Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דיני מורד ומורדת או אומרת מאיס עלי. ובו ה סעיפים:
המורד על אשתו ואמר הריני זן ומפרנס אבל איני בא עליה מפני ששנאתיה מוסיפין לה על כתובתה משקל ל"ו שעורים של כסף בכל שבוע וישב ולא ישמש כל זמן שתרצה היא לישב ואע"פ שכתובתה הולכת ונוספת הרי הוא עובר בל"ת שנא' לא יגרע ואם היא רוצה כופין אותו מיד להוציא וליתן כתובה י"א דאם רוצה לגרש מיד וליתן לה הכתובה אין מוסיפין לה על כתובתה (כך משמע מדברי הרמב"ם פרק י"ד דאישות) ונ"ל דאף בלאו דלא יגרע אינו עובר:Lois du mari rebelle (mored) et de la femme rebelle (moredet), ou de celle qui dit « il me répugne ». Il contient 5 séifim.
Celui qui se rebelle contre sa femme et dit : « Je la nourris et l'entretiens, mais je ne m'unis pas à elle parce que je l'ai prise en haine », on ajoute à sa ketouba le poids de trente-six grains d'orge d'argent chaque semaine ; et il reste avec elle sans s'unir à elle tant qu'elle veut rester ainsi. Et bien que sa ketouba aille en augmentant, il transgresse un interdit, comme il est dit : « il ne diminuera pas » (Exode 21, 10). Et si elle le veut, on le contraint aussitôt à divorcer et à donner la ketouba. Haga (Rema) : Certains disent que s'il veut divorcer aussitôt et lui donner la ketouba, on n'ajoute rien à sa ketouba (c'est ce qui ressort des propos du Rambam, chapitre 14 des lois du mariage). Et il me semble que dans ce cas il ne transgresse pas non plus l'interdit de « il ne diminuera pas ».séif 1
- האשה שמנעה בעלה מתשמיש היא הנקראת מורדת ושואלין אותה מפני מה מרדה אם אמרה מאסתיהו ואיני יכולה להבעל לו מדעתי ודוקא שמבקשת גט בלא כתובה אבל אם אומרת יתן לי גט וכתובתי חיישינן שמא נתנה עיניה באחר ויש לה דין מורדת דבעינא ומצערנא ליה (ב"י בשם תשו' הר"ן וכן פירש"י בגמרא) אם רצה הבעל לגרשה אין לה כתובה כלל ותטול בלאותיה הקיימים בין מנכסים שהכניסה לבעלה ונתחייב באחריותן בין נ"מ שלא נתחייב באחריותן ואינה נוטלת משל בעלה כלום ואפי' מנעל שברגליה ומטפחת שבראשה שלקחם לה פושטת ונותנת וכל מה שנתן לה מתנה מחזרת אותו (וי"א דאף מנכסי צאן ברזל אינה נוטלת אלא מה שתפסה וי"א דאפי' נ"מ אינה נוטלת אלא מה שתפסה) (ב"י בשם תשובת הר"ן שכ"כ בשם הרשב"א) ואם מרדה מתחת בעלה כדי לצערו ואמרה הריני מצערת אותו בכך מפני שעשה לי כך וכך או מפני שקללני או מפני שעשה עמי מריבה ובכיוצא בדברים אלו שולחין לה מב"ד ואומרים לה הוי יודעת שאם את עומדת במרדך אפילו כתובתיך ק' מנה הפסדת אותם ואח"כ מכריזין עליה בבתי כנסיות ובתי מדרשות בכל יום ד' שבתות זו אחר זו וי"א דא"צ להכריז בכל יום אלא ד' שבתות ממש (הר"ן והגהות מיימוני וכן משמע לשון הטור) וכן נ"ל עיקר ואומרים פלונית מרדה על בעלה ואחר ההכרזה שולחין לה ב"ד פעם שנית אם את עומדת במרדך הפסדת כתובתיך אם עמדה במרדה ולא חזרה נמלכין בה ותאבד כתובתה ולא יהיה לה כתובה כלל ואין נותנים לה גט עד י"ב חדש ואין לה מזונות כל י"ב חדש ואפי' היא מעוברת (ב"י בשם תשו' הרשב"א) ומעשה ידיה שלה אבל נוטל פירות (טור) ואם מתה קודם הגט בעלה יורשה וחייב בפדיונה וקבורתה (טור) ולאחר י"ב חדש אין לבעל עליה כלום וכן היא עליו מאחר שאבדה הכתובה אין לה כל תנאי כתובה מאחר שיוכל לגרשה בלא כתובה והוא מעכבה מרצונו (דברי הרב וכן משמע במהרי"ל סי' כ') כסדר הזה עושין לה אם מרדה כדי לצערו ולאחר י"ב חדש לא מהני חזרתה אלא אבדה כתובתה ואם רוצה לקיימה צריך לכתוב לה כתובה אחרת אבל תוך י"ב חדש יכולה לחזור בה ויש לה כתובה ואם מת תוך י"ב חדש יש לה כתובה מן היורשים (כל זה בהר"ן פ' אע"פ) ואם רוצה לגרשה תוך י"ב חדש נותן לה צ"ב שלה וכתובתה וכל מה שכתב לה (ב"י בשם תשובת הרשב"א) וי"א דבזמן הזה שאין נושאין ב' נשים לא משהינן לה י"ב חדש אם רוצה לגרשה ואם אינה רוצה מתירין לו לישא אחרת (מרדכי סוף אע"פ בשם ראב"ן) ויש חולקין שאין להתיר לו לישא אחרת (שם בהגהת ותשובת הרשב"א סי' תת"ס ומהרי"ק שורש ס"ג) וכן עיקר ודוקא בנשואה אבל ארוסה המורדת על בעלה ואינה רוצה להכנס לו יגרשנה בעל כרחה או ישא אחרת ומתירין לו (שם) ונ"ל דוקא תוך י"ב חדש אבל לאחר י"ב חדש אם הוא רוצה לגרש צריכה לקבל ממנו בעל כרחה או מתירין לו לישא אחרת דאין כח ביד האשה לעגנו לעולם וכן נראה (להורות) וי"א דאפי' תוך י"ב חדש אם עבר ונשא אחרת מחמת מרידתה אין כופין לגרש (מהרי"ק שורש כ"ט) ואפי' היתה נדה או חולה שאינה ראויה לתשמיש ואין חילוק בין התחילה למרוד קודם חליה או אח"כ (הר"ן פרק אע"פ וכן משמע במרדכי בשם ראבי"ה והגהות אלפסי) (ויש חולקין) (שם בשם מוהר"ם) ואפי' היה בעלה מלח שעונתו לששה חדשים ואפי' יש לו אשה אחרת וכן ארוסה שהגיע זמנה לינשא ומרדה כדי לצערו ולא נשאת הרי זו מורדת מתשמיש וי"א שגם יבמה שלא רצתה להתייבם כדי לצערו כסדר הזה עושין לה:La femme qui prive son mari de l'union conjugale est celle qu'on appelle « rebelle » (moredet). On lui demande pourquoi elle s'est rebellée. Si elle dit : « Il me répugne et je ne peux pas m'unir à lui de mon plein gré » — Haga (Rema) : et précisément lorsqu'elle demande un get sans ketouba ; mais si elle dit : « Qu'il me donne un get et ma ketouba », on craint qu'elle n'ait jeté les yeux sur un autre, et elle a le statut de la rebelle qui dit : « Je le veux (comme mari) mais je veux le faire souffrir » (Beit Yossef au nom des responsa du Ran, et c'est aussi ainsi que Rachi l'a expliqué dans la Guemara) — si le mari veut la répudier, elle n'a aucune ketouba ; elle prend ses effets usés qui existent encore, aussi bien parmi les biens qu'elle a apportés à son mari et dont il a pris la responsabilité (tson barzel) que parmi les biens melog dont il n'a pas pris la responsabilité ; et elle ne prend rien de ce qui appartient à son mari : même la chaussure qu'elle a aux pieds et le foulard qu'elle a sur la tête, qu'il lui a achetés, elle les ôte et les rend ; et tout ce qu'il lui a donné en cadeau, elle le rend. Haga (Rema) : (Et certains disent que même des biens tson barzel elle ne prend que ce dont elle s'est saisie ; et certains disent que même des biens melog elle ne prend que ce dont elle s'est saisie) (Beit Yossef au nom des responsa du Ran, qui l'a écrit au nom du Rachba). Et si elle s'est rebellée contre son mari pour le faire souffrir et a dit : « Je le fais souffrir ainsi parce qu'il m'a fait ceci et cela », ou « parce qu'il m'a maudite », ou « parce qu'il s'est querellé avec moi », et autres propos semblables, le tribunal lui envoie un message et on lui dit : « Sache que si tu persistes dans ta rébellion, même si ta ketouba est de cent mané, tu les as perdus. » Et ensuite on fait une proclamation à son sujet dans les synagogues et les maisons d'étude chaque jour, quatre semaines de suite — Haga (Rema) : et certains disent qu'il n'est pas nécessaire de proclamer chaque jour, mais quatre Chabbatot seulement (le Ran et les Hagahot Maïmoniyot, et c'est aussi ce qui ressort de la formulation du Tour), et c'est ce qui me semble l'essentiel — et on dit : « Une telle s'est rebellée contre son mari. » Et après la proclamation, le tribunal lui envoie dire une seconde fois : « Si tu persistes dans ta rébellion, tu as perdu ta ketouba. » Si elle a persisté dans sa rébellion et n'est pas revenue sur sa position, on la consulte (on la presse encore) et elle perd sa ketouba, et n'aura plus aucune ketouba. Et on ne lui donne pas de get avant douze mois, et elle n'a