Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דין הפוסק לבנו או בתו אם קנו ודין אם נפלה לפני היבם ודין מתה הבת. ובו ג סעיפים:
האב שפסק ע"י בתו לא קנתה הבת אותה המתנה עד שיכנוס אותה בעלה וכן הבן לא קנה עד שיכניס שכל הפוסק אינו פוסק אלא ע"מ לכנוס לפיכך הפוסק מעות לחתנו (או לבנו) ומת קודם שיכניס ונפלה לפני אחיו ליבם יכול האב לומר ליבם לאחיך הייתי רוצה ליתן ולך איני רוצה ליתן ואפי' היה הראשון עם הארץ והשני חכם ואע"פ שהבת רוצה בו:Loi de celui qui s'engage à donner à son fils ou à sa fille : sont-ils acquéreurs ? Loi du cas où elle échoit au yavam (beau-frère lévirat), et loi du cas où la fille est morte. Il contient trois séifim.
Le père qui s'est engagé pour sa fille à lui donner une somme : la fille n'acquiert pas ce don tant que son mari ne l'a pas épousée ; de même le fils n'acquiert pas tant qu'il n'a pas épousé sa femme, car quiconque s'engage ne s'engage qu'à condition qu'il y ait mariage. C'est pourquoi celui qui s'est engagé à donner de l'argent à son gendre (Haga (Rema) : ou à son fils), et le gendre est mort avant de l'épouser, et elle est échue à son frère pour le yiboum (mariage lévirat) : le père peut dire au yavam : « À ton frère, je voulais donner ; à toi, je ne veux pas donner » ; et cela même si le premier était un am haarets (ignorant) et le second un sage, et même si la fille le veut.séif 1
- יש מי שאומר שהפוסק לבתו כגון שאמר בשעת קדושין כך וכך אני נותן לבתי קנתה הבת לענין שאם נתייבמה לא מצי למימר לאחיך הייתי רוצה ליתן שהרי לבתו פסק ולא פקעו הקדושין שמכחם יבמה אחיו:Il y a un avis selon lequel celui qui s'est engagé pour sa fille, par exemple s'il a dit au moment des kiddouchin : « Je donne telle et telle somme à ma fille », la fille a acquis le don, en ce sens que, si elle a été épousée par le yavam, il ne peut pas dire : « À ton frère, je voulais donner », puisque c'est pour sa fille qu'il s'est engagé ; et les kiddouchin ne sont pas annulés, puisque c'est en vertu d'eux que son frère l'a épousée par yiboum.
séif 2
- הפוסק מעות לחתנו בשעת הקדושין ונתנם לו קודם החופה ומתה הבת ויש לה בן יחזיר המעות לאב שכל הפוסק דעתו ע"מ לכנוס ויש מי שאומר דהני מילי בפוסק לחתנו אבל מי שנתן לבתו סתם שתנשא בו ולא הזכיר שתנשא לפלוני קנתה אותה מתנה וכיון שנתקדשה אע"פ שבטלו הקדושין כשמת הארוס אין האב יכול לחזור בו: הגה מי שנדר מעות להשיא יתומה ומתה ע' בי"ד סי' רנ"ג הפוסק מעות לחתנו או לבתו וכנסה ואח"כ מתה הבת ועדיין לא נתן י"א שזכה בהן הבעל וצריך ליתן לו כל מה שפסק (רש"י והרמב"ם והר"ן ומרדכי בשם ר"י הלבן) ור"ת פירש דלא זכה בהן הבעל ומכח ספק לא מפקינן ממונא מן האב (ת"ה שכ"א ומהרי"ק שורש צ"א והגהות מיי') כל זמן שלא באו פעם א' ליד החתן (מרדכי פרק נערה) אפי' בא ליד שליש מכח שניהם (שם בת"ה) וי"א דאם באו ליד שליש זכה בהם (מרדכי) וכן אם העמיד לו ערבות (הגהות מרדכי) אבל בלא זה אפי' עשה האב עליו שטר וזקפן עליו במלוה ויש לו בנים ממנה לא זכה בהן הבעל (ת"ה סי' שכ"א) ולא מפקינן מן האב אבל אם תפס החתן לא מפקי' מיניה דיכול לומר קים לי כסברא הראשונה (מרדכי) וכל זה שלא בא פעם אחת ליד החתן בחיי הבת אבל אם בא לידו פעם א' אע"פ שהחזיר ליד האב זכה בכל ואין חילוק בכל זה בין פוסק לבתו או לבנו ומת (כן משמע מל' התקנה וכ"כ הגהות מרדכי בשם מוהר"ם) עוד תקן ר"ת וחכמי צרפת שאף אם כבר נתן האב הנדוניא אם מתה האשה או האיש תוך שנה ראשונה בלא זרע קיימא חוזר הכל לאב או ליורשי המת וי"א עוד דאף בשנה שנייה יחזרו חצי הנדוניא (הכל במרדכי) וכן המנהג פשוט במדינות אלו שנוהגין בזה כתקנת קהילות שו"ם ודוקא מה שהוא בעין חוזר אבל מה שהוציא או נאבד פטור ובלבד שלא בזבז לאחר מותה רק לצורכי קבורתה (גם זה שם) י"א דאם החתן רוצה למכור נכסיה תוך שנתיים יורשים יכולים למחות מהאי טעמא (הגהות אלפסי פרק