Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- איזה דבר שהשותפין כופין זה את זה לחלוק וכל דיניו. ובו יז סעיפים:
אחד הקונה מחבירו חצי שדהו או שנים שקנו מאחד שדה או שירשו או שניתן להם במתנה או שהחזיקו בו מההפקר וביקש אחד מהשותפין לחלוק וליטול חלקו לבדו אם יש באותו קרקע דין חלוקה כופה את שאר השותפין וחולקין עמו ואם אין בו דין חלוקה אין אחד מהם יכול לכוף את חבירו לחלוק וכן הדין במטלטלין: הגה ואם היה בו דין חלוקה וקבלו קנין שלא לחלוק אינן יכולין לחזור בהן (תשו' רשב"א סי' תתק"ז) ראובן ושמעון שיש להן מקומות בבית הכנסת זה אצל זה וראובן רוצה לעשות מחיצה ביניהם ולהכניס המחיצה בתוך שלו ושמעון רוצה לעכב באמרו שאם יעשה מחיצה המקום יהיה דחוק הדין עם ראובן (ב"י סי' קנ"ז בשם הרשב"א והרא"ש כלל ה' סי' ג') וכן רבים היושבים על ספסל אחד בבית הכנסת והיושב בראש רוצה להוסיף עוד מקום אחד אצל מקומו והיושב אצלו רוצה למחות באמרו שעכשיו הוא שני אצל הראש ואם יוסיף יהיה שלישי הדין עמו ויכול למחות (הרא"ש כלל ה' סי' ד') וע' לעיל סי' קס"ב ס"ז מדיני מקומות בבית הכנסת:Quelle chose les associés peuvent se contraindre mutuellement à partager, et toutes ses lois. Il contient 17 séifim.
Celui qui achète de son prochain la moitié de son champ, ou deux personnes qui ont acheté un champ à un seul vendeur, ou qui en ont hérité, ou à qui il a été donné en cadeau, ou qui en ont pris possession alors qu'il était sans propriétaire (hefker), et l'un des associés a demandé de partager et de prendre sa part seul : si ce terrain a le statut de partage (c'est-à-dire qu'il est assez grand pour être partagé, voir séif 3), il contraint les autres associés, et ils partagent avec lui ; et s'il n'a pas le statut de partage, aucun d'eux ne peut contraindre son associé à partager. Et telle est aussi la loi pour les biens meubles. (Haga (Rema) : Et s'il avait le statut de partage et qu'ils ont accepté par un kinyan (acte formel d'acquisition) de ne pas partager, ils ne peuvent se rétracter (Responsa du Rachba, siman 907). Réouven et Chimon, qui ont des places à la synagogue l'une à côté de l'autre, et Réouven veut faire une cloison entre eux et placer la cloison à l'intérieur de sa propre part, et Chimon veut l'en empêcher en disant que, s'il fait une cloison, la place sera étroite : la loi est avec Réouven (Beit Yossef, siman 157, au nom du Rachba ; et le Roch, kelal 5, siman 3). Et de même, plusieurs personnes assises sur un même banc à la synagogue, et celui qui est assis en tête veut ajouter encore une place à côté de sa place, et celui qui est assis à côté de lui veut protester en disant que maintenant il est second à côté de la tête, et que s'il ajoute une place, il sera troisième : la loi est avec lui, et il peut protester (le Roch, kelal 5, siman 4). Et voir plus haut, siman 162, séif 7, au sujet des lois des places à la synagogue.)séif 1
- בד"א כשאין א' מהם מכיר את חלקו במקום שהם שותפין בו אלא יד כולם משתמשת בכל מקום אבל אם היה א' מכיר חלקו אע"פ שאין בו דין חלוקה כופה כל אחד מהם את חבירו להבדיל בין חלקו לחלק חבירו כדי שלא יזיקו זה את זה בראיה:En quoi cela est-il dit ? (que, sans statut de partage, on ne peut contraindre) Lorsqu'aucun d'eux ne connaît sa part dans le lieu dont ils sont associés, mais que la main de tous en use en tout endroit ; mais si l'un connaissait sa part, même si le lieu n'a pas le statut de partage, chacun d'eux contraint son associé à séparer (par une cloison) entre sa part et la part de son associé, afin qu'ils ne se nuisent pas l'un à l'autre par le regard (hezek reïya, le dommage causé par la vue sur l'intimité d'autrui).
