Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דיני שם האיש והאשה וחתימת הגט ודין מומר המגרש. ובו לד סעיפים:
כותבין שם האיש והאשה בגט ואם יש לאחד מהם שני שמות כותבין שם שהם רגילים בו ויודעים בו ביותר וכותבין איש פלוני וכל שם שיש לו גירש אשה פלונית וכל שום שיש לה ואם כתב חניכתו וחניכתה כשר: הגה וכ"ש אם כתב עיקר השם לבד דכשר ולכן אין להקפיד על הכינויים כל כך וי"א דאין לכתוב כל שום שיש לו אלא אם יש לו ב' שמות יכתוב פלוני דמתקרי פלוני (ר"ת וב"י בשם הרמב"ן והרשב"א) וכן נוהגין ואין לשנות ואפילו נכתב הגט אין לגרש בו אע"פ שכתב כל שם עד שיכתוב שני השמות (בקונטריס) לא כתב אלא שם האחד אפי' הוא שם הטפל וגירש בו כשר (טור):Lois du nom de l'homme et de la femme, de la signature du get, et loi de l'apostat qui divorce. Il comporte 34 séifim :
On écrit le nom de l'homme et de la femme dans le get. Et si l'un d'eux a deux noms, on écrit le nom qu'ils emploient habituellement et par lequel ils sont le plus connus, et on écrit : « l'homme Untel, et tout nom qu'il a, a divorcé la femme Unetelle, et tout nom qu'elle a ». Et s'il a écrit son surnom à lui et son surnom à elle, il est valide. Haga (Rema) : Et à plus forte raison s'il n'a écrit que le nom principal, il est valide ; c'est pourquoi il n'y a pas à être si pointilleux sur les surnoms. Et certains disent qu'on ne doit pas écrire « tout nom qu'il a », mais s'il a deux noms on écrira « Untel qui est appelé Untel » (Rabbénou Tam, et le Beit Yossef au nom du Ramban et du Rachba) ; et tel est l'usage, et il ne faut pas en changer. Et même si le get a déjà été écrit, on ne doit pas divorcer avec lui, bien qu'il ait écrit « tout nom », tant qu'il n'a pas écrit les deux noms (dans le Kountres). S'il n'a écrit qu'un seul nom, même si c'est le nom secondaire, et qu'il a divorcé avec ce get, il est valide (Tour).séif 1
- כתב השם שאינם ידועים בו ביותר וכתב כל שם שיש לו הרי זה פסול אבל אם השני שמות כתובים בפירוש בגט אין הפרש בין שכותב זה ראשון או זה:S'il a écrit le nom par lequel ils ne sont pas le plus connus, et a écrit « tout nom qu'il a », il est invalide. Mais si les deux noms sont écrits explicitement dans le get, il n'y a pas de différence entre écrire celui-ci en premier ou celui-là.
séif 2
- שינה שמו או שמה או שם עירו או שם עירה אף על פי שכתב כל שם שיש לו וכל שם שיש לה אינו גט:S'il a changé son nom à lui ou son nom à elle, ou le nom de sa ville à lui ou de sa ville à elle, bien qu'il ait écrit « tout nom qu'il a » et « tout nom qu'elle a », ce n'est pas un get.
séif 3
- אם עומד במקום אחד ושולח הגט למקום אחר ובכל מקום מהם יש לו שם אחר כותב שם מקום הנתינה ויכתוב שם מקום הכתיבה דמתקרי ואם כתב שם מקום הנתינה וכולל שם מקום הכתיבה בוכל שום כשר. הגה אבל אם עשה שם מקום הכתיבה עיקר וכתב על שם מקום הנתינה דמתקרי או כל שום פסול (הב"י כתב שכן משמע מלשון הטור):S'il se trouve en un lieu et envoie le get en un autre lieu, et qu'en chacun de ces lieux il a un nom différent, il écrit le nom en usage au lieu de la remise, et il écrira le nom en usage au lieu de la rédaction avec « demitkari » (qui est appelé). Et s'il a écrit le nom du lieu de la remise et a inclus le nom du lieu de la rédaction dans « et tout nom », il est valide. Haga (Rema) : Mais s'il a fait du nom du lieu de la rédaction le principal, et a écrit le nom du lieu de la remise avec « demitkari » ou l'a inclus dans « tout nom », il est invalide (le Beit Yossef a écrit que cela ressort ainsi de la formulation du Tour).
