Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- במה נכתב הגט ותיקון הכתיבה והקלף. ובו כג סעיפים:
אין כותבין את הגט אלא בדבר שרישומו עומד כגון דיו וסיקרא וקומס וקנקנתום (פי' מיני צבעונים) וכיוצא בהם אבל אם כתבו בדבר שאינו עומד כגון משקין ומי פירות וכיוצא בהם אינו גט:Avec quoi s'écrit le get, et la préparation de l'écriture et du parchemin. Il contient 23 séifim :
On n'écrit le get qu'avec une matière dont la trace est durable, comme l'encre, le sikra, le komos et le kankantom Haga (Rema) : (explication : sortes de pigments) et choses semblables ; mais si on l'a écrit avec une matière qui n'est pas durable, comme des boissons, des jus de fruits et choses semblables, ce n'est pas un get.séif 1
- כתבו בדיעבד באבר בשחור בשיחור כשר פי' אבר עופרת ושחור הוא כלי של ברזל שרושמין בו ושיחור הוא הפחם. ערוך: הגה י"א הא דבאבר כשר היינו חתוכי אבר מעורבים במים הטור והרא"ש אבל אם כתב באבר עצמו פסול ויש לחוש לזה ולכתחלה נוהגין לכתבו בדיו טובה כמו שכותבין ספרים (סדר גיטין) ואין לשנות ויש מחמירין עוד לומר דהסופר יקרא כל אות תחלה קודם שיכתוב כמו בספרים (ג"ז שם):Si on l'a écrit, bediavad (a posteriori), avec de l'avar, du che'hor ou du chi'hor, il est valable Haga (Rema) : (explication : l'avar est le plomb ; le che'hor est un instrument de fer avec lequel on trace ; et le chi'hor est le charbon – Aroukh). Certains disent que ce qu'on a dit, qu'avec le plomb il est valable, concerne des raclures de plomb mélangées à de l'eau (le Tour et le Roch) ; mais si on a écrit avec le plomb lui-même, il est invalide, et il faut tenir compte de cela. Et lekhat'hila (a priori), on a l'usage de l'écrire avec de la bonne encre, comme on écrit les livres saints (Seder Guittin), et il ne faut pas changer. Et certains sont encore plus rigoureux et disent que le scribe doit prononcer chaque lettre avant de l'écrire, comme pour les livres saints (cela aussi au même endroit).
séif 2
- כותבין אותו במי עפצים והוא שלא יהיה הקלף מעופץ מפני שאין מי עפצים ניכר בו ואם כתב אינו גט וכן כל כיוצא בו:On l'écrit avec du jus de noix de galle, à condition que le parchemin ne soit pas tanné à la noix de galle, car le jus de noix de galle ne s'y distingue pas ; et si on a écrit ainsi, ce n'est pas un get ; et de même pour tout cas semblable.
séif 3
- חקק גט על הלוח או על האבן או על טס של מתכת אם חפר יריכי האותיות כשר וכן אם חקק יריכי האותיות מאחורי הטס עד שבלטו בפני הטס אבל אם חפר תוך האות עד שיראו היריכות גבוהות מכאן ומכאן או שהכה על פני הטס בחותם עד שנמצאו האותיות בולטות כדרך שעושין דינר זהב אינו גט: הגה י"א דלכתחילה יש להחמיר שלא לכתוב בקולמוס של ברזל שלא לבא לידי חקיקה (סדר גיטין) וע"ל סי' זה סעיף כ"ב ולא מקרי חק תוכות אלא כשכל האות נעשה כך אבל אם צריך עדיין לתקן שיהיה אות כשר (ת"ה סי' רכ"ח):Si l'on a gravé un get sur une planchette, une pierre ou une plaque de métal : si l'on a creusé les contours des lettres, il est valable ; de même si l'on a gravé les contours des lettres au dos de la plaque, de sorte qu'elles ressortent en relief sur la face de la plaque. Mais si l'on a creusé l'intérieur de la lettre, de sorte que les contours apparaissent en relief de part et d'autre, ou si l'on a frappé la face de la plaque avec un sceau de sorte que les lettres se trouvent en relief, comme on fait un dinar d'or, ce n'est pas un get (c'est le 'hak tokhot, formation par évidement). Haga (Rema) : Certains disent que lekhat'hila il faut être rigoureux et ne pas écrire avec une plume de fer, pour ne pas en venir à une gravure (Seder Guittin) ; et voir plus loin dans ce siman, séif 22. Et on ne parle de 'hak tokhot que lorsque la lettre entière a été faite ainsi ; mais pas si la lettre doit encore être complétée pour qu'elle soit une lettre valable (Teroumat HaDechen, siman 228).
