Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אין מקדשין אלא לרצון האשה ובפני ב' עדים. ובו ה סעיפים:
אין האשה מתקדשת אלא לרצונה והמקדש אשה בעל כרחה אינה מקודשת אבל האיש שאנסוהו עד שקידש בעל כרחו הרי זו מקודשת וי"א שאינה מקודשת הילכך הוה ליה ספק: הגה אמרה תחילה קדשני וזרק קידושין לתוך חיקה ואמר לה הרי את מקודשת לי וניערה בגדיה תוך כדי דיבור להשליך ממנה הקידושין ואומרת שלא כיוונה מתחילה רק לשחוק בעלמא אפ"ה הוי מקודשת (תשו' מוהר"ם סוף ספר נשים) ואין הולכין בענין קידושין אחר אומדנות והוכחות המוכיחות שלא כיוונה לשם קידושין (שם) לקח יד האשה בחזקה שלא ברצונה וקדשה והיא לא זרקה הקידושין הוי מקודשת אע"פ שמתחלה באונס היה ונתן לה סתם ולא אמר לה כלום הואיל ובתחלה דבר עמה מקידושין (הגהות מרדכי סוף גיטין) היה חייב לה מעות ואמרה לו תן לי מעותי וכאשר התחיל ליתן אמר לה הרי את מקודשת לי וזרקה היא המעות מידה אינן קידושין (טור בשם תשובת הרא"ש):On ne consacre une femme que selon la volonté de la femme et en présence de deux témoins. Il contient 5 séifim.
La femme n'est consacrée que selon sa volonté ; et celui qui consacre une femme contre son gré, elle n'est pas consacrée. Mais l'homme que l'on a contraint au point qu'il a consacré une femme contre son gré, elle est consacrée ; et certains disent qu'elle n'est pas consacrée. C'est pourquoi c'est un doute (safek). Haga (Rema) : Si elle a dit d'abord : « Consacre-moi », et qu'il a jeté les kiddouchin (l'objet des fiançailles) dans son giron en lui disant : « Te voici consacrée à moi », et qu'elle a secoué ses vêtements dans l'intervalle de la parole (immédiatement) pour rejeter d'elle les kiddouchin, et qu'elle dit qu'elle n'avait eu d'abord l'intention que de plaisanter, elle est néanmoins consacrée (Responsa du Maharam, fin du livre Nachim). Et en matière de kiddouchin, on ne suit pas les estimations et les indices montrant qu'elle n'avait pas l'intention de recevoir l'objet à titre de kiddouchin (ibid.). S'il a pris de force la main de la femme, contre sa volonté, et l'a consacrée, et qu'elle n'a pas jeté les kiddouchin, elle est consacrée, bien qu'au début ce fût par contrainte et qu'il les lui ait donnés sans précision, sans rien lui dire, puisqu'au début il lui avait parlé de kiddouchin (Hagahot Mordekhaï, fin de Guittin). S'il lui devait de l'argent et qu'elle lui a dit : « Donne-moi mon argent », et que lorsqu'il a commencé à donner il lui a dit : « Te voici consacrée à moi », et qu'elle a jeté l'argent de sa main, ce ne sont pas des kiddouchin (Tour au nom d'une responsa du Roch).séif 1