séif 4
- מומר אין לו לגרש בשם עכו"ם אלא בשם ישראל ואם כתב שם עכו"ם עיקרי ושם ישראל בלשון דמתקרי כשר. הגה ולכתחלה כותבין שם ישראל וכל שום וחניכה דאית ליה (סמ"ג וסמ"ק וכל בו ות"ה סי' רל"ה) ואם כתב שם של עכו"ם וכתבו כל שום וחניכה דאית ליה פסול (ריב"ש סי' מ"ג וטור) היה לו שם כינוי כשהיה יהודי כותבין לו שם ישראל המכונה פלוני וכל שום וחניכה דאית ליה (סדר הגיטין):Un apostat ne doit pas divorcer sous son nom non juif, mais sous son nom juif ; et s'il a écrit le nom non juif comme principal, et le nom juif avec la formule « demitkari », il est valide. Haga (Rema) : Et lekhat'hila, on écrit le nom juif et « tout nom et surnom qu'il a » (Smag, Smak, Kol Bo et Teroumat HaDéchen, siman 235). Et s'il a écrit le nom non juif et y a écrit « tout nom et surnom qu'il a », il est invalide (Rivach, siman 43, et Tour). S'il avait un surnom lorsqu'il était encore juif pratiquant, on lui écrit le nom juif, « surnommé Untel », et « tout nom et surnom qu'il a » (Seder HaGuittin).
séif 5
- גר שכתב שם גיותו כשר אפי' אם נשתקע ממנו:Un converti qui a écrit son nom du temps de sa non-judéité, il est valide, même si ce nom est tombé en désuétude pour lui.
séif 6
- אם כתב פלוני החכם או הרב או הנשיא אף על פי שאין קורין אותו כן וגם אינו בר הכי הגט כשר כיון שהזכיר שמו בפירוש: הגה אבל לכתחלה אין כותבין רב או חכם אפי' הוא או אביו רב או חכם ומוחזק בכך אלא כותבין פלוני או בן פלוני (סדר גיטין) וכן אין כותבין בן הקדוש (ר"י מינץ) אבל כותבין כהן או לוי פלוני בן פלוני הכהן או הלוי ואם יש להם כינוי כותבין אח"כ (סדר גיטין) אבל אם יש ב' שמות שכותבין על א' דמתקריא כותבין אח"כ כהן או לוי (שם בשם מהרי"ק) (ואם לא כתב כהן או לוי) י"א דפסול (פסקי מהרא"י סימן ז') מאחר שנהגו לכתבו ויש מכשירין (מ"כ בתיקון וכ"כ הב"י) ונראה להו לסמוך להקל במקום הדחק אבל לכתחלה יש לכתבו ואם יש ספק אם הוא כהן או לוי יש ליתן ב' גיטין (תשו' ר"י מינץ) אין כותבין בגט פלוני בר פלוני אלא כותבים פלוני בן פלוני (סדר גיטין):S'il a écrit « Untel le sage », ou « le rav », ou « le prince », bien qu'on ne l'appelle pas ainsi et qu'il n'en soit pas digne, le get est valide, puisqu'il a mentionné son nom explicitement. Haga (Rema) : Mais lekhat'hila, on n'écrit ni « rav » ni « sage », même si lui ou son père est rav ou sage et reconnu comme tel ; on écrit seulement « Untel » ou « fils d'Untel » (Seder Guittin). De même, on n'écrit pas « fils du saint » (Rabbi Yaakov Mintz). Mais on écrit, s'il est Cohen ou Lévi, « Untel fils d'Untel le Cohen » ou « le Lévi » ; et s'ils ont un surnom, on l'écrit ensuite (Seder Guittin). Mais s'il y a deux noms, dont l'un est écrit avec « demitkari », on écrit ensuite « Cohen » ou « Lévi » (ibid., au nom du Maharik). (Et s'il n'a pas écrit « Cohen » ou « Lévi »), certains disent qu'il est invalide (Pesakim du Mahari [Isserlein], siman 7), puisqu'on a l'usage de l'écrire ; et certains le valident (trouvé écrit dans le Tikoun, et ainsi l'a écrit le Beit Yossef) ; et il leur semble qu'on peut s'appuyer sur cela pour être indulgent en cas de nécessité pressante, mais lekhat'hila il faut l'écrire. Et s'il y a un doute s'il est Cohen ou Lévi, il faut donner deux guittin (Responsa de Rabbi Yaakov Mintz). On n'écrit pas dans le get « Untel bar Untel », mais on écrit « Untel ben Untel » (Seder Guittin).
séif 7
- עכשיו נהגו שבכל הגיטין כותבין וכל שום דאית לי ולאבהתי ולאתרי. (ובמדינות אלו אין נוהגין כן אלא אם יש לו שתי שמות כותבין בפירוש כמו שנתבאר):Aujourd'hui, on a l'usage d'écrire dans tous les guittin « et tout nom que j'ai, moi, mes pères et mon lieu ». (Rema :) (Et dans ces pays-ci, on n'a pas cet usage ; mais s'il a deux noms, on les écrit explicitement, comme il a été expliqué.)