séif 2
- איזהו דין חלוקה כל שאלו יחלק לפי השותפים יגיע לפחות שבהם חלק ששם הכל קרוי עליו אבל אם אין שם הכל קרוי על החלק אין בו דין חלוקה כיצד כל חצר שאין בה ד"א על ד"א מרובעות חוץ מד' אמות של הפתחים אינה קרויה חצר וכל שדה שאין בה כדי זריעת ט' קבין אינה קרויה שדה וכל גנה שאין בה כדי זריעת חצי קב אינה קרויה גנה וכל פרדס שאין בה כדי זריעת ג' קבין אינה קרויה פרדס לפיכך אין חולקין את החצר עד שיהא בה ד' אמות לכל א' וא' מהשותפין ולא את השדה עד שיהא בו זריעת ט' קבין לכל אחד ולא הגנה עד שיהא בה חצי קב לכל א' וא' (ולא את הפרדס עד שיהא בו בית ג' קבין לכל אחד ואחד) בד"א בא"י וכיוצא בה אבל בבבל וכיוצא בה אין חולקין את השדה עד שיהא בה כדי חרישת יום לזה וכדי חרישת יום לזה ולא את הפרדס עד שיהא בה ל"ו אילנות לזה ול"ו אילנות לזה כדי עבודת אדם א' ביום א' ושדה שמשקים אותה בכלי עד שיהא בה כדי שימלא הפועל יום א' לזה ויום א' לזה: הגה היה בו דין חלוקה ומכר א' מהן לשנים או הורישו לב' בניו ואין לאחד מהן כדי חלוקה אינן יכולין לעכב מלחלוק דלא עדיפי מגברא דאתו מחמתיה (מרדכי ס"פ השואל וסוף כתובות בשם מהר"מ וטור סי' קע"ד) היו ד' שותפין ביחד לב' יש להן שיעור חלוקה ולב' אין להן שיעור חלוקה הב' שיש להן חלוקה נוטלין חלקן והב' האחרים נשארו שותפין ואפי' אמר אחד מאותן שאין בו כדי חלוקה תנו לי ג"כ חלקי וא"כ ישאר לרביעי פחות מכדי חלוקה וכדי לבטל החלוקה אמר כן אין שומעין לו (תשובת מיי' דקנין סי' י"ד) שלשה שהיו שותפין בבית לשנים היה להן כדי חלוקה ולאחר אין בו כדי חלוקה וקנה א' מן השנים חלקו של האחד שאין לו כדי חלוקה אין יכול לבטל החלוקה אע"פ שהמוכר היה יכול לבטלה (שם מרדכי סוף כתובות):Qu'est-ce que le statut de partage ? Tout bien qui, s'il était partagé selon le nombre des associés, le moindre d'entre eux recevrait une part à laquelle s'applique le nom de l'ensemble ; mais si le nom de l'ensemble ne s'applique pas à la part, il n'a pas le statut de partage. Comment ? Toute cour qui n'a pas quatre coudées sur quatre carrées, en dehors des quatre coudées réservées devant les entrées, n'est pas appelée cour ; et tout champ qui n'a pas de quoi semer neuf kav (mesure de capacité) de semence n'est pas appelé champ ; et tout jardin qui n'a pas de quoi semer un demi-kav n'est pas appelé jardin ; et tout verger (pardess) qui n'a pas de quoi semer trois kav n'est pas appelé verger. C'est pourquoi on ne partage pas la cour à moins qu'elle n'ait quatre coudées pour chacun des associés, ni le champ à moins qu'il n'ait une surface de semence de neuf kav pour chacun, ni le jardin à moins qu'il n'ait un demi-kav pour chacun (ni le verger à moins qu'il n'ait une surface de trois kav pour chacun). En quoi cela est-il dit ? En Erets Israël et dans les lieux semblables ; mais en Babylonie et dans les lieux semblables, on ne partage le champ que s'il a de quoi labourer un jour pour l'un et de quoi labourer un jour pour l'autre ; ni le verger, à moins qu'il n'ait trente-six arbres pour l'un et trente-six arbres pour l'autre, ce qui correspond au travail d'un homme en un jour ; et un champ qu'on irrigue avec un récipient (à la main), à moins qu'il n'ait de quoi occuper l'ouvrier à puiser pendant un jour pour l'un et un jour pour l'autre. (Haga (Rema) : S'il avait le statut de partage et que l'un d'eux a vendu sa part à deux personnes, ou l'a léguée à ses deux fils, et que l'un d'eux n'a pas de quoi constituer une part partageable, ils ne peuvent empêcher le partage, car ils ne sont pas supérieurs à l'homme par lequel ils tiennent leur droit (Mordekhaï, fin du chapitre HaChoel et fin de Ketoubot, au nom du Maharam ; et le Tour, siman 174). S'il y avait quatre associés ensemble, dont deux ont la mesure du partage et deux n'ont pas la mesure du partage, les deux qui ont la mesure du partage prennent leur part, et les deux autres restent associés. Et même si l'un de ceux qui n'a pas de quoi partager dit : « Donnez-moi aussi ma part », de sorte qu'il resterait au quatrième moins que la mesure du partage, et qu'il l'a dit afin d'annuler le partage, on ne l'écoute pas (Responsa des Hagahot Maïmoniyot, lois de l'acquisition, siman 14). Trois personnes qui étaient associées dans une maison, deux avaient de quoi partager et le troisième n'avait pas de quoi partager, et l'un des deux a acheté la part de celui qui n'a pas de quoi partager : il ne peut annuler le partage, bien que le vendeur pouvait l'annuler (ibid. ; Mordekhaï, fin de Ketoubot).)
