Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כמה דיני כתובה. ובו יג סעיפים:
אסור להתייחד עם הכלה קודם שיכתוב לה כתובה (ויש מקילין ומתירין להתייחד בלא כתובה ובלבד שלא יבעול) (הר"ן ריש כתובות) והבעל נותן שכר הסופר ואפי' אם ירצה לייחד לה כתובתה במעות או בשאר מטלטלין אין שומעין לו אלא צריך שיכתוב לה שטר על עצמו בדמי הכתובה ויהיו כל נכסיו משועבדים לה או שיעידו עליו עדים ויקנו מידו שהוא חייב לה מנה או מאתים: הגה וי"א דאין לסמוך אעדים רק בשעת הדחק ומיד שיש לו פנאי לכתוב צריך לכתוב כ"ש שאין לסמוך עלייהו לכתחילה (כן משמע מלשון הטור וכ"כ מהרי"ק שורש ס"ד ומרדכי ריש כתובות) וכן ראוי להורות העמיד לה ערב קבלן בעד כתובתה והתנה שהוא יהא פטור ממנה אסור עד שיהא שעבודה עליו שלא תהא קלה בעיניו להוציאה (ב"י בשם הרשב"א בתשו') וע' בחושן המשפט סי' ס' אם יוכל לשעבד עצמו בכתובתה בנכסים שלא באו לעולם ואין לעדים לחתום הכתובה אלא לאחר שקבל החתן קנין לפניהם (דברי הרב) ויש מקומות שמקילין בזה מרדכי פ"ב דגיטין וכן שיש עדים חותמים על הכתובות שקראו תחת החופה אע"פ שהם לא שמעו הקריאה אע"פ דלא שפיר עבדי אין לשנות מנהגן שלא להוציא לעז על כתובות הראשונות (אור זרוע):Quelques règles de la ketouba (contrat de mariage). Il contient 13 séifim :
Il est interdit de s'isoler avec la mariée avant d'avoir écrit pour elle une ketouba. Haga (Rema) : (Et certains sont indulgents et permettent de s'isoler sans ketouba, pourvu qu'il n'ait pas de relation) (le Ran, début de Ketoubot). Et c'est le mari qui paie le salaire du scribe. Et même s'il veut affecter le montant de sa ketouba en argent ou en d'autres biens meubles (au lieu d'un engagement écrit), on ne l'écoute pas ; mais il faut qu'il écrive pour elle un acte l'engageant lui-même pour la valeur de la ketouba, et que tous ses biens lui soient hypothéqués ; ou bien que des témoins attestent à son sujet et effectuent un acte d'acquisition (kinyan) de sa main, attestant qu'il lui doit cent (manè, pour une veuve) ou deux cents (zouz, pour une vierge). Haga (Rema) : Et certains disent qu'on ne doit compter sur les témoins qu'en cas de nécessité pressante, et dès qu'il a le loisir d'écrire, il doit écrire la ketouba ; à plus forte raison ne doit-on pas compter sur eux lekhat'hila (a priori) (c'est ce qui ressort du langage du Tour, et ainsi l'a écrit le Maharik, chorech 64, et le Mordekhaï au début de Ketoubot) ; et c'est ainsi qu'il convient de trancher. S'il a établi pour elle un garant-débiteur direct (arev kablan) pour sa ketouba, en stipulant que lui-même en serait exempt, c'est interdit, tant que l'engagement de la ketouba ne repose pas sur lui, afin qu'il ne lui soit pas facile de la répudier (le Beit Yossef au nom du Rachba dans ses responsa). Et voir dans le 'Hochen Michpat, siman 60, s'il peut s'engager pour sa ketouba sur des biens qui ne sont pas encore venus au monde. Et les témoins ne doivent signer la ketouba qu'après que le marié a effectué l'acte d'acquisition (kinyan) devant eux (paroles du Rav) ; et il y a des endroits où l'on est indulgent en cela (le Mordekhaï, chapitre 2 de Guitin). De même, là où des témoins signent les ketoubot qu'on a lues sous la 'houppa bien qu'ils n'aient pas entendu la lecture, bien qu'ils n'agissent pas correctement, il ne faut pas changer leur usage, afin de ne pas jeter le discrédit sur les ketoubot précédentes (Or Zaroua).séif 1
- אם אינו יכול לכתוב לה כתובה כגון בשבת או ששכח לכתבה יכול ליתן לה מטלטלין כנגד כתובתה ויקבל עליו אחריות אם יאבדו או יוזלו ואז מותר לבעול עד שיהיה לו פנאי לכתוב (ואז כותב לה מיד) (טור):S'il ne peut pas lui écrire de ketouba, par exemple le Chabbat, ou parce qu'il a oublié de l'écrire, il peut lui remettre des biens meubles correspondant à la valeur de sa ketouba, et il prend sur lui la responsabilité (a'harayout) s'ils se perdent ou se déprécient ; il lui est alors permis d'avoir une relation jusqu'à ce qu'il ait le loisir d'écrire la ketouba. Haga (Rema) : (Et alors il la lui écrit immédiatement) (le Tour).