- המקדש שלא בעדים ואפי' בעד אחד אינם קידושין ואפי' שניהם מודים בדבר ואפי' קדשה בפני עד אחד ואח"כ קדשה בפני עד אחר זה שלא בפני זה אינה מקודשת: הגה ויש מחמירין אם מקדש לפני עד א' (טור בשם סמ"ג) אם שניהם מודים אבל אם אחד מכחיש העד אין לחוש (כך מפרש הרשב"ץ לדעת הסמ"ג) ובמקום עיגון ודוחק יש לסמוך אדברי המקילין ואין חילוק בין אומר העד שנתקדשה לפניו לבד או שאומר שנתקדשה לפני שנים והוא לבד ראה והאחרים אומרים שלא ראו (ב"י וכן משמע בתשו' הרשב"א) וכן אם קידש לפני שנים והאחד מהם קרוב הוי כמקדש לפני עד אחד (וע"ל סימן מ"ז סעיף ג'):Celui qui consacre sans témoins, et même avec un seul témoin, ce ne sont pas des kiddouchin, même si tous deux reconnaissent la chose ; et même s'il l'a consacrée devant un témoin, puis l'a consacrée devant un autre témoin, l'un hors de la présence de l'autre, elle n'est pas consacrée. Haga (Rema) : Et certains sont rigoureux s'il consacre devant un seul témoin (Tour au nom du Smag), si tous deux reconnaissent la chose ; mais si l'un d'eux contredit le témoin, il n'y a pas lieu de s'en inquiéter (ainsi le Rachbats explique-t-il l'avis du Smag). Et en cas d'igoun (risque que la femme reste « enchaînée », sans pouvoir se remarier) et de nécessité pressante, on peut s'appuyer sur les paroles de ceux qui sont indulgents. Et il n'y a pas de différence entre le cas où le témoin dit qu'elle a été consacrée devant lui seul, ou qu'il dit qu'elle a été consacrée devant deux témoins mais que lui seul a vu, et que les autres disent qu'ils n'ont pas vu (Beit Yossef, et c'est ce qui ressort aussi des responsa du Rachba). De même, s'il a consacré devant deux témoins dont l'un est un proche parent, c'est comme celui qui consacre devant un seul témoin (et voir plus loin, siman 47, séif 3).
séif 2
- צריך שיראו המקדש והמתקדשת את העדים אבל אם ראו אותם שנים מהחלון והם רואים ואינם נראים לו או לה אינה צריכה ממנו גט: הגה ואפי' שמעו העדים שאמרה שמקבלת לקדושין יכולה לומר יודע הייתי שאין קידושין בלא עדים וכוונתי לשחוק בו (ריב"ש סי' רס"ו) ודוקא שאומרת שכיוונה לשחוק בעלמא אבל אם מכחשת שקבלה כלו' והעדים מעידים שקבלה שוב אינה נאמנת לומר לשחוק כוונתי והוי קידושין (מהר"מ פדוואה סי' ל"ב):Il faut que celui qui consacre et celle qui est consacrée voient les témoins ; mais si deux personnes les ont vus par la fenêtre, de sorte qu'elles voient sans être vues de lui ou d'elle, elle n'a pas besoin de get de lui. Haga (Rema) : Et même si les témoins l'ont entendue dire qu'elle recevait l'objet à titre de kiddouchin, elle peut dire : « Je savais qu'il n'y a pas de kiddouchin sans témoins, et j'avais l'intention de plaisanter avec lui » (Rivach, siman 266). Et c'est seulement lorsqu'elle dit qu'elle avait simplement l'intention de plaisanter ; mais si elle nie avoir reçu quoi que ce soit, et que les témoins attestent qu'elle a reçu, elle n'est plus crue pour dire : « J'avais l'intention de plaisanter », et ce sont des kiddouchin (Maharam de Padoue, siman 32).
