Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דין המביא גט בח"ל. ובו יח סעיפים:
שליח שהביא גט ממקום למקום בח"ל או מא"י לח"ל או מח"ל לא"י אם היה השליח עומד בשעת כתיבת הגט וחתימתו ה"ז אומר בפני שנים בפני נכתב ובפני נחתם ואח"כ יתן לה בפניהם ותתגרש בו ואע"פ שאין עידיו ידועים אצלנו ואפי' היו שמות עידיו כשמות הכותים אין חוששין להם ואם בא הבעל ועמד וערער אין משגיחין בו לפיכך אף הנשים שאינן נאמנות לומר מת בעלה נאמנות להביא גט זה ולומר בפ"נ ובפ"נ וכן שליח שהביא גט מא"י ואמר בפני נכתב ובפני נחתם אע"פ שאינו צריך אם יבא הבעל ויערער אין משגיחין בו ואם אין השליח עומד בשעת כתיבה וחתימה אל ינתן לה אא"כ נתקיים בחותמיו ויש לשליח להיות מכלל הג' שקיימו אותו ואם לא נתקיים ונתן לה ה"ז פסול עד שיתקיים ואם בא הבעל וערער ולא נתקיים אינה מגורשת אבד הגט הרי זו ספק מגורשת ומפני מה הצריכו לומר בפ"נ ובפ"נ בח"ל כדי שלא תהיה האשה צריכה לקיימו אם יבא הבעל ויערער מפני שאין עדים מצויים לקיימו ממקום למקום בח"ל ונ"ל דהאידנא אפי' בא"י צ"ל בפ"נ ובפ"נ: הגה ובזמן הזה המביא גט אפי' מבית לבית בעיר אחת צ"ל בפני נכתב ובפני נחתם (תוס' ריש גיטין) וע"ל סי' קמ"א סעיף נ"ה דאין ליתנו בזמן שהבעל בעיר י"א דאם יש לשליח הרשאה וכתב בה מי הם עידי הגט דזה מקרי נתקיים בחותמיו וא"כ אין השליח צ"ל בפני נכתב ובפני נחתם (רשב"א סי' תקס"א ומרדכי ריש התקבל) ויש חולקים ואומרים דהרשאה לא מקרי קיום (ריב"ש סימן שי"ח ובסדרים) וכן נוהגין דשליח אומר בפני נכתב ובפני נחתם אף כשיש לו הרשאה ואין לשנות:Loi de celui qui apporte un guet de hors de la Terre d'Israël. Il contient dix-huit séifim :
Un émissaire qui a apporté un guet d'un lieu à un autre hors de la Terre d'Israël, ou de la Terre d'Israël vers l'extérieur, ou de l'extérieur vers la Terre d'Israël : si l'émissaire était présent au moment de l'écriture du guet et de sa signature, il dit devant deux personnes : « Devant moi il a été écrit et devant moi il a été signé » (bephanaï nikhtav ouvephanaï ne'htam), puis il le lui donne devant eux, et elle est divorcée par lui ; et bien que ses témoins ne nous soient pas connus, et même si les noms de ses témoins étaient comme des noms de Koutim (non-Juifs), on ne s'en inquiète pas ; et si le mari vient se dresser et contester, on n'y prête pas attention. C'est pourquoi même les femmes, qui ne sont pas crues pour dire que son mari est mort, sont crues pour apporter ce guet et dire « Devant moi il a été écrit et devant moi il a été signé ». Et de même, un émissaire qui a apporté un guet de la Terre d'Israël (d'un lieu à un autre en Terre d'Israël) et a dit « Devant moi il a été écrit et devant moi il a été signé », bien qu'il n'en ait pas besoin, si le mari vient contester, on n'y prête pas attention. Et si l'émissaire n'était pas présent au moment de l'écriture et de la signature, on ne le lui donnera pas, à moins qu'il n'ait été authentifié par ses signataires ; et l'émissaire peut faire partie des trois qui