séif 2
- אם כתב לה כתובה ונאבדה או שמחלה לו (ודוקא) שכתבה לו התקבלתי כתובתי צריך לכתוב אחרת בעיקר הכתובה שאסור לאדם לשהות עם אשתו שעה אחת בלא כתובה: הגה עיר שכבשוהו כרכום או שגלו מן העיר ואבדו הנשים הכתובות שלהם צריכים לחדש נשותיהם כתובתיהם אע"פ שיש לומר שמא ימצאו אח"כ כתובותיהם או יחזרו להם מ"מ מאחר שהכתובות בחזקת אבודות צריכין כתובות אחרות ואם אינו ידוע סך הכתובות אם ישארו קצתן אזלינן בתרייהו ואם לאו דנין על פי זקני העיר ולפי המנהג העשיר לפי עשרו והעני לפי עניו (ב"י בשם תשובות הגאונים) וכשנאבדה הכתובה ובא לכתוב לה כתובה אחרת צריך לכתוב לה כתובה גדולה כראשונה (מהרי"ק שורש קט"ז) וע' לקמן סי' קע"ז דבמקום שאין מגרשין רק מרצון האשה א"צ לכתוב כתובה א"כ בזמן הזה במדינות אלו שאין מגרשין בעל כרחה של אשה משום חרם ר"ג וכמו שיתבאר לקמן סי' קי"ט היה אפשר להקל בכתיבת הכתובה אבל אין המנהג כן ואין לשנות (כל זה ד"ע):S'il lui a écrit une ketouba et qu'elle s'est perdue, ou si elle la lui a remise (y a renoncé) Haga (Rema) : (et précisément) en lui écrivant : « J'ai reçu le montant de ma ketouba », il doit en écrire une autre pour le principal de la ketouba (ikar ketouba), car il est interdit à un homme de demeurer avec sa femme une seule heure sans ketouba. Haga (Rema) : Une ville qu'une troupe (karkom) a prise, ou dont les habitants ont été exilés, et où les femmes ont perdu leurs ketoubot : ils doivent renouveler les ketoubot de leurs femmes ; bien qu'on puisse dire que peut-être elles retrouveront leurs ketoubot plus tard ou qu'on les leur rendra, néanmoins, puisque les ketoubot sont présumées perdues, il leur faut d'autres ketoubot. Et si le montant des ketoubot n'est pas connu : s'il en reste quelques-unes, on se règle sur elles ; et sinon, on juge d'après les anciens de la ville et selon l'usage, le riche selon sa richesse et le pauvre selon sa pauvreté (le Beit Yossef au nom des responsa des Guéonim). Et lorsque la ketouba s'est perdue et qu'il vient lui écrire une autre ketouba, il doit lui écrire une ketouba aussi importante que la première (le Maharik, chorech 116). Et voir plus loin, siman 177, que là où l'on ne divorce qu'avec le consentement de la femme, il n'est pas nécessaire d'écrire une ketouba. S'il en est ainsi, à notre époque, dans ces pays-ci, où l'on ne divorce pas d'une femme contre son gré à cause de l'interdit ('herem) de Rabbénou Guerchom, comme on l'expliquera plus loin au siman 119, on aurait pu être indulgent quant à l'écriture de la ketouba ; mais tel n'est pas l'usage, et il ne faut pas le changer (tout cela est l'avis propre du Rema).