séif 3
- יש מי שאומר שאם יש לו אצלו קרקע הראוי להצטרף עמו יכול חבירו לכופו לחלוק:Il y a un avis selon lequel, s'il a à côté de lui un terrain apte à se joindre à sa part (de sorte qu'ensemble elles atteignent la mesure), son associé peut le contraindre à partager.
séif 4
- יש מי שאומר שאם באים לחלוק בית או (חצר) אע"פ שיש בו כדי חלוקה אם אין בו כדי שיגיע לכל א' דרך בפני עצמו שלא יצטרך לעבור על חלק חבירו אין בו דין חלוקה: הגה וי"א עוד דבעי' ג"כ שיוכל להשתמש בחלקו כל מה שהיה משתמש בכולו כגון אם היה מרחץ או בית הכסא צריך שיהא ג"כ בחלקו (נ"י בשם הרא"ה ות' הרשב"א סי' תתקי"א) וכן אם רוצים לחלוק בית שיש בו דין חלוקה והבית יהיה נפסד ונגרע אין יכול לכוף חבירו כל שנראה לב"ד שההפסד יותר מחומש (תה"ד סי' של"ו) וכן אם אין בו דין חלוקה ויש חומה רחבה ואם יקלישוה יהיה בו דין חלוקה אם נראה לב"ד שאינו מזיק לבנין כופין זה את זה לחלוק (תשו' מיי' דקנין סי' י"ד) ובית שיש בו דין חלוקה אם יחלקהו לרחבו אבל אם יחלקהו לארכו לא הוי דין חלוקה חולקין לרחבו (שם ובסי' ר"י) ואם יש בצד אחד בניינים ובצד שני אין כל כך בניינים (או בצד א' ר"ה ובצד א' סימטא) מעלין בכספים עד שיהיו החלקים שוים והכל כדי שלא יצטרכו לשבר הבניינים ולהפסיד אבל מדעת שניהן עושין כמו שירצו (תשובה הנזכר לעיל סי' ל"ו):Il y a un avis selon lequel, si l'on vient partager une maison ou (Haga (Rema) : une cour), même si elle a de quoi être partagée, si elle n'a pas de quoi permettre que chacun reçoive un chemin à part, afin qu'il n'ait pas à passer sur la part de son associé, elle n'a pas le statut de partage. (Haga (Rema) : Et certains disent en outre qu'il faut aussi qu'il puisse utiliser dans sa part tout ce qu'il utilisait dans l'ensemble ; par exemple, s'il y avait un bain ou des toilettes, il faut qu'il y en ait aussi dans sa part (Nimoukei Yossef au nom du Ra'ah, et Responsa du Rachba, siman 911). Et de même, si l'on veut partager une maison qui a le statut de partage, et que la maison sera endommagée et dépréciée par le partage, il ne peut contraindre son associé, dès lors qu'il apparaît au tribunal que la perte est supérieure à un cinquième (Terumat HaDéchen, siman 336). Et de même, si elle n'a pas le statut de partage, mais qu'il y a un mur large, et que si on l'amincit elle aura le statut de partage : s'il apparaît au tribunal que cela ne nuit pas à la construction, ils se contraignent mutuellement à partager (Responsa des Hagahot Maïmoniyot, lois de l'acquisition, siman 14). Et une maison qui a le statut de partage si on la partage dans sa largeur, mais qui, si on la partage dans sa longueur, n'a pas le statut de partage : on la partage dans sa largeur (ibid., et siman 210). Et si d'un côté il y a des constructions et de l'autre côté il n'y a pas autant de constructions (ou que d'un côté se trouve le domaine public et de l'autre côté une ruelle), on compense par de l'argent jusqu'à ce que les parts soient égales ; et tout cela afin qu'ils n'aient pas à démolir les constructions et à subir une perte. Mais d'un commun accord, ils font comme ils veulent (responsa mentionnée plus haut, siman 36).)