l'authentifient. Et s'il n'a pas été authentifié et qu'il le lui a donné, il est invalide jusqu'à ce qu'il soit authentifié ; et si le mari vient contester et qu'il n'a pas été authentifié, elle n'est pas divorcée ; si le guet est perdu, elle est divorcée de façon douteuse. Et pourquoi a-t-on exigé de dire « Devant moi il a été écrit et devant moi il a été signé » hors de la Terre d'Israël ? Afin que la femme n'ait pas besoin de l'authentifier si le mari vient contester, parce que des témoins ne se trouvent pas facilement pour l'authentifier d'un lieu à l'autre hors de la Terre d'Israël. Et il me semble qu'aujourd'hui, même en Terre d'Israël, il faut dire « Devant moi il a été écrit et devant moi il a été signé ». Haga (Rema) : Et à notre époque, celui qui apporte un guet, même d'une maison à l'autre dans une même ville, doit dire « Devant moi il a été écrit et devant moi il a été signé » (Tossefot, début de Guittin). Et voir plus haut, siman 141, séif 55, qu'on ne doit pas le donner lorsque le mari est dans la ville. Certains disent que, si l'émissaire a une procuration où il est écrit qui sont les témoins du guet, cela est appelé « authentifié par ses signataires », et alors l'émissaire n'a pas besoin de dire « Devant moi il a été écrit et devant moi il a été signé » (Rachba, siman 561, et Mordekhaï, début du chapitre « Hitkabel ») ; et certains contestent et disent que la procuration n'est pas appelée authentification (Rivach, siman 318, et dans les Sedarim). Et tel est l'usage : l'émissaire dit « Devant moi il a été écrit et devant moi il a été signé » même lorsqu'il a une procuration, et il ne faut pas changer.séif 1
- בעל שהביא ראיה ברורה בשני עדים שגט זה שנאמר בו בפני נכתב ובפני נחתם מזוייף הוא ה"ז בטל:Un mari qui a apporté une preuve claire, par deux témoins, que ce guet, au sujet duquel on a dit « Devant moi il a été écrit et devant moi il a été signé », est falsifié : il est annulé.
séif 2
- כשם שא"צ לקיים הגט כשאומר בפני נכתב ובפני נחתם כך א"צ לקיים עידי השליחות אלא נאמן לומר שהבעל עשאו שליח (בעדים) אע"פ שאין מכירין חתימת עידי השליחות או אפי' אין לו שום עדות בשליחות אלא שאמר שהבעל עשאו שליח כראוי נאמן (וע"ל סי' קמ"א סעיף י"א וסעיף ל"ד כיצד נוהגין לכתחלה):De même qu'il n'est pas nécessaire d'authentifier le guet lorsqu'il (l'émissaire) dit « Devant moi il a été écrit et devant moi il a été signé », de même il n'est pas nécessaire d'authentifier les témoins de la mission ; il est cru pour dire que le mari l'a fait émissaire – Haga (Rema) : (devant témoins) – bien qu'on ne reconnaisse pas la signature des témoins de la mission ; et même s'il n'a aucun témoignage sur la mission, mais dit que le mari l'a fait émissaire comme il convient, il est cru. Haga (Rema) : (voir plus haut, siman 141, séif 11 et séif 34, comment on agit lekhat'hila.)