séif 3
- בנאבדה אי ידעו סהדי זמנא קמא כתבי ההוא זמנא ואי לא ידעי כתבי מהשתא ובמוחלת אין כותבין אלא מזמן של עכשיו:Lorsqu'elle (la ketouba) s'est perdue : si les témoins connaissent la première date, on écrit cette date-là ; et s'ils ne la connaissent pas, on écrit la date à partir de maintenant. Et lorsqu'elle y a renoncé, on n'écrit que la date actuelle.
séif 4
- אם מכרה כתובתה לבעלה צריך לכתוב לה כתובה אחרת אבל אם מכרה כתובתה לאחר א"צ לכתוב לה כתובה אחרת:Si elle a vendu sa ketouba à son mari, il doit lui écrire une autre ketouba ; mais si elle a vendu sa ketouba à un autre, il n'a pas besoin de lui écrire une autre ketouba.
séif 5
- כמה שיעור הכתובה לבתולה ק"ק ולאלמנה מנה ושל זו וזו כסף מדינה נמצא כתובות בתולה הם ל"ז דרהם וחצי כסף צרוף וכתובת אלמנה מחציתם שהם י"ח דרהם וג' רביעים כסף צרוף: הגה ע' בי"ד סי' רצ"ד וסי' ש"ה ערך המטבע שנקראת דרהם וכ"ז לדעת קצת הפוסקים שסבירא להו שכתובת בתולה אינה רק זוזי דרבנן (הרי"ף והרמב"ם והר"ן והר"ם) שמאתים של בתולה עולין ששה סלעים ורביע ויש מי שמשער כתובת בתולה י' זהובים ואלמנה חמשה זהובים (מהרי"ל בשם אגודה) אבל לדעת יש פוסקים מאתים של בתולה ומנה של אלמנה משערים בזוזי דאורייתא והוא ח' פעמים יותר וכתבו דלכן נהגו לכתוב בכתובה דחזי ליכי מדאורייתא (ר"ת) וי"א דכותבין דחזי לכי סתמא (הגהות מיי' פ"י דאישות) והמנהג לכתוב לבתולה דחזי ליכי מדאורייתא אבל לא לאלמנה וכ"ז במקום שאין מנהג אבל במקום שיש מנהג מה שגובין הולכין אחר המנהג וכמו שיתבאר לקמן:Quel est le montant de la ketouba ? Pour une vierge, deux cents zouz, et pour une veuve, un manè (cent zouz) ; et celle de l'une comme de l'autre est en monnaie d'argent locale (kessef medina, valant un huitième de la monnaie de Tyr). Il s'ensuit que la ketouba d'une vierge est de trente-sept dirhams et demi d'argent pur, et la ketouba d'une veuve de la moitié, soit dix-huit dirhams et trois quarts d'argent pur. Haga (Rema) : Voir dans le Yoré Déa, siman 294 et siman 305, la valeur de la pièce appelée dirham. Et tout cela est selon l'avis de quelques décisionnaires, qui estiment que la ketouba d'une vierge n'est qu'en zouz rabbiniques (le Rif, le Rambam, le Ran et le Ram), de sorte que les deux cents zouz d'une vierge reviennent à six sela'im et quart. Et il y a un avis qui évalue la ketouba d'une vierge à dix pièces d'or (zehouvim) et celle d'une veuve à cinq pièces d'or (le Maharil au nom de l'Agouda). Mais selon l'avis de certains décisionnaires, on évalue les deux cents zouz de la vierge et le manè de la veuve en zouz de la Torah, ce qui est huit fois plus ; et ils ont écrit que c'est pourquoi on a l'usage d'écrire dans la ketouba : « qui te reviennent selon la Torah » (Rabbénou Tam). Et certains disent qu'on écrit simplement : « qui te reviennent » (Hagahot Maïmoniyot, chapitre 10 des lois du mariage). Et l'usage est d'écrire pour une vierge : « qui te reviennent selon la Torah », mais pas pour une veuve. Et tout cela, là où il n'y a pas d'usage ; mais là où il y a un usage quant à ce que l'on perçoit, on suit l'usage, comme on l'expliquera plus loin.
