Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- נוסח לשון הגט ודקדוק אותיותיו. ובו ג סעיפים:
כותבין הגט בכל כתב ובכל לשון בין שהוא כתב הכותים בין שהוא כתב ישראל כגון פרובינצאל וכיוצא בו אבל אם היה מקצת הגט כתיב בלשון אחד ומקצתו בלשון אחר פסול: הגה ויש מכשירין (הראב"ד) ונ"ל דאפי' למאן דפוסל מודה דמקצתו לשון הקדש ומקצתו לשון ארמי כשר דשניהם נתנו בסיני והוי קרובים בלשון וכלשון אחד דמי ולכן נוהגין עכשיו לכתוב בגט מקצת מלות לשון הקדש ורובו לשון ארמית אי נמי מאחר דרובו לשון ארמית ואין בו רק מלות לשון הקדש אין זה מקצתו בל"א א"נ דדוקא בתורף הצורך קאמר אבל מה שמוסיפין בתורף הרי את מותרת לכל אדם או שאר מלות אינן צריכין ואין רק כפל דברים שנוהגים לכתחלה כנ"ל ליישב המנהג ונהגו לכתבו בלשון ארמית ובכתב אשורי: הגה ואין להכשיר בכתב אחר רק במקום עגון ושעת הדחק כגון שהובא ממרחקים ואין שיירות מצויות (תשו' הרא"ש כלל מ"ה) (וע"ל סי' קכ"ה סעיף י"ו):Formule du texte du get (acte de divorce) et précision de ses lettres. Il comporte 3 séifim :
On écrit le get en toute écriture et en toute langue, que ce soit l'écriture des Kouthéens (des non-Juifs) ou une écriture juive, comme le provençal et ce qui lui est semblable. Mais si une partie du get était écrite dans une langue et une partie dans une autre langue, il est invalide. Haga (Rema) : Certains le valident (le Raavad). Et il me semble que même celui qui invalide reconnaît que s'il est en partie en langue sainte (hébreu) et en partie en araméen, il est valide, car toutes deux ont été données au Sinaï, sont proches par la langue et sont considérées comme une seule langue. C'est pourquoi on a l'usage aujourd'hui d'écrire dans le get quelques mots en langue sainte et la majeure partie en araméen. Ou bien : puisque la majeure partie est en araméen et qu'il n'y a que quelques mots en langue sainte, ce n'est pas un cas où une partie est dans une autre langue. Ou bien : celui qui invalide ne parle que du toref (partie essentielle du get : noms, date, formule de divorce) nécessaire ; mais ce qu'on ajoute au toref, comme « te voici permise à tout homme », ou d'autres mots, n'est pas nécessaire et n'est qu'une répétition de paroles qu'on a l'usage d'écrire lekhat'hila (a priori). Ainsi me semble-t-il pour justifier l'usage. Et on a l'usage de l'écrire en araméen et en écriture achourite (l'écriture carrée). Haga (Rema) : On ne doit pas le valider en une autre écriture, sauf en cas d'igoun (risque que la femme reste « enchaînée », agouna) et de nécessité pressante, par exemple s'il a été apporté de pays lointains et qu'il n'y a pas de caravanes fréquentes (Responsa du Roch, kelal 45) (et voir plus haut, siman 125, séif 16).séif 1
- בשלישי ברביעי בחמישי מלאים יו"ד בשני ובששי חסרים:Bichlichi, birevi'i, ba'hamichi (בשלישי, ברביעי, בחמישי : « le troisième, le quatrième, le cinquième » jour de la semaine) s'écrivent pleins, avec un yod ; bécheni et bachichi (בשני, בששי : « le deuxième, le sixième ») défectifs (sans yod).
séif 2
- יום ראשון יכתוב באחד בשבת:Le premier jour de la semaine (dimanche), il écrira « be'e'had bechabbat » (באחד בשבת : « le un de la semaine »).