séif 3
- בד"א שנתנו לה בפני ב' כשאין השליח קרוב או פסול אבל אם הוא קרוב או פסול צריך ליתנו לה בפני ג' זולתו: הגה וי"א דיש להחמיר אפי' אין השליח קרוב או פסול ליתנו לה לפני ג' כדי שלא יבא ליתנו לה בפני שנים אף כשהוא קרוב או פסול (טור בשם הרי"ף) וכן נוהגין ויש מחמירין עוד ליטול שנים אחרים לעידי מסירה ולא יהיו קרובי' לדיינים ולא לאיש ולא לאשה גם הג' שיושבים לא יהיו קרובים לעידי הגט ולא לשליח (בסדר גיטין) וע"ל סי' קמ"א סעיף ל"ג יש מחמירים ואומרים דהרב הנוטל שכר מסדר נתינת הגט לא יהיה א' מג' היושבים לדיינים אלא יושיב ג' אחרים והרב שואל כל השאלות ומסדר הנתינה (בסדר גיטין כן עשה מהרא"י):En quel cas cela est-il dit, qu'il le lui donne devant deux personnes ? Lorsque l'émissaire n'est ni parent ni invalide au témoignage ; mais s'il est parent ou invalide, il doit le lui donner devant trois personnes en dehors de lui. Haga (Rema) : Et certains disent qu'il faut être rigoureux, même si l'émissaire n'est ni parent ni invalide, et le lui donner devant trois, afin qu'on n'en vienne pas à le lui donner devant deux même lorsqu'il est parent ou invalide (Tour au nom du Rif) ; et tel est l'usage. Et certains sont encore plus rigoureux et prennent deux autres personnes comme témoins de la remise, qui ne seront parents ni des juges, ni de l'homme, ni de la femme ; de même, les trois qui siègent ne seront parents ni des témoins du guet, ni de l'émissaire (Séder Guittin) ; et voir plus haut, siman 141, séif 33. Certains sont rigoureux et disent que le rav qui reçoit un salaire pour ordonner la remise du guet ne sera pas l'un des trois qui siègent comme juges ; il fera plutôt siéger trois autres personnes, et le rav pose toutes les questions et ordonne la remise (Séder Guittin ; ainsi a fait le Maharaï).
séif 4
- אותם שנתנו לה בפניהם אין צריכין לישב וכשאומר השליח בפני נכתב ובפני נחתם צריך לעמוד ויש מי שאומר שלכתחלה צריכים לישב אותם שאומר בפניהם בפני נכתב ובפני נחתם ולכתחלה יתנו לה ביום ולא בלילה (תוס' ריש גיטין) .Ceux devant qui il le lui donne n'ont pas besoin de siéger ; et lorsque l'émissaire dit « Devant moi il a été écrit et devant moi il a été signé », il doit se tenir debout. Et il y a un avis selon lequel, lekhat'hila, ceux devant qui il dit « Devant moi il a été écrit et devant moi il a été signé » doivent siéger. Haga (Rema) : Et lekhat'hila, on le lui donnera de jour et non de nuit (Tossefot, début de Guittin).
séif 5
- אומר בפני נכתב ובפני נחתם בשעה שנותנו ליד האשה או סמוך לו מיד תוך כדי דיבור לפיכך נתנו לה ולא הספיק לומר בפני נכתב ובפני נחתם עד שנשתתק פסול עד שיתקיים בחותמיו:Il dit « Devant moi il a été écrit et devant moi il a été signé » au moment où il le donne en main de la femme, ou aussitôt après, dans le délai d'une parole (tokh kedé dibour). C'est pourquoi, s'il le lui a donné et n'a pas eu le temps de dire « Devant moi il a été écrit et devant moi il a été signé » avant de devenir muet, il est invalide jusqu'à ce qu'il soit authentifié par ses signataires.
séif 6
- אם איחר מלאומרו יותר מתוך כדי דיבור או שלא אמרו (בפני האשה) (טור) או שנתנו לה בינו לבינה אע"פ שנשאת נוטלו ממנו וחוזר ונותנו לה בפני שנים ואומר בפניהם בפ"נ ובפני נחתם ואם לא נטלו ממנה הרי זה פסול עד שיתקיים בחותמיו: הגה ולכן אלם לא יוכל להביא גט אע"פ שיוכל לכתוב בפני נכתב ובפני נחתם דצ"ל בפיו (ריב"ש סי' ר"מ) וי"א דצריך לאמרו בלשון הקודש והיינו בפ"נ ובפני נחתם (כן משמע מהרא"ש פ"ק מסדר גיטין) ואם עם הארץ הוא מקרין אותו מלה במלה ומודיעים לו בלע"ז הפירוש (גם זה בסדרים) מיהו בדיעבד אם אמרו בלשון לע"ז נראה לי דכשר:S'il a tardé à le dire au-delà du délai d'une parole, ou ne l'a pas dit – Haga (Rema) : (devant la femme) (Tour) – ou s'il le lui a donné seul à seule, même si elle s'est remariée, il le lui reprend et le lui redonne devant deux personnes, et dit devant elles « Devant moi il a été écrit et devant moi il a été signé » ; et s'il ne le lui a pas repris, il est invalide jusqu'à ce qu'il soit authentifié par ses signataires. Haga (Rema) : C'est pourquoi un muet ne peut pas apporter de guet, bien qu'il puisse écrire « Devant moi il a été écrit et devant moi il a été signé », car il doit le dire de sa bouche (Rivach, siman 240). Et certains disent qu'il faut le dire en langue sainte, c'est-à-dire « bephanaï nikhtav ouvephanaï ne'htam » (c'est ce qui ressort du Roch, premier chapitre, et du Séder Guittin) ; et si c'est un ignorant (am haarets), on le lui fait réciter mot à mot et on lui fait connaître le sens en langue vernaculaire (cela aussi dans les Sedarim). Toutefois, bediavad (a posteriori), s'il l'a dit en langue vernaculaire, il me semble que c'est valide.
séif 7
- ואם לא אמר השליח בפני נכתב ובפני נחתם ומת הבעל אין תקנה ליטלו ממנה ולחזור וליתנו לה ולומר בפני נכתב ובפני נחתם ואין לו תקנה אלא להתקיים בחותמיו:Et si l'émissaire n'a pas dit « Devant moi il a été écrit et devant moi il a été signé » et que le mari est mort, il n'y a pas de remède consistant à le lui reprendre, le lui redonner et dire « Devant moi il a été écrit et devant moi il a été signé » ; il n'y a d'autre remède que de l'authentifier par ses signataires.
séif 8
- שליח שעושה שליח יעשנו בפני ב"ד דהיינו שנים והוא מצטרף מהם אם הוא כשר לדין ואומר בפני נכתב ובפ"נ בשעה שנותנו לשליח וכן אחר לאחר עד מאה וכל אחד אומר בפני ב"ד (בשעת נתינה או תוך כדי דיבור) (בסדר גיטין) שליח ב"ד אני וכן יאמר האחרון כשנותנו לידה: הגה ולאו דוקא האי לישנא אלא ה"ה אם אומר אני השליח נעשיתי לפני ב"ד סגי (מ"כ תקון ישן) ואפי' לא אמר כלום אם יש לו הרשאה והוא במקום עיגון יש להקל (ריב"ש סי' שי"ח) וכך יאמר כל א' לחבירו הנני פלוני בר פלוני ממנה אותך פלוני בר פלוני להיות שליח במקומי בחריקאי ויהיה ידך כידי כו' לגרש פלונית בת פלוני אשתו של פלוני בר פלוני בכל מקום שתמצאנה והנני נותן לך רשות לעשות שליח ושליח שליח וכו' ומיד שיגיע הגט ליד פלונית בת פלוני אשת פלוני תהא מגורשת וכו' (הכל בסדר גיטין) כדרך שנתבאר לקמן בסדר הגט סעיף ל' ואין שליח ב"ד צריך הרשאה כמו שליח הראשון אבל נוהגין בהרשאה כמו בשליח הראשון (ריב"ש סי' נ"ג) וע"ל סי' קמ"א סעיף כ"ד ואפי' לא היו חתומים על ההרשאה רק ב' וכתבו בל' עדות ולא בל' דיינות נאמן השליח השני לומר שהיו ג' או שהוא היה עמהם ולא שייך בזה אין עד נעשה דיין (ריב"ש סי' שי"ח) ולא חיישינן לב"ד טועין אא"כ אנו מכירין באותן שסדרו הגט שאין בקיאין שאז אפילו כתוב כהוגן חוששים להם (גם זה שם):Un émissaire qui fait un autre émissaire le fera devant un tribunal, c'est-à-dire deux personnes, et lui-même se joint à eux s'il est apte à juger ; et il dit « Devant moi il a été écrit et devant moi il a été signé » au moment où il le donne à l'émissaire ; et de même l'un à l'autre, jusqu'à cent ; et chacun dit devant le tribunal – Haga (Rema) : (au moment de la remise ou dans le délai d'une parole) (Séder Guittin) – « Je suis l'émissaire du tribunal » ; et ainsi dira le dernier lorsqu'il le donne en sa main à elle. Haga (Rema) : Et ce n'est pas forcément cette formule ; il en est de même s'il dit : « Moi, l'émissaire, j'ai été fait émissaire devant un tribunal » : cela suffit (d'après un écrit trouvé, Tikoun Yachan). Et même s'il n'a rien dit, s'il a une procuration et que c'est un cas d'igoun (risque que la femme reste « enchaînée », sans pouvoir se remarier), on peut être indulgent (Rivach, siman 318). Et ainsi chacun dira à son compagnon : « Me voici, Untel fils d'Untel, qui te nomme, toi Untel fils d'Untel, pour être émissaire à ma place, en mon lieu (be'harikaï), et que ta main soit comme ma main, etc., pour divorcer Une telle fille d'Untel, femme d'Untel fils d'Untel, en tout lieu où tu la trouveras ; et je te donne la permission de faire un émissaire, et un émissaire d'émissaire, etc. ; et dès que le guet parviendra en main d'Une telle fille d'Untel, femme