Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- איזה דין דנין תחלה ודין דין מרומה. ובו ה סעיפים:
צריך הדיין שיקדים לדון הדין שבא לפניו תחלה אבל צריך להקדים דין של תלמיד חכם אפילו בא לבסוף וכן מצוה עליו להפך בזכותו מה שיכול: הגה ואם הת"ח בעצמו לפני הדיינים אפי' פתחו כבר בדין אחר דנין אותו תחלה שלא יתבטל מלמודו אבל אם קרובו בא לדין אם פתחו בדין אחר אינו צריך לפסוק ואם לאו צריכין לדון אותו תחילה משום כבוד החכם (ב"י בשם הריטב"א):Quel procès juge-t-on en premier, et loi d'un procès frauduleux. Il contient 5 séifim.
Le juge doit faire passer en premier le procès qui est venu devant lui en premier ; mais il doit faire passer d'abord le procès d'un érudit (talmid 'hakham), même s'il est venu en dernier. Et de même c'est une mitsva pour lui de retourner la cause en sa faveur autant qu'il le peut. Haga (Rema) : Et si l'érudit se présente lui-même devant les juges, même s'ils ont déjà ouvert un autre procès, on le juge en premier, afin que son étude ne soit pas interrompue ; mais si c'est son parent qui vient en justice, s'ils ont ouvert un autre procès, il n'est pas nécessaire de l'interrompre ; et sinon, il faut le juger en premier, par respect pour le sage (Beit Yossef au nom du Ritva).séif 1
- היו לפניו דינים הרבה מקדימין דין היתום לדין האלמנה ודין האלמנה קודם לדין ת"ח ודין ת"ח קודם לדין עם הארץ ודין האשה קודם לדין האיש:S'il y avait devant lui de nombreux procès, on fait passer le procès de l'orphelin avant le procès de la veuve, et le procès de la veuve avant le procès de l'érudit, et le procès de l'érudit avant le procès de l'ignorant (am haarets), et le procès de la femme avant le procès de l'homme.
séif 2
- הדיין שבא לפניו דין שיודע שהוא מרומה לא יאמר אחתכנו ויהיה הקולר (פי' שלשלת העון) תלוי בצואר העדים כיצד יעשה ידרוש בו ויחקור הרבה בדרישה וחקירה של דיני נפשות: הגה ומ"מ אין דינו כדיני נפשות שאם אמר בא' מן החקירות אינו יודע שיתבטל העדות אלא ר"ל שיחקור בדין מרומה כל מה שאפשר (ריב"ש סי' רס"ו) אם נראה לו לפי דעתו שיש בו רמאות או שאין דעתו סומכת על דברי העדים אע"פ שאינו יכול לפסלן או שדעתו נוטה שבע"ד זה רמאי ובעל ערמה והשיא את העדים אע"פ שהם כשרים ולפי תומם העידו וזה הטעם או שנראה לו מכלל הדברים שיש שם דברים אחרים מסותרים ואינם רוצים לגלותם כל אלו הדברי' וכיוצא בהם אסור לו לחתוך אותו הדין אלא יסלק עצמו מדין זה וידוננו מי שלבו שלם בדבר והרי הדברים מסורים ללב וכשהיה רואה הרא"ש באומדנא דמוכח שהדין מרומה הי' כותב ונותן ביד הנתבע שאין לשום דיין להשתדל בדין זה:Le juge devant qui vient un procès dont il sait qu'il est frauduleux ne dira pas : « Je le trancherai, et le collier Haga (Rema) : (c'est-à-dire la chaîne de la faute) sera suspendu au cou des témoins ». Comment fera-t-il ? Il l'examinera et l'interrogera beaucoup, avec l'examen et l'interrogatoire (dericha ve'hakira) des procès capitaux. Haga (Rema) : Et toutefois, sa loi n'est pas comme celle des procès capitaux, au point que s'il (un témoin) a dit pour l'une des questions d'interrogatoire : « Je ne sais pas », le témoignage serait annulé ; mais cela veut dire qu'il examinera dans un procès frauduleux tout ce qui est possible (Rivach, siman 266). S'il lui semble selon son avis qu'il y a là de la tromperie, ou que son esprit ne se fie pas aux paroles des témoins bien qu'il ne puisse pas les disqualifier, ou que son esprit penche à penser que ce plaideur est un trompeur et un rusé et qu'il a induit les témoins en erreur, bien qu'ils soient valables et aient témoigné en toute simplicité, et ce est la raison de son doute ; ou qu'il lui semble, de l'ensemble des propos, qu'il y a là d'autres choses cachées qu'ils ne veulent pas révéler : dans toutes ces choses et celles qui leur ressemblent, il lui est interdit de trancher ce procès ; mais il se retirera de ce procès, et le jugera celui dont le cœur est entier en la matière ; et voici que ces choses sont confiées au cœur. Et lorsque le Roch voyait, par une estimation probante (oumdana demokha'h), que le procès était frauduleux, il écrivait et donnait en main du défendeur un écrit disant qu'aucun juge ne devait s'occuper de ce procès.