séif 6
- אם ירצה להוסיף ע"ז מוסיף וזה התוספות שמוסיף יש דברים שדינו בהם כעיקר הכתובה ויש דברים שהוא חלוק בהם מעיקר הכתובה כדלקמן: הגה וא"צ לפרש עיקר הכתובה בפני עצמה והתוספת בפני עצמו אלא כולל הכל ביחד אם ירצה (הר"ן ריש אע"פ והמ"מ פ"י וריב"ש סי' ס"ח) וי"ח וסבירא להו דצריך לכתוב הכתובה כמנהג המדינה בפני עצמה והתוספת בפני עצמו וכן נוהגין ואם יש משפחה שכולן נוהגים בתוספת א"צ לכתוב כל א' בפני עצמו (מרדכי פ"ק דכתובות) כתובה שכתב בה ודין נדוניא דהנעלת ליה מאה דינרין והוסיף לה מן דיליה כך וכך אין עיקר כתובה בכלל וצריך לשלם לה בפני עצמו עד שיהיו כתוב ויהיבנא ליכי מוהר בתוליכי כסף זוזי אלף דאז העיקר כתובה בכלל (ריב"ש סי' ס"ה):S'il veut ajouter à cela, il ajoute ; et cet ajout (tossefet) qu'il ajoute, il y a des points sur lesquels sa règle est comme celle du principal de la ketouba, et des points sur lesquels il diffère du principal de la ketouba, comme on le verra plus loin. Haga (Rema) : Et il n'est pas nécessaire de préciser le principal de la ketouba à part et l'ajout à part ; il peut tout inclure ensemble, s'il le veut (le Ran au début du chapitre Af al Pi, le Maguid Michné chapitre 10, et le Rivach, siman 68). Et certains contestent et estiment qu'il faut écrire la ketouba selon l'usage du pays à part, et l'ajout à part ; et tel est l'usage. Et s'il y a une famille dont tous les membres ont l'usage d'écrire un ajout, il n'est pas nécessaire d'écrire chacun à part (le Mordekhaï, premier chapitre de Ketoubot). Une ketouba dans laquelle il a écrit : « Et voici la dot (nedounya) que tu lui as apportée, cent dinars, et il lui a ajouté du sien tant et tant », le principal de la ketouba n'y est pas inclus, et il doit le lui payer à part ; à moins qu'il ne soit écrit : « Et je te donne le prix de ta virginité (mohar betoulaïkh), mille zouz d'argent », car alors le principal de la ketouba y est inclus (le Rivach, siman 65).
séif 7
- יש מי שאומר שאין צריך קנין בשעת הנישואין כמה שנותן לה (ויש חולקים):Il y a un avis selon lequel il n'est pas nécessaire de faire un acte d'acquisition (kinyan) au moment du mariage pour ce qu'il lui donne. Haga (Rema) : (Et certains contestent.)
séif 8
- כל הפוחת משיעור הכתובה בעילתו בעילת זנות לא מבעיא אם כתבה לו אח"כ התקבלתי ממך הכתובה או מקצתה דאז אין לה לדעת קצת פוסקים אלא אפי' התנה בשעת קידושין שלא יהא לה כתובה או שפיחתה משיעורה אע"פ שתנאו בטל ויש לה כתובה משלם אפי' הכי בעילתו בעילת זנות כיון שהיא סבורה שאין לה לא סמכה דעתה:Quiconque réduit la ketouba en deçà de son montant fixé, sa relation est une relation de débauche (be'ilat zenout). Il va sans dire qu'il en est ainsi si elle lui a écrit ensuite : « J'ai reçu de toi la ketouba ou une partie », car alors, selon l'avis de quelques décisionnaires, elle n'a plus de ketouba ; mais même s'il a stipulé au moment des kiddouchin (consécration) qu'elle n'aurait pas de ketouba, ou qu'elle en réduirait le montant, bien que sa condition soit nulle et qu'elle ait une ketouba complète, malgré tout sa relation est une relation de débauche : puisqu'elle croit qu'elle n'a pas de ketouba, son esprit n'est pas tranquille (elle ne se sent pas assurée dans ce mariage).