d'Untel, elle sera divorcée, etc. » (tout cela dans le Séder Guittin), de la manière exposée plus loin dans l'ordre du guet (Séder haGuet), séif 30. Et l'émissaire du tribunal n'a pas besoin de procuration comme le premier émissaire ; mais l'usage est de lui en donner une, comme au premier émissaire (Rivach, siman 53) ; voir plus haut, siman 141, séif 24. Et même si seulement deux personnes ont signé la procuration, et qu'elles ont écrit en termes de témoignage et non en termes de jugement, le second émissaire est cru pour dire qu'ils étaient trois, ou que lui-même était avec eux ; et le principe « un témoin ne devient pas juge » ne s'applique pas ici (Rivach, siman 318). Et l'on ne craint pas que le tribunal se soit trompé, à moins que nous ne sachions que ceux qui ont ordonné le guet ne sont pas experts ; car alors, même si c'est écrit correctement, on s'en méfie (cela aussi là-bas).
séif 9
- כשבא לעשות שליח אחר א"צ שיהיה בפניו אלא אומר בב"ד הרי פלוני שלוחי אפי' שלא בפניו וכן יכול למסור שליחות לב"ד שהם יעשו שלוחים אחרים ויכולים לעשות שליח שלא בפני שליח ראשון: הגה וי"א דלא מהני שיאמר שליח ב"ד אני מאחר שלא שמע שהשליח אומר בפני נכתב ובפני נחתם אלא צריך שיהיה לו הרשאה או שיתקיים הגט בחותמיו (ריב"ש סי' נ"ג) .Lorsqu'il vient faire un autre émissaire, il n'est pas nécessaire que celui-ci soit en sa présence ; il dit au tribunal : « Voici, Untel est mon émissaire », même hors de sa présence. Et de même, il peut remettre la mission au tribunal, pour qu'il fasse d'autres émissaires ; et ils peuvent faire un émissaire hors de la présence du premier émissaire. Haga (Rema) : Et certains disent qu'il ne suffit pas qu'il dise « Je suis l'émissaire du tribunal », puisqu'il n'a pas entendu l'émissaire dire « Devant moi il a été écrit et devant moi il a été signé » ; il faut plutôt qu'il ait une procuration, ou que le guet soit authentifié par ses signataires (Rivach, siman 53).
séif 10
- הסומא בשני (עיניו) אינו יכול להביא גט של חוצה לארץ מפני שאינו יכול לומר בפני נכתב ובפני נחתם לפיכך אם נכתב ונחתם בפניו כשהוא פתוח ונסתמא ה"ז אומר בפני נכתב וב"נ ונותנו לה והוא שמכיר האשה בטביעות קול ואם אינו מכירה בטביעות קול לא מהני מה שאחרים אומרים לו שהיא זאת אע"ג דמהני בפקח (ובעינן גבי פקח שני עדים כשרים שאינן קרובים ולא פסולים) (ת"ה סי' רל"ח) .L'aveugle des deux – Haga (Rema) : (yeux) – ne peut pas apporter un guet de l'extérieur de la Terre d'Israël, parce qu'il ne peut pas dire « Devant moi il a été écrit et devant moi il a été signé ». C'est pourquoi, s'il a été écrit et signé devant lui alors qu'il voyait, et qu'il est devenu aveugle, il dit « Devant moi il a été écrit et devant moi il a été signé » et le lui donne, à condition qu'il reconnaisse la femme à l'empreinte de sa voix ; et s'il ne la reconnaît pas à sa voix, ce que d'autres lui disent – que c'est elle – n'est d'aucune utilité, bien que cela soit utile pour un voyant – Haga (Rema) : (et pour le voyant, il faut deux témoins aptes, qui ne soient ni parents ni invalides) (Teroumat HaDéchen, siman 238).