séif 8
- אם לא הזכיר שם אבי האיש או שם אבי האשה כשר: הגה וכ"ש אם הזכיר שמו ולא הזכיר שם כינוי שלו אבל לכתחילה כותבין אפי' כינויין שם אביו (בסדרים ובמהרי"ו סי' כ"ג) ואם יש לאב ולבן כינוי א' לכתחלה כותבים הכינוי אצל כל אחד (סדר גיטין) מיהו אם לא כתבו רק לבסוף פלוני בן פלוני המכונה פלוני כשר אבל אם הכינוי לבן לחוד יכתוב הכינוי קודם שיזכיר שם האב ואם כתבו לבסוף פסול (ב"י בשם תשובת אשכנזית) ולפיכך גר או שתוקי או אסופי אין כותבין אלא שמותיהם בלבד:S'il n'a pas mentionné le nom du père de l'homme ou le nom du père de la femme, il est valide. Haga (Rema) : Et à plus forte raison s'il a mentionné son nom sans mentionner son surnom. Mais lekhat'hila, on écrit même les surnoms du nom de son père (dans les Sedarim, et chez le Mahariv, siman 23). Et si le père et le fils ont chacun un surnom, lekhat'hila on écrit le surnom auprès de chacun (Seder Guittin) ; cependant, s'il ne les a écrits qu'à la fin, « Untel fils d'Untel, surnommé Untel », il est valide. Mais si le surnom est au fils seul, il écrira le surnom avant de mentionner le nom du père ; et s'il l'a écrit à la fin, il est invalide (Beit Yossef au nom d'un responsum ashkénaze). C'est pourquoi, pour un converti, un chetouki (dont le père est inconnu) ou un assoufi (enfant trouvé), on n'écrit que leurs noms seuls.
séif 9
- יוסף בן שמעון ששינה וכתב יוסף בן שמואל פסול ויש מי שאומר שאם נשאת לא תצא: הגה ודוקא אם הוחזק בשם השני אבל בלאו הכי תצא (משמע בב"י) כשכותבין גט לבן מומר לעכו"ם כותבין לו על שם אביו אע"פ כשעולה לס"ת או חותם בשטרות חותם עצמו על שם אבי אביו ואין לחתום בגט לעד בן מומר (הכל בסדר גיטין):« Yossef fils de Chimon » qu'il a changé en écrivant « Yossef fils de Chmouel », il est invalide ; et il y a un avis selon lequel, si elle s'est remariée, elle ne sera pas obligée de quitter son second mari. Haga (Rema) : Et seulement s'il était aussi connu sous le second nom ; mais sinon, elle doit quitter son mari (ainsi cela ressort du Beit Yossef). Lorsqu'on écrit un get pour le fils d'un apostat converti à l'idolâtrie, on l'écrit au nom de son père, bien que lorsqu'il monte à la Torah ou signe des actes, il signe au nom du père de son père ; et on ne doit pas faire signer le fils d'un apostat comme témoin dans un get (tout cela dans le Seder Guittin).
séif 10
- אם לא כתב שם האיש והאשה בגט פסול והבנים ממזרים:S'il n'a pas écrit le nom de l'homme et de la femme dans le get, il est invalide, et les enfants qu'elle aurait d'un autre homme sont des mamzerim.
séif 11
- מי שיש לו שם א' בגליל ושם א' ביהודה והוא ואשתו במקום שאין מכירין בו אלא בשם אחד בין שהוא אחד מהשני שמות בין שהוא שם אחר לכתחילה יש לו לכתוב כל השמות שיש לו או יכתוב שם שיש לו שם ויכתוב וכל שום לכלול שמות דשאר מקומות ואם לא כתב אלא שם שיש לו במקום שהוא ואשתו שם כשר:Celui qui a un nom en Galilée et un nom en Judée, et que lui et sa femme sont en un lieu où on ne le connaît que sous un seul nom, que ce soit l'un des deux noms ou un autre nom : lekhat'hila, il doit écrire tous les noms qu'il a, ou bien il écrira le nom qu'il a là-bas et écrira « et tout nom » pour inclure les noms des autres lieux. Et s'il n'a écrit que le nom qu'il a au lieu où lui et sa femme se trouvent, il est valide.
séif 12
- אם כתב שם שיש לו במקום אחר וכתב וכל שום בשביל מקום כתיבה ונתינה בטל:S'il a écrit le nom qu'il a dans un autre lieu, et a écrit « et tout nom » pour inclure le nom du lieu de la rédaction et de la remise, il est nul.
