Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דין ארוסה לענין מזונות וקבורה וירושה ואם יש כתובה. ובו ז סעיפים:
הארוסה אסורה לבעלה מדברי סופרים כל זמן שהיא בבית אביה והבא על ארוסתו בבית חמיו מכין אותו מכת מרדות: הגה ואפי' בייחוד אסורים ולכן ארוס שהוא עם ארוסתו בבית א' מברכין ז' ברכות פן יתייחדו (מרדכי פ"ק דכתובות) וי"א דאין להם לדור ביחד שלא יקוצו זה בזה (כל בו) ואפי' בשדוכין בלא אירוסין יש לחוש (חידושי אגודה פרק קמא דכתובות) אפילו אם קדשה בביאה אסור לו לבא עליה ביאה שניה בבית אביה עד שיביא אותה לתוך ביתו ויתייחד עמה ויפרישנה לו ויחוד זה הוא הנקרא כניסה לחופה והיא הנקרא נישואין בכל מקום והבא על ארוסתו לשם נשואין אחר שקידשה משיערה בה קנאה ונעשית נשואה והרי היא כאשתו לכל דבר וצריך לברך ברכת חתנים בבית החתן קודם הנישואין: הגה וי"א דחופה אינו יחוד אלא כל שהביאה החתן לביתו לשם נשואין (כ"כ הר"ן בשי"א ריש כתובות) וי"א שהחופה היא שפורסין סודר על ראשה בשעת הברכה (הב"י הביאו) וי"א דחופת בתולה משיצאה בהינומא ואלמנה משנתייחדו (תוס' פ"ק דיומא) והמנהג פשוט עכשיו לקרות חופה מקום שמכניסין יריעה פרוסה על גבי כלונסות ומכניסין תחתיה החתן והכלה ברבים ומקדשה שם ומברכין שם ברכת ארוסין ונשואין ואח"כ מוליכים אותם לביתם ואוכלין ביחד במקום צנוע וזה החופה הנוהגת עכשיו ע' לקמן סי' ס"ב סעיף ט' וסימן ס':Loi de la fiancée concernant l'entretien, l'enterrement et l'héritage, et si elle a une ketouba. Il contient sept séifim.
La fiancée (aroussa, après les kiddouchin mais avant la 'houppa) est interdite à son mari d'après les paroles des Scribes (d'ordre rabbinique) tant qu'elle est dans la maison de son père ; et celui qui a des relations avec sa fiancée dans la maison de son beau-père, on lui inflige la makat mardout (flagellation rabbinique). Haga (Rema) : et même l'isolement (yi'houd) leur est interdit ; c'est pourquoi, pour un fiancé qui se trouve avec sa fiancée dans une même maison, on récite les sept bénédictions (et on achève le mariage), de peur qu'ils ne s'isolent (Mordekhaï, premier chapitre de Ketoubot). Et certains disent qu'ils ne doivent pas habiter ensemble, de peur qu'ils ne se dégoûtent l'un de l'autre (Kol Bo). Et même lors de chiddoukhin (pourparlers de mariage) sans érousin (fiançailles par kiddouchin), il faut s'en préoccuper ('Hiddouchei Agouda, premier chapitre de Ketoubot). — Même s'il l'a consacrée par une relation conjugale, il lui est interdit d'avoir avec elle une seconde relation dans la maison de son père, jusqu'à ce qu'il l'amène dans sa propre maison, s'isole avec elle et la mette à part pour lui ; et cet isolement est ce qu'on appelle « l'entrée sous la 'houppa », et c'est ce qu'on appelle partout nissouïn (mariage proprement dit). Et celui qui a des relations avec sa fiancée en vue du mariage, après l'avoir consacrée, dès le début de la relation il l'acquiert, elle devient mariée et elle est comme son épouse à tout point de vue. Et il faut réciter la birkat 'hatanim (bénédiction des mariés) dans la maison du marié avant le mariage. Haga (Rema) : et certains disent que la 'houppa n'est pas l'isolement, mais dès lors que le marié l'a amenée dans sa maison en vue du mariage (ainsi l'a écrit le Ran, au nom de « certains disent », au début de Ketoubot). Et certains disent que la 'houppa consiste à étendre un voile sur sa tête au moment de la bénédiction (le Beit Yossef l'a rapporté). Et certains disent que la 'houppa d'une vierge a lieu dès qu'elle est sortie avec le hinouma (voile nuptial), et pour une veuve, dès qu'ils se sont isolés (Tossefot, premier chapitre de Yoma). Et l'usage répandu aujourd'hui est d'appeler 'houppa l'endroit où l'on dresse une étoffe tendue sur des perches, sous laquelle on fait entrer le marié et la mariée en public ; il la consacre là, on y récite les bénédictions des érousin et des nissouïn, puis on les conduit à leur maison, et ils mangent ensemble dans un endroit discret ; et telle est la 'houppa pratiquée aujourd'hui. Voir plus loin, siman 62, séif 9, et siman 60.séif 1
- המארס את האשה וברך ברכת חתנים ולא נתייחד עמה בביתו עדיין ארוסה היא שאין ברכת חתנים עושה הנשואין אלא כניסה לחופה:Celui qui consacre une femme et récite la birkat 'hatanim, mais ne s'est pas encore isolé avec elle dans sa maison, elle est toujours fiancée, car ce n'est pas la birkat 'hatanim qui réalise le mariage, mais l'entrée sous la 'houppa.