séif 5
- אחד מהשותפים שאמר לחבירו במקום שאין בו דין חלוקה או בדבר שאי אפשר שיחלוקו כגון שפחה או כלי מכור לי חלקך בכך וכך או קנה ממני חלקי בשער הזה הדין עמו וכופין את הנתבע למכור לחבירו או לקנות ממנו אפי' אמר ליתן בו הרבה יותר מדמיו צריך השני לקנות או למכור (טור בשם הרא"ש ומרדכי ספ"ק דב"ב והמגיד פ"א דשכנים ריב"ש סי' תפ"ג וב"י בשם הרמב"ם ותשובת רמב"ן סי' מ"ג ורש"י ותוס') אבל אם אין התובע רוצה לקנות או לא ימצא במה יקנה אינו יכול לכוף את חבירו לקנות ממנו אפי' בשער הזול שהרי חבירו יכול לומר לו איני רוצה שאקנה אלא שאמכור לפיכך שני אחים אחד עני וא' עשיר שהניח להם אביהם מרחץ או בית הבד עשאן האב לשכור השכר לאמצע כל זמן שירצו לעמוד בשותפות (ואין העשיר יכול לומר השכר חלקך דאין דרך לשכור דברים כאלו לחצאין משא"כ בטרקלין) (המגיד) עשאן האב לעצמו אין יכול לכוף אחיו לשכור אותם אלא משתמשים בהם כדרך שנשתמש אביהם והרי עשיר אומר לעני קח לך זיתים ובא ועשאם בבית הבד קנה לך עבדים ויבואו וירחצו במרחץ ואין העני כופה את העשיר לקנות חלקו אא"כ אמר לו קנה ממני או מכור לי והריני לווה וקונה או מוכר לאחרים וקונין הדין עמו: הגה וי"א דלא יוכל לומר גוד או אגוד כשאין לו מעות רק צריך למכור (חלקו) (טור בשם י"א מרדכי פ"ק דב"ב) ואין אדם יכול לומר לחבירו גוד או אגוד בפחות משויו דאם לא כן ידחוק העשיר את העני למכור את שלו פחות משויו (ב"י בשם הרמ"ה):L'un des associés qui a dit à son associé, dans un lieu qui n'a pas le statut de partage, ou pour une chose qu'il est impossible de partager, comme une servante ou un ustensile : « Vends-moi ta part pour tant », ou : « Achète-moi ma part à ce prix », la loi est avec lui, et on contraint le défendeur à vendre à son associé ou à acheter de lui. (Haga (Rema) : Même s'il a dit qu'il en donnerait beaucoup plus que sa valeur, le second doit acheter ou vendre (le Tour au nom du Roch ; le Mordekhaï, fin du premier chapitre de Bava Batra ; le Maguid Michné, chapitre 1 des lois des voisins ; le Rivach, siman 483 ; le Beit Yossef au nom du Rambam ; Responsa du Ramban, siman 43 ; Rachi et Tossefot).) Mais si le demandeur ne veut pas acheter, ou ne trouve pas de quoi acheter, il ne peut contraindre son associé à lui acheter sa part, même à bas prix, car son associé peut lui dire : « Je ne veux pas acheter, mais seulement vendre. » C'est pourquoi, deux frères, l'un pauvre et l'autre riche, à qui leur père a laissé un bain ou un pressoir à huile : si le père les avait faits pour les louer, le loyer est partagé entre eux, tant qu'ils veulent rester en association (Haga (Rema) : et le riche ne peut dire : « Loue ta part », car on n'a pas l'habitude de louer de telles choses par moitié, ce qui n'est pas le cas d'une salle de réception (le Maguid Michné)) ; si le père les avait faits pour lui-même, il ne peut contraindre son frère à les louer, mais ils les utilisent de la manière dont leur père les utilisait ; et voici que le riche dit au pauvre : « Achète-toi des olives et viens les traiter au pressoir ; achète-toi des esclaves, et qu'ils viennent se laver au bain. » Et le pauvre ne contraint pas le riche à acheter sa part, à moins qu'il ne lui dise : « Achète de moi ou vends-moi, et moi j'emprunterai et j'achèterai, ou je vendrai à d'autres et ils achèteront » : la loi est avec lui. (Haga (Rema) : Et certains disent qu'il ne peut dire « goud o agoud » (« estime, ou c'est moi qui estime » : achète ma part au prix fixé, ou vends-moi la tienne au même prix) lorsqu'il n'a pas d'argent, mais qu'il doit vendre sa part (le Tour au nom de certains ; le Mordekhaï, premier chapitre de Bava Batra). Et on ne peut dire à son associé goud o agoud à moins que la valeur, car sinon le riche contraindrait le pauvre à vendre ce qui est à lui à moins que sa valeur (Beit Yossef au nom du Ramah).)
