Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הכותב כל נכסיו לאשתו אם קנתה ויצא עליו שטר חוב. ובו י סעיפים:
הכותב כל נכסיו לאשתו בין בריא בין ש"מ אע"פ שקנו מידו לא עשאה אלא אפוטרופא על יורשיו בין שהיו יורשיו בניו ממנה או מאשה אחרת או אחיו או שאר יורשין ואם שייר כל שהוא בין קרקע בין מטלטלין קנתה כל מה שכתב לה (בין כך ובין כך לא אבדה כתובתה) (טור):Celui qui écrit tous ses biens à sa femme : les acquiert-elle ? Et s'il apparaît contre lui une reconnaissance de dette. Il comporte 10 séifim.
Celui qui écrit tous ses biens à sa femme, qu'il soit en bonne santé ou mourant (chekhiv mera), même si l'on a fait avec lui un acte d'acquisition (kinyan), n'a fait d'elle qu'une administratrice (apotropos) pour ses héritiers, que ses héritiers soient ses fils nés d'elle ou d'une autre femme, ou ses frères, ou d'autres héritiers. Mais s'il s'est réservé quoi que ce soit, terrain ou meubles, elle acquiert tout ce qu'il lui a écrit. Haga (Rema) : (Dans un cas comme dans l'autre, elle ne perd pas sa ketouba) (Tour).séif 1
- בד"א בנשואה אבל אם כתב כל נכסיו לאשתו ארוסה או לגרושה אע"פ שלא שייר כלום מתנתו קיימת ואבדה כתובתה אא"כ ששייר מקצת נכסים (ג"ז טור):En quel cas cela est-il dit ? Pour une femme mariée ; mais s'il a écrit tous ses biens à sa femme fiancée (arroussa) ou à sa divorcée, même s'il ne s'est rien réservé, son don est valide – Haga (Rema) : et elle perd sa ketouba, à moins qu'il ne se soit réservé une partie des biens (cela aussi, Tour).
séif 2
- כל אשה שקנתה כל נכסי בעלה במתנה גמורה איבדה כתובתה ותקרע לפיכך אם יצא שטר חוב עליו מוקדם למתנה זו והלכו כל הנכסים בפריעת החוב תשאר היא בלא כלום ולא תקח בכתובתה שקדמה לחוב שאומדן דעת הוא שבהנאה שבאה לה בשמועה זו שכתב לה כל נכסיו איבדה כל זכות שיש לה בנכסיו מצד כתובתה בין מאותם שהיו לו בין מאותם שמכר או נתן קודם לכן אבל אם אח"כ זכה בנכסים גובה כתובתה מהם:Toute femme qui a acquis tous les biens de son mari par un don complet a perdu sa ketouba, et celle-ci doit être déchirée. C'est pourquoi, si apparaît contre lui une reconnaissance de dette antérieure à ce don, et que tous les biens sont partis dans le paiement de la dette, elle reste sans rien, et elle ne prend pas sa part au titre de sa ketouba qui a précédé la dette ; car on estime que, par le plaisir qu'elle a éprouvé à cette nouvelle qu'il lui a écrit tous ses biens, elle a perdu tout droit qu'elle avait sur ses biens au titre de sa ketouba, aussi bien sur ceux qu'il avait que sur ceux qu'il avait vendus ou donnés auparavant. Mais s'il a acquis des biens ensuite, elle perçoit sa ketouba sur eux.
séif 3
- יש מי שאומר דהא דלא הפסידה כתובתה כששייר היינו כשכותב לה סכום מנכסיו ואפי' אם הסכום הוא גדול כגון שכתב לה מחציתם או ב' שלישים אבל אם כתב לה כל נכסיו ופי' השיור אפי' אם שייר הרבה איבדה כתובתה מנכסים שיש לו שכבוד שעושה לה שכתב לה כל נכסיו גורם המחילה:Il y a un avis selon lequel la règle qu'elle ne perd pas sa ketouba quand il s'est réservé quelque chose s'applique quand il lui écrit une quantité de ses biens, même si la quantité est grande, par exemple s'il lui a écrit la moitié ou les deux tiers ; mais s'il lui a écrit « tous mes biens » en précisant la réserve, même s'il s'est réservé beaucoup, elle a perdu sa ketouba sur les biens qu'il a, car l'honneur qu'il lui fait en lui écrivant « tous ses biens » entraîne la renonciation.
