Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מחאה מבטלת החזקה ובאיזה לשון ובמה ומתי. ובו כה סעיפים:
מחאה מבטלת החזקה אפי' מיחה המערער שלא בפני המחזיק אפילו הוא במדינה אחרת אם שיירו' מצויות ביניהם ובלבד שתהי' בפני עדים ודי בפני ב' ואפי' זקנים או חולים אע"פ שאינם יכולים לילך ולהודיע למחזיק שהם יאמרו הדבר לאחרים ואחרים לאחרים עד שישמע למחזיק:La protestation annule la 'hazaka ; dans quels termes, devant qui et quand. Il contient 25 séifim.
La protestation (mé'ha'a) annule la 'hazaka (présomption de propriété fondée sur trois ans d'occupation), même si le contestataire a protesté hors de la présence de l'occupant, même s'il (l'occupant) est dans un autre pays, si des caravanes circulent couramment entre eux, à condition qu'elle soit faite devant des témoins ; et il suffit qu'elle soit faite devant deux, même des vieillards ou des malades, bien qu'ils ne puissent pas aller informer l'occupant, car ils diront la chose à d'autres, et d'autres à d'autres, jusqu'à ce que l'occupant l'entende.séif 1
- אין מחאה בפחות משנים אבל באחד לא אפי' מיחה בפני המחזיק ואפי' שמודה במחאה דמתוך שיכול לומר לא מחית בי נאמן לומר לקוחה היא בידי ואע"פ שעד א' מכחישו ויש מי שחולק:Il n'y a pas de protestation devant moins de deux personnes ; mais devant un seul, non, même s'il a protesté en présence de l'occupant, et même si celui-ci reconnaît la protestation, car puisqu'il pourrait dire : « Tu n'as pas protesté contre moi », il est cru pour dire : « Il est acheté et entre mes mains », et ce, bien qu'un témoin unique le contredise. Et il y a un avis contraire.
séif 2
- אפי' אם יאמרו העדים שמיחה בפניהם לא הגדנו לשום אדם אפי' הכי הוי מחאה לבטל החזקה כיון שהוא מיחה כראוי וסמך עליהם שיאמרו אותו לאחרים ואחרים יאמרו לו ואפי' שאמר לעדים כשמיחה בפניהם אל תאמרו לו או שהם אמרו מעצמם לא נאמר לו הוי מחאה שהם יאמרו לאחרים ואחרים יאמרו לו ואפילו אמרו לא נוציא דבר זה מפינו הוי מחאה דמילתא דלא רמיא עליה דאינש אמר ולאו אדעתיה אבל אם הוא אמר לא יצא דבר זה מפיכם לא הוי מחאה.Même si les témoins disent : « Il a protesté devant nous, mais nous ne l'avons rapporté à personne », malgré cela c'est une protestation suffisante pour annuler la 'hazaka, puisqu'il a protesté comme il convient et a compté sur eux pour qu'ils le disent à d'autres, et que d'autres le lui disent. Et même s'il a dit aux témoins, quand il protestait devant eux : « Ne le lui dites pas », ou qu'ils ont dit d'eux-mêmes : « Nous ne le lui dirons pas », c'est une protestation, car ils le diront à d'autres et d'autres le lui diront. Et même s'ils ont dit : « Nous ne ferons pas sortir cette chose de notre bouche », c'est une protestation, car une chose qui ne pèse pas sur un homme (dont il n'a pas la responsabilité), il la dit sans y prêter attention. Mais si lui (le contestataire) a dit : « Que cette chose ne sorte pas de votre bouche », ce n'est pas une protestation.
séif 3
- כיצד לשון המחאה אומר בפני ב' פלוני (שהוא) משתמש בחצרי או בשדי גזלן הוא ולעתיד אני תובע אותו בדין (וי"א שא"צ לומר אתבע אותו בדין) (טור בשם הרא"ש וב"י בשם רשב"ם ותוס') וכן אם אמר להם שכורה היא בידו או משכונא ואם יטעון עלי שמכרתי או נתתי אני תובע אותו בדין וכן כל כיוצא בזה ה"ז מחאה אבל אם אמר להם פלוני שמשתמש בחצרי גזלן הוא אין זו מחאה שהרי המחזיק אומר כששמעתי (זה) אמרתי שמא חירף אותי בלבד ולפיכך לא נזהרתי בשטרי: הגה ולא מהני אלא מחאת המערער שידוע שהקרקע היתה שלו אבל אם נתנה לו (למערער הזה) הקרקע בסתר ולא נתגלה שהיא שלו אין מחאתו כלום דהמחזיק יכול לומר לא חששתי במחאתו שלא ידעתי שהקרקע שלו (ב"י בשם הרשב"א):Quelle est la formule de la protestation ? Il dit devant deux personnes : « Un tel, qui se sert de ma cour ou de mon champ, est un voleur, et à l'avenir je le poursuivrai en justice. » (Et certains disent qu'il n'est pas nécessaire de dire : « Je le poursuivrai en justice ») (Tour au nom du Roch ; Beit Yossef au nom du Rachbam et des Tossefot). Et de même s'il leur a dit : « Il l'a entre ses mains en location ou en gage, et s'il prétend contre moi que je la lui ai vendue ou donnée, je le poursuivrai en justice », et de même dans tout cas semblable, c'est une protestation. Mais s'il leur a dit : « Un tel, qui se sert de ma cour, est un voleur », ce n'est pas une protestation, car l'occupant dira : « Quand j'ai entendu cela, je me suis dit : peut-être m'a-t-il seulement injurié, et c'est pourquoi je n'ai pas pris soin de garder mon acte. » Haga (Rema) : Et seule est efficace la protestation d'un contestataire dont il est connu que le terrain était à lui ; mais si le terrain lui (à ce contestataire) a été donné en secret et qu'il n'a pas été rendu public qu'il est à lui, sa protestation n'est rien, car l'occupant peut dire : « Je ne me suis pas inquiété de sa protestation, car je ne savais pas que le terrain était à lui » (Beit Yossef au nom du Rachba).
