Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- איזה מהם קודם או חליצה או יבום. ובו ה סעיפים:
מצות יבום קודמת למצות חליצה ואם אינה רוצה להתייבם לשום אחד מהאחים (או בגדול כשרוצה לייבם) בלא טענה מספקת דינה כמורדת וי"א שמצות חליצה קודמת: הגה ואין לה דין מורדת אם אינה רוצה להתייבם ומ"מ אין כופין אותו לחלוץ אלא מטעין אותו אם יכולין להטעותו כגון שאומרים לו חלוץ ע"מ שתתן לך מנה (טור בשם ר"ת והרא"ש) ודוקא אם אינו מאותן שכופין להוציא גבי בעל כמו שנתבאר לעיל סי' קנ"ד ואם שניהם רוצים ביבום אין מניחים אותם לייבם אא"כ ניכר וידוע שמכוונים לשם מצוה (טור בשם ר"ת) וי"א דאם יש לו אשה אחרת שכופין אותו ומנדין אותו עד שיחלוץ (טור בשם סמ"ג) וי"א אפילו בלא אשה אחרת אם אינם מכוונים לשם מצוה והיא אינה רוצה להתייבם ואין יכולים להטעותו כופין אותו לחלוץ והמנהג כסברא הראשונה שאין כופין לחליצה כלל אפילו יודעין בו שנתן עיניו בממון (מהר"ם פדוואה סי' י"ח) אלא מפשרים ביניהם כמו תקנות הקהילות כמו שיתבאר למטה וכל זה כשהוא אומר שרוצה להתייבם ואפשר להתייבם שאין חשש איסור ביבומו אבל אם אומר שאינו רוצה לא לייבם ולא לחלוץ כופין אותו (ב"י בשם ר"ת) ודוקא בבאה מחמת טענה כדרך שנתבאר לעיל סי' קנ"ד (ת"ה סי' ר"ך) מיהו אם אפשר להטעותו ולומר לו שיקח ממון הרבה על החליצה מטעין ליה כדי שלא נצטרך לכוף (נ"י מ"כ) ויזהרו שלא ישלישו הממון ביד שליש כי אז לא יכולין לומר לו משטה היינו בו (מרדכי פ' החולץ) (ועיין לקמן סי' קס"ט סעיף נ'):Lequel des deux a la priorité, la 'halitsa ou le yiboum. Il contient 5 séifim :
La mitsva du yiboum a la priorité sur la mitsva de la 'halitsa. Et si elle ne veut faire le yiboum avec aucun des frères (Haga (Rema) : ou avec l'aîné, lorsqu'il veut faire le yiboum) sans argument suffisant, sa loi est celle de la moredet (épouse rebelle). Et certains disent que la mitsva de la 'halitsa a la priorité. Haga (Rema) : Et selon eux, elle n'a pas la loi de la moredet si elle ne veut pas faire le yiboum ; et néanmoins on ne le contraint pas à faire la 'halitsa, mais on le trompe si l'on peut le tromper, par exemple en lui disant : « Fais la 'halitsa à condition qu'elle te donne un mané (cent zouz) » (le Tour au nom de Rabbénou Tam et du Roch). Et cela uniquement s'il n'est pas de ceux qu'on contraint à renvoyer leur femme dans le cas d'un mari, comme il a été expliqué plus haut, siman 154. Et si tous deux veulent le yiboum, on ne les laisse faire le yiboum que s'il est manifeste et connu qu'ils ont l'intention d'agir pour la mitsva (le Tour au nom de Rabbénou Tam). Et certains disent que s'il a une autre femme, on le contraint et on le met au ban (nidouï) jusqu'à ce qu'il fasse la 'halitsa (le Tour au nom du Smag). Et certains disent : même sans autre femme, s'ils n'ont pas l'intention d'agir pour la mitsva, qu'elle ne veut pas faire le yiboum et qu'on ne peut pas le tromper, on le contraint à faire la 'halitsa. Et l'usage est conforme au premier avis : on ne contraint pas du tout à la 'halitsa, même si l'on sait de lui qu'il a jeté les yeux sur l'argent (Maharam de Padoue, siman 18), mais on fait un compromis entre eux, selon les ordonnances des communautés, comme il sera expliqué plus bas. Et tout cela s'applique lorsqu'il dit qu'il veut faire le yiboum et qu'il est possible de faire le yiboum, sans crainte