séif 4
- הקורע על העור תבנית כתב כשר אבל הרושם על העוד תבנית כתב פסול וי"א בהפך ויש מי שמכשיר בשניהם:Celui qui découpe dans le cuir la forme de l'écriture, il est valable ; mais celui qui imprime (en creux) sur le cuir la forme de l'écriture, il est invalide ; et certains disent l'inverse ; et il y a un avis qui valide dans les deux cas.
séif 5
- נהגו להחמיר שיהיו האותיות מוקפות גויל ואם יש בו אותיות דבוקות יגרור ביניהם להפרידם. הגה וי"א דאין להפריד האותיות אם נוגעין (כן הוא בסדר גיטין) וכן נוהגין ויש מקילין בשעת הדחק (תשובת הרא"ש) לתקן קודם שיחתמו העדים (מהרא"י פאדויה) כשהבעל מצוה לתקן ב"י לדעת הרא"ש.On a l'usage d'être rigoureux pour que les lettres soient entourées de parchemin (moukafot guevil, sans se toucher) ; et s'il y a des lettres collées, on grattera entre elles pour les séparer. Haga (Rema) : Et certains disent qu'on ne doit pas séparer les lettres si elles se touchent (c'est ainsi dans le Seder Guittin), et tel est l'usage. Et certains sont indulgents en cas de nécessité (réponse du Roch), pour réparer avant que les témoins ne signent (Maharam de Padoue), lorsque le mari ordonne de réparer (Beit Yossef, selon l'avis du Roch).
séif 6
- אם יש מי שרוצה לזיין האותיות מוחין בידו:Si quelqu'un veut orner les lettres (de couronnes, tagin), on l'en empêche.
séif 7
- אם נפלה טפת דיו (בתוך האות) (טור) ואינה ניכרת אינו יכול להעביר הדיו ולתקן האות דהוה ליה חק תוכות ויש מחמירין אפי' האות ניכר (מהרי"ק) שורש צ"ח וכן נוהגין:Si une goutte d'encre est tombée Haga (Rema) : (dans la lettre) (Tour) et qu'elle (la lettre) n'est pas reconnaissable, il ne peut pas enlever l'encre pour réparer la lettre, car ce serait du 'hak tokhot. Et certains sont rigoureux même si la lettre est reconnaissable (Maharik, racine 98), et tel est l'usage.
séif 8
- אם רוצה לעשות מ"ם פתוחה ונמשכה ידו ונסתמה אינו יכול לגרור הדבקות דהוה ליה חק תוכות ועיין בא"ח סי' ל"ב):S'il veut faire un mem ouvert, que sa main a glissé et qu'il s'est fermé (devenant un mem final), il ne peut pas gratter la jonction, car ce serait du 'hak tokhot Haga (Rema) : (et voir dans Ora'h 'Hayim, siman 32).
séif 9
- נוהגין לשרטטו ויש ליזהר מלשרטט באבר מפני שהוא צובע והוי ככתב על כתב:On a l'usage de le tracer de lignes (chirtout) ; et il faut se garder de tracer au plomb, car il colore et ce serait comme une écriture sur une écriture.
séif 10
- נוהגין לעשותו שנים עשר שיטין:On a l'usage de le faire de douze lignes.
