Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מכריזין על נכסי יתומים. ובו ו סעיפים:
כשבאים למכור מנכסי יתומים שמין ב"ד הקרקע ואח"כ מכריזין עליה שלשים יום רצופים ואם אין מכריזין רצופים אלא בכל שני וחמישי יכריזו ס' יום שני וחמישי שבהם ומכריזין בבקר ובערב בשעת הכנסת פועלים ובשעת הוצאת פועלי' (לשון הרמב"ם פי"ג ממלוה ד"ח) וכל מי שירצה לקנות יוליך הפועלי' לבקר לו ובשעה שמכריזין מסיימין את השדה במצרים ומודיעים כמה מוצאי' בה ובכמה שמו אותה ב"ד ומפני מה הם רוצים למכרה אם להגבות לבע"ח או לכתובת אשה ואם יאמר המלוה אני אקבל השדה בלא שומא בפרעון חובי והיורש אומר לא כי אלא ישומו אותה בית דין שומעין ליורש:On fait une proclamation publique (hakhraza) sur les biens des orphelins. Il contient six séifim.
Lorsqu'on vient vendre des biens d'orphelins, le tribunal évalue le terrain, puis on fait la proclamation à son sujet pendant trente jours consécutifs ; et si l'on ne fait pas la proclamation des jours consécutifs, mais chaque lundi et jeudi, on la fera pendant soixante jours, les lundis et jeudis qui s'y trouvent. On fait la proclamation le matin et le soir, au moment où les ouvriers entrent (au travail) et au moment où ils sortent (Langage du Rambam, chapitre 13 des lois du prêteur et de l'emprunteur, halakha 8), afin que quiconque voudra acheter emmène les ouvriers pour la lui (la terre) faire inspecter. Au moment de la proclamation, on délimite le champ par ses limites, et on fait savoir combien il produit, à combien le tribunal l'a évalué, et pourquoi on veut le vendre : si c'est pour faire recouvrer un créancier ou pour la ketouba d'une femme. Et si le prêteur dit : « J'accepterai le champ sans évaluation en remboursement de ma créance », et que l'héritier dit : « Non, mais que le tribunal l'évalue », on écoute l'héritier.séif 1
- כשכותבים האדרכתא על נכסי יתומים בין גדולי' בין קטנים כותבים בה והכרנו שהנכסי' האלו הם של פלו' המת ואם לא כתבו כך הרי האדרכתא זו פסולה ואין אוכלים בה פירות אפי' אחר שישלימו ימי ההכרזה:Lorsqu'on écrit l'adrakhta (acte du tribunal autorisant la saisie) sur les biens d'orphelins, qu'ils soient majeurs ou mineurs, on y écrit : « Et nous avons reconnu que ces biens sont ceux d'Untel, le défunt. » Et si l'on n'a pas écrit ainsi, cette adrakhta est invalide, et l'on ne consomme pas de fruits en vertu d'elle, même après l'achèvement des jours de proclamation.
séif 2
- ב"ד שמכרו שלא בהכרזה נעשו כמי שטעו בדבר משנה וחוזרים ומוכרים בהכרזה. הגה י"א דאם מכרו הקרקעות בשעה שאין קונין כגון בשעת מגפה או מלחמה מה שעשו עשוי דאין לב"ד למכור אלא בשעת הגבייה ויש חולקין (ב"י שתי הדיעות) וב"ד שמכרו האחריות על היתומים וב"ד שהכריזוה כראוי ובדקו יפה ודקדקו בשומא אע"פ שטעו ומכרו שוה מנה בק"ק או ק"ק במנה הרי מכרן קיים אבל אם לא בדקו בשומא ולא כתבו אגרת בקורת שהיא דקדוק השומא וההכרז' וטעו והותירו שתות או פחתו שתות מכרן בטל פחות משתות מכרן קיים וכן אם מכרו קרקע בעת שאינם צריכין להכריז עליה (או) במקום שנהגו שלא להכריז לעולם (טור ס"ז) וטעו ופחתו שתות או הותירו שתות מכרן בטל אף ע"פ שהכריזו (ויש אומרים דכיון שהכריזו אע"פ שלא היו צריכים מכרן קיים) (טור בשם הרא"ש) ואם רצו ב"ד שלא לבטל המכר ויחזירו האונאה מחזירין לא יהיה כח הדיוט חמור מהם פחות משתות מכרן קיים והוי מחילה כדין ההדיוט אע"פ שלא הכריזו שאינם צריכי' (הכרזה) באותה העת איזהו העת שאינם צריכים הכרזה כשמוכרים לפרוע למי שהלוה לצורך קבורה או למזון האשה והבנות או ליתן מנת המלך וכן ב"ד שמכרו דברים שאינם טעונים הכרזה וטעו בשתות מכרן בטל פחות משתות מכרן קיים ואלו הם הדברי' שאין מכריזין עליהם העבדים והשטרות והמטלטלי' אלא שמין אותם בב"ד ומוכרים אותם מיד ואם השוק קרוב למדינה מוליכים אותו לשוק:Un tribunal qui a vendu sans proclamation est considéré comme ayant commis une erreur sur une loi explicite de la Michna (dvar Michna), et on revient vendre avec proclamation. Haga (Rema) : Certains disent que s'ils ont vendu les terrains à un moment où l'on n'achète pas, par exemple en temps d'épidémie ou de guerre, ce qu'ils ont fait est fait, car le tribunal n'a à vendre qu'au moment du recouvrement ; et certains contestent (Beit Yossef, les deux opinions). Et un tribunal qui a vendu en mettant la garantie à la charge des orphelins, et un tribunal qui a fait la proclamation comme il convient, a bien vérifié et a été précis dans l'évaluation : même