d'interdit dans son yiboum ; mais s'il dit qu'il ne veut ni faire le yiboum ni la 'halitsa, on le contraint (le Beit Yossef au nom de Rabbénou Tam), et uniquement lorsqu'elle vient avec un argument (valable), de la manière expliquée plus haut, siman 154 (Terouma Hadechen, siman 220). Toutefois, s'il est possible de le tromper en lui disant qu'il prendra beaucoup d'argent pour la 'halitsa, on le trompe, afin de ne pas avoir besoin de le contraindre (Nimoukei Yossef, au nom d'un manuscrit). Et l'on veillera à ne pas déposer l'argent entre les mains d'un tiers (chalich), car alors on ne pourrait plus lui dire : « Nous nous sommes moqués de toi » (Mordekhaï, chapitre Ha'holets). (Et voir plus loin, siman 169, séif 50.)séif 1
- יבמה שנדרה הנאה מיבמה בחיי בעלה או שנדרה הנאה מכל היהודים כופין אותו שיחלוץ לה ואם נדרה לאחר מיתת בעלה מבקשים ממנו שיחלוץ לה וכן אם נתכוונה בנדרה אפילו בחיי בעלה כדי שלא ייבם אותה מבקשים ממנו שיחלוץ לה: הגה היה יבמה כהן והלכה ונתקדשה לאחר כדי שלא יוכל ליבמה דינה כאלו נדרה הנאה ממנו ומ"מ אין כופין אותו לחלוץ הואיל והיא גרמה שאסורה לו (תשובת הרשב"א סי' תת"כ) וי"א שאם רקקה לפני האחים או כדומה לזה וגרמה שאסורה לייבם אין לה דין מורדת הואיל וא"א לה לייבם מעכשיו (רשב"א אלף ר"ב) וכבר נתבאר בסמוך שכל חלוקים אלו למ"ד מצות ייבום קודם אבל למ"ד מצות חליצה קודמת אין לה דין מורדת כלל אם אינה רוצה ביבום:Une yevama qui s'est interdit par vœu de tirer profit de son yavam du vivant de son mari, ou qui s'est interdit par vœu de tirer profit de tous les Juifs, on le contraint à lui faire la 'halitsa. Et si elle a fait le vœu après la mort de son mari, on lui demande (sans contrainte) de lui faire la 'halitsa. Et de même, si elle avait l'intention, par son vœu, même du vivant de son mari, qu'il ne fasse pas le yiboum avec elle, on lui demande de lui faire la 'halitsa. Haga (Rema) : Si son yavam était Cohen, et qu'elle est allée se fiancer à un autre afin qu'il ne puisse pas faire le yiboum avec elle (car elle lui serait alors interdite comme divorcée), sa loi est comme si elle s'était interdit par vœu de tirer profit de lui ; et néanmoins on ne le contraint pas à faire la 'halitsa, puisque c'est elle qui a causé qu'elle lui soit interdite (responsa du Rachba, siman 820). Et certains disent que si elle a craché devant les frères, ou quelque chose de semblable, et a causé qu'il soit interdit de faire le yiboum, elle n'a pas la loi de la moredet, puisqu'il lui est désormais impossible de faire le yiboum (Rachba, siman 1202). Et il a déjà été expliqué ci-dessus que toutes ces distinctions valent pour celui qui dit que la mitsva du yiboum a la priorité ; mais pour celui qui dit que la mitsva de la 'halitsa a la priorité, elle n'a pas du tout la loi de la moredet si elle ne veut pas le yiboum.
séif 2
- יבמה שתבעה היבם לחלוץ והיא אינה רוצה אלא לישאר עגונה אין שומעין לה אפילו היה היבם נשוי (ודינה כמורדת ונתבאר דינה סי' ע"ז):Une yevama à qui le yavam a demandé de faire la 'halitsa, et qui ne veut pas, mais préfère rester agouna (liée, sans pouvoir se remarier), on ne l'écoute pas, même si le yavam était marié (Haga (Rema) : et sa loi est celle de la moredet ; sa loi a été expliquée au siman 77).