מציאת האשה) ועיין עוד מאלו הדינין לקמן סי' קי"ח:Celui qui s'est engagé à donner de l'argent à son gendre au moment des kiddouchin, et le lui a donné avant la 'houppa (dais nuptial, achèvement du mariage), puis la fille est morte, même si elle a un fils, il (le gendre) rendra l'argent au père, car quiconque s'engage a en vue qu'il y ait mariage. Et il y a un avis selon lequel cela ne vaut que pour celui qui s'engage envers son gendre ; mais celui qui a donné à sa fille, sans précision, pour qu'elle se marie avec cela, sans mentionner qu'elle épouserait un tel, elle a acquis ce don ; et dès lors qu'elle a reçu les kiddouchin, même si les kiddouchin ont pris fin à la mort du fiancé, le père ne peut pas se rétracter. Haga (Rema) : celui qui a fait vœu de donner de l'argent pour marier une orpheline, et elle est morte : voir Yoré Déa, siman 253. Celui qui s'est engagé à donner de l'argent à son gendre ou à sa fille, et le gendre l'a épousée, puis la fille est morte et il n'a pas encore donné : certains disent que le mari a acquis cette somme et qu'il faut lui donner tout ce à quoi il s'est engagé (Rachi, le Rambam, le Ran, et le Mordekhaï au nom du Ri HaLavan). Mais Rabbénou Tam a expliqué que le mari ne l'a pas acquise ; et à cause du doute, on ne retire pas l'argent au père (Teroumat HaDéchen, siman 321 ; Maharik, racine 91 ; et Hagahot Maïmoniyot), tant que l'argent n'est pas parvenu une seule fois entre les mains du gendre (Mordekhaï, chapitre Naara), même s'il est parvenu entre les mains d'un tiers dépositaire mandaté par les deux (là-même, dans le Teroumat HaDéchen). Et certains disent que s'il est parvenu entre les mains du tiers dépositaire, il l'a acquis (Mordekhaï) ; de même s'il lui a fourni un garant (Hagahot Mordekhaï). Mais sans cela, même si le père a rédigé un acte à son nom et a converti la somme en prêt à sa charge, et que le gendre a des enfants d'elle, le mari ne l'a pas acquise (Teroumat HaDéchen, siman 321), et on ne la retire pas au père. Mais si le gendre s'en est saisi, on ne la lui retire pas, car il peut dire : « Je tiens pour le premier avis » (Mordekhaï). Et tout cela, lorsque l'argent n'est pas parvenu une seule fois entre les mains du gendre du vivant de la fille ; mais s'il est parvenu une fois entre ses mains, même s'il l'a rendu au père, il a tout acquis. Et il n'y a aucune différence en tout cela entre celui qui s'engage pour sa fille ou pour son fils et que celui-ci meurt (c'est ce qui ressort du texte de l'ordonnance, et ainsi l'ont écrit les Hagahot Mordekhaï au nom du Maharam). Rabbénou Tam et les Sages de France ont encore institué que, même si le père a déjà donné la dot, si la femme ou le mari meurt au cours de la première année sans descendance viable, tout revient au père ou aux héritiers du défunt. Et certains disent encore que, même au cours de la deuxième année, la moitié de la dot doit être restituée (le tout dans le Mordekhaï). Et tel est l'usage répandu dans ces pays, où l'on suit en cela l'ordonnance des communautés de Chou"m (Spire, Worms et Mayence). Et seul ce qui existe encore revient ; mais ce qu'il a dépensé ou qui a été perdu, il en est exempt, pourvu qu'il ne l'ait pas dilapidé après sa mort à elle, sauf pour les besoins de son enterrement (cela aussi là-même). Certains disent que si le gendre veut vendre les biens de sa femme dans les deux ans, les héritiers peuvent s'y opposer pour cette raison (Hagahot Alfassi, chapitre Metsiat HaIcha). Et voir encore ces lois plus loin, siman 118.
séif 3