Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דין הערב בשטר ועל פה ומתי נפרעין מן הערב. ובו כב סעיפים:
המלוה את חבירו ואחר שהלוהו אמר לו אחר אני ערב או שתבע את הלוה בדין ואמר לו אחר הנח ואני ערב או שהיה חונק את חבירו בשוק ליתן לו ואמר לו הנח ואני ערב אין הערב חייב כלום ואפי' אמר בפני ב"ד אני ערב: הגה מיהו אם פרע למלוה בציווי הלוה חייב לשלם לו מה שנתן למלוה (הגהות מיי' פכ"ה ממלוה) אבל אם קנו מידו שהוא ערב ממון זה בין בפני ב"ד בין בינו לבין המלוה נשתעבד (האומר לחבירו אני ערב לך בעד יום אחד אינו כלום) (תשו' רשב"א סי' אלף קמ"ח):Loi du garant (arev) par acte écrit et verbal, et quand on se fait payer par le garant. Il contient 22 séifim.
Celui qui prête à son prochain, et après qu'il lui a prêté, un autre lui a dit : « Je suis garant » ; ou s'il a assigné l'emprunteur en justice et qu'un autre lui a dit : « Laisse-le, et je suis garant » ; ou s'il étranglait son prochain au marché (pour le forcer) à le payer, et qu'il (un autre) lui a dit : « Laisse-le, et je suis garant » : le garant ne doit rien, même s'il a dit devant le tribunal : « Je suis garant. » Haga (Rema) : Toutefois, s'il a payé le prêteur sur l'ordre de l'emprunteur, celui-ci est obligé de lui rembourser ce qu'il a donné au prêteur (Hagahot Maïmoniyot, chapitre 25 des lois du Prêteur). Mais si on a fait un kinyan (acte d'acquisition) de sa part, qu'il est garant de cet argent, que ce soit devant le tribunal ou entre lui et le prêteur, il s'est engagé (Celui qui dit à son prochain : « Je suis ton garant pour un jour » : cela ne vaut rien ; Responsa du Rachba, siman 1148).séif 1
- אמר להם בשעת מתן מעות הלוהו ואני ערב נשתעבד הערב ואינו צריך קנין: הגה ואפי' לא נתערב בהדיא רק שאומר למלוה להלוות ללוה כי בטוח הוא ועשאו על פיו והיה שקר חייב לשלם לו דהוי כאילו נתערב לו (מהרי"ו סי' פ') וכן אם ב"ד עשו אותו ערב נשתעבד אע"פ שלא קנו מידו כגון שהיו ב"ד רוצים לגבות מהלוה ואמר להם הניחוהו ואני ערב לכם הואיל ויש לו הנאה שהאמינוהו ב"ד באותה הנאה שעבד עצמו:S'il leur a dit au moment de la remise de l'argent : « Prête-lui, et je suis garant », le garant s'est engagé et n'a pas besoin de kinyan. Haga (Rema) : Et même s'il ne s'est pas porté garant explicitement, mais a seulement dit au prêteur de prêter à l'emprunteur car il est fiable, et que le prêteur l'a fait sur sa parole, et que c'était faux, il est obligé de le lui payer, car c'est comme s'il s'était porté garant envers lui (Mahari Weil, siman 80). Et de même, si le tribunal l'a fait garant, il s'est engagé, bien qu'on n'ait pas fait de kinyan de sa part ; par exemple, si le tribunal voulait recouvrer de l'emprunteur et qu'il leur a dit : « Laissez-le, et je suis votre garant » : puisqu'il a la satisfaction que le tribunal lui ait fait confiance, par cette satisfaction il s'est engagé.
séif 2
- אם על פיו החזיר שטר או משכון הוה ליה ערב בשעת מתן מעות: הגה וכן אם פטר הלוה על פי הערב ה"ל כערב בשעת מתן מעות (מרדכי פרק איזהו נשך ותוספתא פרק המקבל) וי"א דאם היו לערב מעות של לוה בידו בשעה שערב נשתעבד בכל ענין (מהרי"ו סימן ל'):Si c'est sur sa parole qu'il (le prêteur) a rendu un acte ou un gage (à l'emprunteur), il est comme un garant au moment de la remise de l'argent. Haga (Rema) : Et de même, s'il a libéré l'emprunteur sur la parole du garant, c'est comme un garant au moment de la remise de l'argent (Mordekhaï, chapitre Eizéhou nechekh, et Tossefta, chapitre HaMekabel). Et certains disent que si le garant avait entre les mains de l'argent de l'emprunteur au moment où il s'est porté garant, il s'est engagé en tout cas (Mahari Weil, siman 30).