pas d'aliments pendant tous les douze mois — Haga (Rema) : même si elle est enceinte (Beit Yossef au nom des responsa du Rachba) ; et le produit de son travail lui appartient, mais le mari perçoit les fruits (de ses biens) (Tour) — et si elle meurt avant le get, son mari hérite d'elle — Haga (Rema) : et il est tenu de la racheter (si elle est captive) et de l'enterrer (Tour). Et après douze mois, le mari n'a plus aucune obligation envers elle, ni elle envers lui ; puisqu'elle a perdu la ketouba, elle n'a aucune des clauses de la ketouba, puisqu'il peut la répudier sans ketouba et que c'est de son plein gré qu'il la retient (propos du Rav [Rema], et c'est aussi ce qui ressort du Maharil, siman 20) — c'est selon cet ordre qu'on procède envers elle si elle s'est rebellée pour le faire souffrir. Haga (Rema) : Et après douze mois, son retour sur sa position n'est d'aucune utilité, mais elle a perdu sa ketouba ; et s'il veut la garder, il doit lui écrire une autre ketouba. Mais durant les douze mois, elle peut revenir sur sa position et elle a la ketouba ; et s'il meurt durant les douze mois, elle a la ketouba sur les héritiers (tout cela chez le Ran, chapitre « Af al pi »). Et s'il veut la répudier durant les douze mois, il lui donne ses biens tson barzel, sa ketouba et tout ce qu'il lui a inscrit (Beit Yossef au nom des responsa du Rachba). Et certains disent qu'à notre époque, où l'on n'épouse pas deux femmes, on ne la fait pas attendre douze mois s'il veut la répudier ; et si elle ne veut pas recevoir le get, on lui permet d'en épouser une autre (Mordekhaï à la fin du chapitre « Af al pi » au nom du Raavan). Et certains contestent, car on ne doit pas lui permettre d'en épouser une autre (ibid. dans les Hagahot, responsa du Rachba siman 860 et Maharik, chorech 63), et c'est l'essentiel. Et cela, précisément pour une femme mariée ; mais une fiancée (aroussa) qui se rebelle contre son mari et ne veut pas entrer chez lui (sous la 'houppa), il la répudie contre son gré, ou il en épouse une autre, et on le lui permet (ibid.). Et il me semble que cela vaut précisément durant les douze mois ; mais après douze mois, s'il veut divorcer, elle doit (même une femme mariée) accepter le get de lui contre son gré, ou bien on lui permet d'en épouser une autre, car la femme n'a pas le pouvoir de l'enchaîner (le laisser agoun) à jamais ; et c'est ce qui semble (devoir être enseigné). Et certains disent que même durant les douze mois, s'il a transgressé et en a épousé une autre à cause de sa rébellion (de la première), on ne le contraint pas à divorcer (Maharik, chorech 29). Et elle a le statut de rebelle même si elle était nidda ou malade, inapte à l'union — Haga (Rema) : et il n'y a pas de différence entre le cas où elle a commencé à se rebeller avant sa maladie ou après (le Ran, chapitre « Af al pi », et c'est aussi ce qui ressort du Mordekhaï au nom du Raavia et des Hagahot Alfassi) (et certains contestent) (ibid. au nom du Maharam) — et même si son mari était marin, dont l'ona est tous les six mois, et même s'il a une autre femme. Et de même, une fiancée dont le temps de se marier est arrivé, qui s'est rebellée pour le faire souffrir et ne s'est pas mariée, elle est rebelle quant à l'union. Et certains disent que de même, une yevama (veuve soumise au lévirat) qui n'a pas voulu être épousée par lévirat pour le faire souffrir, on procède envers elle selon cet ordre.