séif 11
- נוהגין לעשות שיטה י"ג וחולקים אותה לשתים שבה חותמים העדים זה תחת זה: הגה ומשרטטין אותו ב' שורות קטנות ג"כ וישרטט הכל קודם שיתחיל לכתוב הגט גם ישרטט מן הצדדין ויהיו שורות הגט שוות לא אחת ארוכה ואחת קצרה ואם לא שרטט כלל כשר וה"ה אם הוסיף או פיחת מי"ב שיטין (כ"ז גם בסדר גיטין גם במרדכי ריש גיטין) י"א דאין להכשירן כי אם במקום עיגון שבא מארץ רחוקה ואין שיירות מצויות ונ"ל דה"ה לענין שרטוט וצריך לשרטט מבחוץ שלא במקום הכתב (בב"י בשם הקונט' ובסדר גיטין) ויכתוב לצד הבשר ולא בצד שער ואם כתב במקום שער יש פוסלין אותו (מהרי"ל) ול"נ דבמקום עיגון אין להחמיר וכשהסופר כותב לכתחילה יזהר שלא יגע בשרטוט שבצדדין ונוהגין לכתחילה להניח גליון מן הצדדין כחצי אצבעו למעלה כאצבע (סדר גיטין) ולמטה כדי תפיסת יד ויותר (מהרי"ל ד"ע):On a l'usage de faire une treizième ligne et de la diviser en deux, sur laquelle les témoins signent l'un sous l'autre. Haga (Rema) : Et on y trace aussi deux petites lignes (pour les signatures), et on tracera tout avant de commencer à écrire le get ; on tracera aussi des lignes verticales sur les côtés, et les lignes du get seront égales, et non l'une longue et l'autre courte. Et si l'on n'a pas tracé du tout, il est valable ; et il en est de même si l'on a ajouté ou retranché aux douze lignes (tout cela à la fois dans le Seder Guittin et dans le Mordekhaï, début de Guittin). Certains disent qu'on ne les valide que dans un cas d'igoun (risque que la femme reste « enchaînée »), lorsqu'il (le get) vient d'un pays lointain et que les caravanes ne sont pas fréquentes ; et il me semble qu'il en est de même pour le traçage. Et il faut tracer à l'extérieur aussi, hors de l'emplacement de l'écriture (Beit Yossef au nom du Kountrass, et dans le Seder Guittin). Et on écrira du côté de la chair, et non du côté du poil ; et si l'on a écrit du côté du poil, certains l'invalident (Maharil) ; et il me semble que dans un cas d'igoun, il ne faut pas être rigoureux. Et lorsque le scribe écrit, il veillera lekhat'hila à ne pas toucher le tracé des côtés. Et on a l'usage, lekhat'hila, de laisser une marge sur les côtés d'environ un demi-doigt, en haut d'environ un doigt (Seder Guittin), et en bas de quoi saisir avec la main, et davantage (Maharil, et avis du Rema lui-même).
séif 12
- נוהגין לעשותו שיהיה ארכו (עם הגליון של מטה) (ב"י בשם הקונטרס) יתר על רחבו:On a l'usage de le faire de sorte que sa longueur Haga (Rema) : (avec la marge du bas) (Beit Yossef au nom du Kountrass) soit supérieure à sa largeur.
séif 13
- נוהגין שלא יהיו האותיות עוברות מהשיטין בימין ובשמאל: הגה ואם כתב חוץ לשיטין י"א דאפילו אות אחת שיצא לחוץ פסול (ב"י בשם הגהות מיי') ובמקום עיגון ושעת הדחק יש להקל. (סברת הרב):On a l'usage que les lettres ne dépassent pas les lignes verticales tracées à droite et à gauche. Haga (Rema) : Et si l'on a écrit hors des lignes, certains disent que même une seule lettre qui est sortie au-dehors le rend invalide (Beit Yossef au nom des Hagahot Maïmoniyot) ; et dans un cas d'igoun et de nécessité, il faut être indulgent (avis du Rema).