séif 13
- מי שיש לו שני שמות כותבין ראובן דמתקרי שמעון ואם כתב ראובן שמעון יש מי שאומר שהוא פסול: הגה אבל אם נקרא בשני השמות ביחד או שעולה כך לס"ת כשר אם נקרא בפי ישראל בשם א' ובפי כותים בשם אחר כותבין שם ישראל דמתקרי על שם כותים (המ"מ בשם הרמב"ן פרק ג') אבל אם עניינם כמעט אחד אין כותבין רק שם ישראל כמו שנתבאר לעיל סי' קכ"ח סעיף ג' לענין הנהרות:Celui qui a deux noms, on écrit « Reouven demitkari Chimon » (Reouven qui est appelé Chimon) ; et s'il a écrit « Reouven Chimon », il y a un avis selon lequel il est invalide. Haga (Rema) : Mais s'il est appelé par les deux noms ensemble, ou s'il monte ainsi à la Torah, il est valide. S'il est appelé par les Juifs d'un nom et par les non-Juifs d'un autre nom, on écrit le nom juif « demitkari » le nom non juif (le Maguid Michné au nom du Ramban, chapitre 3). Mais si leur sens est presque le même, on n'écrit que le nom juif, comme il a été expliqué plus haut, siman 128, séif 3, au sujet des fleuves.
séif 14
- מי שיש לו שני שמות והשם השני יוצא מהשם הראשון בשם הנערות כגון יצחק חקין אהרן ארנין וכיוצא בזה א"צ לכתוב שם הנערות כלל אא"כ יש אחד ששמו יצחק או אהרן: הגה וה"ה ליעקב יעקל (פסקי מהרא"י סי' ק"ה) (פרץ פרצין) (ב"י) ונראה דה"ה אברהם אברלן וכיוצא בזה מיהו אם רוצה לכתוב אינו מזיק מיהו כל קיצור שם שהיא שם בפ"ע כמו אלחנן חנן כותבין וכיוצא בזה:Celui qui a deux noms, et que le second nom dérive du premier comme nom d'enfance (diminutif), par exemple Its'hak – « 'Hakin », Aharon – « Arnin », et ce qui est semblable, il n'est pas nécessaire d'écrire du tout le nom d'enfance, à moins qu'il y ait là quelqu'un d'autre qui s'appelle Its'hak ou Aharon. Haga (Rema) : Il en est de même pour Yaakov – « Yekl » (Pesakim du Mahari [Isserlein], siman 105) (Perets – « Pertsin ») (Beit Yossef) ; et il semble qu'il en soit de même pour Avraham – « Averlin », et ce qui est semblable. Cependant, s'il veut l'écrire, cela ne nuit pas. Mais toute abréviation d'un nom qui est un nom en soi, comme Elhanan – « 'Hanan », on l'écrit, et de même pour ce qui est semblable.
séif 15
- אם השם השני יוצא משם העברי כגון יהודה ליאון כותבין יהודה דמתקרי ליאון ואם אינו דומה קצת לשם העברי יכתוב המכונה: הגה פירוש דבריו כי ליאון הוא פירוש אריה ויהודה נקרא כך על שם גור אריה יהודה ולפ"ז יש לכתוב יהודה דמתקרי ליב אבל י"א דכל ששני השמות הם בל' הקודש כותבין דמתקרי ואם האחד בלשון לעז כותבין המכונה (הגהת מיי' פ"ג וסמ"ק וכל בו) ואין חילוק בין אם הוא יוצא מן השם או לא ולכן כותבין יהודה המכונה ליב וכל כיוצא בזה וכן נוהגין במדינות אלו וכל כינוי משפחה אין לכתבן כלל בין שהוא לשון עברי או לעז (סדר גיטין) והכי נהוג מי שיש לו שם עברי שעולה בו לקרוא לתורה ויש לו נמי שם בלשון לעז עושין שם העברי עיקר ועל השני כותבין דמתקרי וה"ה באשה עושין שם העברי עיקר י"א דמי שיש לו שני שמות אם רגיל בשניהם ומ"מ האחד הוא יותר עיקר כותבין פלוני דאתקרי פלוני ואם אינו רגיל בשני כותבין דמתקרי (סדר גיטין) כל כינוי שהוא גנאי למגרש אין כותבין אותו בגט (ד"ע) ולכן מומר שעשה תשובה אין כותבין לו וכל שום וחניכה דאית ליה מ"כ בתיקון כל שם כינוי שאינו נקרא בכינוי ההוא לבד אלא קורין אותו