Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הֲרֵי זוֹ מְגוֹרֶשֶׁת. מַאי טַעְמָא? קוֹל וְשׁוֹבְרוֹ עִמּוֹ.elle est considérée comme divorcée et peut se remarier. Quelle en est la raison ? La rumeur de son mariage est venue avec sa quittance : celle du divorce, qui l'annule.
- אָמַר רָבָא: יָצָא לָהּ שֵׁם מְזַנָּה בָּעִיר – אֵין חוֹשְׁשִׁין לָהּ. מַאי טַעְמָא? פְּרִיצוּתָא בְּעָלְמָא הוּא דַּחֲזוֹ לַהּ.Rava a dit : si une réputation de débauchée s'est répandue sur elle dans la ville, on ne s'en inquiète pas pour lui interdire d'épouser un Cohen (prêtre). Quelle en est la raison ? C'est seulement une simple conduite licencieuse qu'on a vue chez elle, qui ne la rend pas inapte.
- כְּתַנָּאֵי: אָכְלָה בַּשּׁוּק, גִּירְגְּרָה בַּשּׁוּק, הֵנִיקָה בַּשּׁוּק – בְּכוּלָּן רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: תֵּצֵא. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: מִשֶּׁיִּשְּׂאוּ וְיִתְּנוּ בָּהּ מוֹזְרוֹת בַּלְּבָנָה.Cela revient à une discussion entre Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna) : si une femme a mangé au marché, a marché le cou tendu au marché ou a allaité au marché, dans tous ces cas, Rabbi Méïr dit : elle doit partir de chez son mari, car ce sont des conduites licencieuses. Rabbi Akiva dit : seulement à partir du moment où parleront d'elle les fileuses au clair de lune, signe que la chose est connue de tous.
- אָמַר לוֹ רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן נוּרִי: אִם כֵּן, לֹא הִנַּחְתָּ בַּת לְאַבְרָהָם אָבִינוּ שֶׁיּוֹשֶׁבֶת תַּחַת בַּעֲלָהּ, וְהַתּוֹרָה אָמְרָה: ״כִּי מָצָא בָהּ עֶרְוַת דָּבָר״, וּלְהַלָּן הוּא אוֹמֵר: ״עַל פִּי שְׁנַיִם עֵדִים אוֹ עַל פִּי שְׁלֹשָׁה עֵדִים יָקוּם דָּבָר״; מָה לְהַלָּן דָּבָר בָּרוּר, אַף כָּאן דָּבָר בָּרוּר.Rabbi Yo'hanan ben Nouri lui a dit : s'il en est ainsi, tu n'as laissé aucune fille d'Avraham notre père qui demeure auprès de son mari, car les femmes médisent aisément les unes des autres ! Or la Torah a dit : « car il a trouvé en elle une chose honteuse » (Deutéronome 24, 1), et ailleurs elle dit : « sur la parole de deux témoins ou sur la parole de trois témoins, une chose sera établie » (Deutéronome 19, 15). De même que là-bas, il s'agit d'une chose claire, établie par des témoins, de même ici, il s'agit d'une chose claire, et non d'une rumeur. L'enseignement de Rava suit cette opinion.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״בְּעוּלָה״ – אֵין חוֹשְׁשִׁין לָהּ. ״נְשׂוּאָה״ – אֵין חוֹשְׁשִׁין לָהּ. ״אֲרוּסָה״ – אֵין חוֹשְׁשִׁין לָהּ. ״שֶׁלֹּא לִפְלוֹנִי״ – אֵין חוֹשְׁשִׁין לָהּ. ״בְּעִיר אַחֶרֶת״ – אֵין חוֹשְׁשִׁין לָהּ.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : si la rumeur dit d'une femme qu'elle est « déflorée », on ne s'en inquiète pas. « Mariée », on ne s'en inquiète pas. « Consacrée » (fiancée par les kiddouchin), on ne s'en inquiète pas. Si la rumeur dit qu'elle a été consacrée, « mais non à Untel » (sans préciser à qui), on ne s'en inquiète pas. Si elle dit qu'elle l'a été « dans une autre ville », on ne s'en inquiète pas.