séif 3
- כל יבמה שדינה שתחלוץ ולא תתייבם הרי זו נוטלת כתובתה (ושמין לה בגדים כמו לאלמנה) (ריב"ש סי' ש"ך) וכן אם היה יבמה מוכה שחין או שאר מומי אנשים שנתבארו בסימן קנ"ד חולץ לה ונוטלת כתובתה ואפי' היו המומין ההם בבעלה יכולה היא לומר לאחיך הייתי יכולה לקבל ולך איני יכולה לקבל: הגה וה"ה למ"ד מצות חליצה קודמת אע"פ שאין כופין אותו לחלוץ צריך ליתן לה כתובתה מיד שהרי דינה כחלוצה (תשובת ר"ד כהן) וכל זה מדינא אבל הקהילות תקנו תקנה אם יתרצו היבם והיבמה בחליצה יחלוקו כל הנכסים שהניח ואפילו אינה מגיע החצי לכדי כתובה ומנכין לה מחלקה כל מה שבזבזה בחיי בעלה וצריכה לישבע אם לא שהתפשרו עצמם בלא שבועה ומה שנתן הוא במתנת שכ"מ אין מנכין לה מחלקה כלום (מרדכי פרק החולץ) ואותו החצי שמגיע לחלק יורשי הבעל נוטל החולץ ואין לאב ולא לשאר אחין חלק בו אפי' תפסו מוציאין מידן דעיקר התקנה היתה כדי שיתרצו בחליצה ולכן החולץ עיקר בזה (ת"ה סי' ר"ך) ואפי' אם רוצין שאר האחין לחלוק עם גדול האחין ואומרים שהם רוצים לחלוץ אין שומעין להם אם גדול האחין רוצה לחלוץ וכל זה שאין מגיעין חצי הנכסים לכדי כתובתה דודאי אינה נוטלת יותר מכדי כתובתה. ויש דעות אחרות בענין תקנות הקהילות על כן נוהגין להתפשר ביניהם ואפילו יש לה שטר חליצה מן האחין צריכה להתפשר עמהם בממון אם לא שפירשו בהדיא לחלוץ לה בחנם (מהר"ם פדוואה סי' י"ז וכ"ג):Toute yevama dont la loi est qu'elle fasse la 'halitsa et non le yiboum prend sa ketouba (Haga (Rema) : et on lui estime ses vêtements comme pour une veuve (Rivach, siman 320)). Et de même, si son yavam était atteint d'ulcères (mouké che'hin) ou des autres défauts des hommes expliqués au siman 154, il lui fait la 'halitsa et elle prend sa ketouba ; et même si ces défauts étaient chez son mari, elle peut dire : « Ton frère, je pouvais le supporter ; toi, je ne peux pas te supporter. » Haga (Rema) : Et de même selon celui qui dit que la mitsva de la 'halitsa a la priorité : bien qu'on ne le contraigne pas à faire la 'halitsa, il doit lui donner sa ketouba aussitôt, car sa loi est celle d'une 'haloutsa (responsa de Rabbi David Cohen). Et tout cela est selon la stricte loi ; mais les communautés ont institué une ordonnance : si le yavam et la yevama consentent à la 'halitsa, ils partagent tous les biens qu'il (le défunt) a laissés, même si la moitié n'atteint pas le montant de la ketouba ; et on déduit de sa part tout ce qu'elle a dilapidé du vivant de son mari, et elle doit prêter serment, à moins qu'ils n'aient transigé eux-mêmes sans serment ; et ce qu'il (le mari) a donné par donation de mourant (chekhiv mera), on n'en déduit rien de sa part (Mordekhaï, chapitre Ha'holets). Et la moitié qui revient à la part des héritiers du mari, c'est celui qui fait la 'halitsa qui la prend ; ni le père ni les autres frères n'y ont de part : même s'ils l'ont saisie, on la leur retire, car le but essentiel de l'ordonnance était qu'ils consentent à la 'halitsa, et c'est pourquoi celui qui fait la 'halitsa est l'essentiel en cela (Terouma Hadechen, siman 220). Et même si les autres frères veulent partager avec l'aîné des frères et disent qu'ils veulent faire la 'halitsa, on ne les écoute pas si l'aîné des frères veut faire la 'halitsa. Et tout cela vaut lorsque la moitié des biens n'atteint pas le montant de sa ketouba, car sinon, assurément, elle ne prend pas plus que le montant de sa ketouba. Et il y a d'autres avis au sujet des ordonnances des communautés ; c'est pourquoi on a l'usage de transiger entre eux. Et même si elle a un acte de 'halitsa (engagement écrit) des frères, elle doit transiger avec eux pour de l'argent, à moins qu'ils n'aient explicitement précisé qu'ils lui feraient la 'halitsa gratuitement (Maharam de Padoue, simanim 17 et 23).
séif 4
- נולדו בה מומין כשהיא שומרת יבם אם אינו רוצה ליבם חולץ לה ונותן לה כתובה:Si des défauts sont apparus chez elle alors qu'elle attendait le yavam (chomeret yavam), s'il ne veut pas faire le yiboum, il lui fait la 'halitsa et lui donne la ketouba.
séif 5