séif 3
- ביום ר"ח יכתוב ביום ראשון לירח פלוני: הגה וי"א דכותבין בא' לירח (מרדכי פ' המגרש) ומכח זה יש נמנעים לתת גט בר"ח (כך כתב בסדר גיטין) בשני יכתוב בשני ימים בשלשה בארבעה כולם לשון זכר בה"א לבסוף: הגה ויכתוב ימים עד עשרה בשני ימים בשלשה ימים וכו' (בסדר גטין) ומכאן ואילך יכתוב יום אחד עשר יום שנים עשר יום וכו' (מרדכי פ' המגרש) כתב ימים לא מיפסל בדיעבד אם כבר ניתן וכ"ש בשעת הדחק (ב"י) כתב שלשה או שמונה מלא בוי"ו (בסדר ר"י מינץ) או שלא כתב בשני רק שני (בסדר גיטין) או שכתב ר"ת כגון שהיה לו לכתוב שנים עשר וכתב י"ב (בשם הרב מטרוני) כשר וכן באחד ועשרים בשנים ועשרים בשלשה ועשרים וכן כולם:Le jour de Roch 'Hodech, il écrira « le premier jour du mois Untel ». Haga (Rema) : Certains disent qu'on écrit « le un du mois » (Mordekhaï, chapitre HaMegarech), et à cause de cela certains s'abstiennent de donner un get à Roch 'Hodech (ainsi est-il écrit dans le Seder Guittin). Le deuxième jour du mois, il écrira « bichnei yamim » (le deux jours), « bichlocha », « bearba'a » (le trois, le quatre), tous au masculin, avec un hé à la fin. Haga (Rema) : Il écrira « yamim » (jours) jusqu'à dix : « bichnei yamim », « bichlocha yamim », etc. (Seder Guittin), et à partir de là il écrira « yom a'had assar », « yom chneim assar », etc. (Mordekhaï, chapitre HaMegarech). S'il a écrit « yamim » au-delà de dix, ce n'est pas invalide bediavad (a posteriori) s'il a déjà été remis, et à plus forte raison en cas de nécessité pressante (Beit Yossef). S'il a écrit « chlocha » ou « chmona » (trois, huit) plein, avec un vav (Seder de Rabbi Yaakov Mintz), ou s'il n'a pas écrit « bécheni » mais seulement « chéni » (Seder Guittin), ou s'il a écrit en abréviation, par exemple s'il devait écrire « chneim assar » et qu'il a écrit yod-beit (au nom de Rav Matroni), il est valide. De même il écrira « bea'had ve'esrim », « bichnayim ve'esrim », « bichlocha ve'esrim » (le un et vingt, le deux et vingt, le trois et vingt), et ainsi pour tous.
séif 4
- בחשבון השנים יכתוב לשון נקבה בשנת חמשת אלפים ואחת לבריאת עולם שתים שלש ארבע כולם בלא ה"א לבסוף וכן אחת עשרה שתים עשרה עד עשרים ימים ואילך עשרים ואחת עשרים ושתים עשרים שלש המנין המועט לשון נקיבה וכן לעולם: הגה ויכתוב בשנים מנין המרובה קודם אבל בימים יכתוב מנין המועט קודם וכן משמע בטור וכן היא בסדרים אחד ועשרים שנים ועשרים וכו' ואם כ' מנין המרובה קודם או להיפך שכתב בשנים מנין המועט קודם כשר (ב"י) כתב ל' זכר במקום ל' נקבה כגון שהיה לו לכתוב חמש וכתב חמשה כשר (בשם מהרי"ל):Dans le compte des années, il écrira au féminin : « en l'année cinq mille et une (ve'a'hat) de la création du monde », « chtayim », « chaloch », « arba » (deux, trois, quatre), tous sans hé à la fin ; de même « a'hat esré », « chteim esré » (onze, douze), jusqu'à vingt ; de là et au-delà : « esrim ve'a'hat », « esrim ouchtayim », « esrim chaloch » (vingt et un, vingt-deux, vingt-trois) : le petit nombre au féminin, et ainsi toujours. Haga (Rema) : Pour les années, il écrira le plus grand nombre en premier, mais pour les jours il écrira le plus petit nombre en premier ; ainsi cela ressort du Tour, et ainsi est-il dans les Sedarim (recueils de règles du get) : « a'had ve'esrim », « chnayim ve'esrim », etc. (un et vingt, deux et vingt). Et s'il a écrit pour les jours le plus grand nombre en premier, ou à l'inverse s'il a écrit pour les années le plus petit nombre en premier, il est valide (Beit Yossef). S'il a écrit au masculin au lieu du féminin, par exemple s'il devait écrire « 'hamech » et qu'il a écrit « 'hamicha » (cinq), il est valide (au nom du Maharil).