- ״מַמְזֶרֶת״ – אֵין חוֹשְׁשִׁין לָהּ. ״שִׁפְחָה״ – אֵין חוֹשְׁשִׁין לָהּ.Si la rumeur dit qu'elle est « mamzeret » (née d'une union interdite), on ne s'en inquiète pas. « Servante » (esclave), on ne s'en inquiète pas.
- ״הִקְדִּישׁ פְּלוֹנִי נְכָסָיו״; ״הִפְקִיר פְּלוֹנִי נְכָסָיו״ – אֵין חוֹשְׁשִׁין לָהֶן.De même, si la rumeur dit : « Untel a consacré ses biens » au Temple, ou : « Untel a rendu ses biens sans maître », on ne s'inquiète pas de ces rumeurs.
- אָמַר עוּלָּא: לֹא שֶׁשָּׁמְעוּ קוֹל הֲבָרָה; אֶלָּא כְּדֵי שֶׁיְּהוּ נֵרוֹת דּוֹלְקוֹת וּמִטּוֹת מוּצָּעוֹת, וּבְנֵי אָדָם נִכְנָסִין וְיוֹצְאִין וְאוֹמְרִים: ״פְּלוֹנִית מִתְקַדֶּשֶׁת הַיּוֹם״.Oulla a dit : la rumeur dont parle la Michna n'est pas le cas où l'on a entendu un simple écho, mais celui où des lampes sont allumées et des lits dressés dans la maison de la femme, et où des gens entrent et sortent en disant : « Une telle se consacre aujourd'hui. »
- ״מִתְקַדֶּשֶׁת״?! וְדִלְמָא לָא אִקַּדַּשָׁה! אֵימָא: ״פְּלוֹנִית נִתְקַדְּשָׁה הַיּוֹם״.La Guemara s'étonne : « Elle se consacre » ?! Mais peut-être n'a-t-elle pas été consacrée en fin de compte ! Dis plutôt qu'ils ont dit : « Une telle a été consacrée aujourd'hui. »
- וְכֵן תָּנֵי לֵוִי: לֹא שֶׁיִּשְׁמְעוּ קוֹל הֲבָרָה; אֶלָּא כְּדֵי שֶׁיְּהוּ נֵרוֹת דּוֹלְקוֹת וּמִטּוֹת מוּצָּעוֹת, וְנָשִׁים טוֹוֹת לְאוֹר הַנֵּר וּשְׂמֵחוֹת לָהּ, וְאוֹמְרוֹת: ״פְּלוֹנִית מִתְקַדֶּשֶׁת הַיּוֹם״. ״מִתְקַדֶּשֶׁת״?! וְדִלְמָא לָא אִקַּדַּשָׁה! אָמַר רַב פָּפָּא, אֵימָא: ״פְּלוֹנִית נִתְקַדְּשָׁה הַיּוֹם״.Et Lévi a enseigné de même : il ne s'agit pas du cas où l'on entend un simple écho, mais de celui où des lampes sont allumées et des lits dressés, où des femmes filent à la lueur de la lampe, se réjouissent pour elle et disent : « Une telle se consacre aujourd'hui. » La Guemara s'étonne : « Elle se consacre » ?! Mais peut-être n'a-t-elle pas été consacrée en fin de compte ! Rav Pappa a dit : dis qu'elles ont dit : « Une telle a été consacrée aujourd'hui. »
- אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לֹא שֶׁשָּׁמְעוּ קוֹל הֲבָרָה; אֶלָּא כְּדֵי שֶׁיְּהוּ נֵרוֹת דּוֹלְקוֹת וּמִטּוֹת מוּצָּעוֹת, וּבְנֵי אָדָם נִכְנָסִין וְיוֹצְאִין. אָמְרוּ דָּבָר – זֶה הוּא קוֹל, לֹא אָמְרוּ דָּבָר – זֶהוּ אֲמַתְלָא.Rabba bar bar 'Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : il ne s'agit pas du cas où l'on a entendu un simple écho, mais de celui où des lampes sont allumées, des lits dressés, et où des gens entrent et sortent. S'ils ont dit une chose précise (qu'elle a été consacrée), c'est cela la rumeur dont on s'inquiète. S'ils n'ont pas dit une chose précise, c'est cela l'amatla (l'explication qui annule la rumeur) dont parle la Michna.
