Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לְחַד מִבְּנֵי פְּלָנְיָא, אָמַר רָבָא: אֲפִילּוּ לְמַאן דְּאָמַר לָא מְבַטְּלִינַן קָלָא, בְּהָא מְבַטְּלִינַן קָלָא; מֵימָר אָמְרִי: עַיִּינוּ בְּהוּ רַבָּנַן בְּקִידּוּשֵׁי, וְקִידּוּשֵׁי קָטָן הֲווֹ.à l'un des fils d'Untel, qui avait des fils adultes et des fils mineurs, sans qu'on précise lequel. Rava a dit : même selon celui qui a dit : on n'annule pas une rumeur, dans ce cas-ci on annule la rumeur. On ne médira pas d'elle, car on dira : nos Maîtres ont examiné sa consécration, et c'était la consécration d'un mineur.
- הָהִיא דִּנְפַק עֲלַהּ קָלָא, דְּאִיקַּדַּשָׁה לְקָטָן הַנִּרְאֶה כְּגָדוֹל. אֲמַר לֵיהּ רַב מָרְדֳּכַי לְרַב אָשֵׁי: הֲוָה עוֹבָדָא, וְאָמְרוּ: עֲדַיִין לֹא הִגִּיעַ לִ״פְלַגּוֹת רְאוּבֵן״, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לִפְלַגּוֹת רְאוּבֵן גְּדוֹלִים חִקְרֵי לֵב״.Il y eut une certaine femme sur laquelle courut la rumeur qu'elle avait été consacrée à un mineur qui paraissait adulte. Rav Mordekhaï a dit à Rav Achi : il y a eu un cas semblable, et les Sages ont dit : on n'a pas à s'en inquiéter, car ce garçon n'a pas encore atteint les « divisions de Reouven », c'est-à-dire la maturité de l'adulte, comme il est dit : « Dans les divisions de Reouven, grandes sont les résolutions du cœur » (Juges 5, 16).
- וּבִלְבַד שֶׁלֹּא תְּהֵא שָׁם אֲמַתְלָא: אָמַר רַבָּה בַּר רַב הוּנָא: אֲמַתְלָא שֶׁאָמְרוּ, אֲפִילּוּ מִכָּאן וְעַד עֲשָׂרָה יָמִים. רַב זְבִיד אָמַר: בִּמְקוֹם אֲמַתְלָא, חוֹשְׁשִׁין לַאֲמַתְלָא.Il est dit dans la Michna : « pourvu qu'il n'y ait pas là d'amatla » (explication qui annule la rumeur). Rabba bar Rav Houna a dit : l'amatla dont les Sages ont parlé vaut même si elle survient d'ici à dix jours. Rav Zevid a dit : là où il y a place pour une amatla, on se préoccupe de l'amatla, même si personne ne l'a formulée.
- אֵיתִיבֵיהּ רַב פָּפָּא לְרַב זְבִיד: וּבִלְבַד שֶׁלֹּא תְּהֵא שָׁם אֲמַתְלָא! אֲמַר לֵיהּ: בִּמְקוֹם אֲמַתְלָא קָאָמַר.Rav Pappa a objecté à Rav Zevid : il est dit : « pourvu qu'il n'y ait pas là d'amatla », ce qui montre qu'il faut une amatla explicite ! Rav Zevid lui a dit : la Michna parle du cas où il n'y a même pas place pour une amatla.
- אֲמַר לֵיהּ רַב כָּהֲנָא לְרַב פָּפָּא: וְאַתְּ לָא תִּסְבְּרַאּ?! וְהָתְנַן: נִתְקַדְּשָׁה, וְאַחַר כָּךְ בָּא בַּעְלָהּ – מוּתֶּרֶת לַחְזוֹר. לָאו מִשּׁוּם דְּאָמְרִינַן עַל תְּנַאי קַדֵּישׁ?Rav Kahana a dit à Rav Pappa : et toi, ne le penses-tu pas ? Nous avons pourtant appris (dans la Michna, Yevamot 92a) : si une femme, dont le mari était présumé mort, a été consacrée, et qu'ensuite son mari est revenu, elle a le droit de retourner auprès de lui. N'est-ce pas parce que nous disons que le second l'a consacrée sous condition, bien que personne n'ait formulé cette amatla ?