séif 4
- מחאה בפני ב' כותבין אע"פ שלא אמר להם כתובו: הגה ויכתבו בלשון שליחות פלוני העדנו על עצמו ליכתוב לו שמיחה אבל לא יכתבו שמענו שמיחה דהוי עדות מפי כתבם (נ"י פ' חזקת הבתים) וכיון שמיחה בשנה ראשונה א"צ לחזור ולמחות בכל שנה ושנה אבל צריך שלא יהא בין מחאה למחאה ג' שנים גמורות שאם שהה בין מחאה למחאה ג' שנים לא עלתה לו מחאה:Une protestation faite devant deux personnes, on la met par écrit, même s'il ne leur a pas dit : « Écrivez. » Haga (Rema) : Et ils écriront sous forme de mandat : « Un tel nous a pris à témoin sur lui-même pour lui écrire qu'il a protesté » ; mais ils n'écriront pas : « Nous avons entendu qu'il a protesté », car ce serait un témoignage par leur écrit (qui n'est pas valable) (Nimoukei Yossef, chapitre 'Hezkat HaBatim). Et puisqu'il a protesté la première année, il n'a pas besoin de revenir protester chaque année ; mais il faut qu'il n'y ait pas entre une protestation et la suivante trois années complètes, car s'il a attendu trois ans entre une protestation et la suivante, sa protestation ne lui sert pas.
séif 5
- בד"א במחאה על פה אבל אם מכרה המערער לאחר בשטר תוך ג' שני' א"צ למחו' עוד וצריך המחזיק ליזהר בשטרו לעולם:En quel cas ces paroles sont-elles dites ? Pour une protestation orale. Mais si le contestataire l'a vendue à un autre par un acte écrit au cours des trois ans, il n'a plus besoin de protester, et l'occupant doit prendre soin de son acte pour toujours.
séif 6
- ערער וחזר וערער אם מחמ' טענה ראשונ' ערער אין לו חזקה ואם לאו יש לו חזקה:S'il a contesté, puis a contesté de nouveau : s'il a contesté en vertu de la première revendication, il (l'occupant) n'a pas de 'hazaka ; et sinon, il a une 'hazaka.
séif 7
- לא אמרו למחות בסוף כל ג' וג' אלא כשעמד בתוכו אותו הראשון אבל כשמכרו הראשון א"צ למחות בלוקח לפי שהלוקח הזה אינו בא אלא מכח הראשון וכבר מיחה זה בראשון:On n'a dit de protester à la fin de chaque période de trois ans que lorsque ce premier occupant s'y tient encore ; mais lorsque le premier l'a vendue, il n'a pas besoin de protester contre l'acheteur, car cet acheteur ne vient qu'en vertu du droit du premier, et il a déjà protesté contre le premier.
séif 8
- כל חזקה שאין עמה טענה אינה חזקה כיצד הרי שאכל פירות שדה זו כמה שנים ובא המערער ואמר לו מאין לך שדה זו שלי היא השיבו איני יודע של מי הוא וכיון שלא אמר לי אדם דבר ירדתי לתוכה אין זו חזקה שהרי לא טען שלקחה ולא שנתנה לו ולא שירשה (וכ"כ המרדכי פח"ה) ואעפ"כ אין מוציאין אותה מידו עד שיביא זה המערער עדים שהיא שלו הביא עדים תחזור לו השדה ומוציאין ממנו כל הפירות שאכל ואין פותחין לזה המחזיק תחלה לומר שמא שטר היה לך ואבד עד שיטעון מעצמו (ואז שומעין לו ואין זה חוזר וטוען) (טור סי"ו) וכן האוכל שני חזקה מחמת שיש שטר בידו ונמצא השטר בטל בטלה החזקה ותחזור השדה עם כל הפירות לבעלי':Toute 'hazaka qui n'est pas accompagnée d'une revendication (taana, d'un titre d'acquisition) n'est pas une 'hazaka. Comment cela ? Voici qu'il a consommé les fruits de ce champ plusieurs années, et le contestataire est venu et lui a dit : « D'où as-tu ce champ ? Il est à moi. » Il lui a répondu : « Je ne sais pas à qui il est, et puisque personne ne m'a rien dit, je suis entré dedans » : ce n'est pas une 'hazaka, car il n'a pas prétendu l'avoir acheté, ni qu'on le lui a donné, ni qu'il en a hérité (et ainsi l'a écrit le Mordekhaï, chapitre 'Hezkat HaBatim). Et malgré cela, on ne le lui retire pas jusqu'à ce que ce contestataire amène des témoins qu'il est à lui. S'il a amené des témoins, le champ lui reviendra, et on retire de l'occupant tous les fruits qu'il a consommés. Et on n'ouvre pas d'abord la bouche pour cet occupant en disant : « Peut-être avais-tu un acte et il s'est perdu », jusqu'à ce qu'il le prétende de lui-même (et alors on l'écoute, et ce n'est pas considéré comme revenir sur sa revendication) (Tour, séif 16). Et de même, celui qui a consommé les fruits pendant les années de la 'hazaka parce qu'il avait un acte entre les mains, et que l'acte s'est révélé nul : la 'hazaka est annulée, et le champ reviendra avec tous les fruits à son propriétaire.