séif 14
- לא יהא בו שום טשטוש ולא יכתבו על המחק: הגה אם בא זבוב ומשך הדיו לא ימחוק (בסדר גיטין ולא יכתוב על שום נקב שאין הדיו עובר עליו) (שם):Il ne doit y avoir aucune bavure, et l'on n'écrira pas sur un grattage. Haga (Rema) : Si une mouche est venue et a étiré l'encre, on ne grattera pas (Seder Guittin) ; et on n'écrira pas sur un trou sur lequel l'encre ne passe pas (au même endroit).
séif 15
- לא יהא הכתב מעוקם ולא מבולבל שמא תדמה אות לאות ונמצא הענין משתנה: הגה רגלי ה"א וקוף שנוגעין יש לפסול אפי' בדיעבד (ת"ה סי' רל"ו ובפסקיו סי' מ"ה) מיהו אם תינוק יכול לקרותו יש מכשירין במקום עיגון (מהרי"ק שורש ע"א) ולכתחלה אסור להפריד בסכין אלא יכתוב גט אחר (שם שורש צ"ח) ודוקא שלא במקום עיגון אבל במקום הדחק שיש לחוש לעיגון יתקן כסברת הרב (וע' בא"ח סי' ל"ב כיצד יתקן וע' סי' קנ"ד סעיף מ"ח) ואם צריך לתקן אותיות כגון שלא נוגעין במקום שראוי ליגע או שהיו קצרים וצריך להאריכן יתקנן קודם שיכתוב כדת משה וישראל (בהגהות סדר גיטין בקבלה משם מהרי"ו כן מ"כ בשם מהר"ם מאור עינים) או לכל הפחות קודם החתימה (תשו' מהר"ם פאדואה) וצריך ליזהר שיגע כל מה שראוי ליגע ושלא יגע מה שראוי שלא ליגע כס"ת ותפילין ומזוזות (בסדר גיטין וכן משמע בהגהות מרדכי דגיטין) ואם אינו נוגע מה שראוי ליגע כגון באחורי הצדי"ק ויו"ד שבאלף וכיוצא בזה י"א דאפי' תנוק דלא חכים ולא טפש קורא אותו פסול אפי' בדיעבד (בת"ה ובפסקיו סי' מ"ג) וי"א דבמקום עיגון יש להכשיר בכה"ג ואם הוא בטופס הגט אפי' בלא עיגון יש להקל (ב"י) כתב למד אלף של ישראל ביחד י"א דכשר אם הוא בטופס (תשו' הרא"ש) ובמקום עיגון יש להקל היה קוצו של יוד שעל האלף נוגע גם מלפניו כזה כשר (מ"כ בשם מהר"י מרפורק) נתפשטו האותיות מכח לחות הדיו שקורין גיפלאס"ן עד שנראין כדבוקין ומ"מ נראה שאין האותיות נוגעין כשר (מ"כ בשם מהר"י ברי"ן):L'écriture ne doit être ni tordue ni confuse, de peur qu'une lettre ne ressemble à une autre et que le sens ne s'en trouve changé. Haga (Rema) : Si les pieds du hé et du qof touchent (le toit), il faut invalider même bediavad (Teroumat HaDechen, siman 236, et dans ses Pessakim, siman 45) ; toutefois, si un enfant peut le lire, certains valident dans un cas d'igoun (Maharik, racine 71). Et lekhat'hila, il est interdit de séparer avec un couteau, mais on écrira un autre get (au même endroit, racine 98) ; et cela seulement hors d'un cas d'igoun ; mais en cas de nécessité où il faut craindre l'igoun, on réparera (avis du Rema) (et voir dans Ora'h 'Hayim, siman 32, comment réparer ; et voir siman 154, séif 48). Et s'il faut réparer des lettres, par exemple si elles ne se touchent pas là où il convient qu'elles se touchent, ou si elles étaient courtes et qu'il faille les allonger, on les réparera avant d'écrire les mots « selon la loi de Moché et d'Israël » (dans les Hagahot du Seder Guittin, par tradition au nom du Mahari Weil ; et c'est aussi ce que j'ai trouvé écrit au nom du Maharam, auteur du Méor Einayim), ou du moins avant la signature (réponses du Maharam de Padoue). Et il faut veiller à ce que tout ce qui doit se toucher se touche, et que ne se touche pas ce qui ne doit pas se toucher, comme pour le Séfer Torah, les tefillin et les mezouzot (dans le Seder Guittin, et c'est aussi ce qu'on comprend des Hagahot Mordekhaï sur