séif 5
- אם יכתוב גט ביום ראשון של חדש אייר יכתוב ביום שלשים לחדש ניסן שהוא ר"ח אייר וכן בכל ראשי חדשים שהם שני ימים וביום שני של ר"ח יכתוב באחד לירח פלוני כי חשבונו מיום השני: הגה וי"א שאין ליתן גט בשום ר"ח (סדר הגיטין בשם סמ"ק ומרדכי פ' המגרש והג"מ וכל בו) וטוב לחוש לזה אם לא במקום שיש חשש לעיגון:S'il écrit un get le premier jour du mois d'Iyar, il écrira « le trentième jour du mois de Nissan, qui est Roch 'Hodech Iyar » ; et de même pour tous les Roch 'Hodech de deux jours. Et le deuxième jour de Roch 'Hodech, il écrira « le un du mois Untel », car son compte commence à partir du deuxième jour. Haga (Rema) : Certains disent qu'on ne doit donner de get à aucun Roch 'Hodech (Seder HaGuittin au nom du Smak, Mordekhaï chapitre HaMegarech, Hagahot Maïmoniyot et Kol Bo), et il est bien d'en tenir compte, sauf là où l'on craint une situation d'igoun (que la femme reste agouna).
séif 6
- אם השנה מעוברת יכתוב באדר ראשון לירח אדר ראשון ובשני יכתוב לירח אדר השני ואם כתב באדר הראשון אדר סתם כשר אבל אם כתב בשני סתם הגט פסול (ב"י בשם הרא"ש והר"ן) ומלת ראשון יכתוב מלא וי"ו מ"כ בתיקון ניסן מלא אייר בשני יודין (הכל בסדר) ואם כתב בחד יו"ד פסול אם לא בשעת הדחק (ת"ה סי' רל"ג) ויש נמנעין ליתן גט באייר אך במקום הדחק נותנים וכותבין בב' יודין סיון מלא יו"ד (ג"ז בסדר גטין) תמוז מלא וי"ו אלול מלא וי"ו תשרי בחד יו"ד מרחשוון חד וי"ו (דברי הרב) כסלו חסר יו"ד (ת"ה סי' רל"ג ועיין למטה סעיף כ"ג וכ"ד):Si l'année est embolismique (à treize mois), il écrira en Adar I « du mois d'Adar premier », et en Adar II il écrira « du mois d'Adar second ». Haga (Rema) : Et s'il a écrit en Adar I « Adar » sans précision, il est valide ; mais s'il a écrit ainsi en Adar II sans précision, le get est invalide (Beit Yossef au nom du Roch et du Ran). Le mot « richon » (premier) s'écrira plein, avec un vav (trouvé écrit dans le Tikoun). Nissan s'écrit plein, Iyar avec deux yod (tout cela dans le Seder). S'il l'a écrit avec un seul yod, il est invalide, sauf en cas de nécessité pressante (Teroumat HaDéchen, siman 233). Certains s'abstiennent de donner un get en Iyar, mais en cas de nécessité on le donne, et on écrit Iyar avec deux yod. Sivan plein, avec un yod (cela aussi dans le Seder Guittin) ; Tamouz plein, avec un vav ; Eloul plein, avec un vav ; Tichri avec un seul yod ; Mar'hechvan avec un seul vav (paroles du Rav, le Rema lui-même) ; Kislev sans yod (Teroumat HaDéchen, siman 233 ; et voir plus bas, séifim 23 et 24).
séif 7
- יש נוסחי גיטין שכתוב בהם איך אנא פב"פ ואינו מכוון ויש ליזהר מלכתוב תיבת איך וכן יש נוסחאות שכתוב בהם ולאתריהון דאבהתיכו ויש ליזהר מלכתבם:Il existe des formulaires de get dans lesquels est écrit « eikh ana Untel fils d'Untel » (איך אנא : « comment moi… »), et ce n'est pas exact ; il faut se garder d'écrire le mot « eikh ». De même, il existe des versions dans lesquelles est écrit « oulatrayhon da'avahatikhou » (« et dans les lieux de tes pères »), et il faut se garder de les écrire.
