Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- חיוב מזונות היבמה וקבורתה ודין נכסיה וירושתה. ובו ח סעיפים:
יבמה שלשה חדשים הראשונים ניזונת משל בעלה ומעשה ידיה ליבם מכאן ואילך אינה ניזונית לא משל בעל ולא משל יבם עמד בדין (לאחר שלשה חדשים) (ריב"ש סי' ק"ד) ותבעתו לייבם או לחלוץ (לפני ב"ד) ונתרצה לייבם ואירעו אונס שחלה או שהוצרך לברוח מחמת ממון או מחמת מרדין חייב במזונותיה בלא שבועה:L'obligation de nourrir la yevama et de l'enterrer, et la loi de ses biens et de son héritage. Il contient 8 séifim.
La yevama (veuve soumise au lévirat), les trois premiers mois, est nourrie sur les biens de son mari, et le produit de son travail revient au yavam (beau-frère). À partir de là, elle n'est nourrie ni sur les biens du mari ni sur ceux du yavam. S'il s'est présenté en justice – Haga (Rema) : (après trois mois) (Ribach, siman 104) – et qu'elle lui a demandé d'accomplir le lévirat ou de faire la 'halitsa – Haga (Rema) : (devant le tribunal) – et qu'il a consenti à accomplir le lévirat, mais qu'il lui est survenu un empêchement, qu'il est tombé malade ou qu'il a dû s'enfuir à cause d'une affaire d'argent ou à cause d'oppresseurs, il est tenu de la nourrir, sans serment.séif 1
- הניחה מעוברת הרי זו ניזונית עד שתלד ילדה ולד של קיימא הרי זו ניזונית כל ימי אלמנותה כשאר כל הנשים:S'il (le défunt) l'a laissée enceinte, elle est nourrie jusqu'à ce qu'elle enfante. Si elle a mis au monde un enfant viable, elle est nourrie tous les jours de son veuvage, comme toutes les autres femmes.
séif 2
- נפלה לפני יבם קטן אין לה מזונות עד שיגדל: הגה ילדה ספק נפל שדינה לחלוץ ולא להתייבם כמו שנתבאר לעיל סי' קנ"ו נוטלת כתובתה מיד הג"מ הא דאינה ניזונית משל יבם קטן היינו מנכסיו ואפילו נדוניא שהכניסה לבעלה והחזיק בה אבל לא החזיק בנדוניא שלה כגון שעדיין מונחת ביד שליש ניזונית מנדונייתה כ"ש במקום שהיא אומרת שיתנו הנכסים לידה והיא רוצה לקיים הקרן עד שיגדל הנער ולזון מן הריוח שנותנין המעות לידה (שם בשם הרי"ף):Si elle est échue à un yavam petit (mineur), elle n'a pas droit à la nourriture jusqu'à ce qu'il grandisse. Haga (Rema) : Si elle a mis au monde un enfant qui est peut-être un avorton (nefel), de sorte que sa loi est de faire la 'halitsa et non le lévirat, comme il a été expliqué plus haut, siman 156, elle perçoit sa ketouba immédiatement (Hagahot Maïmoniyot). Ce qu'elle n'est pas nourrie sur les biens du yavam petit, c'est sur ses biens à lui, et même sur la dot qu'elle avait apportée à son mari et dont il a pris possession ; mais s'il n'a pas pris possession de sa dot, par exemple qu'elle est encore déposée entre les mains d'un tiers, elle est nourrie sur sa dot ; à plus forte raison lorsqu'elle dit qu'on lui remette les biens entre les mains et qu'elle veut conserver le capital jusqu'à ce que le garçon grandisse, et se nourrir du bénéfice : on lui remet l'argent entre les mains (ibid., au nom du Rif).
séif 3
- מעשה ידיה שלה לעולם אפילו היא ניזונת ודוקא לאחר שלשה חדשים) (ד"ע):Le produit de son travail lui appartient toujours, même si elle est nourrie – Haga (Rema) : (et ce, seulement après trois mois) (son propre avis).