séif 9
- הבא מחמת ירושה שטוען אני ירשתי ממורישי א"צ טענה אחרת: הגה ודין לוקח ובעל חוב שגבה קרקע כדין יורש (רא"ש סוף כלל נ"ח) ואין המוכר או הלוה נאמנים לומר שהקרקע לא היתה שלהם (הרא"ש כלל צ"ט סי' ד') ובלבד שיביא עדים שדר בה המוריש או נשתמש בה אפי' יום א' וכיון שאכלה הוא ג' שנים מחמת מורישו מעמידין אותו בידו וה"ה אם החזיק המוריש ג' שנים (טור) אע"פ שהוא לא [דר בה] (כלל) (ב"י) אבל אם לא הביא ראיה שדר בה מורישו כלל תחזור השדה וכל הפירות למערער שיש לו עדים שהוא שלו הביא ראיה שנראה בה מורישו אינה כלום שמא בא לבקר אותה ולא קנאה אם היתה שדה והביא עדים שנרה מורישו ה"ז בחזקה שקנאה (המ"מ פי"א מה' טוען): הגה אשה שהחזיקה בקרקע בעלה לאחר מותו ואח"כ החזיק בנה ג' שנים ובאו יורשי הבעל ואומרים שקרקע זו של הבעל ובנה אומר שנפל לאמו בכתובתה בנה נאמן במגו דאי בעי אמר מכם קניתיה והרי אכל שני חזקה אבל אי לא אכל שני חזקה שאין לו מיגו אע"פ שמורישו החזיק ג' שנים לאו כלום הוא דאין לאשה חזקה בנכסי בעלה (מרדכי פרק חזקת) ודוקא יורש וכיוצא בו אבל מי שלקח הקרקע מן האשה ומכרה בפרסום מוקמינן הקרקע בחזקת הלוקח דאילו לא היו הקרקעות של האשה לא היו מניחין היורשין לאשה למכרם בחזקתה בפרסום וכל כיוצא בזה (ב"י בשם הרשב"א):Celui qui vient en vertu d'un héritage, qui prétend : « J'en ai hérité de celui dont je suis l'héritier », n'a pas besoin d'une autre revendication. Haga (Rema) : Et la loi d'un acheteur et d'un créancier qui a saisi un terrain est comme celle d'un héritier (Roch, fin de la règle 58) ; et le vendeur ou l'emprunteur ne sont pas crus pour dire que le terrain n'était pas à eux (Roch, règle 99, paragraphe 4). À condition qu'il amène des témoins que celui dont il hérite y a habité ou s'en est servi, même un seul jour ; et puisqu'il (l'héritier) l'a exploité trois ans en vertu de celui dont il hérite, on le maintient entre ses mains. Haga (Rema) : Et il en est de même si celui dont il hérite l'a occupé trois ans (Tour), même si lui (l'héritier) n'y a pas habité du tout (Beit Yossef). Mais s'il n'a amené aucune preuve que celui dont il hérite y a habité, le champ et tous les fruits reviendront au contestataire, qui a des témoins qu'il est à lui. S'il a amené une preuve que celui dont il hérite y a été vu, cela n'est rien, car peut-être est-il venu le visiter et ne l'a pas acheté. S'il s'agissait d'un champ et qu'il a amené des témoins que celui dont il hérite l'a labouré, il est présumé l'avoir acheté (Maguid Michné, chapitre 11 des lois du demandeur [Hilkhot To'en]). Haga (Rema) : Une femme qui a occupé un terrain de son mari après la mort de celui-ci, et ensuite son fils l'a occupé trois ans ; les héritiers du mari sont venus et disent que ce terrain est au mari, et son fils dit qu'il est échu à sa mère en paiement de sa ketouba (contrat de mariage) : son fils est cru, en vertu d'un migo (puisqu'il aurait pu avancer un argument plus fort), car s'il l'avait voulu, il aurait dit : « Je l'ai acheté de vous », et voici qu'il a consommé les fruits pendant les années de la 'hazaka. Mais s'il n'a pas consommé les fruits pendant les années de la 'hazaka, de sorte qu'il n'a pas de migo, bien que celle dont il hérite l'ait occupé trois ans, cela n'est rien, car une femme n'a pas de 'hazaka sur les biens de son mari (Mordekhaï, chapitre 'Hezkat HaBatim). Et cela ne vaut que pour un héritier et ses semblables ; mais celui qui a acheté le terrain de la femme, qui l'a vendu publiquement, on maintient le terrain dans la possession de l'acheteur, car si les terrains n'étaient pas à la femme, les héritiers n'auraient pas laissé la femme les vendre publiquement comme étant à elle ; et de même dans tout cas semblable (Beit Yossef au nom du Rachba).