séif 8
- לא יכתוב ודין מלא אלא חסר יו"ד ולא יכתוב ואיגרת מלא יו"ד אלא ואגרת:Il n'écrira pas « vedein » (ודין : « et ceci ») plein, mais sans yod (ודן) ; et il n'écrira pas « veiguérèt » (et lettre) plein, avec un yod (ואיגרת), mais « veiguérèt » sans yod (ואגרת).
séif 9
- דתיהויין דתיצבייין שלשה יודין רצופין ונהגו לכתבם בחמשה יודין דיתיהוייין דיתיצבייין: הגה ויש לכתוב הכל בשיטה אחת דיתיהוייין דיתיצבייין אבל אם כתב די בשיטה אחת והשאר בשיטה שניה יש פוסלין מהרי"ו ומהרי"ל כן הוא בסדרים בשמם:« Detéhévyin », « detitsbeyin » (דתיהויין, דתיצבייין : « que tu sois », « que tu voudras ») s'écrivent avec trois yod consécutifs ; et on a l'usage de les écrire avec cinq yod : דיתיהוייין, דיתיצבייין. Haga (Rema) : Il faut écrire chaque mot entièrement sur une seule ligne, דיתיהוייין, דיתיצבייין ; mais s'il a écrit « di » sur une ligne et le reste sur la deuxième ligne, certains invalident ; le Mahariv et le Maharil, ainsi est-il dans les Sedarim en leur nom.
séif 10
- יאריך וי"ו דתירוכין ווי"ו דשיבוקין ווי"ו שניה דוכדו שמא ידמו ליו"ד: הגה נהגו להאריך אלו הווי"ן יותר מווי"ן אחרים קצת אבל לא יאריכו יותר מדאי (כל בו):Il allongera le vav de « detiroukhin », le vav de « dichvoukin » et le second vav de « oukhedou » (וכדו), de peur qu'ils ressemblent à un yod. Haga (Rema) : On a l'usage d'allonger ces vav un peu plus que les autres vav, mais on ne les allongera pas excessivement (Kol Bo).
séif 11
- יכתוב תרוכין שביקין חסר י' ראשונה אבל פיטורין מלא בשני יודי"ן: הגה וי"א דפטורין ג"כ חסר יו"ד ראשונה בסדר גיטין דמהרי"ל ובסמ"ג וכן נוהגין ולכן צריך להאריך ג"כ ו' של פטורין כ"כ המרדכי ונהגו לכתוב בגט בתחלה שבוקין פטורין תרוכין ואח"כ פש"ת ואח"כ תש"פ ואם שינה בזה אין עיכוב בדבר:Il écrira « terikhin », « chevikin » (תרוכין, שביקין) sans le premier yod, mais « pitourin » (פיטורין) plein, avec deux yod. Haga (Rema) : Certains disent que « pitourin » aussi s'écrit sans le premier yod (פטורין) ; ainsi dans le Seder Guittin du Maharil et dans le Smag, et tel est l'usage. C'est pourquoi il faut aussi allonger le vav de « pitourin » ; ainsi l'a écrit le Mordekhaï. On a l'usage d'écrire dans le get, au début, « chevoukin, pitourin, tiroukhin », ensuite dans l'ordre pé-chin-tav (pitourin, chevoukin, tiroukhin), et ensuite tav-chin-pé (tiroukhin, chevoukin, pitourin) ; et s'il a modifié cet ordre, cela n'empêche rien (le get reste valide).
séif 12
- למהך חסר יו"ד:« Lemehakh » (למהך : « pour aller ») s'écrit sans yod.
séif 13
- יזהר יפה ברגל של ה"א של למהך שירחיקנה מגגה וכן בכל ההי"ן צריך ליזהר אלא שבזה צריך ליזהר יותר:Il prendra bien garde au pied du hé de « lemehakh », qu'il l'éloigne de son toit ; et de même pour tous les hé il faut y prendre garde, mais pour celui-ci il faut y prendre garde davantage.
séif 14
- לא יכתוב לאתנסבא אלא להתנסבא (ואנש חסר יו"ד מרדכי) דילג ה' דלהתנסבא וכתב לתנסבא כשר (רשב"א אלף קס"ג):Il n'écrira pas « leitnesava » (לאתנסבא : « pour te marier ») mais « lehitnesava » (להתנסבא). Haga (Rema) : (« veenach » [ואנש : « et homme »] s'écrit sans yod ; Mordekhaï.) S'il a omis le hé de « lehitnesava » et a écrit « litnesava », il est valide (Rachba, responsum 1163).
