Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כל היוצאת מתחת בעלה במיתה או בגט או במיאון נוטלת נכסים. ובו יב סעיפים:
האשה שיוצאה מתחת יד בעלה בין במיתה בין בגירושין נוטלת כל נכסיה בלא שבועה בין נכסי מלוג בין נכסי צ"ב אע"פ שאינה נוטלת כתובתה (כשהיא אלמנה) (טור) אלא בשבועה נכסיה נוטלת בלא שבועה ונ"מ נוטלתן כמו שהם אפילו בלו הרבה ואין ראוי לעשות בהם מעין מלאכתן ראשונה ואם אבדו לגמרי אינו משלם לה ואם הוקרו הוקרו לה (ועיין לקמן סי' צ"ג סעיף א' אם יכולה לתבוע בחיי בעלה):Toute femme qui quitte son mari par la mort, par un get ou par le mioun (refus de la mineure mariée par ses proches) reprend ses biens. Il contient 12 séifim :
La femme qui quitte l'autorité de son mari, que ce soit par la mort de celui-ci ou par le divorce, reprend tous ses biens sans serment, qu'il s'agisse des biens melog (biens propres dont le mari a l'usufruit) ou des biens tson barzel (« troupeau de fer » : dot estimée dont le mari garantit la valeur), bien qu'elle ne perçoive sa ketouba (lorsqu'elle est veuve) (Tour) qu'avec serment ; ses biens propres, elle les reprend sans serment. Et les biens melog, elle les reprend tels qu'ils sont, même s'ils se sont beaucoup usés et ne peuvent plus servir à un usage semblable à leur usage premier ; s'ils ont été entièrement perdus, il ne lui paie rien ; et s'ils ont pris de la valeur, ils ont pris de la valeur à son profit à elle (et voir plus loin, siman 93, séif 1, si elle peut les réclamer du vivant de son mari).séif 1
- נכסי צאן ברזל שהם נקראים נדוניא מן הדין אם פחתו צריך לשלם כל הפחת אע"פ שראוים למלאכתן ראשונה אבל נהגו שכל זמן שראוים לעשות מעין מלאכתן ראשונה אפילו הם בלויין הרבה נוטלתן כמו שהן ואם לא היו עושין מעין מלאכתן ראשונה חייב לשלם דמיהם ששמו עליו בשעת הנישואין ואם הוקרו אינה נוטלתן אלא בשומא ראשונה של שעת הנישואין בד"א במקום שנוהגין לכתוב בכתובה הכניסה לו כלי פלוני בסך כך וכך וכלי פלוני בסך כך וכך אבל במקום שאין כותבין בכתובה שום כלי בפרטות אלא כוללים הכל וכותבין הכניסה לו בבגדים ותכשיטים סך כך וכך מעות הרי סך אותו המעות חוב עליו ואפי' היו הנכסים חדשים חוזרים לשום אותם כמו ששוים עכשיו ואם פחתו פחתו לו ואם הותירו הותירו לו ואין חוששים לשומא ראשונה כלל:Les biens tson barzel, qu'on appelle nedounya (dot) : selon la stricte loi, s'ils ont perdu de la valeur, il (le mari) doit payer toute la perte, même s'ils peuvent encore servir à leur usage premier. Mais l'usage s'est établi que, tant qu'ils peuvent servir à un usage semblable à leur usage premier, même s'ils sont très usés, elle les reprend tels qu'ils sont ; et s'ils ne servent plus à un usage semblable à leur usage premier, il doit payer leur valeur telle qu'on l'a estimée à sa charge au moment du mariage. Et s'ils ont pris de la valeur, elle ne les reprend que selon la première estimation, celle du moment du mariage. Dans quel cas cela s'applique-t-il ? Là où l'usage est d'écrire dans la ketouba : « Elle lui a apporté tel objet pour une somme de tant, et tel objet pour une somme de tant. » Mais là où l'on n'inscrit dans la ketouba aucun objet en détail, mais où l'on regroupe tout et écrit : « Elle lui a apporté en vêtements et en bijoux une somme de tant d'argent », le montant de cet argent est une dette à sa charge ; et même si les biens sont encore neufs, on les estime de nouveau selon leur valeur actuelle : s'ils ont perdu de la valeur, la perte est pour lui (le mari, qui garde les objets et paie la somme), et s'ils ont gagné de la valeur, le gain est pour lui, et l'on ne tient aucun compte de la première estimation.