séif 10
- הביא המערער עדים שזו השדה שלו וזה שבתוכה טוען ממך לקחתיה ואכלתיה שני חזקה טען המערער ואמר היאך תטעון שלקחת ממני היום ג' שנים ובאותו זמן לא הייתי במדינה זו מצריכין זה שבתוכה להבי' ראיה שזה פלוני שמערער היה עמו במדינה בזמן הזה שטוען שמכר לו אפילו יום אחד כדי שיהא אפשר שימכור ואם לא הביא מסלקין אותו:Le contestataire a amené des témoins que ce champ est à lui, et celui qui est dedans prétend : « Je l'ai acheté de toi et je l'ai exploité pendant les années de la 'hazaka ». Le contestataire a répliqué et a dit : « Comment peux-tu prétendre l'avoir acheté de moi il y a aujourd'hui trois ans, alors qu'à cette époque je n'étais pas dans ce pays ? » On exige de celui qui est dedans qu'il apporte la preuve que cet un tel qui conteste était avec lui dans le pays à l'époque où il prétend qu'il le lui a vendu, même un seul jour, afin qu'il soit possible qu'il l'ait vendu ; et s'il ne l'a pas apportée, on l'expulse.
séif 11
- ויש מי שאומר דדוקא כשמזכיר היום שמכר לו אבל אם אינו מזכיר היום א"צ להבי' ראיה שהיה כאן ביום שקנאה ואפי' אם יאמר המערער אמור באיזה יום קנית אותו אין מזקיקין אותו לכך וי"א דדוקא בשעת חירום אבל שלא בשעת חירום אף על גב דאמר ליה זבינית מינך ביום פלוני לא בעי לאתויי ראיה דההוא יומא הוה בהדיה (דדילמא מכר לו על ידי שליח) (טור בשם הרמ"ה והרא"ש):Et il y a un avis selon lequel cela ne vaut que lorsqu'il mentionne le jour où il le lui a vendu ; mais s'il ne mentionne pas le jour, il n'a pas besoin d'apporter la preuve qu'il était ici le jour où il l'a acheté ; et même si le contestataire dit : « Dis quel jour tu l'as acheté », on ne l'y oblige pas. Et certains disent que cela ne vaut qu'en temps de troubles (où les déplacements étaient impossibles) ; mais hors d'un temps de troubles, même s'il lui a dit : « Je l'ai acheté de toi tel jour », il n'a pas besoin d'apporter la preuve que ce jour-là il était avec lui (car peut-être le lui a-t-il vendu par un mandataire) (Tour au nom du Rama [Rabbi Méïr HaLévi Aboulafia] et du Roch).
séif 12
- הרי שאכל שדה זו שנים רבות ובא המערער וא"ל מה לך ולשדה זו הודה וא"ל יודע אני שהיתה שלך אבל פלוני מכרה לי והוא לקחה ממך ואמר לו המערער פלוני שמכר לך גזלן הוא הואיל והודה שהיא שלו ושלא לקחה ממנו תחזור השדה וכל הפירות למערער אע"פ שאין לזה המערער עדים שהיא שלו ואין המחזיק יכול לגבות מעותיו מהמוכר מפני שיאמר לו אילו לא הודית לו שהיתה שלו לא היו מוציאין אותה מידך:Voici qu'il a exploité ce champ de nombreuses années, et le contestataire est venu et lui a dit : « Qu'as-tu à faire avec ce champ ? » Il a reconnu et lui a dit : « Je sais qu'il était à toi, mais un tel me l'a vendu, et lui l'avait acheté de toi. » Et le contestataire lui a dit : « Cet un tel qui te l'a vendu est un voleur. » Puisqu'il a reconnu qu'il était à lui, et qu'il ne l'a pas acheté de lui, le champ et tous les fruits reviendront au contestataire, même si ce contestataire n'a pas de témoins qu'il est à lui ; et l'occupant ne peut pas récupérer son argent auprès du vendeur, car celui-ci lui dira : « Si tu ne lui avais pas reconnu qu'il était à lui, on ne te l'aurait pas retiré. »
séif 13
- הביא זה המחזיק עדים שפלוני שמכר לו דר בה אפי' יום אחד (או אפילו שעה אחת) ודוקא שיש עדים שדר בו המוכר בתורת דירה אבל אם אינן מעידים על הדירה רק שראוהו נכנס בו למדדו לא מהני (טור) או שאמר ליה בפני לקחה ממך ואח"כ מכרה לי מעמידין אותה בידו שהרי יש לו טענה עם חזקתו ואילו רצה טען ממך לקחתיה שהרי יש לו שני חזקה ואם לאחר שטען קניתיה מפלוני שאמר שקנאה ממך חזר וטען קנאה ממך בפני אין שומעין לו אבל אם מתחלה אמר מפלוני קניתיה סתם ושוב הוסיף ואמר שקנאה ממך בפני שומעין לו:Si cet occupant a amené des témoins que cet un tel qui le lui a vendu y a habité, même un seul jour (ou même une seule heure ; et cela ne vaut que s'il y a des témoins que le vendeur y a habité à titre d'habitation ; mais s'ils ne témoignent pas sur l'habitation, mais seulement qu'ils l'ont vu y entrer pour le mesurer, cela ne sert à rien) (Tour), ou qu'il lui a dit : « Il l'a acheté de toi en ma présence, et ensuite me l'a vendu », on le maintient entre ses mains, car il a une revendication avec sa 'hazaka, et s'il l'avait voulu, il aurait prétendu : « Je l'ai acheté de toi », puisqu'il a eu les années de la 'hazaka. Et si, après avoir prétendu : « Je l'ai acheté d'un tel, qui a dit l'avoir acheté de toi », il revient prétendre : « Il l'a acheté de toi en ma présence », on ne l'écoute pas (car il se contredit). Mais si au début il a dit simplement : « Je l'ai acheté d'un tel », et ensuite il a ajouté et dit qu'il l'avait acheté de toi en ma présence, on l'écoute.