séif 3
- ערב היוצא לאחר חיתום שטרות דהיינו לאחר שחתמו העדים בשטר כתב ואני ערב וניכר שכתב ידו הוא זה או שהעדים מעידים עליו י"א שמשתעבד בלא קנין לגבות ממנו מבני חורין וי"א שאינו משתעבד אלא בקנין ולהרמב"ם אפי' ערב היוצא קודם חיתום שטרות צריך קנין כל שלא נכנס ערב אלא לאחר מתן מעות:Un garant qui apparaît après la signature des actes, c'est-à-dire qu'après que les témoins ont signé l'acte, il a écrit : « Et je suis garant », et il est reconnaissable que c'est son écriture, ou que les témoins en témoignent : certains disent qu'il s'engage sans kinyan, pour qu'on recouvre de lui sur ses biens libres (bené 'horin, non hypothéqués) ; et certains disent qu'il ne s'engage que par un kinyan. Et selon le Rambam, même un garant qui apparaît avant la signature des actes a besoin d'un kinyan, chaque fois que le garant n'est intervenu qu'après la remise de l'argent.
séif 4
- כשם שאין הערב משתעבד אלא בקנין או בשעת מתן מעות או בב"ד כך הקבלן אינו משתעבד אלא באחד מדרכים הללו שאין חילוק ביניהם אלא לענין שעבוד כתובה (או נדוניא לחתן) כמו שנתבאר בטור אבן העזר (סי' ק"ב סעיף ו') כל היכא דבעי קנין אי לא קנו מיניה אינו גובה אפילו מנכסים בני חורין אפילו כתב לו שטר: הגה ואפי' נתן לו תקיעת כף אם הוא במקום שלא נהגו לקנות בכך (רי"ו נתיב ג' ח"ה) ומ"מ כופין אותו לקיים שבועתו (ד"ע) וע"ל סי' ע"ג סעיף ח' מי שנתן מתנה לחבירו ואמר ליתנה לו לאחר זמן והעמיד לו ערב י"א דהוי כערב בשעת מתן מעות (ר' ירוחם נתיב ט"ו ח"א ותוספות פ' הניזקין) ויש חולקין (הגהות מרדכי שם ותשו' רשב"א אלף ט"ז):De même que le garant ne s'engage que par un kinyan, ou au moment de la remise de l'argent, ou au tribunal, de même le kablan (garant direct, auprès de qui le prêteur peut réclamer en premier) ne s'engage que par l'une de ces voies ; car il n'y a de différence entre eux que pour l'engagement de la ketouba (ou de la dot promise au gendre), comme il a été expliqué dans le Tour, Even HaEzer (siman 102, séif 6). Partout où un kinyan est requis, si on n'a pas fait de kinyan de sa part, il (le prêteur) ne recouvre même pas sur ses biens libres, même s'il lui a écrit un acte. Haga (Rema) : Et même s'il lui a donné une poignée de main (tekiat kaf), si c'est dans un lieu où l'on n'a pas l'usage d'acquérir par ce moyen (Rabbénou Yerou'ham, chemin 3, partie 5). Néanmoins, on le contraint à tenir son serment (Darkhé Moché). Et voir plus haut, siman 73, séif 8. Celui qui a fait un don à son prochain et a dit qu'il le lui donnerait après un certain temps, et lui a fourni un garant : certains disent que c'est comme un garant au moment de la remise de l'argent (Rabbi Yerou'ham, chemin 15, partie 1, et Tossefot, chapitre HaNizakin), et certains contestent (Hagahot Mordekhaï, là-bas, et Responsa du Rachba, siman 1016).