Guittin). Et si ne se touche pas ce qui doit se toucher, par exemple à l'arrière du tsadi ou au youd de l'aleph et choses semblables, certains disent que même si un enfant ni sage ni sot le lit, il est invalide même bediavad (dans la Teroumat HaDechen et dans ses Pessakim, siman 43) ; et certains disent que dans un cas d'igoun, il faut valider dans un tel cas ; et si c'est dans le tofess du get, même sans igoun, il faut être indulgent (Beit Yossef). S'il a écrit le lamed et l'aleph de « Israël » ensemble (en ligature), certains disent qu'il est valable si c'est dans le tofess (réponse du Roch) ; et dans un cas d'igoun, il faut être indulgent. Si la pointe du youd qui est sur l'aleph touchait aussi par devant, ainsi, il est valable (Mordekhaï au nom du Mahari de Marbourg). Si les lettres se sont étalées à cause de l'humidité de l'encre, ce qu'on appelle giflassen, au point de paraître collées, mais qu'il apparaît néanmoins que les lettres ne se touchent pas, il est valable (Mordekhaï au nom du Mahari Bruna).
séif 16
- היה בו משמעות שני ענינים או שהיה בכתבו עיקום או בלבול או שאפשר שיקרא ממנו ענין אחר הרי זה פסול:S'il comportait l'implication de deux sens, ou s'il y avait dans son écriture une torsion ou une confusion, ou s'il est possible d'y lire un autre sens, il est invalide.
séif 17
- צריך שיהא הגט נקרא במקום נתינתו לתינוק דלא חכים ולא טיפש ויש מי שאומר שאף במקום כתיבתו צריך שיהיה נקרא כן: הגה וא"צ לכסות מן הצדדין של האות שיש בו ספק אלא מראין לו כך ואם יוכל לקרותו כשר (מ"כ בתקון ישן) ונוהגין לערות השיטות דהיינו שימשוך ן' או ך' שבשיטה עליונה עד שיטה שלמטה ממנה או ראש למ"ד שבתחתונה לשורה שלמעלה ממנה ואם לא עירה י"א שהוא פסול ול"נ דבמקום עיגון אין להחמיר ויזהר שלא ימשוך ראש אות שלמטה לתוך חלל אות שלמעלה או להיפך (הר"ן פ"ב דגיטין בשי"א) ואם עשה כך ונשתנה צורת האות כגון שמשך ראש למ"ד לחלל ד' שאז נראה כה"א פסול (סברת הרב דוקא בכי האי גוונא וכן משמע בהגהות סמ"ק):Il faut que le get puisse être lu, au lieu de sa remise, par un enfant ni sage ni sot ; et il y a un avis selon lequel même au lieu de son écriture il faut qu'il puisse être lu ainsi. Haga (Rema) : Et il n'est pas nécessaire de couvrir les côtés de la lettre douteuse, mais on la lui montre telle quelle, et s'il peut la lire, il est valable (Mordekhaï, dans le Tikoun Yachan). Et on a l'usage d'entrelacer les lignes, c'est-à-dire de prolonger un noun ou un khaf final de la ligne supérieure jusqu'à la ligne au-dessous, ou la tête d'un lamed de la ligne inférieure vers la ligne au-dessus ; et si l'on n'a pas entrelacé, certains disent qu'il est invalide ; et il me semble que dans un cas d'igoun, il ne faut pas être rigoureux. Et on veillera à ne pas prolonger la tête d'une lettre du bas à l'intérieur du creux d'une lettre du haut, ou l'inverse (Ran, chapitre 2 de Guittin, au nom de « certains disent ») ; et si on l'a fait et que la forme de la lettre a changé, par exemple si l'on a prolongé la tête d'un lamed dans le creux d'un dalet, qui ressemble alors à un hé, il est invalide (avis du Rema, seulement dans un cas de ce genre ; et c'est aussi ce qu'on comprend des Hagahot du Semak).