עם עיקר השם א"צ לכתוב הכינוי (ת"ה סי' רל"ה) אבל אם הכותים קורין אותו בכינוי לחוד אע"פ שאין ישראל קורין אותו כך י"א דכותבין וכל שום וחניכה אע"פ שבשאר גיטין אין כותבין כך וכן בכינוי משפחה (שם) ול"נ דאין לכתוב לכינוי כלל כמו שנוהגין בכינוי משפחה:Si le second nom dérive du nom hébreu, par exemple Yehouda – « Léon », on écrit « Yehouda demitkari Léon » ; et s'il ne ressemble pas du tout au nom hébreu, il écrira « hamekhouné » (surnommé). Haga (Rema) : L'explication de ses paroles : « Léon » est la traduction de « lion » (arié), et Yehouda est appelé ainsi d'après le verset « Yehouda est un jeune lion » (Genèse 49, 9) ; selon cela, il faudrait écrire « Yehouda demitkari Leib ». Mais certains disent que chaque fois que les deux noms sont en langue sainte, on écrit « demitkari », et si l'un est en langue étrangère, on écrit « hamekhouné » (Hagahot Maïmoniyot, chapitre 3, Smak et Kol Bo), et il n'y a pas de différence selon qu'il dérive du nom ou non ; c'est pourquoi on écrit « Yehouda hamekhouné Leib », et tout ce qui est semblable ; et tel est l'usage dans ces pays-ci. Et tout nom de famille, on ne l'écrit pas du tout, qu'il soit en hébreu ou en langue étrangère (Seder Guittin), et tel est l'usage. Celui qui a un nom hébreu sous lequel il monte lire à la Torah, et qui a aussi un nom en langue étrangère, on fait du nom hébreu le principal, et pour le second on écrit « demitkari » ; et de même pour une femme, on fait du nom hébreu le principal. Certains disent que celui qui a deux noms, s'il est habituellement appelé par les deux mais que l'un est néanmoins plus principal, on écrit « Untel deitkari Untel » (qui s'est appelé Untel), et s'il n'est pas habituellement appelé par le second, on écrit « demitkari » (Seder Guittin). Tout surnom qui est déshonorant pour celui qui divorce, on ne l'écrit pas dans le get (opinion propre du Rema) ; c'est pourquoi, pour un apostat qui s'est repenti, on n'écrit pas « et tout nom et surnom qu'il a » (trouvé écrit dans le Tikoun). Tout surnom par lequel il n'est pas appelé seul, mais qu'on emploie avec le nom principal, il n'est pas nécessaire d'écrire le surnom (Teroumat HaDéchen, siman 235). Mais si les non-Juifs l'appellent par le surnom seul, bien que les Juifs ne l'appellent pas ainsi, certains disent qu'on écrit « et tout nom et surnom », bien que dans les autres guittin on n'écrive pas ainsi ; et de même pour un nom de famille (ibid.). Et il me semble qu'on ne doit pas écrire le surnom du tout, comme on en a l'usage pour le nom de famille.
séif 16
- אם השם השני בלשון לעז והכל אחד כגון חיים ביבאנ"ט כותבין חיים דמתקריא ביבאנ"ט כל חניכא כותבין המכונה בין שהוא בלשון עברי בין שהוא בלשון לעז וכבר נתבאר שאין נוהגין כן:Si le second nom est en langue étrangère et que le tout forme un seul nom, par exemple « 'Hayim Bivant », on écrit « 'Hayim demitkarya Bivant ». Tout surnom, on écrit « hamekhouné », qu'il soit en hébreu ou en langue étrangère. (Rema :) Et il a déjà été expliqué qu'on n'a pas cet usage.