séif 5
- נעשה לו ערב בקנין וכתב לו שטר יש לו דין מלוה בשטר לטרוף ממשעבדי לא כתב לו שטר אע"פ שנעשה ערב בקנין דינו כמלוה על פה ואינו גובה אלא מבני חרי וי"א דהיכא דקנו מיניה טורף ממשעבדי אע"פ שלא כתב לו שטר ונראה לי דבערב בית דין לדברי הכל גובה ממשעבדי אפילו לא כתב לו שטר דהודאה בב"ד כשטר דמיא:S'il s'est fait garant pour lui par kinyan et lui a écrit un acte, il a le statut d'un prêt par acte, pour saisir sur les biens hypothéqués (vendus à des tiers). S'il ne lui a pas écrit d'acte, bien qu'il se soit fait garant par kinyan, son statut est celui d'un prêt verbal, et il ne recouvre que sur les biens libres. Et certains disent que là où on a fait un kinyan de sa part, il saisit sur les biens hypothéqués, bien qu'il ne lui ait pas écrit d'acte. Et il me semble que pour un garant de tribunal, selon tous les avis, il recouvre sur les biens hypothéqués, même s'il ne lui a pas écrit d'acte, car une reconnaissance devant le tribunal équivaut à un acte.
séif 6
- לא עשה לו הערב שטר בפני עצמו אלא כתב הערבות בשטר החוב עצמו אם כתבו אחר חתימת העדים אינו גובה אלא מבני חרי ואם כתבו קודם חתימת העדים אם כתב פלוני ערב בלא וא"ו ואח"כ חתמו העדים גם זה אינו גובה אלא מבני חרי מפני שהוא כתחלת דבר ואינו מעורב עם הלוה והמלוה אבל אם כתוב ופלו' ערב בוא"ו שהרי הוא מעורב עם הלוה והמלוה ואחר כך חתמו העדים הרי זה נפרע מנכסים משועבדים:Si le garant ne lui a pas fait d'acte séparé, mais a écrit la garantie dans l'acte de créance même : s'il l'a écrite après la signature des témoins, il (le prêteur) ne recouvre que sur les biens libres. Et s'il l'a écrite avant la signature des témoins : s'il a écrit « Untel est garant », sans vav (sans « et »), et qu'ensuite les témoins ont signé, là aussi il ne recouvre que sur les biens libres, parce que c'est comme le début d'une nouvelle affaire et que cela n'est pas lié à l'emprunteur et au prêteur. Mais s'il est écrit « et Untel est garant », avec un vav, puisqu'il est lié à l'emprunteur et au prêteur, et qu'ensuite les témoins ont signé, il se fait payer sur les biens hypothéqués.
séif 7
- המלוה את חבירו ע"י ערב אע"פ שהערב משתעבד למלוה לא יתבע את הערב תחלה אלא יתבע הלוה ואפי' אין ללוה אלא זיבורית לא יפרע מהערב ואפי' אין ללוה נכסים ידועים כגון קרקעות ויש נכסים ידועים לערב לא יגבה מהערב אלא (צריך) לחזור אחר הלוה אולי יש לו מטלטלין: הגה ואם אמר הלוה פרעתיך והוא מלוה על פה נשבע הלוה היסת ונפטר הוא וערב (טור ס"ח) ואפילו הלוה עכו"ם ואמר שפרע נפטר הערב אבל אם אמר הלוה לא לויתי מעולם חייב הערב לפרוע (ב"י בשם התרומות) מי ששאל חפץ מחבירו ואומר לו אם לא אחזירנו לך לזמן פלו' אתן לך דמים כך וכך והעמיד לו ערב בעד הדמים אע"פ שלגבי השואל הוי אסמכתא ופטור הערב חייב לשלם (תשובת רשב"א סי' אלף צ') ועיין לקמן סוף סימן קל"א סעיף י"ב מכר הלוה קרקע וחתם המלוה עצמו בעד נפטר הערב דאיהו דאפסיד אנפשיה אבל בקבלן בכה"ג חייב הערב לפרוע (תשובת רשב"א סי' תתצ"ב):Celui qui prête à son prochain par l'intermédiaire d'un garant, bien que le garant soit engagé envers le prêteur, il ne réclamera pas au garant en premier, mais réclamera à l'emprunteur. Et même si l'emprunteur n'a que des terres de qualité inférieure (ziborit), il ne se fera pas payer par le garant. Et même si l'emprunteur n'a pas de biens connus, comme des terrains, et que le garant a des biens connus, il ne recouvrera pas du garant, mais (il faut) chercher auprès de l'emprunteur, peut-être a-t-il des meubles. Haga (Rema) : Et si l'emprunteur a dit : « Je t'ai payé », et que c'est un prêt verbal, l'emprunteur prête un serment hessèt (serment rabbinique) et il est libéré, lui et le garant (Tour, séif 8). Et même si l'emprunteur est un non-Juif et a dit qu'il a payé, le garant est libéré. Mais si l'emprunteur a dit : « Je n'ai jamais emprunté », le garant est obligé de payer (Beit Yossef au nom du Teroumot). Celui qui a emprunté un objet à son prochain et lui a dit : « Si je ne te le rends pas à telle date, je te donnerai telle somme », et lui a fourni un garant pour cette somme : bien que, vis-à-vis de l'emprunteur, ce soit une asmakhta (engagement conditionnel non sérieux) et qu'il soit exempt, le garant est obligé de payer (Responsa du Rachba, siman 1090) ; et voir plus loin, fin du siman 131, séif 12. Si l'emprunteur a vendu un terrain et que le prêteur lui-même a signé comme témoin (sur l'acte de vente), le garant est libéré, car c'est lui (le prêteur) qui s'est causé une perte à lui-même ; mais pour un kablan, dans un tel cas, le garant est obligé de payer (Responsa du Rachba, siman 892).
