Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כיצד לשון הקידושין ושיאמר הוא ויתן הוא. ובו י סעיפים:
בכסף כיצד נותן לה בפני שנים פרוטה או שוה פרוטה ואומר לה הרי את מקודשת לי בזה: הגה וי"א שי"ל לה כדת משה וישראל (כל בו) וכן נוהגין לכתחלה וכן נוהגין לקדש בטבעת ויש להם טעם בתיקוני הזוהר (דעת הרב) וה"ה אם אמר לה הרי את מאורסת לי או הרי את לי לאשה וכן בכל לשון שמשמעותו ל' קדושין ודאי באותו מקום ובלבד שהיא תבין שהוא ל' קדושין ואם היה מדבר עמה תחלה על עסקי קדושין ונתן לה אפי' בשתיקה הוי קדושין והוא שעדיין עסוקין באותו ענין וכ"ש אם אמר לשון קדושין ודאי אלא שאינה מבינה אותו דהוו קדושין: הגה י"א דלא בעינן מדברים באותו ענין ממש אלא מדברים מענין לענין באותו ענין שאין מדברים בקידושין רק בצרכי זיווגם (מרדכי סוף האיש מקדש וכ"כ הרשב"א) וי"א דלא בעינן מדברים עמה אלא כל שמדברים לפניה סגי (מרדכי ריש קידושין וכן משמע ל' הטור):Quelle est la formule des kiddouchin, et que ce soit lui qui la dise et lui qui donne. Il contient 10 séifim.
Par de l'argent, comment ? Il lui donne, en présence de deux témoins, une pérouta (la plus petite pièce) ou la valeur d'une pérouta, et lui dit : « Voici, tu m'es consacrée par ceci. »
Haga (Rema) : Et certains disent qu'il doit lui dire : « selon la loi de Moché et d'Israël » (Kol Bo), et tel est l'usage lekhat'hila (a priori). Et de même on a l'usage de consacrer avec un anneau, et ils ont à cela une raison dans les Tikouné Zohar (avis de l'auteur).
Et il en est de même s'il lui a dit : « Voici, tu m'es fiancée », ou « Voici, tu es à moi pour épouse » ; et de même en toute langue dont le sens est certainement une formule de kiddouchin en ce lieu, pourvu qu'elle comprenne que c'est une formule de kiddouchin. Et s'il lui parlait d'abord de l'affaire des kiddouchin et lui a donné l'objet, même en silence, ce sont des kiddouchin, à condition qu'ils soient encore occupés de ce même sujet. Et à plus forte raison, s'il a dit une formule certaine de kiddouchin, mais qu'elle ne le comprend pas (et qu'ils parlaient de ce sujet), ce sont des kiddouchin.
Haga (Rema) : Certains disent qu'il n'est pas nécessaire qu'ils parlent exactement de ce sujet, mais même s'ils passent d'un sujet à l'autre dans ce même domaine, c'est-à-dire qu'ils ne parlent pas des kiddouchin mais seulement des besoins de leur union (Mordekhaï, fin du chapitre Haïch mekadech ; et ainsi l'a écrit le Rachba). Et certains disent qu'il n'est pas nécessaire qu'ils parlent avec elle ; mais il suffit qu'on en parle devant elle (Mordekhaï, début de Kiddouchin ; et c'est ce qui ressort aussi de la formulation du Tour).séif 1
- אמר לה הרי את אשתי הרי את זקוקתי הרי את קנויה לי הרי את ארוסתי הרי את שלי הרי את ברשותי הרי את לקוחתי מקודשת: הגה אם הבינה דבריו או שדברו תחלה מעסקי קידושין (הר"ן והמ"מ) אבל האיש אינו נאמן לומר שלא כיון לשם קדושין (ב"י בשם הרא"ש):S'il lui a dit : « Voici, tu es ma femme », « Voici, tu m'es liée », « Voici, tu m'es acquise », « Voici, tu es ma fiancée », « Voici, tu es mienne », « Voici, tu es en mon pouvoir », « Voici, tu es prise par moi », elle est consacrée.