séif 11
- אם יש עדים שהבעל מסר לסומא זה גט זה לגירושין כשר שהרי כיון שיש עדים אינו צ"ל בפני נכתב וב"נ ויהיב לה באפי הנהו סהדי גופייהו אם נתקיים בחותמיו כשר בכל גוונא:S'il y a des témoins que le mari a remis à cet aveugle ce guet pour le divorce, c'est valide ; car puisqu'il y a des témoins, il n'a pas besoin de dire « Devant moi il a été écrit et devant moi il a été signé », et il le lui donne devant ces témoins eux-mêmes. S'il a été authentifié par ses signataires, c'est valide de toute façon.
séif 12
- האיש שנתן גט לאשתו ונכתב ונחתם בפניה ואמר לה הרי את שליח להולכה עד ב"ד פלוני והם יעמידו שליח ויתנו ליך גט זה ותתגרשי בו הרי זו נאמנת לומר בפניהם בפני נכתב וב"נ (וצריכה לאמרו בשעה שהגט יוצא מתחת ידה) (טור והרא"ש) והם נוטלים אותו ונותנים לשליח ליתנו לה כמאמר הבעל ואם לא התנה עליה הבעל תנאי זה והרי הגט יוצא מתחת ידה אינה צריכה לומר כלום והרי היא בחזקת מגורשת ואע"פ שלא נתקיימה חתימת ידי העדים שעדים החתומים על הגט כמי שנחקרה עדותן בב"ד דמי כ"ז שאין מערער ואפי' אמר לה אל תתגרשי בו אלא בב"ד פלוני תנאה בעלמא הוא וכשתבא לאותו ב"ד והגט ברשותה מתגרשת בקבלתה ראשונה וא"צ לומר ב"נ וב"נ:L'homme qui a donné un guet à sa femme – il a été écrit et signé en sa présence – et lui a dit : « Te voici émissaire de transmission jusqu'au tribunal untel ; ils désigneront un émissaire et te donneront ce guet, et tu seras divorcée par lui » : elle est crue pour dire devant eux « Devant moi il a été écrit et devant moi il a été signé » – Haga (Rema) : (et elle doit le dire au moment où le guet sort de sous sa main) (Tour et Roch) – et ils le prennent et le donnent à un émissaire pour qu'il le lui donne, selon la parole du mari. Et si le mari ne lui a pas posé cette condition et que le guet sort de sous sa main, elle n'a rien à dire, et elle a le statut présumé de divorcée, bien que la signature des témoins n'ait pas été authentifiée ; car des témoins signés sur le guet sont considérés comme ceux dont le témoignage a été examiné au tribunal, tant qu'il n'y a pas de contestataire. Et même s'il lui a dit : « Ne sois divorcée par lui que devant le tribunal untel », c'est une simple condition ; et lorsqu'elle viendra à ce tribunal avec le guet en sa possession, elle est divorcée par sa première réception, et elle n'a pas besoin de dire « Devant moi il a été écrit et devant moi il a été signé ».