séif 2
- המורדת הזאת כשהיא יוצאת אחד י"ב חדש בלא כתובה תחזיר כל דבר שהוא של בעל אבל נכסים שהכניסה לו ובלאותיה הקיימים אם תפסה אין מוציאין מידה ואם לא תפסה אין נותנין לה (וקרקעות של צאן ברזל היא נוטלת) (טור) וכן כל מה שנאבד מנכסיה שקבל הבעל אחריותן עליו אינו משלם לה כלום: הגה וכל זה בנכסי צאן ברזל אבל נכסי מלוג שלה ברשותה הם והיא נוטלתן (טור) וי"אדכל זה באינה נותנת אמתלא וטעם לדבריה למה אומרת מאיס עלי אבל בנותנת אמתלא לדבריה כגון שאומרת שאינו הולך בדרך ישרה ומכלה ממונו וכיוצא בזה אז דיינינן לה כדינא שתקנו הגאונים (טור בשם מוהר"ם מרוטנבורג) ונקרא דינא דמתיבתא שהבעל צריך להחזיר לה כל מה שהכניסה לו בנדונייתה דהינו צאן ברזל אם הם בעין וראויין למלאכתם הראשונה נוטלת הכל כמו שהוא ואם אינם ראוין למלאכתן הראשונה וכ"ש אם נגנבו או נאבדו צריך הבעל לשלם הכל ונ"מ שלה אם הם בעין או דבר הבא מכחה נוטלתן אבל אם כלו לגמרי אין הבעל צריך לשלם (דינא דמתיבתא טור בשם הרי"ף) אבל כל מה שנתן לה או כתב לה אינה נוטלת כלום ואפילו תפסה צריכה להחזיר (מרדכי פ' אע"פ) ואין כופין אותו לגרש ולא אותה להיות אצלו (גם זה בטור בתשובת מוהר"ם) ואם עשה שלא כהוגן שקדשה ברמאות ובתחבולות כופין אותו לגרש (הרא"ש כלל ל"ה) וי"א עוד דמטילין חרם (טור בשם מוהר"ם) אם בני אדם למדוה למרוד או שעושה כך משום כעס וקטטה או להוציא ממונו ממנו אז אפי' מה שתפסה מנכסיה נוטלין מידה ומחזירין לבעל (מרדכי פ' אע"פ) ואין חילוק בין אם תפסה או לא אלא בטוענת מאיס ואינה נותנת אמתלא מבוררת לדבריה אבל מ"מ נותנת אמתלא ואין בזה רמאות והב"ד ידונו בזה לפי ראות עיניהם (מהרי"ו א' ז') ויכולין להשביע אותה על כך אם טוענת באמת מאיס עלי (שם) וכן ראוי להורות וכל זמן שלא נתן גט אין לו כפייה ונגישה עליה אבל מ"מ אין לה ליתן משלה לאחרים ויכול למחות בה דאם מתה יירשנה (ג"ז שם) אפי' במקום שכופין אותו לגרש במורדת אם מתה קודם שגרשה יורש אותה דאין ירושתה נפקעת אלא בגירושין (טור בשם גאון) אם אביה תפס מנדוניא שהכניסה לבעלה מהני כאלו תפסה היא בעצמה (מרדכי בשם תשובת מוהר"ם פ' אע"פ ובהגהות בשם תשובת מוהר"ם הבגדים שהכניסה הכלה אין להם דין צ"ב ואין צ"ב אלא השומא שמכנסת האשה לבעלה (טור בשם הרא"ש):Cette rebelle, lorsqu'elle sort après douze mois sans ketouba, rendra toute chose qui appartient au mari ; mais les biens qu'elle lui a apportés et ses effets usés qui existent encore, si elle s'en est saisie, on ne les lui retire pas, et si elle ne s'en est pas saisie, on ne les lui donne pas — Haga (Rema) : (et les terrains tson barzel, elle les prend) (Tour) — et de même, tout ce qui s'est perdu de ses biens dont le mari a pris la responsabilité sur lui, il ne lui paie rien. Haga (Rema) : Et tout cela concerne les biens tson barzel ; mais ses biens melog sont en sa possession et elle les prend (Tour). Et certains disent que tout cela s'applique lorsqu'elle ne donne pas de justification ni de raison à ses propos, pourquoi elle dit « il me répugne » ; mais lorsqu'elle donne une justification à ses propos, par exemple qu'elle dit qu'il ne se conduit pas droitement et qu'il dilapide son argent, et autres choses semblables, alors on la juge selon la loi qu'ont instituée les Guéonim (Tour au nom du Maharam de Rothenburg), appelée « la loi de la Yéchiva » (dina demetivta) : le mari doit lui rendre tout ce qu'elle lui a apporté dans sa dot, c'est-à-dire les biens tson barzel ; s'ils existent en nature et sont aptes à leur usage premier, elle prend tout tel quel ; et s'ils ne sont pas aptes à leur usage premier, et à plus forte raison s'ils ont été volés ou perdus, le mari doit tout payer. Et ses biens melog, s'ils existent en nature, ou une chose qui en provient, elle les prend ; mais s'ils sont entièrement consumés, le