séif 3
- קידש בפני עדים אפי' לא אמר אתם עדים מקודשת: הגה ואפילו ייחד עדים יכולים אחרים שראו המעשה להעיד (ריב"ש סי' תע"ט) וצריכים העדים לראות הנתינה ממש לידה או לרשותה אבל אם לא ראו הנתינה ממש לידה אע"פ ששמעו שאמר התקדשי לי בחפץ פלוני ואח"כ יצא מתחת ידה אינן קידושין עד שיראו הנתינה ממש (תשו' רשב"א סי' תש"פ) ואין הולכין בזה אחר אומדנות והוכחות מי שקידש דרך חור שבכותל כגון שאחת פשטה ידה דרך חור ובא אח' ונתן לה קידושין והחור צר וא"א לראות אותה בשעת קידושין והיא אומרת שלא שמעה שקדשה נאמנת במיגו שיכולה לומר שלא היתה ידה רק יד אחרת (רשב"א אלף קע"ט) ובלבד שלא יהיו עדים המכחישים אות' כל עדות שלא נחקר בב"ד לא מקרי עדות לענין קידושין (כך משמע במרדכי ריש אחד דיני ממונות) ולכן אפילו אמרו עדים חוץ לב"ד שנתקדשה יכולים לחזור בהם בב"ד לומר לא נתקדשה וכן להיפך (תשו' הרשב"א הובאה בב"י) עידי קידושין אינם צריכים דרישה וחקירה אם לא בדבר שנראה שיש בו רמאות (רשב"א אל"ף ר"ן) מצאו כתוב בשטר פלוני קידש פלונית ועדים חתומים בו כל זמן שאין השטר מקויים אין לחוש לקידושין (הגהות מרדכי דקידושין) ודלא כיש מי שמחמיר בדבר (מהרי"ק שורש ע"ד):S'il a consacré devant des témoins, même s'il n'a pas dit : « Vous êtes témoins », elle est consacrée. Haga (Rema) : Et même s'il a désigné des témoins, d'autres qui ont vu l'acte peuvent témoigner (Rivach, siman 479). Et les témoins doivent voir le don lui-même, dans sa main ou dans son domaine ; mais s'ils n'ont pas vu le don lui-même dans sa main, bien qu'ils l'aient entendu dire : « Sois consacrée à moi par tel objet », et qu'ensuite l'objet soit sorti de sous sa main à elle, ce ne sont pas des kiddouchin, tant qu'ils n'ont pas vu le don lui-même (Responsa du Rachba, siman 780). Et en cela on ne suit pas les estimations et les indices. Celui qui a consacré à travers un trou dans le mur, par exemple une femme a tendu la main à travers un trou et un autre est venu et lui a donné des kiddouchin, et le trou est étroit, et il est impossible de la voir au moment des kiddouchin, et elle dit qu'elle n'a pas entendu qu'il la consacrait, elle est crue, en vertu d'un migo (argument : elle aurait pu avancer une prétention plus forte), puisqu'elle pourrait dire que ce n'était pas sa main mais la main d'une autre (Rachba, 1179), pourvu qu'il n'y ait pas de témoins qui la contredisent. Tout témoignage qui n'a pas été examiné au tribunal (beit din) n'est pas appelé témoignage en matière de kiddouchin (c'est ce qui ressort du Mordekhaï, début du chapitre E'had Dinei Mamonot). C'est pourquoi, même si des témoins ont dit hors du tribunal qu'elle a été consacrée, ils peuvent se rétracter au tribunal et dire qu'elle n'a pas été consacrée, et de même à l'inverse (responsa du Rachba rapportée dans le Beit Yossef). Les témoins des kiddouchin n'ont pas besoin d'interrogatoire et d'examen (dericha va'hakira), sauf dans une affaire où il semble y avoir de la tromperie (Rachba, 1250). Si l'on a trouvé écrit dans un document : « Untel a consacré Unetelle », avec des témoins signés dessus, tant que le document n'est pas authentifié, il n'y a pas lieu de s'inquiéter des kiddouchin (Hagahot Mordekhaï sur Kiddouchin), contrairement à celui qui est rigoureux en la matière (Maharik, racine 74).
