Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אומן שטוען בדבר שהוא אומן שקנאו מבעליו. ובו ו סעיפים:
האומן בדבר שהוא אומן אין לו חזק' בכלי' שתחת ידו אחד כלים העשוים להשאיל ולהשכיר ואחד שאר כלים כיצד ראה כליו ביד האומן והביא עדים שהם יודעים שהכלים שלו הוא טוען ואומר לתקן נתתיו לך והאומן אומר לא בא לידי אלא במכירה או מתנה או שטען אתה נתתו לי אתה מכרתו לי אחר שבא לידי לתקנו אע"פ שמסרו לו שלא בפני עדים ואפילו אם שהה ביד האומן כמה שנים בעל הכלי נאמן ומוציאין אותו מיד האומן וישבע בעל הכלי היסת על טענתו ואם לא ראה הכלי ביד האומן אלא טען כלי פלוני נתתי לו לתקן והאומן אומר החזרתיו ומכרתו או נתתו לי במתנה (או לקוח הוא בידי) (טור ס"ב) האומן נשבע היסת ונפטר מתוך שיכול לומר להד"מ:L'artisan qui prétend avoir acheté à son propriétaire un objet relevant de son métier. Ce siman contient 6 séifim.
L'artisan, pour un objet relevant de son métier, n'a pas de présomption de propriété ('hazaka) sur les objets qui sont entre ses mains, qu'il s'agisse d'objets destinés à être prêtés ou loués ou d'autres objets. Comment ? Si quelqu'un a vu ses objets entre les mains de l'artisan et a apporté des témoins qui savent que les objets sont à lui, et qu'il argue en disant : « Je te l'ai donné à réparer », et que l'artisan dit : « Il n'est venu entre mes mains que par vente ou cadeau », ou qu'il argue : « Tu me l'as donné », « tu me l'as vendu », après qu'il est venu entre mes mains pour le réparer : même s'il le lui a remis hors la présence de témoins, et même s'il est resté plusieurs années entre les mains de l'artisan, le propriétaire de l'objet est cru, on le retire des mains de l'artisan, et le propriétaire de l'objet prête le serment hesset (serment d'ordre rabbinique) sur sa réclamation. Et s'il n'a pas vu l'objet entre les mains de l'artisan, mais qu'il argue : « Je lui ai donné tel objet à réparer », et que l'artisan dit : « Je l'ai rendu », ou « tu me l'as vendu », ou « tu me l'as donné en cadeau » (ou « il est entre mes mains par achat ») (Tour, séif 2), l'artisan prête le serment hesset et est exempté, puisqu'il pourrait dire : « Cela n'a jamais eu lieu. »séif 1
- ואפי' מסרו לתקן בעדים האומן נאמן מתוך שיכול לומר החזרתיו לפיכך נשבע האומן היסת ונפטר ואין מחייבין אותו להוציא הכלי ואם הוציאו הואיל ונראה הרי בע"ה מביא עדים שהוא שלו ונוטלו אף ע"פ שמסרו לו שלא בעדים.Et même s'il le lui a remis à réparer devant témoins, l'artisan est cru, puisqu'il pourrait dire : « Je l'ai rendu ». C'est pourquoi l'artisan prête le serment hesset et est exempté, et on ne l'oblige pas à sortir l'objet. Et s'il l'a sorti, puisqu'il est visible, le maître de maison apporte des témoins qu'il est à lui et le prend, même s'il le lui a remis hors la présence de témoins.
séif 2
- אע"פ שמסרו בעדים אם העדי' שראו החפץ בידו אין מכירים בודאי שזהו של המערער אלא שנדמה להם בסימנים כמו שלו אם טוען לא נתתו לי מעולם נאמן אבל אם טוען נתתו לי לתקן ושוב לקחתיו ממך אינו נאמן: הגה דאין כאן מיגו טוב שירא לומר להד"ם כיון שהעדים ראו כיוצא בזה בידו (טור ס"ב):Même s'il le lui a remis devant témoins, si les témoins qui ont vu l'objet entre ses mains ne reconnaissent pas avec certitude que c'est celui du contestataire, mais qu'il leur paraît, d'après des signes, semblable au sien : s'il (l'artisan) argue : « Tu ne me l'as jamais donné », il est cru ; mais s'il argue : « Tu me l'as donné à réparer, et ensuite je te l'ai acheté », il n'est pas cru. Haga (Rema) : car il n'y a pas ici de bon migo (argument : il aurait pu dire mieux), car il craint de dire « cela n'a jamais eu lieu », puisque les témoins ont vu un objet semblable entre ses mains (Tour, séif 2).
séif 3
- אם הטלית יוצא מתחת ידי אחר ואומר בפני אמרת לאומן למוכרו לי ולקחתיו ממנו נאמן במיגו שהי' אומר אתה מכרתו לי אבל כשטוען שהאומן מכרו לו שאמר אתה מכרתו לו אינו נאמן:Si le manteau (talit) sort des mains d'un autre (un tiers), et qu'il dit : « Devant moi, tu as dit à l'artisan de me le vendre, et je le lui ai acheté », il est cru en vertu du migo qu'il aurait pu dire : « Tu me l'as vendu ». Mais quand il argue que l'artisan le lui a vendu, en disant : « Tu le lui as vendu » (à l'artisan), il n'est pas cru.
séif 4
- ירד האומן מאומנותו הרי הוא כשאר כל אדם ונאמן אפילו בכלי שבא לידו בעודו אומן וי"א דדוקא שנשתהא בידו אחר שירד מאומנותו זמן שאין דרך להניח כל כך זמן כלים בבית האומן אחר שנודע שירד מאומנותו:Si l'artisan a quitté son métier, il est comme tout autre homme, et il est cru même pour un objet qui lui est parvenu alors qu'il était encore artisan. Et certains disent : seulement s'il est resté entre ses mains, après qu'il a quitté son métier, un temps tel qu'on n'a pas l'habitude de laisser si longtemps des objets dans la maison de l'artisan après qu'on a su qu'il avait quitté son métier.
séif 5
- בן האומן שאינו אומן אם בא בטענת עצמו שאומר שקנאו מבעליו הרי הוא כשאר כל אדם ואם אומר שירשו מאביו הרי הוא כאביו ואם אמר בפני הודה לו יש לו חזקה ויש אומרים דהיינו דוקא כששהה אחר מות אביו זמן שאין דרך להניח כל כך זמן כלים בבית האומן אחר שמת אביו: הגה ונ"ל דוקא לאחר מות אביו די"ל דירשו מאביו ולכן אינו נאמן עליו אפילו אמר לקוחה בידי אם לא שנשתהא בידו הזמן הנזכר דאז הוי כאומן שירד מאומנותו אבל בחיי האומן אם הבן טען שלקחו נאמן בכל ענין דהוי כאיש אחר לגמרי אם אינו סומך על שלחן אביו וכמו שיתבאר לקמן סי' קמ"ט:Le fils de l'artisan, qui n'est pas artisan : s'il vient avec sa propre affirmation, disant qu'il l'a acheté à son propriétaire, il est comme tout autre homme ; et s'il dit qu'il en a hérité de son père, il est comme son père. Et s'il a dit : « Devant moi, il (le propriétaire) le lui a reconnu » (à mon père, comme vendu), il a une 'hazaka. Et certains disent : cela seulement quand l'objet est resté (entre ses mains) après la mort de son père un temps tel qu'on n'a pas l'habitude de laisser si longtemps des objets dans la maison de l'artisan après la mort de son père. Haga (Rema) : et il me semble que cela ne vaut qu'après la mort de son père, car on peut dire qu'il en a hérité de son père ; c'est pourquoi il n'est pas cru à son sujet même s'il dit « il est entre mes mains par achat », à moins qu'il ne soit resté entre ses mains le temps mentionné, car alors il est comme un artisan qui a quitté son métier. Mais du vivant de l'artisan, si le fils argue qu'il l'a acheté, il est cru dans tous les cas, car il est comme un tout autre homme, s'il ne dépend pas de la table de son père, comme il sera expliqué plus loin, siman 149.
séif 6