séif 15
- עד"ז צריך ליזהר בכל לשון ובכל כתב שיכתוב שלא יהא בו משמע ב' עניינות:De cette façon, il faut prendre garde, en toute langue et en toute écriture qu'il écrit, qu'il n'y ait pas de mot ayant deux sens.
séif 16
- לא ימחא באלף: הגה ואם כתב בה"א וכבר ניתן הגט כשר (ב"י) ואם נכתב ימחי ביו"ד פסול אם לא בשעת הדחק ובמקום עיגון (מ"כ בתקון):« Lo yim'hé » (לא ימחא : « il ne protestera pas ») s'écrit avec un alef. Haga (Rema) : Et s'il l'a écrit avec un hé et que le get a déjà été remis, il est valide (Beit Yossef). Et s'il a été écrit « yim'hei » avec un yod, il est invalide, sauf en cas de nécessité pressante et de risque d'igoun (trouvé écrit dans le Tikoun).
séif 17
- צריך שלא יהא בשיטה אחרונה לא ספר תרוכין ולא גט פטורין ולא אגרת שבוקין אלא כדת משה וישראל לבד ויעשה ממנה אותיות גדולות כדי שלא יסיים באמצע שיטה משום דאיכא למיחש שיחתמו בחצי שיטה הנשארת ואין ראוי לעשות כן ואם כתב בשיטה אחרונה יותר מכדת משה וישראל לא נפסל בכך:Il faut que dans la dernière ligne il n'y ait ni « sefer tiroukhin », ni « guet pitourin », ni « iguérèt chevoukin » (les trois appellations de l'acte de divorce), mais seulement « kedat Moché veIsraël » (selon la loi de Moché et d'Israël) ; et il en fera de grandes lettres afin de ne pas finir au milieu de la ligne, car il faut craindre qu'on (les témoins) signe dans la demi-ligne restante, et il ne convient pas de faire ainsi. Mais s'il a écrit sur la dernière ligne davantage que « kedat Moché veIsraël », il n'est pas invalidé pour autant.
séif 18
- אם כתב וישראל אלף למד כאחד לא נפסל בכך: ודוקא בדיעבד או במקום עגון כמו שנתבאר לעיל סי' קכ"ה סי"ו.S'il a écrit « veIsraël » avec l'alef et le lamed liés comme une seule lettre, il n'est pas invalidé pour autant ; et seulement bediavad (a posteriori) ou en cas d'igoun, comme il a été expliqué plus haut, siman 125, séif 16.
séif 19
- כיון שאנו מכירין סגנון הדבר אין לפוסלו בשביל דילוג אות אחת:Puisque nous connaissons la teneur du texte (le formulaire est connu), on ne doit pas l'invalider pour l'omission d'une seule lettre.
séif 20
- אם כתב ברביעי עשרים יום לירח שבט ודילג ולא כתב בשבת וגם יום רביעי היה כ"א לשבט והוא כתב עשרים הגט כשר וי"ח ופוסלין בכה"ג (ריב"ש סי' קי"ג):S'il a écrit « le quatrième, vingtième jour du mois de Chevat » en omettant, sans l'écrire, « bechabbat » (de la semaine), et que de plus le mercredi était le 21 Chevat alors qu'il a écrit vingt, le get est valide. (Rema :) Certains sont plus stricts et l'invalident dans un tel cas (Rivach, siman 113).
séif 21
- אם לא האריך ווין שאמרנו או שכתב היודי"ן שאמרנו שלא יכתבו או שלא כתב היודי"ן היתירות הרי זה גט פסול חוץ מב' יודי"ן הנוספות בדיתיהווייין ודיתיצבייין שאינו אלא מנהג. וי"א דאם לא כ' דיתהוייין רשאה רק כתב זאת תהא רשאה עדיף טפי (הר"ן פ' המגרש ובעיטור) וי"א שאם לא ערער הבעל כשר ויש מי שאומר שאין ערעורו מועיל אא"כ כתבו הוא או שהסופר כותבו מפיו:S'il n'a pas allongé les vav dont nous avons parlé, ou s'il a écrit les yod dont nous avons dit qu'on ne les écrit pas, ou s'il n'a pas écrit les yod supplémentaires requis, ce get est invalide, sauf pour les deux yod ajoutés dans דיתיהווייין et דיתיצבייין, qui ne sont qu'un usage. (Rema :) Certains disent que s'il n'a pas écrit « dit'hévyin rechaa » (que tu sois autorisée), mais seulement « zot téhé rechaa » (que celle-ci soit autorisée), c'est encore préférable (le Ran, chapitre HaMegarech, et l'Itour). Et certains disent que si le mari n'a pas contesté (le défaut), il est valide ; et il y a un avis selon lequel sa contestation n'a d'effet que si c'est lui qui l'a écrit, ou si le scribe l'a écrit sous sa dictée.