séif 14
- אם עמד המוכר בדין עם המערער קודם שמכרה למחזיק ונפטר ממנו כיון שלא היו לו עדים שהיתה שלו אע"פ שלאחר שמכרה לזה המחזיק ערער עליו המערער והודה לו שהיתה שלו על פי המוכר שאמר לו שהיתה שלו וקנאה הוא ממנו לא הפסיד בזה כיון שכבר יצא זכאי מב"ד המוכר שמכרה לו:Si le vendeur est passé en jugement avec le contestataire avant de le vendre à l'occupant, et a été dégagé de sa réclamation parce qu'il (le contestataire) n'avait pas de témoins qu'il était à lui : bien qu'après qu'il l'a vendu à cet occupant, le contestataire l'ait contesté et qu'il (l'occupant) lui ait reconnu qu'il était à lui — sur la foi du vendeur, qui lui avait dit qu'il était à lui (au contestataire) et qu'il l'avait acheté de lui — il n'a rien perdu par là, puisque le vendeur qui le lui a vendu est déjà sorti acquitté du tribunal.
séif 15
- הביא המחזיק עדים שדר בו המוכר יום אחד ואחר כך הביא המערער עדים שהמחזיק רצה לקנותה ממנו וטוען אילו קניתיה מפלוני כמו שאתה טוען למה רצית לקנותה ממני אינה טענה שאומר רציתי לפייסך במעט מעות כדי לסלק תרעומתך (אבל אם לא טען הוא לא טענינן ליה) (ב"י בשם הרמב"ם בסו' ה"ט):L'occupant a amené des témoins que le vendeur y a habité un jour, et ensuite le contestataire a amené des témoins que l'occupant voulait l'acheter de lui, et il prétend : « Si tu l'avais acheté d'un tel comme tu le prétends, pourquoi voulais-tu l'acheter de moi ? » Ce n'est pas un argument, car il dit : « Je voulais t'apaiser avec un peu d'argent pour écarter ta plainte. » (Mais s'il ne l'a pas prétendu lui-même, nous ne le prétendons pas pour lui) (Beit Yossef au nom du Rambam, fin du chapitre 9).
séif 16
- אם לא הביא המחזיק עדים. שדר בו המוכר יום אחד וטוען המערער שהמוכר גזלה או אפי' יש לו עדים שדר בו המוכר יום אחד אלא שיש למערער עדים שהוחזק המוכר גזלן על שדה זו וגזלן אין לו חזקה והביא המחזיק עדים שנתייעץ עם המערער אם יקחנה ויעצו לקנותה וטוען זה אלו היתה גזולה ממך למה יעצתני לקנותה אינה טענה שיאמר המערער אתה נוח לי להוציאה מידך יותר ממה שאוציאנה מיד הגזלן אבל אם כופר ואומר מעולם לא יעצתיך לקנותה וזה מביא עדים שיעצו מחייבים למערער:Si l'occupant n'a pas amené de témoins que le vendeur y a habité un jour, et que le contestataire prétend que le vendeur l'a volé ; ou même s'il a des témoins que le vendeur y a habité un jour, mais que le contestataire a des témoins que le vendeur est établi comme voleur au sujet de ce champ — et un voleur n'a pas de 'hazaka — et que l'occupant a amené des témoins qu'il a consulté le contestataire pour savoir s'il devait l'acheter, et qu'il lui a conseillé de l'acheter, et il prétend : « S'il t'avait été volé, pourquoi m'as-tu conseillé de l'acheter ? » Ce n'est pas un argument, car le contestataire dira : « Il m'est plus facile de te le retirer à toi que de le retirer des mains du voleur. » Mais s'il nie et dit : « Je ne t'ai jamais conseillé de l'acheter », et que celui-ci amène des témoins qu'il le lui a conseillé, on condamne le contestataire (car il a été démenti).