séif 4
- יש מי שאומר שאם הוברר הדבר שהערים במתכוין כדי להפסידה לא איבדה כתובתה:Il y a un avis selon lequel, s'il est établi qu'il a usé d'une ruse intentionnelle pour lui faire perdre sa ketouba, elle n'a pas perdu sa ketouba.
séif 5
- היו לו ב' נשים וכתב כל נכסיו לשתיהן לא קנתה שום אחת מהם ושתיהן אפוטרופסות אבל אם כתב חצי נכסי לאשתי פלונית וחצי נכסי לאשתי פלונית הראשונה קנתה שהרי שייר והשנייה לא קנתה:S'il avait deux femmes et a écrit tous ses biens à toutes les deux, aucune d'elles n'acquiert, et toutes deux sont administratrices. Mais s'il a écrit : « La moitié de mes biens à ma femme Unetelle, et la moitié de mes biens à ma femme Unetelle », la première acquiert, puisqu'il s'est réservé quelque chose, et la seconde n'acquiert pas.
séif 6
- כתב כל נכסיו לאשתו ולבנו אשתו קנתה החצי ובנו לא קנה אלא הוא אפוטרופוס ויש מי שאומר ששניהם אפוטרופסים: הגה היה לו בן ואשה ואמר כך וכך נכסים לבני והשאר לאשתי ודאי נתכוין למתנה גמורה דאם היה רוצה לעשות אפוטרופוס לא היה נותן המקצת לבן שהרי הכל שלו (ב"י בשם תשובת רב האי):S'il a écrit tous ses biens à sa femme et à son fils, sa femme acquiert la moitié, et son fils n'acquiert pas, mais il est administrateur ; et il y a un avis selon lequel tous deux sont administrateurs. Haga (Rema) : S'il avait un fils et une femme, et a dit : « Tels et tels biens à mon fils, et le reste à ma femme », il a certainement voulu un don complet ; car s'il avait voulu en faire une administratrice, il n'aurait pas donné une partie au fils, puisque tout est à lui (Beit Yossef, au nom d'une responsa de Rav Haï Gaon).
séif 7
- כתבם לאשתו ולאחר האחר קנה החצי ואשתו הוי אפוטרופוס בשאר החצי וכל היכא שיש להוכיח מתוך השטר דלא נתכוין לאפוטרופסות אלא למתנה גמורה הוי מתנה:S'il les a écrits à sa femme et à un autre, l'autre acquiert la moitié, et sa femme est administratrice pour l'autre moitié. Et partout où l'on peut prouver à partir de l'acte qu'il n'a pas eu l'intention d'une administration mais d'un don complet, c'est un don.
séif 8
- אם אמר אשתי תמשול בכל הנכסים אינו לשון מתנה אלא לשון אפוטרופוס (מי שכתב נכסיו לאשתו ואחריה ליורשיו הוי מתנה ולא אפוטרופסות) (הגהות מרדכי דב"ב):S'il a dit : « Ma femme dominera sur tous les biens », ce n'est pas une expression de don, mais une expression d'administration. Haga (Rema) : (Celui qui a écrit ses biens à sa femme, et après elle à ses héritiers, c'est un don et non une administration) (Hagahot Mordekhaï sur Baba Batra).
séif 9
- אם אמר תטול בתי פלונית נ' זהובים ופלונית בתי נ' זהובים והיו לו ג' בנות ואשה אחת אמרו לו ואשתך מה תהא עליה אמר השאר שלה של אשתי הוי מתנה גמורה כיון שהעמיד ירושת התורה אפי' בא' מיורשיו (צוה לתת מנכסיו לצדקה) הוי שיור ויש חולקים (ב' הדעות בהגהות מרדכי דב"ב):S'il a dit : « Que ma fille Unetelle prenne cinquante pièces d'or, et ma fille Unetelle cinquante pièces d'or », alors qu'il avait trois filles et une femme, et qu'on lui a dit : « Et ta femme, qu'en sera-t-il d'elle ? », et qu'il a dit : « Le reste est à elle, à ma femme » : c'est un don complet, puisqu'il a maintenu l'héritage selon la Torah, ne serait-ce que pour l'un de ses héritiers (la troisième fille, qui n'a rien reçu). Haga (Rema) : (S'il a ordonné de donner de ses biens à la tsedaka (charité), c'est une réserve ; et certains contestent (les deux avis sont dans les Hagahot Mordekhaï sur Baba Batra).
séif 10