séif 22
- אייר יש לכתבו לכתחלה בב' יודין (וע"ל סעיף ז'):Iyar, il faut l'écrire lekhat'hila (a priori) avec deux yod (et voir plus haut, séif 7).
séif 23
- כסלו חסר יו"ד:Kislev s'écrit sans yod.
séif 24
- אם הוה ליה לכתוב בשנים עשר וכתב בי"ב כשר:S'il devait écrire « bichneim assar » (le douze) et qu'il a écrit « beyod-beit » (en chiffres hébraïques), il est valide.
séif 25
- למנין בחד יו"ד:« Leminyan » (למנין : « selon le compte ») s'écrit avec un seul yod.
séif 26
- שאנו מנין בלא וי"ו: הגה ואם כתב ו' אין לפוסלו בשעת הדחק (ריב"ש סי' שי"ד) ואם נהגו לכתוב כך אין לפוסלו וה"ה אם כתב למנין שאנו מונין [במתא) וכל כיוצא בזה:« Chéanou monin » (שאנו מנין : « que nous comptons ») s'écrit sans vav. Haga (Rema) : Et s'il a écrit un vav (מונין), on ne doit pas l'invalider en cas de nécessité pressante (Rivach, siman 314) ; et si l'on a l'usage d'écrire ainsi, on ne doit pas l'invalider. Et il en est de même s'il a écrit « leminyan chéanou monin » [« bemata »] (dans la ville…), et tout ce qui est semblable.
séif 27
- דיתבא על נהר פלוני בחד יוד ואם כתב די יתבא כשר (ב"י):« Deyatva al nehar Untel » (דיתבא : « située sur le fleuve Untel ») s'écrit avec un seul yod. (Rema :) Et s'il a écrit « di yatva » en deux mots, il est valide (Beit Yossef).
séif 28
- במתא פלונית דמתקריא פלונית בלשון נקבה.« Bemata Unetelle demitkarya Unetelle » (dans la ville Unetelle, qui est appelée Unetelle) s'écrit au féminin.
séif 29
- נהגו לכתוב העומד במקום פלוני קודם וכל שום: הגה וי"א דיש לכתוב החניכה קודם העומד במקום פלוני וכו' (עיין בפסקי מהרא"י סי' רמ"ז) וכן נוהגין במדינות אלו ונהגו לכתוב פלוני בן פלוני ולא בר פלוני ואם כתב בר הגט כשר (מהרי"ק שורש כ"ו):On a l'usage d'écrire « qui se trouve au lieu Untel » avant « vekhol choum » (et tout nom). Haga (Rema) : Certains disent qu'il faut écrire le surnom avant « qui se trouve au lieu Untel », etc. (voir les Pesakim du Mahari [Isserlein], siman 247), et tel est l'usage dans ces pays-ci. On a l'usage d'écrire « Untel ben Untel » et non « bar Untel » ; et s'il a écrit « bar », le get est valide (Maharik, chorech 26).
séif 30
- נהגו לכתוב וכל שום דאית לי ולאבהתי:On a l'usage d'écrire « vekhol choum deït li oula'avahati » (et tout nom que j'ai, moi et mes pères).
séif 31
- אם כתב בדלא אניס במקום בדלא אניסנא לא נפסל וכותבין אניסנא מלא ביו"ד אצל הנו"ן מהרי"ו:S'il a écrit « bedela anis » au lieu de « bedela anisna » (sans que je sois contraint), il n'est pas invalidé. (Rema :) On écrit « anisna » plein, avec un yod près du noun (Mahariv).