séif 8
- חזר אחר הלוה ולא מצא כלום צריך לישבע כתקנת הגאונים שאין לו כלום קודם שיפרע מהערב וצריך לכלול בשבועתו שעדיין הוא חייב לו חוב זה שלא יעשו קנוניא על נכסי הערב ואינו יכול ליפרע מהערב עד לאחר ל' יום מיום שנתחייב הערב לשלם אא"כ היה תנאי ביניהם (ע"ל סי' י"ג וסי' ק"ו):S'il a cherché auprès de l'emprunteur et n'a rien trouvé, il (le prêteur) doit jurer, selon l'institution des Guéonim, qu'il (l'emprunteur) n'a rien, avant de se faire payer par le garant ; et il doit inclure dans son serment qu'il lui doit encore cette dette, afin qu'ils ne fassent pas de collusion (kenounia) contre les biens du garant. Et il ne peut pas se faire payer par le garant avant trente jours à compter du jour où le garant a été condamné à payer, à moins qu'il n'y ait eu une condition entre eux (voir plus haut, siman 13 et siman 106).
séif 9
- ואם אין הלוה בפנינו צריך להודיעו אם הוא קרוב כדי שיוכל שליח לילך ולבא תוך שלשים יום ואם לא יתן אז יתבע לערב ואם הוא במדינת הים שאי אפשר להודיעו ואין לו כאן נכסים או אם הוא גברא אלמא דלא ציית דינא אז יתבע את הערב ויגבה ממנו ואח"כ יחזור הערב על הלוה ויוציא ממנו או ינדוהו עד שיפרע לו מה שפרע בשבילו: הגה וכן נראה עיקר אע"ג דיש חולקין וסבירא להו דאע"ג דהלוה אלם ולא ציית לדין אין נפרעין מן הערב עד שב"ד יכופו הלוה להיות ציית דין (המגיד פכ"ו דמלוה בשם יש חולקין ומרדכי פג"פ ב"י בשם תשובת הרשב"א) טען הערב תנו לי זמן ואביא הלוה לב"ד (טור סי"ב בשם רב נחשון) אי ידעינן היכן הוא יהבינן ליה זמן עד דאייתי ואי לא ידוע נותנין לו זמן ל' יום ומשיביאנו לב"ד נפטר הערב עד שישבע הלוה שאין לו הביאו ערב שבת בין השמשות ובמוצאי שבת ברח לא נפטר הערב (טור):Et si l'emprunteur n'est pas devant nous, il faut l'en informer s'il est proche, de sorte qu'un envoyé puisse aller et revenir en trente jours ; et s'il ne donne pas alors, il réclamera au garant. Et s'il est outre-mer, de sorte qu'il est impossible de l'en informer, et qu'il n'a pas de biens ici, ou s'il est un homme violent qui n'obéit pas à la justice, alors il réclamera au garant et recouvrera de lui ; et ensuite le garant se retournera contre l'emprunteur et lui fera rendre l'argent, ou on le mettra au ban (nidouï) jusqu'à ce qu'il lui rembourse ce qu'il a payé pour lui. Haga (Rema) : Et cela me semble l'essentiel, bien que certains contestent et estiment que, même si l'emprunteur est violent et n'obéit pas à la justice, on ne se fait pas payer par le garant jusqu'à ce que le tribunal contraigne l'emprunteur à obéir à la justice (Maguid Michné, chapitre 26 des lois du Prêteur, au nom de « certains contestent » ; Mordekhaï, chapitre Guet pachout ; Beit Yossef au nom d'une responsa du Rachba). Si le garant a plaidé : « Donnez-moi un délai et j'amènerai l'emprunteur au tribunal » (Tour, séif 12, au nom de Rav Na'hchon) : si nous savons où il est, nous lui donnons un délai jusqu'à ce qu'il l'amène ; et si on ne le sait pas, on lui donne un délai de trente jours. Et dès qu'il l'amène au tribunal, le garant est libéré, jusqu'à ce que l'emprunteur jure qu'il n'a rien (après quoi le garant redevient redevable). S'il l'a amené la veille de Chabbat au crépuscule et qu'à l'issue de Chabbat il (l'emprunteur) s'est enfui, le garant n'est pas libéré (Tour).
