craindre qu'il (le bailleur) lui dise : « Ton blé a brûlé dans le grenier » ; en effet, puisque l'objet lui-même est à lui, il se donne la peine de le sauver.
séif 6
- הספינה הואיל וא"א להגביה ויש במשיכתה טורח גדול ואינה נמשכת אלא לרבים לא הצריכו' משיכה אלא נקנית במסירה וכן כל כיוצא בזה ואם אמר לו לך משוך וקנה אינו קונה הספינה עד שימשכנה כולה ויוציאנה מכל המקום שהיתה בו שהרי הקפיד המוכר שלא יקנה זה אלא במשיכה:Le bateau : puisqu'il est impossible de le soulever, qu'il y a grande peine à le tirer et qu'il ne se tire qu'à plusieurs, ils n'ont pas exigé la traction, mais il s'acquiert par la remise (messira) ; et de même pour tout ce qui est semblable. Et si le vendeur lui a dit : « Va, tire et acquiers », il n'acquiert le bateau que lorsqu'il l'aura tiré entièrement et fait sortir de tout l'emplacement où il était, car le vendeur a tenu à ce qu'il ne l'acquière que par la traction.
séif 7
- מסירה זו שאמרו אין צריך שימסרנו מידו ליד לוקח אלא כיון שאחז בה הלוקח בפני המוכר או במצותו הוה ליה מסירה:Cette remise dont les Sages ont parlé : il n'est pas nécessaire qu'il le remette de sa main à la main de l'acquéreur ; mais dès que l'acquéreur s'en est saisi en présence du vendeur ou sur son ordre, cela constitue une remise.
séif 8
- מסירה אינו קונה אלא בר"ה ובחצר שאינה של שניהם (והכניסה שם שלא ברשות בעל החצר) ומשיכה אינו קונה אלא בסימטא או בחצר של שניהם והגבהה קונה בכל מקום: הגה אמר ליה המוכר לקנות במסירה או במשיכה במקום שאין קונין לא מהני ולא קנה (ר"ן פ"ק דקידושין):La remise n'acquiert que dans le domaine public et dans une cour qui n'appartient pas aux deux Haga (Rema) : (et où il l'a introduit sans la permission du propriétaire de la cour) ; la traction n'acquiert que dans une ruelle (simta) ou dans une cour appartenant aux deux ; et le soulèvement acquiert en tout lieu. Haga (Rema) : Si le vendeur lui a dit d'acquérir par la remise ou par la traction en un lieu où ce mode n'acquiert pas, cela n'a aucun effet et il n'a pas acquis (le Ran, premier chapitre de Kiddouchin).
séif 9
- לפיכך אם היתה הספינה עומדת בר"ה או בחצר שאינה של שניהם והקפיד המוכר ואמר ליה משוך וקנה צריך למשכה כולה ושיוציאנה מאותו רשות שאין משיכה קונה בו ויכניסנה לרשות שהמשיכה קונה בו:C'est pourquoi, si le bateau se trouvait dans le domaine public ou dans une cour qui n'appartient pas aux deux, et que le vendeur y a tenu et lui a dit : « Tire et acquiers », il faut le tirer entièrement, le faire sortir de ce domaine où la traction n'acquiert pas et l'introduire dans un domaine où la traction acquiert.
séif 10
- היתה עומדת בסימטא או בחצר שניהם אינה נקנית אלא במשיכה ולא במסירה:S'il se trouvait dans une ruelle ou dans une cour des deux, il ne s'acquiert que par la traction, et non par la remise.
séif 11
- היתה עומדת בר"ה ולא אמר להם המוכר כלום והלך הלוקח ומשך לא קנה עד שימשכנה כדינה מר"ה לסימטא אע"פ שנקנית במסירה בר"ה ומסירה אינה צריכ' שימסור לו מיד ליד אפ"ה כיון שהתחיל למשוך כבר גילה בדעתו שאינו רוצה לקנות בחזקה זו שהוא מחזיק ותפוס בה אלא במשיכה:S'il se trouvait dans le domaine public, que le vendeur ne leur a rien dit et que l'acquéreur est allé le tirer, il ne l'a pas acquis tant qu'il ne l'a pas tiré selon la règle, du domaine public vers une ruelle. Bien qu'il s'acquière par la remise dans le domaine public, et que la remise n'exige pas qu'on le remette de main à main, néanmoins, dès lors qu'il a commencé à tirer, il a déjà manifesté qu'il ne veut pas acquérir par cette prise ('hazaka) qu'il exerce en le tenant, mais par la traction.