séif 3
- במד"א שהתובע רמאי אבל כשהנתבע רמאי אין הדיין יכול להסתלק שלא ישתכר הרמאי ברמאותו אלא ידרוש ויחקור יפה לבטל רמאותו ואם נראה לו באומדנא דמוכח שהוא חייב יחייבנו אם הוא דיין מומחה ויחיד בדורו: הגה ובדרך זה יוכל הדיין לומר להנתבע ג"כ שלא יתן לו זמן עד שיעמיד ערבות כי אין לדיין באלו הדברים רק מה שעיניו רואות (מהרי"ק שורש י"ד) ויכול אפילו להשביע במקום שאינו חייב שבועה מצד הדין אם עושה כדי לברר האמת (שם שורש קפ"ז):En quoi ces paroles ont-elles été dites ? Lorsque le demandeur est un trompeur ; mais lorsque le défendeur est un trompeur, le juge ne peut pas se retirer, afin que le trompeur ne tire pas profit de sa tromperie ; mais il examinera et interrogera bien pour annuler sa tromperie ; et s'il lui semble par une estimation probante qu'il est redevable, il le condamnera, s'il est un juge expert (moum'hé) et unique en sa génération. Haga (Rema) : Et de cette façon, le juge pourra aussi dire au défendeur qu'il ne lui donnera pas de délai tant qu'il n'aura pas fourni une caution, car le juge n'a en ces matières que ce que ses yeux voient (Maharik, racine 14). Et il peut même faire prêter serment là où l'on n'est pas tenu de serment selon le droit, s'il le fait pour établir la vérité (ibid., racine 187).
séif 4
- יש לדיין לדון דיני ממונות ע"פ הדברים שדעתו נוטה להם שהם אמת והדבר חזק בלבו שהוא כך אע"פ שאין שם ראיה ברורה ומשרבו בתי דינים שאינם הגונים ובעלי בינה הסכימו שלא יהפכו שבועה אלא בראיה ברורה ולא יפגמו שטר ויפסידו חזקתו על פי עדות אשה או קרוב אע"פ שדעתו סומכת על דבריהם וכן אין מוציאים מהיתומים אלא בראיה ברורה לא בדעת הדיין ולא באומדן המת או הטוען ואעפ"כ אם העיד אדם נאמן בדבר מכל הדברים ונטתה דעת הדיין שאמת הוא אומר ממתין בדין ואינו דוחה עדותו ונושא ונותן עם בעלי דינים עד שיודו לדברי העד ודורש וחוקר עד שיתברר הדבר או יעשו פשרה או יסתלק מן הדין כמו שנתבאר: הגה ואם נראה לב"ד שאחד גוזל חבירו ולא יוכלו להוציאו ממנו בדין יכולין לגזור על שאר בני אדם שלא ישאו ויתנו עמו ואם היא אשה שלא תנשא לאיש ולא יעסקו בשידוכיה עד שתוציא מידה שאינה שלה (פסקי מהרא"י סי' ר"ס) וע"ל סי' שנ"ח סעיף ה':Le juge peut juger les procès d'argent selon les choses vers lesquelles son esprit penche à penser qu'elles sont vraies, et lorsque la chose est forte dans son cœur qu'elle est ainsi, même s'il n'y a pas là de preuve claire. Mais depuis que se sont multipliés les tribunaux qui ne sont pas convenables, les gens d'intelligence se sont accordés pour qu'on ne renverse un serment (qu'on n'impose le serment à l'autre partie) que sur une preuve claire, et qu'on n'entame pas un acte et ne fasse pas perdre sa présomption de validité sur la foi du témoignage d'une femme ou d'un parent, même si son esprit se fie à leurs paroles. Et de même on ne saisit rien des orphelins sauf sur une preuve claire, ni selon l'avis du juge, ni selon l'estimation de l'intention du défunt ou du plaideur. Et malgré cela, si une personne digne de confiance a témoigné sur une chose parmi toutes ces choses et que l'esprit du juge a penché à penser qu'elle dit la vérité, il retarde le jugement et ne rejette pas son témoignage, et il discute avec les plaideurs jusqu'à ce qu'ils reconnaissent les paroles du témoin ; et il examine et interroge jusqu'à ce que la chose soit éclaircie, ou bien ils feront un compromis (pechara), ou bien il se retirera du procès, comme il a été expliqué. Haga (Rema) : Et s'il apparaît au tribunal que quelqu'un vole son prochain et qu'ils ne peuvent pas le (le bien) lui faire restituer par le droit, ils peuvent décréter sur les autres gens qu'ils ne fassent pas de commerce avec lui ; et si c'est une femme, qu'elle ne soit pas épousée par un homme et qu'on ne s'occupe pas de ses fiançailles, jusqu'à ce qu'elle restitue de sa main ce qui n'est pas à elle (Pessakim du Maharaï, siman 260). Et voir plus loin, siman 358, séif 5.
séif 5