séif 10
- אפי' יש ללוה נכסים ידועים במדינה אחרת נפרע מהערב תחילה שאין אומרים למלוה שיוציא מאתים על מנה:Même si l'emprunteur a des biens connus dans une autre province, il se fait payer par le garant en premier, car on ne dit pas au prêteur de dépenser deux cents pour recouvrer un mané (cent).
séif 11
- הא דכשהלוה במדינת הים נפרע מהערב בלי שיודיעו ללוה דוקא כשהמלוה בשטר אבל אם המלוה על פה לעולם אינו נפרע מהערב בלא הודאת הלוה דחיישינן שמא פרעו אא"כ הוא תוך הזמן וה"ה אם מת לוה מלוה על פה אינו נפרע מהערב (המ"מ פכ"א ממלוה) אא"כ הוא תוך הזמן או שהודה בשעת מיתתו או שנידוהו מפני שאינו פורע חוב זה ומת בנידויו: הגה טען הלוה שנתן דמי הפרעון לערב ליתנם למלוה נשבע היסת ונפטר במגו דיכול לומר פרעתי לך נאמן ג"כ לומר דפרע לערב ונפטר בזה דהא המלוה האמין לערב ואם המלוה כופר ואומר שלא העמיד לו אותו ערב נשבע הלוה שהעמיד לו הערב ושפרע לו ונפטר בזה (תשו' מיימוני' סוף ספר שופטים ס"ג):Ce qui a été dit, que lorsque l'emprunteur est outre-mer on se fait payer par le garant sans en informer l'emprunteur, ne s'applique que lorsque le prêt est par acte ; mais si le prêt est verbal, on ne se fait jamais payer par le garant sans l'aveu de l'emprunteur, car nous craignons qu'il ne l'ait payé, à moins que ce ne soit avant le terme (où l'on présume qu'on ne paie pas). Et de même, si l'emprunteur d'un prêt verbal est mort, on ne se fait pas payer par le garant (Maguid Michné, chapitre 21 des lois du Prêteur), à moins que ce ne soit avant le terme, ou qu'il n'ait reconnu la dette au moment de sa mort, ou qu'on l'ait mis au ban parce qu'il ne payait pas cette dette et qu'il soit mort dans son ban. Haga (Rema) : Si l'emprunteur a prétendu avoir donné le montant du remboursement au garant pour qu'il le donne au prêteur, il prête un serment hessèt et est libéré : par le migo qu'il aurait pu dire « je t'ai payé », il est cru aussi pour dire qu'il a payé au garant, et il est libéré par là, car le prêteur a fait confiance au garant. Et si le prêteur nie et dit qu'il ne lui a pas fourni ce garant, l'emprunteur jure qu'il lui a fourni le garant et qu'il lui a payé, et il est libéré par là (Teshouvot Maïmoniyot, fin du livre Choftim, siman 3).
séif 12
- אין כל אלו הדברים אמורים אלא בשלא התנה המלוה עם הערב אבל אם התנה עמו שיהא נאמן לומר שלא פרעו הכל לפי תנאו:Toutes ces choses ne sont dites que lorsque le prêteur n'a pas stipulé avec le garant ; mais s'il a stipulé avec lui qu'il serait cru pour dire qu'il (l'emprunteur) ne l'a pas payé, tout se fait selon sa condition.