- שָׁאנֵי הָתָם, דְּאָתֵי בַּעַל וְקָא מְעַרְעֵר.La Guemara répond : là-bas, c'est différent, car le mari vient et conteste : il est donc clair qu'il ne l'a jamais divorcée.
- אִי הָכִי, נִישֵּׂאת נָמֵי! נִישֵּׂאת, דַּעֲבַדָה אִיסּוּרָא – קַנְסוּהָ רַבָּנַן; נִתְקַדְּשָׁה, דְּלָא עֲבַדָה אִיסּוּרָא – לָא קַנְסוּהָ רַבָּנַן.La Guemara demande : s'il en est ainsi, celle qui s'est remariée aussi devrait pouvoir revenir auprès de lui ! Elle répond : celle qui s'est remariée, qui a commis un interdit, nos Maîtres l'ont pénalisée ; celle qui a été consacrée, qui n'a pas commis d'interdit, nos Maîtres ne l'ont pas pénalisée.
- אָמַר רַב אָשֵׁי: כֹּל קָלָא דְּלָא אִיתַּחְזַק בְּבֵי דִינָא – לָאו קָלָא הוּא. וְאָמַר רַב אָשֵׁי: כֹּל קָלָא דְּבָתַר נִישּׂוּאִין – לָא חָיְישִׁינַן לֵיהּ; הָא דְּבָתַר אֵירוּסִין – חָיְישִׁינַן לֵיהּ. רַב חֲבִיבָא אָמַר: אֲפִילּוּ דְּבָתַר אֵירוּסִין נָמֵי, לָא חָיְישִׁינַן לֵיהּ. וְהִלְכְתָא: לָא חָיְישִׁינַן לֵיהּ.Rav Achi a dit : toute rumeur qui n'a pas été établie au tribunal n'est pas une rumeur. Et Rav Achi a dit : toute rumeur apparue après le mariage, on ne s'en inquiète pas ; mais de celle apparue après les erousin (la consécration), on s'en inquiète. Rav 'Haviva a dit : même de celle apparue après les erousin, on ne s'en inquiète pas non plus. Et la halakha (la loi) est : on ne s'en inquiète pas.
- אָמַר רַב יִרְמְיָה בַּר אַבָּא: שְׁלַחוּ לֵיהּ מִבֵּי רַב לִשְׁמוּאֵל, יְלַמְּדֵנוּ רַבֵּינוּ: יָצָא עָלֶיהָ קוֹל מֵרִאשׁוֹן, וּבָא אַחֵר וְקִדְּשָׁהּ קִידּוּשֵׁי תוֹרָה, מַהוּ? שְׁלַח לְהוּ: תֵּצֵא, וְהַעֲמִידוּ הַדָּבָר עַל בּוּרְיוֹ, וְהוֹדִיעוּנִי.Rav Yirmeya bar Abba a dit : de la maison de Rav, on a envoyé demander à Chmouel : « Que notre maître nous enseigne : si une rumeur s'est répandue sur une femme, selon laquelle elle a été consacrée à un premier homme, et qu'un autre est venu et l'a consacrée par une consécration de la Torah (devant témoins), qu'en est-il ? » Il leur a fait répondre : « Elle doit partir de chez le second ; établissez la chose dans sa clarté, et faites-le-moi savoir. »
- מַאי ״וְהַעֲמִידוּ הַדָּבָר עַל בּוּרְיוֹ״? אִילֵּימָא דְּאִי מִגַּלְּיָא מִילְּתָא דְּקִידּוּשֵׁי דְקַמָּא לָאו קִידּוּשֵׁי מְעַלְּיָא נִינְהוּ – מְבַטְּלִינַן קָלָא; וְהָא נְהַרְדְּעָא אַתְרֵיהּ דִּשְׁמוּאֵל הוּא, וְלָא מְבַטְּלִי קָלָא! אֶלָּא דְּאִי מִיגַּלְּיָא מִילְּתָא דְּקִידּוּשֵׁי קַמָּא קִידּוּשֵׁי מְעַלְּיָא נִינְהוּ – לֹא צְרִיכָה גֵּט מִשֵּׁנִי.Que signifie « établissez la chose dans sa clarté » ? Si l'on dit que, s'il se révèle que la consécration du premier n'était pas une vraie consécration, on annule la rumeur, Nehardéa n'est-elle pas le lieu de Chmouel, où l'on n'annule pas la rumeur ? Mais en réalité, s'il se révèle que la consécration du premier était une vraie consécration, elle n'a pas besoin d'un get (acte de divorce) du second.