séif 4
- המקדש בפסולי עדות דאוריית' אינן קידושין אבל בפסולי עדות דרבנן או בעדים שהם ספק פסולי תורה אם רוצה לכנוס חוזר ומקדש בעדים כשרים ואם לא רצה לכנוס צריכה גט מספק ואפי' כפרה האשה ואומרת לא קדשתני כופין אותו ליתן גט וכן דין כל קדושי ספק אם רצה לכנוס חוזר ומקדש ודאי ואם לא רצה ליכנוס צריכה גט ממנו מספק ואם עמד אחר וקידשה הרי זו מקודשת לשני מספק וצריכה גט משניהם או מגרש ראשון ונושא שני אבל לגרש שני ולכנוס ראשון לא: הגה החשוד על העריות אע"פ שאין עדים שבא על הערוה רק שחשוד בעלמא (תוס' והרא"ש) פסול לעדות אשה בין לענין קידושין בין לענין גירושין (הרמב"ם) המקדש לפני פסולי עדות דאורייתא מכח רשעתן כגון לפני אנוסים או שאר רשעים י"א חיישינן לקדושין דילמא חזרו בתשובה (ר"י מינץ סי' י"א וכ"כ בא"ח בשם רש"י) ויש מקילין (ב"י ומהר"מ פדוואה סי' ל"ז) מיהו אלו האנוסים שהוצרכו להמיר מכח יראה וא"א להם למלט על נפשם ובצנעה מקיימים המצות הם כשרים לעדות (ריב"ש סי' י"א) י"א הא דאמרי' המקדש בפסולי עדות דרבנן חוששין לקידושין היינו בקידושי דאורייתא אבל בקידושי דרבנן ועדים פסולים מדרבנן אין חוששין לקידושין כלל (ב"י בשם הרשב"ץ בתשובה):Celui qui consacre devant des témoins invalides de la Torah, ce ne sont pas des kiddouchin. Mais devant des témoins invalides d'ordre rabbinique, ou devant des témoins dont l'invalidité selon la Torah est douteuse : s'il veut l'épouser, il la consacre de nouveau devant des témoins valables ; et s'il ne veut pas l'épouser, elle a besoin d'un get par doute ; et même si la femme nie et dit : « Tu ne m'as pas consacrée », on le contraint à donner un get. Et telle est la loi pour tous les kiddouchin douteux : s'il veut l'épouser, il la consacre de nouveau de façon certaine ; et s'il ne veut pas l'épouser, elle a besoin d'un get de lui par doute. Et si un autre s'est levé et l'a consacrée, elle est consacrée au second de façon douteuse, et elle a besoin d'un get des deux ; ou bien le premier divorce et le second l'épouse ; mais que le second divorce et que le premier l'épouse, non. Haga (Rema) : Celui qui est suspecté en matière d'unions interdites (arayot), bien qu'il n'y ait pas de témoins qu'il a eu une relation interdite, mais qu'il est simplement suspecté (Tossefot et le Roch), est invalide pour témoigner dans les affaires d'une femme, aussi bien en matière de kiddouchin qu'en matière de divorce (le Rambam). Celui qui consacre devant des témoins invalides de la Torah en raison de leur impiété, par exemple devant des anoussim (Juifs convertis de force) ou d'autres impies, certains disent que l'on tient compte des kiddouchin, car peut-être se sont-ils repentis (Rabbi Yehouda Mintz, siman 11 ; et ainsi l'écrit le Or'hot 'Hayim au nom de Rachi) ; et certains sont indulgents (Beit Yossef et Maharam de Padoue, siman 37). Toutefois, ces anoussim qui ont été obligés d'apostasier par crainte, qui ne peuvent pas sauver leur vie en fuyant, et qui accomplissent les mitsvot en secret, sont valables pour témoigner (Rivach, siman 11). Certains disent que ce que nous disons, que celui qui consacre devant des témoins invalides d'ordre rabbinique, on tient compte des kiddouchin, c'est pour des kiddouchin de la Torah ; mais pour des kiddouchin d'ordre rabbinique (par exemple d'une mineure orpheline) avec des témoins invalides d'ordre rabbinique, on ne tient pas du tout compte des kiddouchin (Beit Yossef au nom du Rachbats dans une responsa).
séif 5