séif 6
- אמר כל אחד מהם איני קונה אלא הנני מוכר חלקי מוכרים אותה לאחרים:Si chacun d'eux a dit : « Je n'achète pas, mais je vends ma part », on la vend à d'autres.
séif 7
- אמר כל אחד מהם איני מוכר אלא כל א' מהם רוצה שיקנה חלק חבירו או שאין אחד מהם רוצה לא לקנות חלק חבירו ולא למכור חלקו אלא ישארו שותפין אם היה המקום עשוי לשכור שוכרין אותו וחולקים שכרו: הגה ויוכל אחד לומר לחבירו או שכרהו אתה בכך או אני אשכרהו בכך כדינא דגוד או אגוד (ריב"ש סי' רכ"ז) וכל מקום שיכולים להשוות עצמם בדינא דגוד או אגוד עדיף מחלוקות אלו. (טור והמגיד פ"א דשכנים ותשובת רשב"א סי' תתקנ"ו) ואם אין המקום עשוי לשכור אם הוא חצר (או חנות או בית שאי אפשר להם לדור ביחד) [טור] שוכנים בה שנה שנה שאי אפשר שישכנו שניהם כא' מפני היזק ראיה שהרי אין בה דין חלוקה ואין אדם עשוי לטרוח כל ל' יום לפנות מחצר לחצר אלא משנה לשנה: הגה וי"א דבחצר צריכין להשתמש ביחד דהרי משועבד לכל אחד לביתו המיוחד לו ומהאי טעמא אין בחצר דין גוד או אגוד (טור בשם הרא"ש וב"י בשם הרמב"ן ובשם הרשב"א) ודוקא בד' אמות הצריכין לכל פתח או בדרך הצריך לכניסה ויציאה אבל בשאר חצר אמרינן גוד או אגוד (וע' לקמן סעיף י"ז) ואם האחד יש לו שני שלישים והאחד יש לו שליש יטילו שני גורלות א' משנה וא' משנתים ואותו שיש לו שני שלישים ישתמש בו שני שנים רצופות ואם מרחץ הוא נכנסים בה שניהם תמיד בכל יום וכן כל דבר שראוי להשתמש בו (ביחד) ואינו עשוי לשכור כגון ספר תורה או מצע אינו יכול לומר לו השתמש אתה יום ואני יום שהרי אומר לו בכל יום אני רוצה להשתמש בו ואם הוא דבר שאין יכולין להשתמש בו כאחד חולקין אותו בימים הגה לא חלקו והשתמש בו אחד מן השותפין כמה שנים לא יוכל אח"כ האחר לומר אשתמש ג"כ זמן שנשתמשת דכל זמן שלא חלקו כל אחד בשלו הוא משתמש (רשב"א סי' תתק"ט):Si chacun d'eux a dit : « Je ne vends pas », mais que chacun d'eux veut acheter la part de son associé, ou qu'aucun d'eux ne veut ni acheter la part de son associé ni vendre sa part, mais qu'ils veulent rester associés : si le lieu est destiné à être loué, on le loue et ils partagent son loyer. (Haga (Rema) : Et l'un peut dire à son associé : « Ou bien loue-le toi-même pour tant, ou bien je le louerai pour tant », comme la loi de goud o agoud (Rivach, siman 227). Et partout où ils peuvent s'arranger par la loi de goud o agoud, cela est préférable à ces partages (le Tour ; le Maguid Michné, chapitre 1 des lois des voisins ; et Responsa du Rachba, siman 956).) Et si le lieu n'est pas destiné à être loué : si c'est une cour (Haga (Rema) : ou une boutique, ou une maison où il leur est impossible d'habiter ensemble (Tour)), ils y habitent année par année, car il est impossible qu'ils y habitent tous deux ensemble, à cause du dommage du regard, puisqu'elle n'a pas le statut de partage ; et l'on n'a pas l'habitude de se donner la peine, tous les trente jours, de déménager d'une cour à l'autre, mais d'année en année. (Haga (Rema) : Et certains disent que, pour une cour, ils doivent l'utiliser ensemble, car elle est asservie à chacun pour sa maison particulière ; et pour cette raison, il n'y a pas, pour une cour, de loi de goud o agoud (le Tour au nom du Roch, et le Beit Yossef au nom du Ramban et au nom du Rachba). Et cela uniquement pour les quatre coudées nécessaires à chaque entrée, ou pour le chemin nécessaire pour entrer et sortir ; mais pour le reste de la cour, on dit goud o agoud (et voir plus loin, séif 17).) Et si l'un a deux tiers et l'autre a un tiers, ils tirent deux sorts, l'un d'une année et l'autre de deux années, et celui qui a deux tiers l'utilise deux années consécutives. Et si c'est un bain, ils y entrent tous deux continuellement, chaque jour. Et de même, toute chose qu'il convient d'utiliser (ensemble) et qui n'est pas destinée à être louée, comme un Séfer Torah ou un matelas : il ne peut lui dire : « Utilise-le, toi, un jour, et moi un jour », car l'autre lui dit : « Chaque jour je veux l'utiliser. » Et si c'est une chose qu'on ne peut utiliser ensemble, on la partage par jours. (Haga (Rema) : S'ils ne l'ont pas partagée, et que l'un des associés l'a utilisée plusieurs années, l'autre ne peut dire ensuite : « Je l'utiliserai, moi aussi, le temps que tu l'as utilisée », car tant qu'ils n'ont pas partagé, chacun utilise ce qui est à lui (Rachba, siman 909).)