s'ils se sont trompés et ont vendu ce qui valait une mané pour deux cents, ou deux cents pour une mané, leur vente est valable. Mais s'ils n'ont pas vérifié l'évaluation et n'ont pas écrit d'iguéret bikoret (lettre d'examen), c'est-à-dire la précision de l'évaluation et de la proclamation, et qu'ils se sont trompés, ajoutant un sixième ou retranchant un sixième, leur vente est annulée ; moins d'un sixième, leur vente est valable. De même, s'ils ont vendu un terrain à un moment où ils n'avaient pas besoin de faire de proclamation à son sujet, (ou) dans un lieu où l'on a l'usage de ne jamais faire de proclamation (Tour, séif 7), et qu'ils se sont trompés, retranchant un sixième ou ajoutant un sixième, leur vente est annulée, même s'ils ont fait la proclamation (et certains disent que, puisqu'ils ont fait la proclamation, même s'ils n'y étaient pas tenus, leur vente est valable) (Tour, au nom du Roch). Et si le tribunal veut ne pas annuler la vente et restituer la lésion (onaa), ils la restituent : que le pouvoir d'un simple particulier ne soit pas plus fort que le leur. Moins d'un sixième, leur vente est valable, et c'est une renonciation (de la part de la partie lésée), comme la loi d'un simple particulier, même s'ils n'ont pas fait la proclamation, puisqu'ils n'avaient pas besoin de (proclamation) à ce moment-là. Quel est le moment où ils n'ont pas besoin de proclamation ? Lorsqu'ils vendent pour rembourser celui qui a prêté pour les besoins de l'enterrement, ou pour la subsistance de la veuve et des filles, ou pour payer l'impôt du roi. De même, un tribunal qui a vendu des choses qui ne nécessitent pas de proclamation et s'est trompé d'un sixième, sa vente est annulée ; moins d'un sixième, sa vente est valable. Et voici les choses sur lesquelles on ne fait pas de proclamation : les esclaves, les actes et les meubles ; mais on les évalue au tribunal et on les vend immédiatement ; et si le marché est proche de la ville, on les apporte au marché.
séif 3
- אפוטרופוס או ב"ד שלוו לצורך היתומים מוכרים שלא בהכרזה ופורעים וכן ב"ד דזבין ואחריותא איתמי אם טרפו ממנו גובה הלוקח שלא בהכרזה:Un apotropos (tuteur) ou un tribunal qui ont emprunté pour les besoins des orphelins vendent sans proclamation et remboursent. De même, un tribunal qui a vendu en mettant la garantie à la charge des orphelins : si on a saisi (le bien) chez lui, l'acheteur recouvre (sur les orphelins) sans proclamation.
séif 4
- הא דאמרינן שאם טעו ב"ד ופחתו שתות או הותירו שתות מכרן בטל היינו כשהורידו לבעל חוב בשומת ב"ד אבל ב"ד שמכרו קרקע או עבדי' של יתומים שוה מנה במאתים אין הלוקח יכול לחזור בהם לא יהיה כח הדיוט חמור מכח היתומים וכן הדין באפוטרופוס שמכר קרקע ועבדי' שאין הלוקח יכול לחזור בהונייה כדין הדיוט (וי"א דכל שפחתו או הותירו שתות מכרן בטל (טור בשם ה"ר יונה והרא"ש):Ce que nous disons, que si le tribunal s'est trompé, retranchant un sixième ou ajoutant un sixième, leur vente est annulée, c'est lorsqu'ils ont attribué (le bien) au créancier par évaluation du tribunal. Mais un tribunal qui a vendu un terrain ou des esclaves d'orphelins valant une mané pour deux cents, l'acheteur ne peut pas se rétracter : que le pouvoir d'un simple particulier ne soit pas plus fort que le pouvoir des orphelins. Et telle est aussi la loi pour un tuteur qui a vendu un terrain et des esclaves : l'acheteur ne peut pas se rétracter pour cause de lésion, comme dans la loi d'un simple particulier (et certains disent que dès qu'ils ont retranché ou ajouté un sixième, leur vente est annulée (Tour, au nom de Rabbénou Yona et du Roch)).
séif 5
- מכרו על ידי שליח ונתאנה השליח בכל שהוא המכר בטל ואם אינה השליח לקונה דינו כשאר כל אדם: הגה ודוקא שליח ב"ד אינו כמותם אבל שופט הממונה בהורמנא דמלכא שלוחו הרי הוא כמוהו (ריב"ש סי' קמ"ט):S'ils ont vendu par l'intermédiaire d'un mandataire, et que le mandataire a été lésé si peu que ce soit, la vente est annulée ; et si le mandataire a lésé l'acheteur, sa loi est comme celle de tout autre homme. Haga (Rema) : Cela ne vaut que pour un mandataire du tribunal, qui n'est pas comme eux ; mais un juge nommé par autorisation du roi (hormana demalka), son mandataire est comme lui (Rivach, siman 149).
séif 6