séif 2
- אירס וכנס לחופה ולא ברך ברכת חתנים ה"ז נשואה גמורה וחוזר ומברך אפילו אחר כמה ימים וצריך לכתוב כתובה קודם כניסה לחופה ואח"כ יהיה מותר באשתו:S'il l'a consacrée et l'a fait entrer sous la 'houppa sans réciter la birkat 'hatanim, elle est pleinement mariée, et il récite les bénédictions après coup, même après plusieurs jours. Et il faut écrire la ketouba avant l'entrée sous la 'houppa, et ensuite seulement sa femme lui sera permise.
séif 3
- אין הארוס חייב במזונות ארוסתו אא"כ היתה בת הנזונת מהאחין שהרי אין לה מזונות מאחיה אלא עד שתתארס או עד שתבגר וזו אינה בוגרת כדי שתזון עצמה (וי"א דאינו חייב במזונותיה כל עיקר) (טור בשם הרא"ש):Le fiancé n'est pas tenu à l'entretien de sa fiancée, sauf si c'est une fille qui est entretenue par la succession de ses frères ; car elle n'a droit à l'entretien de la part de ses frères que jusqu'à ce qu'elle soit fiancée ou jusqu'à ce qu'elle devienne bogérèt (pleinement majeure), et celle-ci n'est pas bogérèt au point de pouvoir subvenir elle-même à ses besoins. Haga (Rema) : (et certains disent qu'il n'est absolument pas tenu à son entretien) (Tour au nom du Roch).
séif 4
- ארוסה שמתה אם היה הארוס כהן אינו מטמא לה ואם מת הוא אינה חייבת ליטמא לו ואינו יורשה ואינו חייב בקבורתה אלא אביה יורשה ואביה קוברה (וה"ה אם נשאה במקום שלא זכה בנדוניא (סברת הרב) כדרך שנתבאר ס"ס נ"ג וע"ל סי' ס"ט סעיף ה'):Une fiancée qui est morte : si le fiancé était Cohen, il ne se rend pas impur pour elle ; et si c'est lui qui est mort, elle n'est pas tenue de se rendre impure pour lui. Il n'hérite pas d'elle et n'est pas tenu de l'enterrer ; c'est son père qui hérite d'elle et son père qui l'enterre. Haga (Rema) : (et il en est de même s'il l'a épousée dans un cas où il n'a pas acquis la dot (opinion du Rav), comme il a été expliqué à la fin du siman 53 ; et voir plus loin, siman 69, séif 5).
séif 5
- המארס את האשה וכתב לה כתובה ולא כנסה לחופה עדיין ארוסה היא ואינה נשואה שאין הכתובה עושה נשואין ואם מת או גירשה גובה עיקר כתובה מבני חורין ואינה גובה תוספות כלל הואיל ולא כנסה אבל אם אירס אשה ולא כתב לה כתובה ומת או גירשה והיא ארוסה אין לה כלום ואפי' העיקר שלא תקנו לה עיקר כתובה עד שתנשא או עד שיכתוב (וי"א דארוסה יש לה כתובה הרא"ש והר"ן והטור) (אבל נוהגין כסברא הראשונה):Celui qui consacre une femme et lui écrit une ketouba mais ne l'a pas fait entrer sous la 'houppa, elle est toujours fiancée et non mariée, car la ketouba ne réalise pas le mariage. Et s'il meurt ou la répudie, elle perçoit le montant principal de la ketouba sur les biens libres (non hypothéqués), et ne perçoit pas du tout le supplément (tossefet), puisqu'il ne l'a pas épousée. Mais s'il a consacré une femme sans lui écrire de ketouba, et qu'il meurt ou la répudie alors qu'elle est fiancée, elle n'a rien, pas même le principal, car les Sages ne lui ont institué le principal de la ketouba qu'à partir du moment où elle se marie ou où il l'écrit. Haga (Rema) : (et certains disent que la fiancée a droit à la ketouba : le Roch, le Ran et le Tour) (mais l'usage suit le premier avis).
séif 6
- המארס את בתו ונתאלמנה או נתגרשה מן האירוסין אפי' כמה פעמים קודם שתבגר כתובתה של אביה נשאת ונתאלמנה או נתגרשה מן הנשואין אין לאביה בה כלום אפי' בראשונה:Celui qui a fiancé sa fille, et elle est devenue veuve ou divorcée au stade des érousin, même plusieurs fois, avant qu'elle ne devienne bogérèt, sa ketouba revient à son père. Si elle s'est mariée et est devenue veuve ou divorcée au stade des nissouïn, son père n'a aucun droit sur elle, même la première fois.
séif 7