séif 2
- אם היא אומרת כלי אני נוטלת והוא אומר דמים אני נותן שומעין לה והוא שיהיו עושין מעין מלאכתן וה"ה לולדות של שפחה ובהמה של נ"מ ולא עוד אלא אפי' הכניסה לו שני כלים או שתי שפחות בתורת נכסי צ"ב ושמו אותם עליו באלף זוז והוקרו ועמדו באלפים נוטלת אחד באלף שלה והשני אם רצתה לתת דמיו ולנטלו משום שבח בית אביה שומעין לה:Si elle dit : « Je reprends l'objet », et lui dit : « Je donne sa valeur », on l'écoute elle, à condition que les objets servent encore à un usage semblable à leur usage premier. Il en est de même pour les petits d'une servante et d'une bête faisant partie des biens melog. Bien plus : même si elle lui a apporté deux objets ou deux servantes au titre de biens tson barzel, qu'on les a estimés à sa charge à mille zouz, puis qu'ils ont pris de la valeur et valent deux mille, elle prend l'un d'eux pour les mille qui sont à elle ; et le second, si elle veut payer sa valeur et le prendre, en raison de l'honneur (le mérite) de la maison de son père (pour garder un bien de famille), on l'écoute.
séif 3
- אם האשה אינה רוצה כליה אע"פ שיש לבעל מעות יכול לסלקה בכליה והוא שיהיו עושין מעין מלאכתן:Si la femme ne veut pas ses objets (et réclame leur valeur), même si le mari a de l'argent, il peut s'acquitter envers elle en lui rendant ses objets, à condition qu'ils servent encore à un usage semblable à leur usage premier.
séif 4
- אם הקדישו היורשין אחר מות אביהם נכסי צאן ברזל או שפירשו אותו על המת בענין שנאסר בהנאה נותנין לה דמיו:Si les héritiers, après la mort de leur père, ont consacré (au Temple) les biens tson barzel, ou les ont étendus sur le mort, de sorte qu'ils sont devenus interdits de tout profit, ils lui donnent leur valeur.
séif 5
- הכניסה לו קרקע וכשיוצאה יש בו פירות מחוברים נוטלתו עם פירותיו אפי' הגיע זמנן ליקצור תלשן הבעל קודם הגירושין הרי הם שלו אפי' לא הגיע זמנם ליקצור:Si elle lui a apporté un terrain et qu'au moment où elle part, il porte des fruits encore attachés au sol, elle le reprend avec ses fruits, même si le moment de les récolter est arrivé. Si le mari les a détachés avant le divorce, ils sont à lui, même si le moment de les récolter n'était pas arrivé.
séif 6
- הוציא הוצאות על נ"מ של אשתו וגרשה בין שהוציא מעט ואכל פירות הרבה בין שהוציא הרבה ואכל פירות מעט אפי' גרוגרות אחת דרך כבוד כדרך איש בביתו או שאכל דינר אפי' שלא דרך כבוד ואפי' לא לא לקח בפירות ממה שהוציא אלא חבילה אחת של זמורות מה שהוציא הוציא ומה שאכל אכל הוציא ולא אכל או שאכל פחות מכשיעור שמין כמה השביחו ושואלין אותו כמה הוציא אם השבח יותר על ההוצאה ישבע בנקיטת חפץ כמה הוציא ונוטל ההוצאה ואם ההוצאה יתירה על השבח אין לו מההוצאה אלא כשיעור השבח ובשבועה וה"ה למי שנפלו לה נכסים במקום רחוק והוציא עליהם הוצאות להביאם ולקח בהם קרקע ואכל מהפירות כשיעור או פחות ואם לא אכל אלא מהקרן ישבע כמה הוציא ויטול עד כדי השבח. (והא דנוטל בשבועה דוקא כשאין האשה מכחישו אבל מכחישתו לא) (מרדכי פ' האשה שנפלו):S'il a fait des dépenses pour les biens melog de sa femme, puis a divorcé d'elle : qu'il ait dépensé peu et joui de beaucoup de fruits, ou qu'il ait dépensé beaucoup et joui de peu de fruits — même s'il n'a mangé qu'une seule figue sèche de façon honorable, comme un homme mange dans sa maison, ou qu'il ait joui de la valeur d'un dinar, même de façon non honorable, et même s'il n'a pris en fait de fruits, de ce qu'il a dépensé, qu'une seule botte de sarments — ce qu'il a dépensé, il l'a dépensé, et ce qu'il a mangé, il l'a mangé (il ne réclame rien et ne rend rien). S'il a dépensé et n'a pas joui des fruits, ou qu'il en a joui de moins que la mesure indiquée, on estime de combien ils (les biens) se sont améliorés et on lui demande combien il a dépensé : si la plus-value dépasse la dépense, il jure en tenant un objet (sacré, tel un rouleau de la Torah) combien il a dépensé et reçoit la dépense ; et si la dépense dépasse la plus-value, il ne reçoit de la dépense que l'équivalent de la plus-value, et avec serment. Il en est de même pour une femme à qui sont échus des biens dans un lieu lointain, et qu'il (le mari) a fait des dépenses pour les rapporter, en a acheté un terrain et a joui des fruits à hauteur de la mesure (et il ne réclame rien) ou moins (et l'on procède à l'estimation) ; et s'il n'a pris que sur le capital, il jure combien il a dépensé et reçoit sa dépense jusqu'à hauteur de la plus-value. Haga (Rema) : (Et le fait qu'il reçoive sa dépense par serment ne vaut que lorsque la femme ne le contredit pas ; mais si elle le contredit, non) (Mordekhaï, chapitre HaIcha Chénaflou).