séif 8
- אחד השוכר מחבירו מקצת שדה או חצר שאין בה דין חלוקה או שנים ששכרו מקום אחד בשותפות כל א' מהם יכול לכוף את חבירו ולומר לו או שכור ממני חלקי או השכר לי חלקך ואם יש בה דין חלוקה חולקין (ויש חולקין וסבירא להו דלא שייך חלוקה בדבר השכור לזמן (טור) וע' לקמן סי' שי"ו ס"ב):Celui qui loue de son prochain une partie d'un champ ou d'une cour qui n'a pas le statut de partage, ou deux personnes qui ont loué un lieu en association : chacun d'eux peut contraindre son associé et lui dire : « Ou bien loue de moi ma part, ou bien loue-moi ta part. » Et si le lieu a le statut de partage, on partage. (Haga (Rema) : Et certains contestent et pensent que le partage ne s'applique pas à une chose louée pour un temps (Tour) ; et voir plus loin, siman 316, séif 2.)
séif 9
- אם אין בו דין חלוקה ואמר האחד נעשה ב' חלקים אחד שיהא בו כשיעור וא' קטן ואני אטול הקטן ואתה טול הגדול ותן לי דמים ששוה יותר הגדול אינו יכול לכופו ואפי' אם אמר לו טול אתה הגדול במתנה יכול הלה לומר אין רצוני לקבל מתנה ויש חולקין בזה אבל אם אמר לו טול אתה הגדול בשוויו ואני הקטן או אקח אני הגדול בשוויו ואתה טול הקטן ואם תאמר שאינך חפץ בקטן אני אקח הכל שומעין לו אע"פ שאינו מניח את חבירו ליטול הכל:S'il n'a pas le statut de partage, et que l'un a dit : « Faisons deux parts, l'une qui ait la mesure requise et l'autre petite ; je prendrai la petite et toi prends la grande, et donne-moi l'argent de ce que la grande vaut de plus » : il ne peut le contraindre. Et même s'il lui a dit : « Prends, toi, la grande en cadeau », l'autre peut dire : « Je ne veux pas recevoir de cadeau. » Et certains contestent cela. Mais s'il lui a dit : « Prends, toi, la grande à sa valeur et moi la petite, ou bien je prendrai, moi, la grande à sa valeur et toi prends la petite ; et si tu dis que tu ne veux pas de la petite, je prendrai tout » : on l'écoute, bien qu'il ne laisse pas son associé prendre le tout.
séif 10
- חצר שיש בו שבעה אמות וראובן יש לו ארבע אמות ושמעון אין לו אלא שלש ואין שמעון רוצה לחלוק יכול ראובן לומר לו אטול חלקי חוץ מאמה אחת שאשאר שותף בה עמך ואח"כ יאמר לו גוד או אגוד:Une cour de sept coudées, dont Réouven a quatre coudées et Chimon n'a que trois, et Chimon ne veut pas partager (puisque sa part n'a pas la mesure de quatre coudées) : Réouven peut lui dire : « Je prends ma part, sauf une coudée dont je resterai associé avec toi », et ensuite il lui dira goud o agoud (« estime, ou c'est moi qui estime » : achète ma part ou vends-moi la tienne) pour les quatre coudées restées en commun.
séif 11
- דינא דגוד או אגוד אפי' בדבר שכולו אינו ראוי לאחד הוא ויש חולקין בזה (טור):La loi de goud o agoud s'applique même à une chose qui, dans sa totalité, n'est pas apte pour un seul. (Haga (Rema) : Et certains contestent cela (Tour).)