séif 13
- ויש חולקים ואומרים שאין להתירה לינשא ע"י גט שיוצא מתחת ידה אם לא נתקיים בחותמיו אע"פ שאין עליו עוררים שמעולם לא שמעו מי שנהג קולא כזו: הגה בעל שמביא גט לאשתו והוא בעצמו הוליכו ממקום שכתבו אותו עד מקום הנתינה צריך למסרו לה כשליח וצריך לומר בפני נכתב ובפני נחתם כמו השליח כדי שלא נבא לטעות גם בשליח אחר מאחר שעכשיו אינן בני תורה (ב"י בשם א"ח):Et certains contestent et disent qu'on ne doit pas lui permettre de se remarier par un guet qui sort de sous sa main s'il n'a pas été authentifié par ses signataires, même s'il n'y a pas de contestataires, car on n'a jamais entendu que quelqu'un ait pratiqué une telle indulgence. Haga (Rema) : Un mari qui apporte un guet à sa femme, et qui l'a lui-même transporté du lieu où on l'a écrit jusqu'au lieu de la remise, doit le lui remettre comme un émissaire et doit dire « Devant moi il a été écrit et devant moi il a été signé » comme l'émissaire, afin qu'on n'en vienne pas à se tromper aussi pour un autre émissaire, puisque aujourd'hui les gens ne sont pas versés dans la Torah (Beit Yossef au nom de l'Or'hot 'Hayim).
séif 14
- נכתב מקצת הגט בפניו ונחתם כולו בפניו אם מקצתו הראשון הוא ה"ז אומר ב"נ וב"נ אפי' לא נכתב בו אלא שיטה אחת בפניו ואפי' שמע קול קולמוס כותב וחתמו העדים בפניו ה"ז אומר בפני נכתב וב"נ וכן אם יצא הסופר לשוק וחזר והשלים הגט אינו חושש שמא אחר מצאו ואמר לו ולשם אשה אחרת כתבו ואם בא להחמיר ולעמוד על כתיבת כולו אין שומעין לו שלא להוציא לעז על גיטין הראשונים וכל זה בכתיבתו אבל בחתימתו צריך לעמוד עליהם מתחלה ועד סוף:Si une partie du guet a été écrite devant lui et qu'il a été signé entièrement devant lui : si c'est sa première partie, il dit « Devant moi il a été écrit et devant moi il a été signé », même si une seule ligne a été écrite devant lui ; et même s'il a entendu le bruit du calame qui écrivait, et que les témoins l'ont signé devant lui, il dit « Devant moi il a été écrit et devant moi il a été signé ». Et de même, si le scribe est sorti au marché puis est revenu et a achevé le guet, il ne craint pas qu'un autre l'ait rencontré et lui ait dit de l'écrire, et qu'il l'ait écrit au nom d'une autre femme. Et s'il veut être rigoureux et assister à l'écriture de tout le guet, on ne l'écoute pas, afin de ne pas jeter de discrédit sur les guittin précédents. Et tout cela concerne son écriture ; mais pour sa signature, il doit être présent auprès d'eux (les témoins) du début à la fin.
séif 15
- אמר בפני נכתב ולא אמר ב"נ או שאמר בפני נחתם ולא אמר ב"נ או שאמר בפני נכתב חציו האחרון ונחתם כלו או שאמר ב"נ כלו ונחתם עד אחד אבל לא העד השני אינו כלום אפי' אם הוא אחד מעידי הגט ואמר העד האחד חתם בפני וזאת היא חתימתו יתקיים בחותמיו ואם העיד הוא ואחר עמו על חתימת העד השני שלא חתם בפניו שפיר דמי ואצ"ל אם העידו שנים אחרים על חתימת אותו העד שלא חתם בפניו:S'il a dit « Devant moi il a été écrit » et n'a pas dit « Devant moi il a été signé », ou s'il a dit « Devant moi il a été signé » et n'a pas dit « Devant moi il a été écrit », ou s'il a dit « Devant moi a été écrite sa seconde moitié, et il a été signé entièrement », ou s'il a dit « Devant moi il a été écrit entièrement, et un témoin a signé, mais pas le second témoin » : cela n'est rien. Même s'il est l'un des témoins du guet et dit : « L'un des témoins a signé devant moi, et ceci est sa signature », il doit être authentifié par ses signataires. Et si lui et un autre avec lui ont témoigné sur la signature du second témoin, qui n'a pas signé devant lui, c'est bien ; et à plus forte raison si deux autres ont témoigné sur la signature de ce témoin qui n'a pas signé devant lui.
séif 16
- היו שלשה עדים חתומים בו והשנים חתמו בפניו אף על פי שהאחד חתם שלא בפניו אין בכך כלום:Si trois témoins y étaient signés, et que deux ont signé devant lui, bien que l'un ait signé hors de sa présence, cela ne fait rien.