séif 17
- מי שנשתנה שמו מחמת חולי אע"פ שקורין אותו תמיד בשם ראשון מ"מ שם השינוי עיקר (אפי' הוא לעז ושם ראשון עברי) (בסדר גיטין) וכותבין אותו קודם ואח"כ דמתקרי פלוני שם ראשון ודוקא כשקורין אותו לפעמים בשם שני אבל אם אין קורין אותו בשם שני כלל אינו כותב אלא שם ראשון בלבד ויש מי שמצריך שני גיטין בשני שמות ואם יש לו שם מובהק שבו עולה לספר תורה וחותם כתביו ושטרותיו אותו שם הוא עיקר: הגה ואם עולה לס"ת בשניהם כותבין הב' עיקר ועל הראשון מתקרי אבל עד החותם עצמו ויש לו ב' שמות יחתום עצמו בשני השמות בלא מתקרי מי שנשתנה שמו מחמת חולי ויש לו כינוי מחמת שם הב' כותבין השם עם כינוייו קודם שם הראשון ואם יש לו ג"כ כינוי מחמת שם הראשון כותבין אותו ג"כ לבסוף (בסדר גיטין) ואם נשתנה שמו שני פעמים כותבין שם השלישי תחלה ואח"כ הב' ואח"כ הראשון וכותבין כל שם עם כינוי שלו (שם):Celui dont le nom a été changé à cause d'une maladie, bien qu'on l'appelle toujours par le premier nom, le nom du changement est néanmoins le principal (Rema : même s'il est en langue étrangère et le premier nom en hébreu ; Seder Guittin), et on l'écrit en premier, puis « demitkari Untel », le premier nom. Et seulement lorsqu'on l'appelle parfois par le second nom ; mais si on ne l'appelle pas du tout par le second nom, il n'écrit que le premier nom seul. Et il y a un avis qui exige deux guittin, avec les deux noms. Et s'il a un nom reconnu sous lequel il monte au Séfer Torah et signe ses lettres et ses actes, ce nom est le principal. Haga (Rema) : Et s'il monte au Séfer Torah sous les deux, on écrit le second comme principal, et pour le premier « mitkari ». Mais un témoin qui signe lui-même et a deux noms signera de ses deux noms, sans « mitkari ». Celui dont le nom a été changé à cause d'une maladie et qui a un surnom dû au second nom, on écrit le second nom avec ses surnoms avant le premier nom ; et s'il a aussi un surnom dû au premier nom, on l'écrit aussi, à la fin (Seder Guittin). Et si son nom a été changé deux fois, on écrit le troisième nom en premier, puis le deuxième, puis le premier, et on écrit chaque nom avec son surnom (ibid.).
séif 18
- ויש מי שאומר שכשנותן שני גיטין לאשה לא יתן לה שניהם בבת אחת אלא זה אחר זה: הגה ואין לתת שני גיטין אלא מדוחק ויתן אותו גט שנראה לו לרב יותר כשר בתחילה עם כל שאלותיו וקריאתו בסדר הגט ואח"כ יתן השני ג"כ בסדר הגט ויאמר לעומדים בשעת הנתינה טעם למה נותן שני גיטין (בסדר ר"י מינץ) ויאמר לבעל שיכוין לגרשה בכל א' מן הגיטין ואם נתן שניהם בזה אחר זה בסדר אחד כשר לא נהגו לכתוב בגט לא כהן ולא לוי ולא שום כינוי אלא פלוני בן פלוני וכל שם אחרן וחניכה דאית לי ולאבהתי (וכבר נתבאר דבמדינות אלו אין נוהגין כן):Et il y a un avis selon lequel, lorsqu'il donne deux guittin à la femme, il ne doit pas les lui donner tous les deux en même temps, mais l'un après l'autre. Haga (Rema) : On ne doit donner deux guittin qu'en cas de nécessité ; et il donnera d'abord le get qui paraît au rav le plus valide, avec toutes ses questions et sa lecture selon l'ordre du get, puis il donnera le second, également selon l'ordre du get ; et il dira aux personnes présentes au moment de la remise la raison pour laquelle il donne deux guittin (dans le Seder de Rabbi Yaakov Mintz) ; et il dira au mari d'avoir l'intention de la divorcer par chacun des guittin. Et s'il les a donnés tous deux l'un après l'autre dans une même cérémonie, il est valide. On n'a pas l'usage d'écrire dans le get ni « Cohen », ni « Lévi », ni aucun surnom, mais « Untel fils d'Untel, et tout autre nom et surnom que j'ai, moi et mes pères ». (Rema :) (Et il a déjà été expliqué que dans ces pays-ci on n'a pas cet usage.)
séif 19
- בגט גר כותב פלוני בן אברהם אבינו:Dans le get d'un converti, il écrit « Untel fils d'Avraham notre père ».
séif 20
- מי ששמו גרשום וכתבו בגט גרשון או שהיה שמו גרשון וכתבו גרשום אינו גט.Celui dont le nom est Guerchom et qu'on a écrit dans le get « Guerchon », ou dont le nom était Guerchon et qu'on a écrit « Guerchom », ce n'est pas un get.
séif 21
- אם לא נודע אם שמו אליה או אליהו יכתוב אליהו ואם כתב אליה לא פסול: הגה ואם חותם עצמו או עולה לס"ת אליה כותבין אליה וכל כיוצא בזה (מפי הקבלה) (מר"א מפראג):Si l'on ne sait pas si son nom est Eliya ou Eliyahou, il écrira « Eliyahou » ; et s'il a écrit « Eliya », il n'est pas invalide. Haga (Rema) : Et s'il signe lui-même ou monte au Séfer Torah sous le nom d'« Eliya », on écrit « Eliya », et de même pour tout ce qui est semblable (d'après la tradition reçue de Rabbi E. de Prague).