séif 32
- נהגו לכתוב פטרית קודם שבקית ונהגו לכתוב ותרוכית בוי"ו אחר הרי"ש:On a l'usage d'écrire « patrit » (j'ai libéré) avant « chevakit » (j'ai renvoyé), et on a l'usage d'écrire « vetarekhit » (et j'ai répudié) avec un vav après le rech.
séif 33
- יתיכי בג' יודין ליכי בב' יודין:« Yatikhi » (יתיכי : « toi ») s'écrit avec trois yod, « likhi » (ליכי : « à toi ») avec deux yod.
séif 34
- נהגו לכתוב דהוית תיבה אחת: הגה אם לא כתב מן קדמת דנא רק כתב דהוית אנתתי מ"כ בתיקון או דלג מלת אנתתי (ר"ד כהן) או מלת דהוית (הגהות אלפסי פ' המגרש) כשר:On a l'usage d'écrire « dahavit » (דהוית : « qui as été ») en un seul mot. Haga (Rema) : S'il n'a pas écrit « min kadmat dena » (auparavant) mais seulement « dahavit intati » (qui as été ma femme) (trouvé écrit dans le Tikoun), ou s'il a omis le mot « intati » (Rabbi David Cohen), ou le mot « dahavit » (Hagahot Alfassi, chapitre HaMegarech), il est valide.
séif 35
- אנתתי בלא יוד אחר האלף:« Intati » (אנתתי : « ma femme ») s'écrit sans yod après l'alef.
séif 36
- בנפשיכי נהגו לכתוב בב' יודין. ואם כתבו חסר כשר (דעת עצמו וכ"מ במרדכי):« Benafchikhi » (בנפשיכי : « à toi-même »), on a l'usage de l'écrire avec deux yod. (Rema :) Et s'il l'a écrit défectif, il est valide (opinion propre du Rema, et ainsi cela ressort du Mordekhaï).
séif 37
- להתנסבא נהגו לכתבו בלא שום יוד ואם כתב יו"ד אחר ה"א כשר (הגמ"י פ"ד מרדכי בשם י"א סברי דלכתחלה כותבין ביו"ד):« Lehitnesava » (להתנסבא : « pour te marier »), on a l'usage de l'écrire sans aucun yod. (Rema :) Et s'il a écrit un yod après le hé, il est valide (Hagahot Maïmoniyot, chapitre 4 ; le Mordekhaï au nom de certains qui pensent que lekhat'hila on l'écrit avec un yod).
séif 38
- בידיכי בג' יודין:« Bidikhi » (בידיכי : « en ton pouvoir ») s'écrit avec trois yod.
séif 39
- נהגו לכתוב מן שמי מן יומא דנן ולעלם וי"א דאין כותבין מן שמי (סמ"ג וסמ"ק ותשו' רשב"א) וכן נוהגין במדינות אלו:On a l'usage d'écrire « min chemi, min yoma denan oul'alam » (de mon nom, à partir de ce jour et pour toujours). (Rema :) Certains disent qu'on n'écrit pas « min chemi » (Smag, Smak et Responsa du Rachba), et tel est l'usage dans ces pays-ci.
séif 40
- צריך לכתוב והרי את מותרת לכל אדם ולכתחלה טוב ליזהר לכתוב הרי את בשיטה אחת אבל אם כבר נכתב הגט בשתי שורות כשר לתנו (מהרא"י סקמ"ג):Il faut écrire « veharei at moutérèt lekhol adam » (et te voici permise à tout homme). (Rema :) Et lekhat'hila il est bien de veiller à écrire « harei at » sur une seule ligne ; mais si le get a déjà été écrit avec ces mots sur deux lignes, il est valide pour être remis (Mahari [Isserlein], siman 143).
séif 41
- מותרת בוי"ו:« Moutérèt » (permise) s'écrit avec un vav.
séif 42
- די יהוי נהגו לכתבו ב' תיבות אמנם אם כתב דיהוי תיבה אחת כשר (מרדכי פ' המגרש) ואף אם לא כתב רק דהוי כשר בשעת הדחק במקום עגון (ריב"ש סי' ר"ה):« Di yehévé » (די יהוי : « qui sera »), on a l'usage de l'écrire en deux mots. (Rema :) Cependant, s'il a écrit « diyehévé » en un seul mot, il est valide (Mordekhaï, chapitre HaMegarech) ; et même s'il n'a écrit que « dehavé », il est valide en cas de nécessité pressante, là où il y a risque d'igoun (Rivach, siman 205).