séif 4
- נפלו לה נכסים בעודה שומרת יבם מוכרת ונותנת וקיים שאין ליבם בהם כלום עד שיכנוס ואפילו עשה בה מאמר וה"ה אם נשארת אלמנה מן האירוסין ונפלו לה בעודה ארוסה שמוכרת ונותנת וקיים דלא עדיף יבם מבעל:Si des biens lui sont échus pendant qu'elle est chomérèt yavam (en attente du lévirat), elle peut vendre et donner, et l'acte est valable, car le yavam n'a sur eux aucun droit tant qu'il ne l'a pas épousée, même s'il a fait avec elle un maamar (consécration rabbinique de la yevama). Et il en est de même si elle est restée veuve à l'issue des fiançailles (erroussin) et que les biens lui sont échus alors qu'elle était fiancée : elle peut vendre et donner, et l'acte est valable, car le yavam n'a pas plus de droits que le mari.
séif 5
- אין ליבם פירות בנכסי מלוג של שומרת יבם ובנכסי צאן ברזל שהכניסה לאחיו אין לו בפירותיהם אלא מחצה ויש מי שכתב שגם בהם אין לו פירות כלל עד שיכנוס: הגה והראשון עיקר וי"א דאפי' נכסי מלוג שנפלו לה בעודה תחת בעלה דינן כנכסי צ"ב ויחלוקו בפירות (הרמב"ן והר"ן פרק האשה) וכן יחלוקו בירושתה אם מתה ובמקום שהפירות שלה כך יכולה למכור בקרקע כפי חלקה בפירות:Le yavam n'a pas les fruits (revenus) des biens de melog (biens propres de la femme) de la chomérèt yavam ; et pour les biens de tson barzel (biens dotaux garantis) qu'elle avait apportés à son frère, il n'a que la moitié de leurs fruits. Et il y a un avis selon lequel il n'a pas du tout les fruits de ceux-là non plus, tant qu'il ne l'a pas épousée. Haga (Rema) : Et le premier avis est l'essentiel. Et certains disent que même les biens de melog qui lui sont échus pendant qu'elle était sous l'autorité de son mari ont la même loi que les biens de tson barzel, et ils partageront les fruits (le Ramban et le Ran, chapitre HaIcha). Et de même, ils partageront son héritage si elle meurt. Et là où les fruits sont à elle, elle peut aussi vendre du terrain à proportion de sa part dans les fruits.
séif 6
- מתה כשהיא שומרת יבם יורשיה יורשין נכסי מלוג שלה וחצי נכסי צאן ברזל (וכן אם נתן לה היבם מתנה יורשיה יורשין אותה) (מהר"מ פדואה סי' י"ז) ויורשי הבעל יורשים עיקר כתובתה ותוספת וחצי נכסי צאן ברזל ויורשי הבעל חייבים בקבורתה: הגה וי"א דכל נכסי צ"ב שלה הם בחזקת יורשי הבעל כמו הכתובה (ר"ת והרא"ש) ואין מוציאין מידם אם הם מוחזקים (כ"כ הר"ן בתשובה) וכ"ז במקום ובזמן שאין כופין לחלוץ אבל במקום ובזמן שכופין לחלוץ א"כ לא היתה ראויה להתייבם י"א דאין הנכסים בחזקת יבם ולכך אם מתה אינה יורשה ולכך במדינות שכופין לחלוץ אינו יורשה לדעת זה (מהרי"ק שורש צ"א) ולענין מי נקרא יורשי הבעל צ"ע כי י"א שהיבם הוא יורש אע"ג דאביהם עדיין חי והוא קודם בירושת הבעל לכל יוצאי יריכו (מהרי"ו סי' מ"א והר"ן פ' האשה ומהר"מ פדואה סי' י"ז) וי"א דהאב יורש דמיד שמתה היבמה פקעה זיקת יבמים ונפלה הירושה לפני הקודם בירושת הבעל (מהרי"ק שורש צ"א) ואע"פ שהסברא נותנת כסברא האחרונה וכן משמע קצת לשון יורשי הבעל אבל סוגית הגמרא והירושלמי פרק האשה שנפלו משמע שהיבם יורש השומרת יבם וא"כ אין לאב חלק בירושתה וכסבר' הראשונה ואם היבמים רבים עיין לקמן סי' קס"ה:Si elle est morte alors