Haga (Rema) : Si elle a compris ses paroles, ou s'ils ont d'abord parlé de l'affaire des kiddouchin (le Ran et le Maguid Michné). Mais l'homme n'est pas cru pour dire qu'il n'avait pas l'intention de kiddouchin (Beit Yossef, au nom du Roch).séif 2
- אמר לה הרי את מיועדת לי מיוחדת לי עזרתי נגדתי צלעתי סגורתי תחתי עצורתי תפוסתי הרי זו מקודשת בספק: הגה וה"ה אם אמר הרי את חרופתי אבל אמר לה הרי את נשואתי י"א שאינו כלום והוא שהיה מדבר עמה תחלה על עסקי קידושין אבל אם אינו מדבר עמה תחלה על עסקי קדושין אין חוששין למלות אלו: הגה מי שאמר לאשה שנותן לה בשביל אהבה וחבה חוששין לקדושין כי שמא אמר שנותן לה שיהיה אהבה וחבה ביניהם והוי כאלו אמר לה מיועדת לי או מיוחדת לי (תשו' מיי' סוף אישות) י"א דאע"ג דלשונות אלו לא מהני אם לא דבר עמה מעסקי קדושין מ"מ אם היא אומרת שקבלה לשם קדושין הוי ספק קדושין (הר"ן) ואפי' נתן לה בשתיקה ולא דבר כלום והיא והוא אומרים שכוונו לשם קדושין הוי קדושין (במרדכי פ' האיש מקדש ותשו' מוהר"ם) ובמקום דלא הוי קדושין אפי' אם חוזר אח"כ ואמר לה הרי את מקודשת לי צריך לחזור ולטול הכסף ממנה וליתן לה בתורת קדושין (המ"מ בשם הרשב"א):S'il lui a dit : « Voici, tu m'es destinée », « tu m'es réservée », « mon aide », « ma compagne » (litt. « celle qui est vis-à-vis de moi »), « ma côte », « ma renfermée », « sous moi », « ma retenue », « ma saisie », elle est consacrée par doute.
Haga (Rema) : Et il en est de même s'il a dit : « Voici, tu es ma promise » ('haroufati) ; mais s'il lui a dit : « Voici, tu es mon épousée » (nessouati), certains disent que ce n'est rien.
Et cela, à condition qu'il lui ait d'abord parlé de l'affaire des kiddouchin ; mais s'il ne lui a pas d'abord parlé de l'affaire des kiddouchin, on ne tient pas compte de ces mots.
Haga (Rema) : Celui qui a dit à une femme qu'il lui donne quelque chose par amour et affection, on craint des kiddouchin, car peut-être a-t-il dit qu'il lui donne pour qu'il y ait amour et affection entre eux, et c'est comme s'il lui avait dit : « tu m'es destinée » ou « tu m'es réservée » (Techouvot Maïmoniyot, fin des lois du mariage). Certains disent que, bien que ces formules ne soient pas efficaces s'il ne lui a pas parlé de l'affaire des kiddouchin, néanmoins, si elle dit qu'elle l'a reçu en vue de kiddouchin, ce sont des kiddouchin douteux (le Ran). Et même s'il lui a donné l'objet en silence sans rien dire, et qu'elle et lui disent qu'ils avaient l'intention de kiddouchin, ce sont des kiddouchin (dans le Mordekhaï, chapitre Haïch mekadech, et les responsa du Maharam). Et là où ce ne sont pas des kiddouchin, même s'il revient ensuite et lui dit : « Voici, tu m'es consacrée », il doit reprendre l'argent d'elle et le lui donner à nouveau à titre de kiddouchin (Maguid Michné, au nom du Rachba).séif 3
- אמר לה הרי את מקודשת ולא אמר לי אינה מקודשת וכן עיקר (תשו' הרא"ש) אבל יש מחמירין ואומרים דהוי קדושין (תמצאם בתשובת הרשב"א ורמב"ן והרא"ש כלל ל"ו) ואם היה מדבר עמה על עסקי קדושין הרי זו מקודשת ואם קידש תחלה אשה אחת קדושין גמורים ואמר לאחרת בפניה תהא מקודשת ולא אמר לי ידים מוכיחות (פי' כמו שהאוחז בבית יד הכלי מושך עמו הכלי עצמו כן אלה הדברים מוכיחין שמושכין אחריהם לשון לי) נינהו וחוששין לקדושין:S'il lui a dit : « Voici, tu es consacrée », et n'a pas dit « à moi », elle n'est pas consacrée ; et c'est l'essentiel (responsa du Roch) ; mais certains sont rigoureux et disent que ce sont des kiddouchin (tu les trouveras dans les responsa du Rachba, du Ramban et du Roch, règle 36). Et s'il lui parlait de l'affaire des kiddouchin, elle est consacrée. Et s'il a d'abord consacré une femme par des kiddouchin complets, et a dit à une autre en sa présence : « Et toi aussi, sois consacrée », sans dire « à moi », ce sont des yadayim mokhi'hot (« des anses probantes ») (explication : de même que celui qui saisit l'anse d'un récipient tire avec elle le récipient lui-même, ainsi ces paroles prouvent qu'elles entraînent à leur suite le mot « à moi »), et on craint des kiddouchin.
séif 4
- יש מי שאומר שאם כשנתן לה הכסף אמר לה הריני נותנו לך בתורת קדושין הוי כאומר לי: הגה וצריך שיאמר לה לשון המוכיח להבא כגון שאומר הרי הן קדושין או קדושין יהיו אבל אמר הן קדושין לחוד אינו כלום (ב"י בשם תשו' הר"י דוראן):Il y a un avis selon lequel, si, en lui donnant l'argent, il lui a dit : « Je te le donne à titre de kiddouchin », c'est comme s'il avait dit « à moi ».