séif 7
- נפלו לה נכסים במקום אחר והלך אחריהם והוציא הוצאות מרובות והביאן וגירשה אפי' לקח מהם והוציא אין זה כאוכל מהשבח שנדון בו מה שהוציא הוציא ומה שאכל אכל שהרי מהקרן לקח אלא ישבע כמה הוציא ויטול עד כדי השבח דהיינו ששמין אלו המעות כמה שוין כאן יותר ממה שהיו שוין במקום שהיו תחלה:Si des biens lui sont échus dans un autre lieu, qu'il est allé les chercher, a fait de grosses dépenses, les a rapportés, puis a divorcé d'elle : même s'il en a pris une partie et l'a dépensée (pour son usage), cela n'est pas comme le fait de jouir de la plus-value, cas où l'on juge que « ce qu'il a dépensé, il l'a dépensé, et ce qu'il a mangé, il l'a mangé », puisqu'il a pris sur le capital. Mais il jure combien il a dépensé et reçoit sa dépense jusqu'à hauteur de la plus-value, c'est-à-dire qu'on estime combien cet argent vaut ici de plus que ce qu'il valait dans le lieu où il se trouvait au départ.
séif 8
- בד"א במגרש מדעתו אבל אם היא מורדת בין אכל בין לא אכל ישבע כמה הוציא ויטול ואם השבח יתר על ההוצאה נוטל ההוצאה ואם הוצאה יתירה על השבח נוטל את השבח:Dans quel cas cela s'applique-t-il ? Quand il divorce d'elle de son plein gré. Mais si elle est moredet (épouse rebelle qui refuse la vie conjugale), qu'il ait joui des fruits ou non, il jure combien il a dépensé et reçoit son dû : si la plus-value dépasse la dépense, il reçoit la dépense ; et si la dépense dépasse la plus-value, il reçoit la plus-value.
séif 9
- המוציא הוצאות על נכסי מלוג של אשתו קטנה ומיאנה בו רואין כמה אכל וכמה הוציא וכמה השביח ושמין לו כאריס שהרי ברשות ירד ואם הוא רוצה ליטול הוצאה שיעור שבח שומעין לו ואם הוציא קימעא ואכל הרבה מה שאכל אכל:Celui qui fait des dépenses pour les biens melog de sa femme mineure, et qu'elle a fait mioun (refus annulant le mariage) envers lui : on regarde combien il a joui des fruits, combien il a dépensé et de combien il a amélioré les biens, et on l'estime comme un métayer (aris), puisqu'il est entré sur ces biens avec autorisation. S'il veut prendre la dépense à hauteur de la plus-value, on l'écoute. Et s'il a dépensé un peu et joui de beaucoup, ce qu'il a mangé, il l'a mangé.
séif 10
- המוציא הוצאות על נ"מ של אשתו ומת יש מי שאומר שאם נתברר שהוציא ולא אכל יגבו היתומים מה שנתברר שהוציא ואם לא נתברר כמה הוציא לא יטלו היתומים כלום:Celui qui fait des dépenses pour les biens melog de sa femme, puis meurt : il y a un avis selon lequel, s'il est établi qu'il a dépensé sans jouir des fruits, les orphelins (ses héritiers) perçoivent ce qu'il est établi qu'il a dépensé ; et s'il n'est pas établi combien il a dépensé, les orphelins ne reçoivent rien.
séif 11
- בעל שהוריד אריסין בנכסי אשתו ואח"כ גירשה אם הבעל עצמו אריס נסתלק הבעל נסתלקו שלא ירדו אלא על דעת הבעל ושמין להם וידם על התחתונה ואם אין הבעל אריס על דעת הקרקע ירדו ושמין להם כאריס: הגה וי"א דהיינו דוקא כשידעו שהשדה של אשה אבל אם לא היו יודעים האריסין שהוא של אשה נוטלין אריסותיהן בכל ענין (כך משמע מלשון הטור וכן הוא באשיר"י):Un mari qui a installé des métayers sur les biens de sa femme, puis a divorcé d'elle : si le mari lui-même est d'ordinaire métayer (s'il travaille ce genre de terres), dès que le mari s'est retiré, ils se sont retirés, car ils ne sont entrés que sur l'avis du mari ; on les estime, et ils ont le désavantage (on retient le calcul le moins favorable pour eux). Et si le mari n'est pas métayer, ils sont entrés en fonction des besoins du terrain, et on les estime comme n'importe quel métayer. Haga (Rema) : Et certains disent que cela ne vaut que lorsqu'ils savaient que le champ appartenait à la femme ; mais si les métayers ne savaient pas qu'il appartenait à la femme, ils perçoivent leur part de métayage dans tous les cas (c'est ce qui ressort de la formulation du Tour, et il en est ainsi dans l'Achéri).
séif 12