séif 12
- דבר שאין תשמישו שוה כגון שתי שפחות שהאחת יודעת לאפות ולבשל והאחת יודעת לטוות או שני כלים שאין מלאכתן שוה וכל א' צריך לשניהם אפי' אם דמיהם שוים אין א' יכול לומר לחבירו טול אתה זה ואני השני או איפכא לפי שכל א' צריך לשניהם וכן אם יש להם שדה וכרם ואין בשום א' מהם כדי חלוקה אפי' אם דמיהם שוים לא יאמר טול אתה שדה ואני כרם או איפכא ואפילו אם יאמר לו גוד או אגוד בשניהם כאחד אין שומעין לו אלא אם ירצה יאמר לו בא' מהם גוד או אגוד והשני ישאר בשותפות או יאמר בכל א' זה אחר זה גוד או אגוד ושני דברים שתשמישן שוה ודמיהן שוין ואין בשום א' מהם כדי חלוקה הא ודאי שיכול לומר כל א' מהם לחבירו גוד או אגוד (דהיינו שחולקין אחד נגד חבירו ואחד נוטל אחד והשני שני) (טור) והוא הדין לאם אין דמיהם שוים: הגה ואין חילוק בין אם אחד נותן לשני מה דביני ביני או שאומר לו שיקח אחד מהן בלא תוספות דמים והוא יקח השני או להפך (טור) ויש מי שחולק בזה:Une chose dont l'usage n'est pas semblable, par exemple deux servantes dont l'une sait cuire le pain et cuisiner et l'autre sait filer, ou deux ustensiles dont le travail n'est pas semblable, et chacun a besoin des deux : même si leurs valeurs sont égales, l'un ne peut dire à son associé : « Prends, toi, celle-ci et moi la seconde », ou l'inverse, car chacun a besoin des deux. Et de même, s'ils ont un champ et une vigne, et qu'aucun des deux n'a de quoi être partagé, même si leurs valeurs sont égales, il ne dira pas : « Prends, toi, le champ et moi la vigne », ou l'inverse. Et même s'il lui dit goud o agoud pour les deux ensemble, on ne l'écoute pas ; mais, s'il le veut, il lui dira pour l'un d'eux goud o agoud, et le second restera en association, ou il dira pour chacun, l'un après l'autre, goud o agoud. Et deux choses dont l'usage est semblable et dont les valeurs sont égales, et qu'aucune d'elles n'a de quoi être partagée : il est certain que chacun d'eux peut dire à son associé goud o agoud (Haga (Rema) : c'est-à-dire qu'on les partage l'une contre l'autre, l'un prend l'une et l'autre la seconde (Tour)) ; et il en est de même si leurs valeurs ne sont pas égales. (Haga (Rema) : Et il n'y a pas de différence entre le cas où l'un donne à l'autre la différence, ou celui où il lui dit de prendre l'une d'elles sans supplément d'argent, et lui prendra la seconde, ou l'inverse (Tour).) Et il y a un avis qui conteste cela.
séif 13
- שני אחים שירשו שני בתים גדולים שיש בכל א' כדי חלוקה והא' אומר נחלוק כל בית בפ"ע והשני אומר לא כי אלא נחלוק בית כנגד בית לזה שאמר נחלוק בית כנגד בית שומעין: הגה וכל שכן אם אין בכל בית כדי חלוקה שחולקין בתים כנגד בתים הואיל ותשמישן בשוה וכמו שנתבאר בסמוך (דעת עצמו) והא דבית נגד בית חולקין היינו בדבר שתשמישן שוה אבל יש אומרים דרוב בתים אין בהם דין חלוקה שאין כל הבתים והחדרים שוין ואין חולקין בית נגד עלייה או חדר שאין תשמישו שוה לו וכ"ש במקום שיצטרך לסתור בחלונות או פתחים ולחזור ולבנות שיצטרך להוציא הוצאות שאין חולקין בית אחד (ריב"ש סי' רכ"ז) אבל מדברי הרא"ש בתשובה (הביאו הטור בסי' זה סכ"ח) נראה דחולקין בית נגד חנות או מרתף ונ"ל דה"ה נגד חדר או נגד עלייה דזה מקרי תשמישו שוה גם לענין הוצאת הבנין אם נראה לב"ד שאינו מזיק להם כל כך חולקים וכמו שנתבאר לעיל סעיף ה' לענין הפסד הבתים מיהו לענין גוד או אגוד אין חילוק בין בית או מקום ב"ה או שאר דברים שיוכל לומר על כולו ביחד גא"א (ד"ע ותשובת רשב"א סי' תתקנ"ו) י"א דאין דין גוד או אגוד רק בדבר שהגוף שלהן אבל במשכנתא או כדומה שעתידין לגבות מעותיהן אין אומרים גוד או אגוד רק חולקים המעות (רבי' ירוחם נכ"ז ח"ב ותשובת רמב"ן סימן ע"ג) ונ"ל דאם משתמשין במשכנתא הוי כמו שכירות כמו שנתבאר סעיף ט' דיש חולקין:Deux frères qui ont hérité deux grandes maisons, chacune ayant de quoi être partagée, et l'un dit : « Partageons chaque maison séparément », et le second dit : « Non, partageons plutôt maison contre maison » : on écoute celui qui a dit : « Partageons maison