- לֹא אָמְרוּ?! וְהָא לֹא אָמְרוּ וְלֹא כְּלוּם! לְאַפּוֹקֵי מִדְּרַבָּה בַּר רַב הוּנָא, דְּאָמַר: אֲמַתְלָא שֶׁאָמְרוּ, אֲפִילּוּ מִכָּאן וְעַד עֲשָׂרָה יָמִים. קָא מַשְׁמַע לַן – לָא אָמְרוּ, הוּא דְּהָוְיָא אֲמַתְלָא; הָא אָמְרוּ – לָא הָוְיָא אֲמַתְלָא.La Guemara s'étonne : « Ils n'ont pas dit » ?! Mais s'ils n'ont rien dit du tout, il n'y a ni rumeur ni amatla ! La Guemara répond : Rabbi Yo'hanan vient exclure l'opinion de Rabba bar Rav Houna, qui a dit : l'amatla dont les Sages ont parlé annule la rumeur même si elle survient d'ici à dix jours. Rabbi Yo'hanan nous enseigne que c'est seulement lorsqu'ils n'ont pas dit une chose ferme qu'il y a amatla ; mais s'ils l'ont dite, il n'y a pas d'amatla qui vaille par la suite.
- אָמַר רַבִּי אַבָּא אָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב: לֹא שֶׁשָּׁמְעוּ קוֹל הֲבָרָה, אֶלָּא כְּדֵי שֶׁיֹּאמְרוּ: פְּלוֹנִי מֵהֵיכָן שָׁמַע? מִפְּלוֹנִי; וּפְלוֹנִי מִפְּלוֹנִי; וּבוֹדְקִין וְהוֹלְכִין עַד שֶׁמַּגִּיעִין לְדָבָר הַבָּרוּר.Rabbi Abba a dit au nom de Rav Houna, au nom de Rav : il ne s'agit pas du cas où l'on a entendu un simple écho, mais de celui où l'on dit : « D'où Untel l'a-t-il entendu ? D'Untel ; et Untel, d'Untel » ; et l'on enquête de proche en proche, jusqu'à parvenir à une chose claire, c'est-à-dire à des témoins oculaires.
- דָּבָר הַבָּרוּר – עֵדוּת מְעַלַּיְיתָא הוּא! אֶלָּא כִּי אֲתָא רַב שְׁמוּאֵל בַּר יְהוּדָה, אָמַר רַבִּי אַבָּא אָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב: לֹא שֶׁשָּׁמְעוּ קוֹל הֲבָרָה, אֶלָּא כְּדֵי שֶׁיֹּאמְרוּ: פְּלוֹנִי, מֵהֵיכָן שָׁמַע? מִפְּלוֹנִי; וּפְלוֹנִי מִפְּלוֹנִי; וְהָלְכוּ לָהֶם לִמְדִינַת הַיָּם.La Guemara objecte : une chose claire, c'est un témoignage véritable, et non une rumeur ! Mais en réalité, quand Rav Chmouel bar Yehouda est venu d'Erets Israël, il a dit : Rabbi Abba a dit au nom de Rav Houna, au nom de Rav : il ne s'agit pas du cas où l'on a entendu un simple écho, mais de celui où l'on dit : « D'où Untel l'a-t-il entendu ? D'Untel ; et Untel, d'Untel », et ceux-ci sont partis outre-mer, de sorte qu'on ne peut plus enquêter.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרַב יוֹסֵף: מְבַטְּלִינַן קָלָא, אוֹ לָא מְבַטְּלִינַן? אֲמַר לֵיהּ: מִדְּאָמַר רַב חִסְדָּא: עַד שֶׁיִּשְׁמְעוּ מִפִּי הַכְּשֵׁרִים, שְׁמַע מִינַּהּ: מְבַטְּלִינַן קָלָא.Abayé a dit à Rav Yossef : annule-t-on une rumeur que l'enquête n'a pas confirmée, ou ne l'annule-t-on pas ? Rav Yossef lui a dit : puisque Rav 'Hisda a dit qu'on ne tient compte d'une rumeur que lorsqu'on l'entend de la bouche de personnes aptes à témoigner, déduis-en : on annule une rumeur.