Haga (Rema) : Et il faut qu'il lui dise une formule qui indique l'avenir, par exemple qu'il dise : « Voici, ce sont des kiddouchin » ou « que ce soient des kiddouchin » ; mais s'il a dit seulement : « ce sont des kiddouchin », ce n'est rien (Beit Yossef, au nom des responsa du Ri Douran).séif 5
- אמר לה הריני אישך הרי בעליך הריני ארוסיך אינו כלום אפי' היה מדבר עמה תחלה על עסקי קדושין משום דכתיב כי יקח ולא שיקח את עצמו (נתן הכסף לא' ואמר לו הרי את חמי ולא אמר בתך מקודשת לי אין בזה כלום (הגהות אלפסי פ"ק דקדושין):S'il lui a dit : « Voici, je suis ton mari », « Voici, je suis ton époux », « Voici, je suis ton fiancé », ce n'est rien, même s'il lui parlait d'abord de l'affaire des kiddouchin, car il est écrit : « Lorsqu'un homme prendra une femme » (Deutéronome 24, 1), et non qu'il se fasse prendre lui-même par elle. (S'il a donné l'argent à un homme et lui a dit : « Voici, tu es mon beau-père », sans dire : « ta fille m'est consacrée », il n'y a là rien (Hagahot Alfassi, premier chapitre de Kiddouchin).)
séif 6
- נתנה היא לו כסף ואמרה הריני מקודשת לך אינה מקודשת:Si elle lui a donné de l'argent et a dit : « Voici, je te suis consacrée », elle n'est pas consacrée.
séif 7
- נתן הוא ואמרה היא אם היה מדבר עמה על עסקי קדושין הוי ודאי קדושין ואם לאו הוי ספק קדושין ואם ענה הבעל הן בשעת נתינה הוי ודאי קדושין אפילו אין עסוקין באותו ענין:Si c'est lui qui a donné et elle qui a dit (la formule), s'il lui parlait de l'affaire des kiddouchin, ce sont des kiddouchin certains ; sinon, ce sont des kiddouchin douteux. Et si le mari a répondu « oui » au moment de donner, ce sont des kiddouchin certains, même s'ils ne sont pas occupés de ce sujet.
séif 8
- נתנה היא ואמרה לו הילך דינר זה מתנה ואתקדש לך ולקחו ואמר לה הרי את מקודשת לי בהנאה זו שקבלתי ממך מתנה אם אדם חשוב הוא הרי זו מקודשת שהנא' יש לה בהיותו נהנה ממנה ובהנאה זו הקנתה עצמה לו וצריך חקירת חכם מי נקרא אדם שאינו חשוב להתירה בלא גט ויש מחמירין אפילו לא אמרה תחלה כשנתנה ואתקדש לך רק נתנה סתם ואמר לה התקדשי כו' ושתקה (תשו' הרשב"א סי' תרי"ג):Si elle a donné et lui a dit : « Prends ce dinar en cadeau et je te serai consacrée », qu'il l'a pris et lui a dit : « Voici, tu m'es consacrée par ce plaisir que j'ai eu à recevoir de toi un cadeau » : si c'est un homme important, elle est consacrée, car elle a du plaisir du fait qu'il accepte un bienfait d'elle, et par ce plaisir elle s'est acquise à lui. Et il faut l'examen d'un sage pour déterminer qui est appelé un homme non important, pour la permettre (à un autre) sans get. Et certains sont rigoureux même si elle n'a pas dit d'abord, en donnant : « et je te serai consacrée », mais qu'elle a donné sans préciser, et qu'il lui a dit : « Sois consacrée… », et qu'elle s'est tue (responsa du Rachba, siman 613).
séif 9
- שיעור הכסף שמקדשין בו משקל חצי שעורה כסף צרוף (עין בי"ד סי' רצ"ד סעיף ו' שיעור שוה פרוטה):La mesure de l'argent avec lequel on consacre est le poids d'une demi-orge d'argent pur (voir Yoré Déa, siman 294, séif 6, la mesure de la valeur d'une pérouta).
séif 10