séif 17
- אם הביא המחזיק עדים שא"ל המערער לקחתה לו מיד המוכר אינה טענה לומר לו אם הוא שלך למה רצית לקנות דעביד אינש דזבין דיניה: הגה מי שקנה קרקע אחת שני פעמים ותובע המוכר במעות השניים אם טוען המוכר שחזר ולקחה מן הלוקח ולכן חזר ומכרה לו שנית נאמן ואם אינו טוען כך צריך הלוקח לברר למה קנאה שני פעמים אם אמר שטעה נאמן ואם אמר שידע ולקחה שני פעמים הדין עם המוכר דודאי נתן לו המעות לשם מתנה (ב"י בשם הרשב"א):Si l'occupant a amené des témoins que le contestataire lui a dit de l'acheter pour lui des mains du vendeur, ce n'est pas un argument de lui dire : « S'il est à toi, pourquoi voulais-tu l'acheter ? », car un homme a coutume d'acheter pour éviter son procès. Haga (Rema) : Celui qui a acheté un même terrain deux fois, et le vendeur lui réclame l'argent de la seconde vente : si le vendeur prétend qu'il l'a racheté de l'acheteur et que c'est pourquoi il le lui a revendu une seconde fois, il est cru ; et s'il ne prétend pas cela, l'acheteur doit établir pourquoi il l'a acheté deux fois. S'il dit qu'il s'est trompé, il est cru ; et s'il dit qu'il le savait et l'a acheté deux fois, le droit est du côté du vendeur, car il lui a certainement donné l'argent à titre de cadeau (Beit Yossef au nom du Rachba).
séif 18
- טען המחזיק מפלוני קניתיה וחזקתי בה שני חזקה ויש לו עדים שדר בה המוכר יום אחד השיב המערער והלא יש בידי שטר מקויים שאותו פלוני מכרה לי מהיום ד' שנים וקדמה קנייתי לקנייתך חזר המחזיק וטען שני חזקה שאמרתי לא בשביל ג' שנים בלבד אלא שנים רבות יש לי שקניתיה ואני קדמתיך הרי טענת המחזיק טענה שאדם קורא לשנים רבות שני חזקה לפיכך אם הביא המחזיק עדים שאכלה שבע שנים שנמצא שאכלה שני חזקה קודם שקנאה המערער מעמידין אותה בידו אבל אם אכלה פחות משבע שנים מוציאין אותה מידו שאין לך מחאה גדולה מזו שהרי מכרה בשטר קודם שנגמרה החזקה והיה לו ליזהר בשטרו לעולם ואם לא עשה לו שטר אלא מכרה לו בעדים אין לו קול ולא חשיב כמחאה ודי לו בחזקת ג' שנים:L'occupant a prétendu : « Je l'ai acheté d'un tel et je l'ai occupé pendant les années de la 'hazaka », et il a des témoins que le vendeur y a habité un jour. Le contestataire a répliqué : « Mais j'ai entre les mains un acte authentifié attestant que cet un tel me l'a vendu il y a aujourd'hui quatre ans, et mon achat a précédé ton achat. » L'occupant a repris et a prétendu : « Les années de la 'hazaka que j'ai dites, ce n'était pas pour trois ans seulement, mais cela fait de nombreuses années que je l'ai acheté, et je t'ai précédé. » Voici que la revendication de l'occupant est une revendication valable, car on appelle aussi de nombreuses années « années de 'hazaka ». C'est pourquoi, si l'occupant a amené des témoins qu'il l'a exploité sept ans, de sorte qu'il se trouve qu'il l'a exploité pendant les années de la 'hazaka avant que le contestataire ne l'ait acheté, on le maintient entre ses mains. Mais s'il l'a exploité moins de sept ans, on le lui retire, car il n'y a pas de protestation plus forte que celle-là, puisqu'il (le vendeur) l'a vendu par acte avant que la 'hazaka ne soit achevée, et il (l'occupant) aurait dû prendre soin de son acte pour toujours. Et s'il ne lui a pas fait d'acte, mais le lui a vendu devant témoins, cela n'a pas de retentissement et n'est pas considéré comme une protestation, et une 'hazaka de trois ans lui suffit.
séif 19
- בד"א כשאמר תחלה שני חזקה סתם אבל אם פירש שלש שנים ואח"כ הוציא המערער השטר של ד' שנים אפילו הביא המחזיק עדים שהחזיק בו שבע שנים אינו כלום וי"א דהוא הדין אם אמר אכלתי ג' שנים שיכול לחזור ולטעון שני חזקה טובא קאמינא כיון שלא אמר ולא יותר:En quel cas ces paroles sont-elles dites ? Lorsqu'il a dit au début « les années de la 'hazaka » sans préciser ; mais s'il a précisé « trois ans », et qu'ensuite le contestataire a produit l'acte de quatre ans, même si l'occupant amène des témoins qu'il l'a occupé sept ans, cela n'est rien. Et certains disent qu'il en est de même s'il a dit : « Je l'ai exploité trois ans » — qu'il peut revenir et prétendre : « J'entendais de nombreuses années de 'hazaka » — puisqu'il n'a pas dit : « et pas davantage ».