mari n'a pas à payer (dina demetivta, Tour au nom du Rif). Mais tout ce qu'il lui a donné ou inscrit (dans la ketouba), elle n'en prend rien, et même si elle s'en est saisie, elle doit le rendre (Mordekhaï, chapitre « Af al pi »). Et on ne le contraint pas à divorcer, ni elle à rester avec lui (cela aussi dans le Tour, d'après les responsa du Maharam). Et s'il a agi de façon inconvenante, en l'ayant épousée (kiddouchin) par tromperie et par ruse, on le contraint à divorcer (le Roch, règle 35). Et certains disent en outre qu'on décrète une excommunication ('hérem) (Tour au nom du Maharam). Si des gens lui ont appris à se rebeller, ou qu'elle agit ainsi par colère et dispute, ou pour lui soutirer son argent, alors même ce dont elle s'est saisie de ses biens à elle, on le lui retire et on le rend au mari (Mordekhaï, chapitre « Af al pi »). Et il n'y a de différence entre le cas où elle s'en est saisie ou non que lorsqu'elle prétend « il me répugne » et ne donne pas de justification claire à ses propos ; mais toutefois, si elle donne une justification et qu'il n'y a pas là de tromperie, le tribunal en jugera selon ce qu'il estime (Mahari Weil, 1, 7). Et on peut lui faire prêter serment à ce sujet, qu'elle prétend en vérité « il me répugne » (ibid.), et c'est ainsi qu'il convient d'enseigner. Et tant qu'il n'a pas donné de get, il n'a pas de contrainte ni de pression sur elle ; mais toutefois, elle ne doit pas donner de ses biens à d'autres, et il peut s'y opposer, car si elle meurt, il hérite d'elle (cela aussi ibid.). Même là où on le contraint à répudier la rebelle, si elle meurt avant qu'il ne l'ait répudiée, il hérite d'elle, car son héritage n'est annulé que par le divorce (Tour au nom d'un Gaon). Si son père s'est saisi de la dot qu'elle a apportée à son mari, cela vaut comme si elle s'en était saisie elle-même (Mordekhaï au nom des responsa du Maharam, chapitre « Af al pi », et dans les Hagahot au nom des responsa du Maharam). Les vêtements qu'a apportés la mariée n'ont pas le statut de tson barzel ; et n'est tson barzel que l'estimation (les biens estimés) que la femme apporte à son mari (Tour au nom du Roch).
séif 3
- איש ואשתו שבאו לב"ד הוא אומר זו מורדת מתשמיש והיא אומרת לא כי אלא כדרך כל הארץ אני עמו וכן אם טענה היא ואמרה שהוא מורד מתשמיש והוא אומר לא כי אלא כדרך כל הארץ אני עמה מחרימין תחלה על מי שהוא מורד ולא יודה בב"ד ואח"כ אם לא הודו אומרים להם התייחדו בפני עדים נתייחדו ועדיין הם טוענים מבקשים מן הנטען ועושין פשרה כפי כח הדיין:Un homme et sa femme qui sont venus au tribunal : lui dit : « Celle-ci se rebelle quant à l'union », et elle dit : « Non, mais je suis avec lui comme le font tous les gens du monde » ; et de même si c'est elle qui a prétendu qu'il se rebelle quant à l'union et qu'il dit : « Non, mais je suis avec elle comme le font tous les gens du monde », on prononce d'abord une excommunication ('hérem) contre celui qui se rebelle et ne l'avoue pas au tribunal ; et ensuite, s'ils n'ont pas avoué, on leur dit : « Isolez-vous devant témoins. » S'ils se sont isolés et qu'ils maintiennent encore leurs prétentions, on demande des explications à celui qui est accusé, et on fait un compromis selon le pouvoir du juge.
séif 4
- ארוסה שאינה רוצה לינשא בטענת מאיס עלי אין אביה חייב ליתן לו מה שפסק ליתן לו בנדונייתא:Une fiancée qui ne veut pas se marier en prétendant « il me répugne », son père n'est pas tenu de lui (au fiancé) donner ce qu'il s'était engagé à lui donner en dot.
séif 5