séif 13
- התנה המלוה עם הערב למי שארצה אפרע יכול ליפרע מהערב תחלה אפי' אם יש נכסים ללוה ויש חולקים בזה ומודים שאם אמר בפירוש ממי שארצה אפרע (תחלה) יכול לתבוע מהערב תחלה אפי' אם יש נכסים ללוה:Si le prêteur a stipulé avec le garant : « Je me ferai payer par qui je voudrai », il peut se faire payer par le garant en premier, même si l'emprunteur a des biens. Et certains contestent cela, mais reconnaissent que s'il a dit explicitement : « Je me ferai payer par qui je voudrai (en premier) », il peut réclamer au garant en premier, même si l'emprunteur a des biens.
séif 14
- קבלן לעולם יפרע ממנו תחלה אם ירצה אפי' יש נכסים ללוה אא"כ הלוה רוצה לפרעו (נ"י סוף ב"ב והרשב"א ר"פ הניזקין) ואין הלוה נאמן לומר פרעתי דהו"ל לקבלן להתנות (מרדכי סוף פ' ג"פ) (ונ"ל דהמלוה נשבע ונוטל):Le kablan (garant direct), on se fait toujours payer par lui en premier, si l'on veut, même si l'emprunteur a des biens, à moins que l'emprunteur ne veuille le payer (Nimoukei Yossef, fin de Baba Batra, et le Rachba, début du chapitre HaNizakin). (Et l'emprunteur n'est pas cru pour dire « j'ai payé », car le kablan aurait dû stipuler ; Mordekhaï, fin du chapitre Guet pachout.) (Et il me semble que le prêteur jure et prend.)
séif 15
- מלוה שבא לגבות מהקבלן ואין שטרו בידו וטען שאבד ולוה מודה שלא פרעו וקבלן טוען שמא פרעך הלוה וקרע שט"ח יש מי שאומר שהדין עם הקבלן:Un prêteur qui vient recouvrer du kablan, et dont l'acte n'est pas entre ses mains, et qui prétend qu'il l'a perdu, et l'emprunteur reconnaît qu'il ne l'a pas payé, tandis que le kablan prétend : « Peut-être l'emprunteur t'a-t-il payé, et a-t-il déchiré l'acte de créance » : il y a un avis selon lequel le droit est du côté du kablan.
séif 16
- איזהו ערב ואיזהו קבלן א"ל תן לו ואני נותן לך זה הוא קבלן ואם הוא לאחר מתן מעות יאמר מה שנתת לזה אני נותן לך והוא דקנו מניה כמו שנתבאר:Qui est un garant (arev) et qui est un kablan ? S'il lui a dit : « Donne-lui et moi je te donne », celui-ci est un kablan. Et si c'est après la remise de l'argent, il dira : « Ce que tu as donné à celui-ci, moi je te le donne » ; et cela vaut à condition qu'on ait fait un kinyan de sa part, comme il a été expliqué.
séif 17
- אבל אם א"ל הלוהו ואני ערב הלוהו ואני פורע הלוהו ואני חייב הלוהו ואני נותן הלוהו ואני קבלן תן לו ואני (ערב תן לו ואני פורע) תן לו ואני חייב ליתן לך ואפילו אמר תן לו ואני קבלן כולם לשון ערבות הם: הגה וי"א דתן לו ואני קבלן הוי קבלן (הרא"ש ורשב"א סוף ב"ב וטור) וכן נראה להורות ושטר שכתוב בו פלוני קבלן הוי ערב קבלן דודאי בלשון המועיל קאמר (טור בשם הרא"ש והמגיד פכ"ה דמלוה ותוספות):Mais s'il lui a dit : « Prête-lui et je suis garant », « Prête-lui et je paie », « Prête-lui et je suis redevable », « Prête-lui et je donne », « Prête-lui et je suis kablan », « Donne-lui et je (suis garant », « Donne-lui et je paie) », « Donne-lui et je suis redevable de te donner », et même s'il a dit « Donne-lui et je suis kablan » : toutes ces formules sont des expressions de garantie (simple). Haga (Rema) : Et certains disent que « Donne-lui et je suis kablan » fait de lui un kablan (le Roch et le Rachba, fin de Baba Batra, et le Tour), et c'est ainsi qu'il semble falloir trancher. Et un acte dans lequel il est écrit « Untel est kablan », c'est un garant-kablan, car assurément il a parlé dans une formulation efficace (Tour au nom du Roch, Maguid Michné, chapitre 25 des lois du Prêteur, et Tossefot).