qu'elle était chomérèt yavam, ses héritiers héritent de ses biens de melog et de la moitié des biens de tson barzel – Haga (Rema) : (et de même, si le yavam lui a fait un don, ses héritiers en héritent) (Maharam de Padoue, siman 17) – ; et les héritiers du mari héritent du principal de sa ketouba, du supplément (tossefet) et de la moitié des biens de tson barzel ; et les héritiers du mari sont tenus de l'enterrer. Haga (Rema) : Et certains disent que tous ses biens de tson barzel sont en possession présumée des héritiers du mari, comme la ketouba (Rabbénou Tam et le Roch), et on ne les leur retire pas s'ils les détiennent (ainsi l'a écrit le Ran dans une responsa). Et tout cela, dans un lieu et à une époque où l'on ne contraint pas à la 'halitsa ; mais dans un lieu et à une époque où l'on contraint à la 'halitsa, ou si elle n'était pas apte au lévirat, certains disent que les biens ne sont pas en possession présumée du yavam ; c'est pourquoi, si elle meurt, il n'hérite pas d'elle ; et ainsi, dans les pays où l'on contraint à la 'halitsa, il n'hérite pas d'elle selon cet avis (Mahari Kolon, racine 91). Et quant à savoir qui est appelé « héritiers du mari », cela demande réflexion ; car certains disent que c'est le yavam qui hérite, même si leur père est encore vivant, et il passe avant tous les descendants du père pour l'héritage du mari (Mahari Weil, siman 41 ; le Ran, chapitre HaIcha ; Maharam de Padoue, siman 17) ; et certains disent que c'est le père qui hérite, car dès que la yevama est morte, le lien des yevamim disparaît, et l'héritage échoit à celui qui a la priorité dans l'héritage du mari (Mahari Kolon, racine 91). Et bien que la logique incline vers le dernier avis, et que l'expression « héritiers du mari » l'indique aussi quelque peu, la discussion de la Guemara et du Talmud de Jérusalem, au chapitre HaIcha Chenaflou, laisse entendre que le yavam hérite de la chomérèt yavam, et s'il en est ainsi, le père n'a aucune part dans son héritage, selon le premier avis. Et s'il y a plusieurs yevamim, voir plus loin, siman 165.
séif 7
- ראובן שמת ולו שתי נשים ונשארו זקוקות ליבם ומתה אחת מהן אין ליבם שום טענה בנכסים לפי שהשניה בפניו: הגה ספק שומרת יבם שמתה אין יורשי הבעל יורשין אותה דהם ספק ויורשיה ודאי (ב"י בשם הרשב"ץ) ואין ספק מוציא מידי ודאי (כדלקמן סי' קס"ג):Réouven, qui est mort en laissant deux femmes, qui sont restées liées au yavam, et l'une d'elles est morte : le yavam n'a aucune revendication sur ses biens, car la seconde est devant lui (il peut accomplir le lévirat avec elle, de sorte que la défunte n'était pas nécessairement sa yevama). Haga (Rema) : Une femme dont il est douteux qu'elle soit chomérèt yavam, et qui est morte, les héritiers du mari n'héritent pas d'elle, car eux sont héritiers douteux et ses héritiers à elle sont certains (Beit Yossef, au nom du Rachbats), et le doute ne retire pas un bien au certain (comme plus loin, siman 163).
séif 8