- אֲמַר לֵיהּ: אַדְּרַבָּה! מִדְּאָמַר רַב שֵׁשֶׁת: אֲפִילּוּ מִפִּי נָשִׁים הָוֵי קוֹל – שְׁמַע מִינַּהּ: לָא מְבַטְּלִינַן קָלָא!Abayé lui a dit : au contraire ! Puisque Rav Chéchet a dit : même entendue de la bouche de femmes, c'est une rumeur valable, déduis-en : on n'annule pas une rumeur !
- אֲמַר לֵיהּ: אַתְרָווֹתָא נִינְהוּ; בְּסוּרָא מְבַטְּלִי קָלָא, בִּנְהַרְדְּעָא לָא מְבַטְּלִי קָלָא.Rav Yossef lui a dit : ce sont deux lieux différents : à Soura, on annule la rumeur ; à Nehardéa, on n'annule pas la rumeur.
- הָהִיא דִּנְפַק עֲלַהּ קָלָא דְּאִיקַּדַּשָׁה לְבַר בֵּי רַב, אַתְיֵיהּ רַב חָמָא לַאֲבוּהּ, אֲמַר לֵיהּ: אֵימָא לִי – הֵיכִי הֲוָה עוֹבָדָא? אֲמַר לֵיהּ: עַל תְּנַאי קַדֵּישׁ, אַדַּעְתָּא דְּלָא אָזֵיל לְבֵי חוֹזַאי, וַאֲזַל. אֲמַר לֵיהּ: כֵּיוָן דִּבְעִידָּנָא דַּהֲוַאי קָלָא – לָא הֲוַאי אֲמַתְלָא, לָאו כֹּל כְּמִינָךְ דְּמַחְזְקַתְּ אֲמַתְלָא.Il y eut une certaine femme sur laquelle courut la rumeur qu'elle avait été consacrée à un étudiant de la maison d'étude. Rav 'Hama fit venir son père à elle et lui dit : dis-moi comment s'est passé l'événement. Le père lui a dit : l'étudiant l'a consacrée sous condition, à savoir qu'il n'irait pas à Bé 'Hozaï ; or il y est allé, et la consécration est donc nulle. Rav 'Hama lui a dit : puisqu'au moment où la rumeur a existé, il n'y avait pas d'amatla, il n'est pas en ton pouvoir d'établir maintenant une amatla.
- הָהִיא דִּנְפַק עֲלַהּ קָלָא, דְּאִיקַּדַּשָׁה בַּאֲצִיפָּא דְּתוּחְלָא, בְּעֵינָא דְּ״בֵי שִׁיפֵי״. שַׁלְחַהּ רַב אִידִי בַּר אָבִין לְקַמֵּיהּ דְּאַבָּיֵי: כִּי הַאי גַּוְונָא מַאי? אֲמַר לֵיהּ: אֲפִילּוּ לְמַאן דְּאָמַר לָא מְבַטְּלִינַן קָלָא, בְּהָא מְבַטְּלִינַן קָלָא; מֵימָר אָמְרִי: עַיִּינוּ בְּהוּ רַבָּנַן בְּקִידּוּשֵׁי, וְלָא הֲוָה בְּהוּ שָׁוֶה פְּרוּטָה.Il y eut une certaine femme sur laquelle courut la rumeur qu'elle avait été consacrée avec une pulpe de dattes (atsifa detou'hla), à la source de Bé Chifé. Rav Idi bar Avin envoya la question devant Abayé : dans un tel cas, qu'en est-il ? Abayé lui a dit : même selon celui qui a dit : on n'annule pas une rumeur, dans ce cas-ci on annule la rumeur. Si elle en épouse un autre, on ne médira pas d'elle, car on dira : les Sages ont examiné sa consécration, et cette pulpe ne valait pas une perouta (la plus petite pièce).
- הָהִיא דִּנְפַק עֲלַהּ קָלָא, דְּאִיקַּדַּשָׁהIl y eut une certaine femme sur laquelle courut la rumeur qu'elle avait été consacrée
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