séif 22
- שם שמריה אין לכתוב שמריהו בוי"ו.Le nom « Chemarya », on ne doit pas l'écrire « Chemaryahou » avec un vav.
séif 23
- שם מתתיה אין לכתוב מתתיהו בוי"ו:Le nom « Mattitya », on ne doit pas l'écrire « Mattityahou » avec un vav.
séif 24
- שם יונתן לא יכתוב יהונתן אא"כ ידוע שחותם שמו כן או עולה בו לקרות בתורה:Le nom « Yonatan », il ne l'écrira pas « Yehonatan », à moins qu'on sache qu'il signe ainsi son nom ou qu'il monte ainsi lire à la Torah.
séif 25
- שם דוד כותבין בלא יו"ד (גדליהו אם לא שאומר בודאי ששמו גדליה) (מ"כ):Le nom « David », on l'écrit sans yod. (Rema :) (« Guedalyahou » s'écrit avec vav, à moins qu'il dise avec certitude que son nom est « Guedalya » ; trouvé écrit.)
séif 26
- שם חזקיה יש לכתבו בלא יו"ד בתחילת התיבה ובלא וי"ו בסופה. אם לא שידוע ששמו חזקיהו ואפ"ה אם כתב חזקיה כשר אבל לא אפכא:Le nom « 'Hizkiya », il faut l'écrire sans yod au début du mot et sans vav à la fin. (Rema :) À moins qu'on sache que son nom est « 'Hizkiyahou » ; et même alors, s'il a écrit « 'Hizkiya », il est valide, mais pas l'inverse.
séif 27
- שם הילל יש מי שאומר שיש לכותבו מלא ביו"ד הגה וכן יש לכתוב בכל כיוצא בזה אע"פ שדינו לכתוב חסר אינו מזיק אם כתבו מלא:Le nom « Hillel », il y a un avis selon lequel il faut l'écrire plein, avec un yod. Haga (Rema) : Et de même faut-il écrire dans tout cas semblable ; bien que selon la règle il faille écrire défectif, cela ne nuit pas s'il l'a écrit plein.
séif 28
- שם שבתי יש לכתבו בלא אל"ף:Le nom « Chabbetaï », il faut l'écrire sans alef.
séif 29
- שם בנימן יש לכתבו חסר יו"ד בתרא:Le nom « Binyamin », il faut l'écrire sans le dernier yod.
séif 30
- שם ירחמאל אע"פ שלא נמצא בכתובים מ"מ אם החזיק עצמו לקרות עצמו ירחמיאל ודחק בלשונו החירק כך כותבין: הגה ודבר הנמצא בכתוב לפעמים חסר ולפעמים מלא הולכים אחר הרוב (סדר גיטין) כל כינוי שהוא בלשון לעז כגון בלשון אשכנז וצריך לכתוב תי"ו או טי"ת כותבים טי"ת כי התי"ו יכולין לקרות רפויה וכל כיוצא בזה (ת"ה סי' רל"א) כל תיבה שיש להסתפק בה אם כותבין חי"ת או כ' כותבין ך' (שם) כגון מיכל איכל דקורין בכנויו ח' כמו ך' אמנם בשם אשה שקורין רעכליין אין כותבין רק רחל שהוא עיקר השם (מהרי"ו סי' ר') וכל כיוצא בזה ואם שינה בדיעבד כשר:Le nom « Yera'hmeel », bien qu'il ne se trouve pas sous cette forme dans les Écritures, néanmoins, s'il a pris l'habitude de s'appeler « Yera'hmiel » en accentuant dans sa prononciation le 'hirik, on l'écrit ainsi. Haga (Rema) : Et un mot qui se trouve dans les Écritures tantôt défectif, tantôt plein, on suit la majorité (Seder Guittin). Tout surnom en langue étrangère, par exemple en allemand, où il faudrait écrire un tav ou un tèt, on écrit un tèt, car le tav peut se lire spirant (sans daguech), et de même pour tout ce qui est semblable (Teroumat HaDéchen, siman 231). Tout mot où l'on doute s'il faut écrire un 'hèt ou un khaf, on écrit un khaf (ibid.), par exemple « Mikhel », « Ikhel », car dans les surnoms on prononce le 'hèt comme le khaf. Cependant, pour le nom d'une femme qu'on appelle « Rekhlein », on n'écrit que « Ra'hel », qui est le nom principal (Mahariv, siman 200), et de même pour tout ce qui est semblable ; et s'il a changé, il est valide bediavad.