séif 9
- אם יש משפחות שנוהגים לכתוב בכתובתן יותר משיעור חכמים אין למחות בידם ולא עוד אלא אפילו אחד מבני המשפחה ההיא שלא כתב כתובה לאשתו מגבינן לה בתנאי בית דין לפי מה שרגילין לכתוב לפיכך אשה שאבדה כתובתה ידקדקו בכתובות קרובותיה כפי מה שנהגו לכתוב בני המשפחה כותבין לה ואפי' כתב לה דחזו ליכי אפ"ה גביא כמנהג משפחתה) (ב"י בשם הר"ן שכ"כ בשם התוס') ואם כתובות נשי משפחתו יתירות מכתובות נשי משפחתה עולה עמו ואינו יורדת:S'il y a des familles qui ont l'usage d'écrire dans leur ketouba plus que le montant fixé par les Sages, il ne faut pas les en empêcher. Bien plus : même si l'un des membres de cette famille n'a pas écrit de ketouba pour sa femme, on la lui fait percevoir en vertu des conditions du tribunal (tenaï beit din), selon ce qu'on a l'habitude d'écrire. C'est pourquoi, pour une femme qui a perdu sa ketouba, on examinera les ketoubot de ses parentes ; selon ce que les membres de la famille ont l'usage d'écrire, on lui écrit. Haga (Rema) : (Et même s'il lui a écrit : « qui te reviennent », malgré cela elle perçoit selon l'usage de sa famille) (le Beit Yossef au nom du Ran, qui l'a écrit au nom des Tossafot). Et si les ketoubot des femmes de sa famille à lui sont supérieures aux ketoubot des femmes de sa famille à elle, elle monte avec lui et ne descend pas (elle reçoit selon l'usage le plus élevé).
séif 10
- הנושא אשה סתם כותב לפי המנהג וכן היא שפסקה להכניס נותנת כפי מנהג המדינה: הגה ומה שהאשה מכנסת לבעלה הן מעות הן בגדים ומקבלן עליו והן באחריותו נקרא נדוניא בכל מקום ואינה נגבית אלא עם הכתובה אבל לשאר דברים אין דינו ככתובה וכמו שיתבאר לקמן ויש מקומות שהחתן מוסיף לה בנדונייתא וכותב יותר ממה שקבל והולכין בזה אחר המנהג (כל הנ"ל בטור) ומן הסתם אחריות הנדוניא עליו כנכסי צאן ברזל אבל אם ירצה להניח לה ברשותה ושלא לקבל אחריות עליהם הרשות בידו וע"ל ריש סי' צ"ג וק' עוד מאלו הדינים כשהאב קיים ומשיא בתו כותבים ודין הנדוניא דהנעלת ליה מבי אביה וכשאין האב קיים כותבים מבי נשא (מרדכי פרק ב"מ בשם ר"ת) מיהו אם שינה לית לן בה (תשו' ר"ש משנ"ץ) בכתובות גרושה כותבין מתרכתא כדי שידעו שהיא גרושה ואסורה לכהנים (מפסקי מהרא"י סי' נ') וכשבאה לגבות כתובתה מגבין לה מה שבכתובתה לפי מנהג המדינה: הגה ואם היא אומרת שהוסיף לה יותר מן המנהג צריכה להביא ראייה לדבריה אבל אם יש בידה שטר כתובה שאינה מקוים או שא' מן העדים פסול אע"פ שמראה התנאים שביניהם שהוצרך להוסיף לה אינה גובאת אלא כמנהג (פסקי מהרא"י סי' פ"ט) וע"ל סי' ק' סעיף ל') ובכל אלו הדברים וכיוצא בהן מנהג המדינה הוא עיקר ועל פיו דנין והוא שיהיה אותו המנהג פשוט בכל המדינה: הגה מיהו אם רוצה להתנות ולפחות לאשתו מן המנהג הרשות בידו (מהרי"ל סי' ע"ו) ובלבד שלא יפחות ממה שתקנו רבנן ונ"ל דוקא שהתנה כן בשעה שעשה השידוכים אבל אם עשו שידוכים סתם ושעבדו עצמן בקנסות צריך לכתוב לפי המנהג ולא יוכל לשנות (דברי הרב וכן משמע במהרי"ל) ויש מקומות שנוהגים לכתוב כל הכתובות בשוה אפילו לא הכניסה לו כלום ואם ירצה מוסיף לה ואם ירצה לפחות לה היא כותבת לו כך וכך קבלתי על כתובתי וכן נוהגין במדינות אלו:Celui qui épouse une femme sans précision écrit la ketouba selon l'usage ; de même elle, qui s'est engagée à apporter une dot, donne selon l'usage du pays. Haga (Rema) : Et ce que la femme apporte à son mari, que ce soit de l'argent ou des vêtements, qu'il reçoit et dont il prend la responsabilité, s'appelle partout « dot » (nedounya), et elle n'est perçue qu'avec la ketouba ; mais pour les autres points, sa règle n'est pas comme celle de la ketouba, comme on l'expliquera plus loin. Et il y a des endroits où le marié lui ajoute sur sa dot et écrit plus que ce qu'il a reçu ; et