Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לְעוֹלָם הוּא בֶּן חוֹרִין, עַד שֶׁיֹּאמַר ״כֹּל נְכָסַיי נְתוּנִין לִפְלוֹנִי עַבְדִּי חוּץ מֵאֶחָד מֵרִיבּוֹא שֶׁבָּהֶן״.Il est toujours un homme libre, quel que soit le libellé de l'acte, même si le maître s'est réservé une terre, à moins qu'il ne dise : « Tous mes biens sont donnés à untel, mon esclave, sauf un dix-millième d'entre eux » ; car il se peut alors que le maître ait voulu inclure l'esclave dans la part qu'il ne donne pas. Quoi qu'il en soit, selon Rabbi Chimon, lorsque l'acte dit « tous mes biens », on distingue entre l'affranchissement de l'esclave et les biens, comme le soutient Rava.
- וְהָאָמַר רַב יוֹסֵף בַּר מִנְיוֹמֵי אָמַר רַב נַחְמָן: אַף עַל פִּי שֶׁקִּילֵּס רַבִּי יוֹסֵי אֶת רַבִּי שִׁמְעוֹן – הֲלָכָה כְּרַבִּי מֵאִיר, דְּתַנְיָא: כְּשֶׁנֶּאְמְרוּ דְּבָרִים לִפְנֵי רַבִּי יוֹסֵי, קָרָא עָלָיו הַמִּקְרָא הַזֶּה: ״שְׂפָתַיִם יִשָּׁק מֵשִׁיב דְּבָרִים נְכוֹחִים״!La Guemara (discussion des Amoraïm) objecte : Mais Rav Yossef bar Minyomi n'a-t-il pas dit que Rav Na'hman a dit : Bien que Rabbi Yossé ait fait l'éloge de Rabbi Chimon sur ce sujet, la halakha (la règle pratique) est conforme à Rabbi Méïr, le premier Tanna (Sage de l'époque de la Michna) de cet enseignement ; comme il a été enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Lorsque ces paroles furent dites devant Rabbi Yossé, il lui appliqua ce verset : « Il donne un baiser sur les lèvres, celui qui répond des paroles justes » (Proverbes 24, 26) ! Malgré cet éloge, la halakha n'est donc pas conforme à Rabbi Chimon.
- וּמִי אָמַר רַב נַחְמָן הָכִי? וְהָאָמַר רַב יוֹסֵף בַּר מִנְיוֹמֵי אָמַר רַב נַחְמָן: שְׁכִיב מְרַע שֶׁכָּתַב כׇּל נְכָסָיו לְעַבְדּוֹ, וְעָמַד – חוֹזֵר בַּנְּכָסִים, וְאֵינוֹ חוֹזֵר בָּעֶבֶד.Au sujet de cette preuve, la Guemara demande : Et Rav Na'hman a-t-il vraiment dit cela, à savoir qu'on ne divise pas une déclaration ? Mais Rav Yossef bar Minyomi n'a-t-il pas dit que Rav Na'hman a dit : Un chekhiv mera (malade alité en danger de mort) qui a écrit tous ses biens à son esclave, puis s'est relevé de sa maladie, peut se rétracter pour les biens, mais il ne peut pas se rétracter pour l'esclave.
- חוֹזֵר בַּנְּכָסִים – מַתְּנַת שְׁכִיב מְרַע הוּא, וְאֵינוֹ חוֹזֵר בָּעֶבֶד – שֶׁהֲרֵי יָצָא עָלָיו שֵׁם בֶּן חוֹרִין!La Guemara précise : Il peut se rétracter pour les biens, car c'est le don d'un chekhiv mera, fait dans la supposition qu'il va mourir et annulé s'il survit ; mais il ne peut pas se rétracter pour l'esclave, puisque le renom d'homme libre s'est répandu à son sujet ! Rav Na'hman admet donc qu'on divise la déclaration, puisqu'une partie de l'acte est retenue et l'autre non.
- אֶלָּא אָמַר רַב אָשֵׁי: הָתָם הַיְינוּ טַעְמָא, מִשּׁוּם דְּלָאו כְּרוּת גִּיטָּא הוּא.Mais plutôt, Rav Achi a dit : Là-bas, où Rav Na'hman a tranché comme Rabbi Méïr, ce n'est pas parce qu'on ne diviserait pas une déclaration ; voici la raison : c'est parce que ce n'est pas un acte qui tranche entièrement le lien entre le maître et l'esclave, le maître ayant conservé une part de ses biens, qui peut inclure l'esclave. Mais sur le principe de la division d'une déclaration, Rav Na'hman s'accorde avec Rava.
- אִם יֵשׁ עָלָיו עוֹרְרִין, יִתְקַיֵּים בְּחוֹתְמָיו: עַרְעָר כַּמָּה? אִילֵימָא עַרְעָר חַד, וְהָאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: דִּבְרֵי הַכֹּל אֵין עַרְעָר פָּחוֹת מִשְּׁנַיִם!La Michna a enseigné : S'il y a des contestataires à son sujet, à propos d'un get (acte de divorce) apporté à l'intérieur d'Erets Israël, qu'il soit authentifié par ses signataires. La Guemara demande : La contestation, combien de personnes faut-il pour la soulever ? Si l'on dit une seule contestation, celle d'une personne affirmant que le get est un faux, mais Rabbi Yo'hanan n'a-t-il pas dit : De l'avis de tous, il n'y a pas de contestation à moins de deux personnes !