séif 43
- מנאי נהגו לכתבו בלא יו"ד אחר המ"ם ואם כתב יו"ד אחר המ"ם לא נפסל בדיעבד (ב"י בשם הר"ן והרשב"א):« Minaï » (מנאי : « de ma part »), on a l'usage de l'écrire sans yod après le mem. (Rema :) Et s'il a écrit un yod après le mem, il n'est pas invalidé bediavad (Beit Yossef au nom du Ran et du Rachba).
séif 44
- נהגו לכתוב תרוכין שבוקין פטורין:On a l'usage d'écrire « tiroukhin, chevoukin, pitourin ».
séif 45
- בגט ארוסה כותבין דהוית ארוסתי ואם כתב דהוית אנתתי כשר וי"א דה"ה להפך דכ' לאשתו ארוסתי כשר בדיעבד (ב"י):Dans le get d'une aroussa (femme consacrée par les kiddouchin mais pas encore mariée), on écrit « dahavit aroussti » (qui as été ma fiancée) ; et s'il a écrit « dahavit intati » (qui as été ma femme), il est valide. (Rema :) Certains disent qu'il en est de même à l'inverse : s'il a écrit à son épouse « aroussti », il est valide bediavad (Beit Yossef).
séif 46
- שי"ן ועי"ן שלא היו היודין נוגעין בהם וכן היו"ד שע"ג האלף ושאחורי הצדיק שאינם נוגעים באות אם התינוק קורא אותם יפה אפי' הם בתורף יש להכשיר במקום עיגון:Un chin et un aïn dont les yod (les têtes) ne les touchaient pas, et de même le yod qui est au-dessus de l'alef et celui qui est derrière le tsadi, qui ne touchent pas la lettre : si un enfant les lit correctement, même s'ils se trouvent dans le toref (partie essentielle du get), on peut le valider en cas d'igoun.
séif 47
- אם נדבקו רגלי ההי"ן לגגין אם תינוק דלא חכים ולא טיפש קורא אותם יש להכשיר במקום עיגון אפי' אם הוא בתורף ויפריד בסכין (וע"ל סי' קכ"ה סעיף י"ו):Si les pieds des hé se sont collés à leurs toits : si un enfant ni sage ni sot les lit correctement, on peut le valider en cas d'igoun, même si c'est dans le toref ; et il les séparera au couteau (et voir plus haut, siman 125, séif 16).
séif 48
- אם חיסר תיבה א' מהטופס לא נפסל בכך וכ"ש אם חסר וי"ו שנייה של וכדו וכתב וכד (ב"י בשם תשו' הרשב"א) דמאחר שאין הענין משתנה אין פסול בחסרון זה (כ"כ הרא"ש בתשובה) וה"ה אם היו אותיות יתירות כל שאין הענין משתנה (ריב"ש סי' ר"ה) אבל אם נשתנה הענין פסול ולכן י"א דאם כתב לבריאת עלמה בה"א שהגט פסול דעלמה לשון נערה (הר"ד כהן) ויש מכשירין בשעת הדחק (בנימין זאב)S'il a omis un mot du formulaire, il n'est pas invalidé pour autant. (Rema :) Et à plus forte raison s'il manque le second vav de « oukhedou » et qu'il a écrit « oukhed » (Beit Yossef au nom des Responsa du Rachba), car puisque le sens ne change pas, il n'y a pas d'invalidité par ce manque (ainsi l'a écrit le Roch dans un responsum). Et de même s'il y avait des lettres en trop, tant que le sens ne change pas (Rivach, siman 205). Mais si le sens a changé, il est invalide ; c'est pourquoi certains disent que s'il a écrit « livriat alma » (de la création du monde) avec un hé (עלמה au lieu de עלמא), le get est invalide, car « alma » ainsi écrit signifie « jeune fille » (Rabbi David Cohen) ; et certains le valident en cas de nécessité pressante (Binyamin Zeev).
séif 49
- אין לכתוב בגט בביטול מיני מודעי (ועיין נוסח הגט לקמן בסי' קנ"ד):On n'écrit pas dans le get la formule « en annulant toutes sortes de moda'ot » (déclarations préalables affirmant qu'un acte est accompli sous la contrainte) (et voir le formulaire du get plus loin, siman 154).
séif 50