séif 20
- אם היו הטענות בענין שנודע למחזיק קודם שיטעון טענתו שיש למערער שטר עליה אם טען המחזיק השתא מקמי דזבנה לך זבנה לי חד יומא נאמן במגו דאי בעי אמר מנך זבינתה:Si les revendications ont eu lieu de telle façon que l'occupant a su, avant de présenter sa revendication, que le contestataire avait un acte sur ce champ, si l'occupant a prétendu : « Maintenant, avant qu'il te le vende, il me l'a vendu un jour plus tôt », il est cru en vertu d'un migo, car s'il l'avait voulu, il aurait dit : « Je l'ai acheté de toi. »
séif 21
- ב' שהיו עוררים על שדה זה אומר שלי וזה אומר שלי ואין לאחד מהם ראיה או שהביא כל אחד מהם עדים שהוא שלו או של אבותיו או שהביא כל א' משניהם עדים שאכלה שני חזקה והשנים שהעידו בהם אלו הם השנים עצמם שהעידו בהם אלו אם היה א' מחזיק בה מקודם תשאר בידו ואם לא היה אחד מחזיק בה מניחין אותה בידיהם על המתגבר וכל המתגבר ירד בה ויהיה האחד מוציא מידו ועליו הראיה ואם בא שלישי ותקף עליהם וירד לתוכה מסלקין אותו ממנה:Deux personnes qui contestaient au sujet de ce champ, celui-ci dit : « Il est à moi », et celui-là dit : « Il est à moi », et aucun d'eux n'a de preuve ; ou chacun d'eux a amené des témoins qu'il est à lui ou à ses ancêtres ; ou chacun des deux a amené des témoins qu'il l'a exploité pendant les années de la 'hazaka, et les années sur lesquelles ceux-ci ont témoigné sont les mêmes années que celles sur lesquelles ceux-là ont témoigné : si l'un d'eux l'occupait auparavant, il restera entre ses mains ; et si aucun ne l'occupait, on le leur laisse selon le principe « au plus fort » (kol dealim gaver) : quiconque l'emporte y entrera, et l'autre devra le lui retirer, et c'est à lui d'apporter la preuve. Et si un troisième est venu, s'est imposé à eux et y est entré, on l'en expulse.
séif 22
- הביא האחד עדים שהיא של אבותיו ושאכלה שני חזקה והרי היא תחת ידו והביא האחד עדים שאכלה אלו השנים עצמם (והרי היא תחת ידו) נמצא עדות החזקה של שניהם מוכחשת מעמידין אותה ביד זה שהעידו עליו עדי החזקה שהיא של אבותיו ומורידים אותה לתוכה חזר השני והביא אף הוא עדים שהיא של אבותיו שהרי נמצאת גם עדות זו מוכחשת חוזרים ב"ד ומסלקים ממנה אף הראשון ומניחים אותה ביד שניהם וכל המתגבר ירד בה (ואם היתה תחלה ביד אחד מהן מחזירין אותה לידו כמו שהיתה תחלה (טור):L'un a amené des témoins qu'il est à ses ancêtres et qu'il l'a exploité pendant les années de la 'hazaka, et voici qu'il est entre ses mains ; et l'autre a amené des témoins qu'il l'a exploité ces mêmes années (et voici qu'il est entre ses mains) : il se trouve que le témoignage de 'hazaka de tous deux est contredit ; on le maintient entre les mains de celui au sujet duquel les témoins de 'hazaka ont aussi témoigné qu'il est à ses ancêtres, et on l'y fait entrer. Si le second a repris et a amené lui aussi des témoins qu'il est à ses ancêtres, puisque ce témoignage aussi se trouve contredit, le tribunal revient et en expulse aussi le premier, et on le laisse entre les mains des deux : quiconque l'emporte y entrera. Haga (Rema) : (Et s'il était au début entre les mains de l'un d'eux, on le lui rend, comme il était au début) (Tour).
séif 23
- זה אומר של אבותי וזה אומר של אבותי זה הביא עדים שהיא של אבותיו מעולם) וזה הביא עדים שאכלה שני חזקה תחזור לזה שהביא עדים שהיא של אבותיו ויחזיר הפירות שאכל אפי' אין עדים שאכלם אלא על פיו שהרי לא טען כלום ואין אכילתו ראיה שכל חזקה שאין עמה טענה על הבעלים אינה כלום: הגה אבל אם לא העידו העדים רק סתם שהיה של אבותיו ואין מעידין שלא מכרוה אם אפשר לפרש דברי המחזיק שאמר של אבותיו שר"ל שאבותיו קנאוהו שומעין למחזיק אבל אם טען תחלה שהיו של אבותיו מעולם אינו חוזר וטוען ואם אמר המערער של אבותי והמחזיק אומר של אבותי דמשמע ולא של אבותיך אנן לא טענינן ליה ליישב דבריו אלא א"כ מפרש דבריו בעצמו ומיהו אם היו לו עדים שאבותיו דרו בו יום אחד אע"ג דלא טען לפרש אנן טענינן ליה (כל זה בטור) חזר זה המחזיק ואמר כן של אבותיך היתה ואתה מכרת לי וזה שטענתי תחלה שהוא של אבותי כלומר שאני סומך עליה והרי היא שלי כשל אבותי או שאמר של אבותי שלקחוה מאבותיך הרי זה טענה נכונה שהרי נתן אמתלאה לדבריו הראשונים ומעמידים אותה בידו והוא שטוען כן בעודן בפני ב"ד אבל אם יצא מבית דין וחזר וטען אין שומעין לו דחיישינן שמא למדוהו לטעון שקר ואם טען בתחלה ואמר לו של אבותי ולא של אבותיך אין שומעין לו בטענה זו אחרת אפילו בעודו בפני ב"ד בד"א שאינו חוזר וטוען בשטוען תחלה בפני ב"ד אבל מה שאמר חוץ לב"ד יכול לחזור ולטעון בב"ד ויש מי שאומר שאפילו אמר חוץ לב"ד של אבותי ולא של אבותיך יכול לומר בב"ד של אבותי שלקחוה מאבותיך ויש מי שחולק בזה:Celui-ci dit : « Il est à mes ancêtres », et celui-là