séif 18
- גט שמחק בו אות או תיבה או שתלה בין השיטין אם מטופס הגט ה"ז כשר ואם מן התורף אינו גט ואם חזר ופירש בסוף הגט שאות פלונית תלויה או על המחק אפילו מתורף הגט כשר כשאר שטרות והקיום יכתבנו קודם כדת משה וישראל ועכשיו נהגו להחמיר שלא לקיים מחק הגט:Un get dans lequel on a gratté une lettre ou un mot, ou dans lequel on a suspendu (inséré) entre les lignes : si c'est dans le tofess du get, il est valable ; et si c'est dans le tôref, ce n'est pas un get. Et si l'on a ensuite précisé à la fin du get que telle lettre est suspendue ou sur un grattage, même dans le tôref du get, il est valable, comme les autres actes ; et cette validation, on l'écrira avant la formule « selon la loi de Moché et d'Israël ». Et maintenant, on a l'usage d'être rigoureux et de ne pas valider ainsi un grattage dans le get.
séif 19
- גט שנמצא קרוע שתי וערב שהוא קרע של בית דין ה"ז גט בטל כשאר שטרות אבל אם נתקרע ואינו קרע של ב"ד כשר נמוק או שהרקיב או שנעשה ככברה כשר נמחק או שנטשטש ובבואה שלו קיימת אם יכול לקרות כשר ואם לאו אינו גט:Un get qu'on a trouvé déchiré en long et en large, ce qui est la déchirure du tribunal (pour annuler un acte), est un get nul, comme les autres actes ; mais s'il s'est déchiré et que ce n'est pas une déchirure du tribunal, il est valable. S'il s'est décomposé, a pourri ou est devenu comme un crible, il est valable. S'il s'est effacé ou s'est estompé et que sa trace subsiste : si l'on peut le lire, il est valable, sinon ce n'est pas un get.
séif 20
- בד"א כשהיה הגט יוצא מתחת ידה בעידי חתימה ואין שם עידי מסירה אבל אם יש עדים שנמסר לה הגט בפניהם והיה כשר ה"ז כשר אע"פ שהיה תורף הגט על המחק או בין השיטין או שהיה קרוע שתי וערב כשנתן לה בפניהם ויש מי שפוסל בקרוע שתי וערב (וה"ה כשנטשטש עד שאינן יכולין לקרותו) (כ"כ המ"מ):De quoi s'agit-il ? Lorsque le get sort de sa main à elle (est en sa possession) avec les signatures des témoins de la signature, et qu'il n'y a pas de témoins de la remise ; mais s'il y a des témoins attestant que le get lui a été remis devant eux et qu'il était valable (à ce moment), il est valable, même si le tôref du get était sur un grattage ou entre les lignes, ou qu'il était déchiré en long et en large lorsqu'il le lui a donné devant eux. Et il y a un avis qui l'invalide s'il est déchiré en long et en large Haga (Rema) : (et il en est de même lorsqu'il s'est estompé au point qu'on ne peut pas le lire) (c'est ce qu'a écrit le Maguid Michné).
séif 21
- יש מי שכתב שיש להקפיד מלכתוב הגט בקולמוס של כנף אלא בשל קנה (וע"ל סי' זה ס"ד):Il y a un avis selon lequel il faut veiller à ne pas écrire le get avec une plume faite d'aile (d'oiseau), mais avec une plume de roseau Haga (Rema) : (et voir plus haut dans ce siman, séif 4).
séif 22
- אם רקם או ארג או עשה במעשה מחט אותיות הגט י"א דלאו כתב הוא:Si l'on a brodé, tissé ou fait à l'aiguille les lettres du get, certains disent que ce n'est pas une écriture.
séif 23