contre maison. » (Haga (Rema) : Et à plus forte raison si chaque maison n'a pas de quoi être partagée, qu'on partage maisons contre maisons, puisque leur usage est semblable, comme il a été expliqué juste avant (avis personnel du Rema). Et ce qu'on partage maison contre maison, c'est pour une chose dont l'usage est semblable ; mais certains disent que la plupart des maisons n'ont pas le statut de partage, car toutes les maisons et les chambres ne sont pas semblables, et on ne partage pas une maison contre un étage supérieur ou une chambre dont l'usage n'est pas semblable au sien ; et à plus forte raison là où il faudrait démolir des fenêtres ou des portes et rebâtir, de sorte qu'il faudrait engager des dépenses, qu'on ne partage pas une même maison (Rivach, siman 227). Mais d'après les paroles du Roch dans une responsa (citée par le Tour dans ce siman, paragraphe 28), il apparaît qu'on partage une maison contre une boutique ou une cave ; et il me semble qu'il en est de même contre une chambre ou contre un étage supérieur, car cela est appelé un usage semblable. De même, concernant la dépense de construction, s'il apparaît au tribunal que cela ne leur nuit pas tellement, on partage, comme il a été expliqué plus haut, séif 5, concernant la dépréciation des maisons. Toutefois, concernant goud o agoud, il n'y a pas de différence entre une maison, une place à la synagogue ou d'autres choses : on peut dire sur l'ensemble à la fois goud o agoud (avis personnel du Rema, et Responsa du Rachba, siman 956). Certains disent que la loi de goud o agoud ne s'applique qu'à une chose dont le fond leur appartient ; mais pour une machkanta (terrain reçu en gage dont le créancier perçoit les fruits) ou un cas semblable, où ils doivent à terme récupérer leur argent, on ne dit pas goud o agoud, mais on partage l'argent (Rabbénou Yerou'ham, netiv 27, partie 2, et Responsa du Ramban, siman 73). Et il me semble que s'ils utilisent la machkanta, c'est comme une location, pour laquelle, comme il a été expliqué au séif 9, certains contestent le partage.)
séif 14
- י"א דלא אמרי' גוד או אגוד אלא בנתינת דמים מיד אבל אם אמר גוד ואמתין לך המעות ל' יום או אגוד ותמתין לי המעות ל' יום אין שומעין לו שיכול לומר לו אני נוח לך ואתה קשה ממני:Certains disent qu'on ne dit goud o agoud qu'avec paiement immédiat ; mais s'il a dit : « Estime (achète), et je t'attendrai pour l'argent trente jours », ou : « J'estime (j'achète), et tu m'attendras pour l'argent trente jours », on ne l'écoute pas, car l'autre peut lui dire : « Moi, je suis accommodant envers toi, et toi tu es plus dur que moi. »
séif 15
- היכא דאין דין חלוקה ויש שם יתומים גדולים וקטנים והגדולים רוצים לחלוק יש מי שאומר שב"ד מעמידים אפוטרופוס לקטנים ודנים להם גוד או אגוד וי"א דלא שייך ביתומים גוד או אגוד שאין אפוטרופוס רשאי למכור חלקם:Là où il n'y a pas de statut de partage, et qu'il y a là des orphelins majeurs et mineurs, et que les majeurs veulent partager : il y a un avis selon lequel le tribunal nomme un tuteur (apotropos) pour les mineurs, et on juge pour eux selon la loi de goud o agoud. Et certains disent que goud o agoud ne s'applique pas aux orphelins, car le tuteur n'a pas le droit de vendre leur part.
séif 16
- לא נאמר דין גוד או אגוד בד' אמות של פירוק משא ולא במה שצריכים ליציאה וביאה ואע"פ שהבתים פתוחים מצד אחד לרשות הרבים שאין אדם עשוי לפרוק משאיו בדרכים לעין כל:La loi de goud o agoud n'a pas été dite pour les quatre coudées réservées au déchargement des fardeaux, ni pour ce qui est nécessaire pour sortir et entrer ; et cela même si les maisons sont ouvertes d'un côté sur le domaine public, car on n'a pas l'habitude de décharger ses fardeaux sur les chemins, à la vue de tous.
séif 17