séif 18
- אם לקח הקבלן המעות מיד המלוה ונתנם ליד הלוה אין למלוה על הלוה כלום ואין יכול לתבוע אלא את הקבלן ואם אין לקבלן גובה מהלוה מדרבי נתן אא"כ מחל הקבלן ללוה ויש מי שאומר דה"ה לערב:Si le kablan a pris l'argent de la main du prêteur et l'a donné dans la main de l'emprunteur, le prêteur n'a rien à réclamer à l'emprunteur et ne peut réclamer qu'au kablan. Et si le kablan n'a rien, il (le prêteur) recouvre de l'emprunteur en vertu de la règle de Rabbi Natan (on recouvre du débiteur de son débiteur), à moins que le kablan n'ait fait remise à l'emprunteur. Et il y a un avis selon lequel il en est de même pour un garant.
séif 19
- יש מי שאומר דערבות וקבלנות היינו כשתבע הלוה מהמלוה שילוונו ונכנס הערב עמו בדבר בלשון ערבות או בלשון קבלנות אבל אם לא דבר הלוה עם המלוה כלום אלא ראובן אמר לשמעון הלוה ללוי מעות ואני פורע הלוהו ואני נותן לך או הלוהו ואני חייב לך אין לשמעון על לוי כלום אפי' נתנם לו מידו אלא על ראובן שא"ל הלוהו ובשליחותו של ראובן נתנם לו:Il y a un avis selon lequel la garantie et le kablanout s'appliquent lorsque l'emprunteur a demandé au prêteur de lui prêter et que le garant est intervenu avec lui dans l'affaire en termes de garantie ou en termes de kablanout ; mais si l'emprunteur n'a rien dit au prêteur, et que Réouven a dit à Chimon : « Prête de l'argent à Lévi et je paie », « Prête-lui et je te donne » ou « Prête-lui et je te suis redevable », Chimon n'a rien à réclamer à Lévi, même s'il le lui a donné de sa main, mais seulement à Réouven, qui lui a dit « prête-lui », et c'est en mission de Réouven qu'il le lui a donné.
séif 20
- קבלן שלא נשא ונתן ביד ומכר הלוה כל נכסיו אע"פ שיש נכסים לקבלן אם ירצה המלוה לטרוף מלקוחות של לוה אינם יכולים לדחותו אצל בני חורין של קבלן וכן הדין בשנים שנעשו אחראין [זה] לזה ומכר א' מהם נכסיו אבל קבלן שנשא ונתן ביד אינו יכול לגבות מהלקוחות של לוה אא"כ אין נכסים לקבלן:Un kablan qui n'a pas traité de main à main (qui n'a pas lui-même remis l'argent), et l'emprunteur a vendu tous ses biens : bien que le kablan ait des biens, si le prêteur veut saisir sur les acheteurs de l'emprunteur, ils ne peuvent pas le renvoyer aux biens libres du kablan. Et il en est de même pour deux personnes qui se sont rendues responsables l'une de l'autre, et dont l'une a vendu ses biens. Mais un kablan qui a traité de main à main ne peut (le prêteur) pas recouvrer sur les acheteurs de l'emprunteur, à moins que le kablan n'ait pas de biens.
séif 21
- הערב והקבלן אין טורפין ממשעבדי דלוה עד שימסור לו המלוה שטר חוב ויקנהו לו דרך קנין שטרות כי היכי דלא ליהוי תביעה על פה: הגה מי שנדר שכר לחבירו שיערב בעדו אם קיבל קנין ליתן לו שכר חייב כפי מה שקצב ואם לא קבל קנין א"צ ליתן לו שכר באמירה בעלמא (הרא"ש כלל ס"ד סי' ג'):Le garant et le kablan ne saisissent pas les biens hypothéqués de l'emprunteur tant que le prêteur ne leur a pas remis l'acte de créance et ne le leur a pas transféré selon le mode d'acquisition des actes, afin que leur réclamation ne soit pas une réclamation verbale. Haga (Rema) : Celui qui a promis un salaire à son prochain pour qu'il se porte garant pour lui : s'il a accepté un kinyan pour lui donner un salaire, il est obligé selon ce qu'il a fixé ; et s'il n'a pas accepté de kinyan, il n'a pas besoin de lui donner de salaire sur une simple parole (le Roch, règle 64, siman 3).
séif 22