- וּפְלִיגָא דְּרַב הוּנָא – דְּאָמַר רַב הוּנָא: אֵשֶׁת אִישׁ שֶׁפָּשְׁטָה יָדָהּ, וְקִיבְּלָה קִידּוּשִׁין מֵאַחֵר, מְקוּדֶּשֶׁת –Et Chmouel s'oppose ainsi à Rav Houna, car Rav Houna a dit : une femme mariée qui a tendu la main et a reçu des kiddouchin (consécration) d'un autre est consacrée à lui, et il lui faut un get de sa part,
- מִדְּרַב הַמְנוּנָא; דְּאָמַר רַב הַמְנוּנָא: הָאִשָּׁה שֶׁאָמְרָה לְבַעְלָהּ: ״גֵּירַשְׁתַּנִי״ – נֶאֱמֶנֶת, חֲזָקָה אֵין אִשָּׁה מְעִיזָּה פָּנֶיהָ בִּפְנֵי בַּעְלָהּ.en vertu de l'enseignement de Rav Hamnouna ; car Rav Hamnouna a dit : la femme qui a dit à son mari : « Tu m'as divorcée » est crue, car il y a une présomption : une femme n'a pas l'audace de mentir en face de son mari. De même, si elle a reçu des kiddouchin, il faut craindre que son mari l'ait divorcée.
- וְאִידַּךְ – כִּי אִתְּמַר דְּרַב הַמְנוּנָא, בְּפָנָיו; שֶׁלֹּא בְּפָנָיו – מְעִיזָּה וּמְעִיזָּה.Et l'autre, Chmouel ? Lorsque l'enseignement de Rav Hamnouna a été dit, c'était en sa présence ; hors de sa présence, elle a bel et bien cette audace.
- לֹא מָצְאוּ דָּבָר עַל בּוּרְיוֹ, מַהוּ?S'ils n'ont pas trouvé la chose dans sa clarté, qu'en est-il ?
- אָמַר רַב הוּנָא: מְגָרֵשׁ רִאשׁוֹן, וְנוֹשֵׂא שֵׁנִי. אֲבָל מְגָרֵשׁ שֵׁנִי וְנוֹשֵׂא רִאשׁוֹן – לָא. מַאי טַעְמָא? אָתֵי לְמֵימַר: מַחְזִיר גְּרוּשָׁתוֹ מִן הָאֵירוּסִין.Rav Houna a dit : le premier divorce, et le second épouse. Mais que le second divorce et que le premier épouse, non. Quelle en est la raison ? On en viendrait à dire : il reprend sa divorcée après les erousin d'un autre.
- רַב שִׁינָּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב אִידִי אָמַר: אַף מְגָרֵשׁ שֵׁנִי וְנוֹשֵׂא רִאשׁוֹן, מֵימָר אָמְרִי: עַיִּינוּ רַבָּנַן בְּקִידּוּשֵׁי, וְקִידּוּשֵׁי טָעוּת הֲוָה.Rav Chinana, fils de Rav Idi, a dit : même que le second divorce et que le premier épouse est permis, car on dira : nos Maîtres ont examiné la consécration du second, et c'était une consécration par erreur.
- יָצָא עָלֶיהָ קוֹל מִזֶּה וּמִזֶּה, מַהוּ? אָמַר רַב פָּפָּא: אַף זוֹ – מְגָרֵשׁ רִאשׁוֹן וְנוֹשֵׂא שֵׁנִי. אַמֵּימָר אָמַר: מוּתֶּרֶת לִשְׁנֵיהֶם.Si une rumeur s'est répandue sur elle à propos de celui-ci puis de celui-là, qu'en est-il ? Rav Pappa a dit : dans ce cas aussi, le premier divorce et le second épouse. Amémar a dit : elle est permise à l'un et à l'autre.
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