séif 17
- עשה הבעל שנים שלוחים להוליך גט לאשתו אע"פ שלא נכתב ונחתם בפניהם נותנים אותו לה ותהיה מגורשת והוא שהיו כשרים להעיד שהרי אין הבעל יכול לערער בגט זה אע"פ שאינו מקויים שהרי שלוחיו הם עדיו (וי"א דאם בא הבעל וערער צריך להתקיים בחותמיו) (טור וכן משמע מהר"ן לדעת ב"י) וי"א שאפי' לא עשה שליח אלא אחד והשני מעיד שבפניו נתן הבעל לזה הגט להוליך לאשתו א"צ לומר בפני נכתב וב"נ ויש מי שמצריך בזה שימסרנו בפני עידי שליחות עצמם:Si le mari a fait deux émissaires pour apporter un guet à sa femme, bien qu'il n'ait pas été écrit et signé devant eux, ils le lui donnent et elle est divorcée, à condition qu'ils soient aptes à témoigner ; car le mari ne peut pas contester ce guet, bien qu'il ne soit pas authentifié, puisque ses émissaires sont ses témoins – Haga (Rema) : (et certains disent que, si le mari vient contester, il doit être authentifié par ses signataires) (Tour ; et c'est ce qui ressort du Ran selon le Beit Yossef) – et certains disent que, même s'il n'a fait qu'un seul émissaire et que le second témoigne que c'est devant lui que le mari a donné à celui-ci le guet pour l'apporter à sa femme, il n'a pas besoin de dire « Devant moi il a été écrit et devant moi il a été signé » ; et il y a un avis qui exige dans ce cas qu'il le remette devant les témoins de la mission eux-mêmes.
séif 18
- שנים שמביאים גט ואחד אומר ב"נ ואחד אומר בפ"נ אם אין שליח אלא אחד מהם לא ינתן לה עד שיתקיים בחותמיו וכן אם שנים אומרים בפנינו נכתב ואחד שלישי אומר בפ"נ אם אין שליח אלא אחד לא ינתן לה עד שיתקיים בחותמיו אמר אחד בפ"נ ושנים אומרים בפנינו נחתם אע"פ שאינו יוצא מתחת ידם כשר שהרי נתקיים בחותמיו: הגה י"א דאם הביא השליח הגט מקויים בחותמיו אף ע"פ שאין מכירין חתימות דייני הקיום מ"מ במקום דחק ועיגון יש להקל ולסמוך עליו אע"פ שלא אמר השליח בפ"נ ובפ"נ הואיל וא"א להחזיר ולומר יש לסמוך על החתימות דמן התורה עדים החתומים על השטר כמו שנחקרה עדותן בב"ד דמי (ב"י בשם רשב"ץ):Deux personnes apportent un guet ; l'un dit « Devant moi il a été écrit » et l'autre dit « Devant moi il a été signé » : si l'un d'eux seulement est émissaire, on ne le lui donnera pas jusqu'à ce qu'il soit authentifié par ses signataires. Et de même, si deux disent « Devant nous il a été écrit » et un troisième dit « Devant moi il a été signé », s'il n'y a qu'un seul émissaire, on ne le lui donnera pas jusqu'à ce qu'il soit authentifié par ses signataires. Si un seul a dit « Devant moi il a été écrit » et que deux disent « Devant nous il a été signé », bien qu'il ne sorte pas de leur main, c'est valide, car il a été authentifié par ses signataires. Haga (Rema) : Certains disent que, si l'émissaire a apporté le guet authentifié par ses signataires (par un acte de validation), bien qu'on ne reconnaisse pas les signatures des juges de la validation, néanmoins, en cas de nécessité pressante et d'igoun (risque que la femme reste « enchaînée »), on peut être indulgent et s'y fier, bien que l'émissaire n'ait pas dit « Devant moi il a été écrit et devant moi il a été signé » ; puisqu'il est impossible de recommencer et de le dire, on peut se fier aux signatures, car selon la Torah, des témoins signés sur un acte sont considérés comme ceux dont le témoignage a été examiné au tribunal (Beit Yossef au nom du Rachbats).
séif 19