séif 12
- י"א דספינה אינה נקנית במשיכה אלא כדרך משיכתה כגון שמונחת במים או ברקק מים שהוא בסימטא או בחצר של שניהם אבל אם היתה ביבשה אינו קונה עד שיגביהנה:Certains disent que le bateau ne s'acquiert par la traction que selon la manière dont on le tire, par exemple s'il est posé sur l'eau ou dans une flaque d'eau qui se trouve dans une ruelle ou dans une cour des deux ; mais s'il était sur la terre ferme, il ne l'acquiert que lorsqu'il l'aura soulevé.
séif 13
- דבר הנקנה במשיכה שהיה בר"ה או בחצר שאינה של שניהם ומשכו הלוקח לרשותו או לסימטא כיון שהוציא מקצתו מר"ה או מרשות שאינה של שניהם קנה מאחר שמשכו כולו והוציאו מכל המקום שהיה בו:Un objet qui s'acquiert par la traction, qui se trouvait dans le domaine public ou dans une cour qui n'appartient pas aux deux, et que l'acquéreur a tiré vers son domaine ou vers une ruelle : dès qu'il en a fait sortir une partie du domaine public ou du domaine qui n'appartient pas aux deux, il l'a acquis, puisqu'il l'a tiré entièrement et fait sortir de tout l'emplacement où il était.
séif 14
- הנותן דמי המטלטלים או מקצתן וחזר בו הלוקח וא"ל המוכר בא וטול מעותיך הרי המעות אצלו כמו פקדון ואם נגנבו או אבדו אינו חייב באחריותן אבל אם חזר בו המוכר ואמר ללוקח בא וטול את שלך הרי המעות ברשותו וחייב באחריותו אפי' מאונסים גדולים עד שיקבל עליו מי שפרע ויאמר לו אח"כ בא וטול את שלך ואז אי איתנהו בעין הנך זוזי ממש דיהיב ליה לוקח פטור אבל אם הוציאם וייחד אחרים תחתיה' וקבל מי שפרע י"א שחזרו הלואה וחייב אפילו באונסים עד שיבואו לרשות לוקח ויש מי שאומר שאפי' הוציאם כיון שקבל עליו מי שפרע ונותנם לו אע"פ שלא רצה הלוקח לקבלם פטור:Celui qui a donné le prix des biens meubles, ou une partie, puis l'acquéreur s'est rétracté, et le vendeur lui a dit : « Viens reprendre ton argent » : l'argent est chez lui comme un dépôt ; s'il est volé ou perdu, il n'en a pas la responsabilité. Mais si c'est le vendeur qui s'est rétracté et a dit à l'acquéreur : « Viens prendre ce qui est à toi », l'argent est sous sa responsabilité et il en répond même en cas de grands accidents (force majeure), jusqu'à ce qu'il ait reçu sur lui le Mi chepara (la malédiction « Celui qui a puni… », voir siman 204) et qu'il lui ait dit ensuite : « Viens prendre ce qui est à toi ». Alors, si ce sont exactement ces mêmes pièces que l'acquéreur lui avait données qui existent encore, il est exempt. Mais s'il les a dépensées et en a mis d'autres de côté à leur place, et a reçu le Mi chepara, certains disent qu'elles sont redevenues un prêt, et il en répond même en cas de force majeure jusqu'à ce qu'elles parviennent dans le domaine de l'acquéreur ; et il y a un avis selon lequel, même s'il les a dépensées, puisqu'il a reçu sur lui le Mi chepara et qu'il les lui donne, même si l'acquéreur n'a pas voulu les recevoir, il est exempt.
séif 15