Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: ״וְדֵן, דְּיֶהֱוֵי לִיכִי מִינַּאי – סֵפֶר תֵּירוּכִין, וְאִגֶּרֶת שִׁבּוּקִין, וְגֵט פִּטּוּרִין; לִמְהָךְ לְהִתְנְסָבָא לְכֹל גְּבַר דִּיתִצְבִּיִּין״. גּוּפוֹ שֶׁל גֵּט שִׁחְרוּר: ״הֲרֵי אַתְּ (בַּת) [בֶּן] חוֹרִין״; ״הֲרֵי אַתְּ לְעַצְמָךְ״.Rabbi Yehouda dit : il faut aussi la phrase : « Et ceci, que tu auras de moi, est un livre de répudiation, une lettre de renvoi et un get de libération, pour aller te marier à tout homme que tu voudras. » Le corps du get d'affranchissement (pour une servante) est : « Te voici libre » ; « Te voici à toi-même. »
- גְּמָ׳ פְּשִׁיטָא, אָמַר לָהּ לְאִשְׁתּוֹ: ״הֲרֵי אַתְּ בַּת חוֹרִין״ – לֹא אָמַר וְלֹא כְּלוּם; אָמַר לָהּ לְשִׁפְחָתוֹ: ״הