Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מי שמוחזק במטלטלין הידועים לאחר. ובו ז סעיפים:
כל דבר המטלטל שהוא ביד האדם בחזקת שהוא שלו אפילו אם יביא המערער עדים שהוא שלו ואומר למוחזק הפקדתיו לך או השאלתיו לך נאמן המוחזק לומר אתה מכרתו לי או נתתו לי במתנה וישבע היסת ואם טען שלך הוא אבל משכון הוא בידי יכול לטעון עד כדי דמיו ונשבע בנקיטת חפץ ונוטל ואם טוען נתחייבת לי עד כדי דמיו מעסק משא ומתן שבינינו (טור ס"ג בשם הרא"ש) נכון הדבר שיברר ממה נתחייב לו שמא הוא סבור שנתחייב לו וכשיברר דבריו שמא אינו חייב לו:Celui qui détient des biens meubles connus comme appartenant à autrui. Ce siman contient 7 séifim.
Tout objet meuble qui est entre les mains d'un homme est présumé lui appartenir. Même si le contestataire apporte des témoins qu'il lui appartient et dit au détenteur : « Je te l'ai mis en dépôt », ou « je te l'ai prêté », le détenteur est cru pour dire : « Tu me l'as vendu », ou « tu me l'as donné en cadeau », et il prête le serment hesset (serment d'ordre rabbinique). Et s'il argue : « Il est à toi, mais il est entre mes mains en gage », il peut réclamer jusqu'à sa valeur, il prête serment en tenant un objet (sacré) et il prend (la somme). Et s'il argue : « Tu t'es obligé envers moi jusqu'à sa valeur, d'une affaire de commerce qui était entre nous » (Tour, séif 3, au nom du Roch), il est juste qu'il établisse d'où l'autre s'est obligé envers lui, car peut-être croit-il que l'autre s'est obligé envers lui, et quand il aura exposé ses arguments, peut-être s'avérera-t-il qu'il ne lui doit rien.séif 1
- אפילו אם מסר המערער החפץ למחזיק בעדים אם אין עדים שהוא עתה בידו נאמן בשבוע' היסת לומר החזרתיו לך וכן נאמן לומר לקוח הוא (בידי) במגו דהחזרתיו לך ואם אמר ליה אל תחזיר אלא בעדים והוא אומר החזרתיו לך נאמן במגו דנאנסו וישבע שבועה דאוריית' ואם טוען החזרתיו לך בפני פלוני ופלוני ומתו או הלכו להם למדינת הים נשבע היסת ונפטר ואם לא מסרו לו בעדים אפילו אם ראו אותו עתה בידו נאמן לומר לקוח הוא בידי אבל אם מסרו לו בעדים וגם ראוהו עתה בידו אינו נאמן ודוקא שהעדים מעידים שנתנו לו בתורת פקדון אבל אם מעידים שנתנו לו סתם יכול לומר בתורת מכר או מתנה נתנו לי:Même si le contestataire a remis l'objet au détenteur devant témoins, s'il n'y a pas de témoins qu'il est actuellement entre ses mains, il est cru, avec le serment hesset, pour dire : « Je te l'ai rendu. » Et de même, il est cru pour dire : « Il est (entre mes mains) par achat », en vertu du migo (argument : il aurait pu dire mieux) « je te l'ai rendu ». Et s'il lui avait dit : « Ne le rends que devant témoins », et qu'il dit : « Je te l'ai rendu », il est cru en vertu du migo qu'il aurait pu dire « il a été perdu par force majeure », et il prête un serment de la Torah. Et s'il argue : « Je te l'ai rendu devant untel et untel », et qu'ils sont morts ou partis outre-mer, il prête le serment hesset et est exempté. Et s'il ne le lui a pas remis devant témoins, même si on le voit maintenant entre ses mains, il est cru pour dire : « Il est entre mes mains par achat. » Mais s'il le lui a remis devant témoins et qu'on le voit aussi maintenant entre ses mains, il n'est pas cru. Et cela seulement quand les témoins attestent qu'il le lui a donné à titre de dépôt ; mais s'ils attestent qu'il le lui a donné sans précision, il peut dire : « Il me l'a donné à titre de vente ou de cadeau. »
séif 2
- אם ראו עדים החפץ ביד המחזיק קודם שתבעו המערער לדין אפי' אם אמר בפניהם קודם שהראהו דעו כי הוא ממושכן לי בכדי דמיו קרינן ביה שפיר עדים וראה ויתרה בו בפני אותם עדים שלא יחזירהו לו אלא בפני פלוני ופלוני כדי שלא יוכל לטעון החזרתיו לך (וע' לעיל סי' ע"ב סעיף י"ח):Si des témoins ont vu l'objet entre les mains du détenteur avant que le contestataire l'assigne en justice, même s'il (le détenteur) leur a dit, avant de le leur montrer : « Sachez qu'il m'est mis en gage pour sa valeur », on y applique bien la notion de « témoins et vue » (des témoins qui ont vu l'objet chez lui). Et il (le contestataire) doit l'avertir devant ces mêmes témoins de ne le lui rendre que devant untel et untel, afin qu'il ne puisse pas arguer : « Je te l'ai rendu » (et voir plus haut, siman 72, séif 18).
séif 3
- אמר המערער להמחזיק מה טיבו אצלך ואמר לו אתה מכרתו לי או נתתו לי במתנה וטען המערער לפלוני הפקדתיו ואמרתי לו אל תחזירהו לי אלא בעדים ולא החזירו לי ונתנו לך שלא במצותי ישבע המחזיק שהמערער מכרו או נתנו לו ויפטר:Si le contestataire a dit au détenteur : « Que fait-il chez toi ? », et qu'il lui a répondu : « Tu me l'as vendu », ou « tu me l'as donné en cadeau », et que le contestataire argue : « Je l'avais mis en dépôt chez untel, et je lui avais dit : “Ne me le rends que devant témoins”, et il ne me l'a pas rendu, et il te l'a donné sans mon ordre » : le détenteur jure que le contestataire le lui a vendu ou donné, et il est exempté.
séif 4
- במה דברים אמורים שהמחזיק נאמן בדברים שאינם עשוים להשאיל ולהשכיר אבל בדברי' העשויים להשאיל ולהשכיר ויש למערער עדים שהי' שלו וראו אותו עתה ביד המחזיק וזה אומר שהשאילו או שהשכירו אע"פ שאין לו עדים היאך בא לידו אינו נאמן לומר לקוח הוא בידי ולא ממושכן הוא בידי וצריך להחזירו אפילו אם היה ג' שנים ביד המחזיק ואפי' מת המחזיק מוציאין אותו מיד היורש בלא שבועה ויש אומרים דצריך (המערער) לישבע וליטול (רמב"ם פ"ח מטוען בשם הגאונים והראב"ד וכנ"ל עיקר) ואם טען היורש טענת ודאי ואמר בפני נתנו למורישי או מכרו לו הרי המערער נשבע היסת:En quel cas cela est-il dit, que le détenteur est cru ? Pour des objets qui ne sont pas destinés à être prêtés ou loués. Mais pour des objets destinés à être prêtés ou loués, si le contestataire a des témoins qu'il lui appartenait et qu'on le voit maintenant entre les mains du détenteur, et qu'il dit qu'il le lui a prêté ou loué, même s'il n'a pas de témoins sur la manière dont il est arrivé entre ses mains, il (le détenteur) n'est pas cru pour dire : « Il est entre mes mains par achat », ni « il est entre mes mains en gage », et il doit le rendre, même s'il est resté trois ans entre les mains du détenteur. Et même si le détenteur est mort, on le retire des mains de l'héritier sans serment. (Rema :) Et certains disent que (le contestataire) doit jurer et prendre (Rambam, chapitre 8 des lois du plaideur, au nom des Guéonim, et le Raavad ; et cela me paraît l'essentiel). Et si l'héritier avance une affirmation certaine et dit : « Il l'a donné à mon père devant moi », ou « il le lui a vendu », alors le contestataire prête le serment hesset.
séif 5
- בד"א שבדברים העשויים להשאיל ולהשכיר נאמן המערער כשטוען השאלתים או השכרתים לך אבל אם טען גנובים הם ממני אינו נאמן אא"כ יצא לו שם גניבה בעיר כמו שיתבאר בסימן שנ"ז ושס"ד (ונתבאר לעיל סי' צ'):En quel cas cela est-il dit, que pour les objets destinés à être prêtés ou loués le contestataire est cru ? Quand il argue : « Je te les ai prêtés », ou « je te les ai loués ». Mais s'il argue : « Ils m'ont été volés », il n'est pas cru, à moins que la rumeur d'un vol à son détriment ne se soit répandue dans la ville, comme il sera expliqué aux simanim 357 et 364 (et cela a été expliqué plus haut, siman 90).
séif 6
- מי שהיה בידו דברים העשוים להשאיל ולהשכיר אע"פ שהודה ואמר לו יודע אני שהיה שלך אבל פלוני מכרם לי או נתנם לי מתנה והלה טוען שנגנבו ממנו אין מוציאין אותה מידו אפי' הביא זה עדים שהיו ידועים לו שאדם עשוי למכור כליו (ויש חולקין וס"ל דלא עדיף (המחזיק) מאותו פלוני בעצמו וכיון שאותו פלוני אינו נאמן גם הוא אינו נאמן (ראב"ד וטור ותשובת מיי' דמשפטים סי' ל"ב) וכנ"ל עיקר) ואם טען זה עליו ואמר אני השכרתים לך או השאלתים לך מוציאין אותם מידו ואם היו מדברים שאינם עשוים להשאיל ולהשכיר הרי זה נשבע היסת שלא השאיל לו ולא השכיר לו אלא מפלוני לקח ויעמיד כליו בידו:Celui qui avait entre les mains des objets destinés à être prêtés ou loués, même s'il a reconnu et lui a dit : « Je sais qu'ils étaient à toi, mais untel me les a vendus », ou « me les a donnés en cadeau », et que l'autre argue qu'ils lui ont été volés : on ne les retire pas de ses mains, même si celui-ci a apporté des témoins qu'ils lui étaient connus comme siens, car un homme a l'habitude de vendre ses objets. (Rema : et certains contestent et pensent que (le détenteur) n'est pas mieux placé que cet untel lui-même, et puisque cet untel n'est pas cru, lui non plus n'est pas cru (Raavad, le Tour, et les Techouvot Maïmoniyot sur le livre Michpatim, siman 32) ; et cela me paraît l'essentiel.) Et si celui-ci a argué contre lui : « C'est moi qui te les ai loués », ou « qui te les ai prêtés », on les retire de ses mains. Et s'ils faisaient partie des objets qui ne sont pas destinés à être prêtés ou loués, celui-ci prête le serment hesset qu'il (l'autre) ne les lui a ni prêtés ni loués, mais qu'il les a achetés à untel, et il garde ses objets entre ses mains.
séif 7