séif 31
- אין פוסקין שם האיש ולא שם האשה בשני שיטין אבל בשיטה אחת אפשר שפוסקין קצת שמות שסובלין כן דומיא דכדר לעומר וכן עמנו אל ואם כתב תיבה אחת לא הפסיד (סדר גיטין):On ne partage pas le nom de l'homme ni le nom de la femme sur deux lignes ; mais sur une même ligne, il est possible de partager certains noms qui s'y prêtent, à l'image de « Kedor Laomer ». (Rema :) De même « Immanou El » ; et s'il l'a écrit en un seul mot, il n'a rien perdu (Seder Guittin).
séif 32
- שם ידידיה אם יחלק לשתי תיבות (כשר ובלבד בשיטה אחת) ופדהצור ועמינדב תיבה אחת:Le nom « Yedidya », s'il le partage en deux mots (Rema : il est valide, pourvu que ce soit sur une même ligne) ; « Pedahtsour » et « Aminadav » s'écrivent en un seul mot.
séif 33
- המנהג בשמות הנשים יש מי שאומר שיש לכתוב ביל"א באל"ף וכן כל שם שאינו בל' הקודש אבל כשהוא לשון הקודש כותבין בה"א כמו חומה דביתהו דאביי או חובה שהשם היא לשון הקודש אבל כשאינו לשון הקודש כותבין באל"ף והוא הדין לכינוי האנשים כל כינוי שהוא בלשון הקודש כותבין בה"א ושאינו בלשון הקודש כותבין באל"ף: הגה מיהו אם שינה וכתב ה"א במקום אלף כשר כל כינוי שמשתנה מכח לשון המדינות כגון ליב שיש מדינות מדברים לשון קלילא ליב ובמקצת מדינות מדברים ליבא או ליוא וכן בכינוי וואל"ף שקורין אותו במדינות אלו כך ובמדינות אחרות וואלפא או וואלבליין או וואלפליין או בכינוי מענדל שיש מדברים מנדיל וכל כיוצא בזה וכן בקריאת התיבות כגון במקצת מדינות שקורין גומפרעכט גימפרחט או שהלשונות מתחלפות בקריאת הב' או פ' או ו' כגון זנביל או זנוויל פייבש וויבש שמקצת מדינות מדברים יותר בלשון רפה הולכין אחר לשון בני אדם במדינה שנותנין בו הגט ואין להקפיד בזה איך נמצאו השמות והכינויין כתובים כי כל אחד כתב כפי לשון מדינתו ולכן סדר לגיטין משונים זה מזה בענין זה והעיקר כאשר כתבתי כן נ"ל להורות אמנם אם אין ידוע לשון המדינות אין לשנות ממה שנמצא בדברי הקדמונים מ"מ בדיעבד אם שינה בא' מאלו הדברים כשר כנ"ל:L'usage pour les noms de femmes : il y a un avis selon lequel il faut écrire « Beila » avec un alef, et de même tout nom qui n'est pas en langue sainte ; mais lorsqu'il est en langue sainte, on écrit avec un hé, comme « 'Houma », l'épouse d'Abayé, ou « 'Houva », car le nom est en langue sainte ; mais lorsqu'il n'est pas en langue sainte, on écrit avec un alef. Il en est de même pour les surnoms des hommes : tout surnom qui est en langue sainte, on l'écrit avec un hé, et celui qui n'est pas en langue sainte, on l'écrit avec un alef. Haga (Rema) : Cependant, s'il a changé et écrit un hé au lieu d'un alef, il est valide. Tout surnom qui varie selon la langue des pays, par exemple « Leib » : il y a des pays où l'on parle une langue légère, « Leib », et dans certains pays on dit « Leiba » ou « Leiva » ; de même pour le surnom « Volf », qu'on prononce ainsi dans ces pays-ci, et dans d'autres pays « Volfa », « Volvlein » ou « Volflein » ; ou pour le surnom « Mendel », que certains disent « Mendil » ; et tout ce qui est semblable. De même pour la lecture des mots, par exemple dans certains pays où l'on prononce « Gumprecht » « Gimpra'ht », ou lorsque les langues échangent la prononciation du beit, du pé ou du vav, par exemple « Zanvil » ou « Zanwil », « Feibich » ou « Veibich », certains pays parlant une langue plus douce : on suit la langue des gens du pays où l'on donne le get. Et il n'y a pas à se soucier, en cette matière, de la façon dont on trouve les noms et les surnoms écrits dans les recueils, car chacun a écrit selon la langue de son pays ; c'est pourquoi les Sedarim des guittin diffèrent les uns des autres sur ce point. L'essentiel est comme je l'ai écrit ; ainsi me semble-t-il qu'il faut enseigner. Cependant, si l'on ne connaît pas la langue des pays, on ne doit pas s'écarter de ce qui se trouve dans les paroles des Anciens. Néanmoins, bediavad, s'il a changé l'une de ces choses, il est valide ; ainsi me semble-t-il.
séif 34