en cela on suit l'usage (tout ce qui précède est dans le Tour). Et sans précision, la responsabilité de la dot repose sur lui, comme pour les biens « de fer » (nikhsei tson barzel, dont il garantit la valeur) ; mais s'il veut les lui laisser en sa possession, sans en prendre la responsabilité, il en a le droit ; et voir plus loin, au début du siman 93 et au siman 100, d'autres de ces règles. Lorsque le père est vivant et marie sa fille, on écrit : « Et voici la dot que tu lui as apportée de la maison de ton père » ; et lorsque le père n'est pas vivant, on écrit : « de la maison de ta famille » (mibei nacha) (le Mordekhaï, chapitre HaMekabel, au nom de Rabbénou Tam) ; cependant, si on l'a changé, peu importe (responsa de Rabbénou Chimchon de Sens). Dans les ketoubot d'une divorcée, on écrit « répudiée » (metarkhta), afin qu'on sache qu'elle est divorcée et interdite aux Cohanim (Pessakim du Maharaï, siman 50). Et lorsqu'elle vient percevoir sa ketouba, on lui fait percevoir ce qui est dans sa ketouba selon l'usage du pays. Haga (Rema) : Et si elle dit qu'il lui a ajouté plus que l'usage, elle doit apporter une preuve à ses dires ; et même si elle a en main un acte de ketouba non authentifié, ou dont l'un des témoins est invalide, bien qu'elle montre les conditions (tenaïm) convenues entre eux, selon lesquelles il devait lui ajouter, elle ne perçoit que selon l'usage (Pessakim du Maharaï, siman 89) ; et voir plus loin, siman 100, séif 30. Et dans toutes ces questions et celles qui leur ressemblent, l'usage du pays est l'essentiel, et c'est d'après lui que l'on juge, à condition que cet usage soit répandu dans tout le pays. Haga (Rema) : Cependant, s'il veut stipuler et réduire pour sa femme par rapport à l'usage, il en a le droit (le Maharil, siman 76), pourvu qu'il ne réduise pas en deçà de ce qu'ont institué nos Maîtres. Et il me semble que cela ne vaut que s'il l'a stipulé au moment où il a conclu les fiançailles (chiddoukhin) ; mais s'ils ont conclu les fiançailles sans précision et se sont engagés par des clauses pénales (kenassot), il doit écrire selon l'usage et ne peut pas changer (paroles du Rav, et c'est aussi ce qui ressort du Maharil). Et il y a des endroits où l'on a l'usage d'écrire toutes les ketoubot de façon égale, même si elle ne lui a rien apporté ; s'il le veut, il lui ajoute ; et s'il veut lui réduire, elle lui écrit : « J'ai reçu tant et tant sur ma ketouba » ; et tel est l'usage dans ces pays-ci.
séif 11
- נשא אשה ממקום אחר על דעת שתדור עמו במקומו הולכים אחר (מנהג) מקומו:S'il a épousé une femme d'un autre endroit, dans l'intention qu'elle habite avec lui dans son endroit, on suit Haga (Rema) : (l'usage) de son endroit à lui.
séif 12
- במקום שאין רגילים לחתום בכתובה אלא הראויים להעיד לא יחתום מי שאינו יודע לקרות: הגה ולכן עם הארץ שבא לגרש ואמר אח"כ שלא הבין מה שהיה כתוב בתנאים או בכתובה אינו נאמן דודאי העדים לא חתמו מה שלא העידו בפניו תחלה על פה (תשו' הרשב"א סי' תרכ"ט):Dans un endroit où l'on n'a l'habitude de faire signer la ketouba que par ceux qui sont aptes à témoigner, celui qui ne sait pas lire ne signera pas. Haga (Rema) : C'est pourquoi un ignorant (am haarets) qui vient divorcer et dit ensuite qu'il n'a pas compris ce qui était écrit dans les conditions (tenaïm) ou dans la ketouba n'est pas cru, car assurément les témoins n'ont pas signé ce qu'ils n'ont pas d'abord attesté devant lui oralement (responsa du Rachba, siman 629).
séif 13