dit : « Il est à mes ancêtres » ; celui-ci a amené des témoins qu'il est à ses ancêtres depuis toujours, et celui-là a amené des témoins qu'il l'a exploité pendant les années de la 'hazaka : il reviendra à celui qui a amené des témoins qu'il est à ses ancêtres, et l'autre restituera les fruits qu'il a consommés, même s'il n'y a pas de témoins qu'il les a consommés, mais seulement sur ses propres dires, car il n'a rien prétendu de valable, et sa consommation n'est pas une preuve, car toute 'hazaka qui n'est pas accompagnée d'une revendication contre les propriétaires n'est rien. Haga (Rema) : Mais si les témoins ont seulement témoigné, sans préciser, qu'il était à ses ancêtres, et ne témoignent pas qu'ils ne l'ont pas vendu, s'il est possible d'interpréter les paroles de l'occupant qui a dit « à mes ancêtres » en ce sens qu'il veut dire que ses ancêtres l'ont acheté, on écoute l'occupant. Mais s'il a prétendu au début qu'il était à ses ancêtres depuis toujours, il ne peut pas revenir et prétendre autre chose. Et si le contestataire a dit : « À mes ancêtres », et l'occupant dit : « À mes ancêtres », ce qui signifie : et non à tes ancêtres, nous ne prétendons pas pour lui afin de concilier ses paroles, à moins qu'il n'explique lui-même ses paroles. Toutefois, s'il avait des témoins que ses ancêtres y ont habité un jour, même s'il n'a pas prétendu l'expliquer, nous le prétendons pour lui (tout cela est dans le Tour). Si cet occupant a repris et a dit : « Oui, il était à tes ancêtres, et c'est toi qui me l'as vendu ; et ce que j'ai prétendu au début, qu'il est à mes ancêtres, je voulais dire que je m'appuie sur lui et qu'il est à moi comme s'il était à mes ancêtres » ; ou s'il a dit : « À mes ancêtres, qui l'ont acheté de tes ancêtres », c'est une revendication valable, car il a donné une explication plausible (amatla) à ses premières paroles, et on le maintient entre ses mains. À condition qu'il le prétende tant qu'ils sont encore devant le tribunal ; mais s'il est sorti du tribunal et revient prétendre cela, on ne l'écoute pas, car nous craignons qu'on ne lui ait appris à prétendre un mensonge. Et s'il a prétendu au début et lui a dit : « À mes ancêtres et non à tes ancêtres », on ne l'écoute pas dans cette autre revendication, même tant qu'il est encore devant le tribunal. En quel cas dit-on qu'il ne peut pas revenir et prétendre autre chose ? Lorsqu'il a prétendu au début devant le tribunal ; mais ce qu'il a dit hors du tribunal, il peut revenir et prétendre autre chose au tribunal. Et il y a un avis selon lequel, même s'il a dit hors du tribunal : « À mes ancêtres et non à tes ancêtres », il peut dire au tribunal : « À mes ancêtres, qui l'ont acheté de tes ancêtres » ; et il y a un avis contraire à cela.
séif 24
- הביא המערער עדים שזו השדה שלו וזה שבתוכה טוען ממך לקחתיה והרי שטרי והוציא שטר מקויים טען המערער שהוא מזויף (כ"כ הטור בשם רמב"ם ורא"ש) והודה לו בעל השטר ואמר כן הוא אבל היה לי שטר כשר ואבד ולקחתי זה שבידי כדי לאיים עליו שיודה שמכר לי באמת הואיל ואלו רצה היה עומד בשטרו שהרי מקוים הוא ה"ז נאמן ואין מוציאין השדה מתחת ידו וישבע היסת: הגה מי שהחזיק שני חזקה והמערער הביא ראיה שנתבטל המקח אפי' הכי הוי חזקה דשמא אח"כ חזר וקנאה ממנו ועוד דכתיבה כזו אינה מבטלת המקח עד שיחזור ויקנו ממנו קנין גמור (ב"י בשם הרשב"א):Le contestataire a amené des témoins que ce champ est à lui, et celui qui est dedans prétend : « Je l'ai acheté de toi, et voici mon acte », et il a produit un acte authentifié. Le contestataire a prétendu qu'il est falsifié (ainsi l'a écrit le Tour au nom du Rambam et du Roch), et le détenteur de l'acte lui a reconnu et a dit : « C'est exact, mais j'avais un acte valable qui s'est perdu, et j'ai pris celui-ci que j'ai en main pour l'intimider afin qu'il reconnaisse qu'il me l'a vraiment vendu. » Puisque, s'il l'avait voulu, il aurait pu s'en tenir à son acte, car il est authentifié, il est cru, on ne lui retire pas le champ, et il prêtera le serment hesset (serment d'ordre rabbinique). Haga (Rema) : Celui qui a occupé un champ pendant les années de la 'hazaka, et le contestataire a apporté une preuve que la vente avait été annulée, malgré cela c'est une 'hazaka, car peut-être l'a-t-il ensuite racheté de lui ; et de plus, un tel écrit (d'annulation) n'annule pas la vente tant qu'on ne la lui a pas racheté par un acte d'acquisition complet (Beit Yossef au nom du Rachba).
séif 25