- וְאֶלָּא עַרְעָר תְּרֵי? תְּרֵי וּתְרֵי נִינְהוּ, מַאי חָזֵית דְּסָמְכַתְּ אַהָנֵי, סְמוֹךְ אַהָנֵי! אֶלָּא עַרְעָר דְּבַעַל.Mais alors, une contestation de deux personnes, face à deux autres qui authentifient le get ? Ce sont deux contre deux. Qu'as-tu vu pour t'appuyer sur ceux-ci ? Appuie-toi sur ceux-là ! Mais plutôt, il s'agit de la contestation du mari lui-même, qui prétend que le get est un faux.
- מַתְנִי׳ הַמֵּבִיא גֵּט מִמְּדִינַת הַיָּם, וְאֵינוֹ יָכוֹל לוֹמַר ״בְּפָנַי נִכְתַּב וּבְפָנַי נֶחְתַּם״, אִם יֵשׁ עָלָיו עֵדִים – יִתְקַיֵּים בְּחוֹתְמָיו.MICHNA : Celui qui apporte un get (acte de divorce) de l'étranger et ne peut pas dire : « Il a été écrit devant moi et il a été signé devant moi », s'il porte des témoins signés, qu'il soit authentifié par ses signataires, c'est-à-dire par les témoins eux-mêmes ou par quelqu'un qui reconnaît leur signature, comme pour tout acte.
- אֶחָד גִּיטֵּי נָשִׁים וְאֶחָד שִׁחְרוּרֵי עֲבָדִים, שָׁווּ לַמּוֹלִיךְ וְלַמֵּבִיא, וְזוֹ אַחַת מִן הַדְּרָכִים שֶׁשָּׁווּ גִּיטֵּי נָשִׁים לְשִׁחְרוּרֵי עֲבָדִים.Que ce soient les guittin de femmes ou les affranchissements d'esclaves, ils sont égaux pour celui qui porte l'acte d'Erets Israël vers l'étranger et pour celui qui apporte l'acte de l'étranger vers Erets Israël : dans les deux cas, l'envoyé doit déclarer qu'il a été écrit et signé devant lui. Et c'est l'une des voies par lesquelles les guittin de femmes sont égaux aux affranchissements d'esclaves.
- גְּמָ׳ מַאי ״אֵינוֹ יָכוֹל לוֹמַר״? אִילֵימָא חֵרֵשׁ, חֵרֵשׁ בַּר אֵתוֹיֵי גִּיטָּא הוּא?! וְהָתְנַן: הַכֹּל כְּשֵׁרִין לְהָבִיא אֶת הַגֵּט, חוּץ מֵחֵרֵשׁ שׁוֹטֶה וְקָטָן!GUEMARA : Que signifie « il ne peut pas dire » ? Si l'on dit qu'il s'agit d'un 'hérèch (sourd-muet), un sourd-muet est-il apte à apporter un get ? Or nous avons appris (dans la Michna, plus loin, 23a) : Tous sont aptes à apporter le get, sauf le sourd-muet, le dément et le mineur, qui ne peuvent pas être désignés comme envoyés, faute de discernement au regard de la halakha !
- אָמַר רַב יוֹסֵף: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – כְּגוֹן שֶׁנְּתָנוֹ לָהּ כְּשֶׁהוּא פִּיקֵּחַ, וְלֹא הִסְפִּיק לוֹמַר ״בְּפָנַי נִכְתַּב וּבְפָנַי נֶחְתַּם״ עַד שֶׁנִּתְחָרֵשׁ.Rav Yossef a dit : De quoi s'agit-il ici ? Du cas où l'envoyé le lui a remis alors qu'il était sain d'esprit, mais il n'a pas eu le temps de dire : « Il a été écrit devant moi et il a été signé devant moi » avant de devenir sourd-muet.
- אֶחָד גִּיטֵּי נָשִׁים וְאֶחָד שִׁיחְרוּרֵי עֲבָדִים: תָּנוּ רַבָּנַן: בִּשְׁלֹשָׁה דְּרָכִים שָׁווּ גִּיטֵּי נָשִׁים לְשִׁיחְרוּרֵי עֲבָדִים: שָׁווּ לַמּוֹלִיךְ וְלַמֵּבִיא; וְכׇל גֵּט שֶׁיֵּשׁ עָלָיו עֵד כּוּתִי – פָּסוּל, חוּץ מִגִּיטֵּי נָשִׁים וְשִׁחְרוּרֵי עֲבָדִים; וְכׇל הַשְּׁטָרוֹתLa Michna a enseigné : Que ce soient les guittin de femmes ou les affranchissements d'esclaves. Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : Par trois voies les guittin de femmes sont égaux aux affranchissements d'esclaves : ils sont égaux pour celui qui porte et pour celui qui apporte ; et tout acte portant un témoin Kouti (Samaritain) est invalide, sauf les guittin de femmes et les affranchissements d'esclaves ; et tous les actes
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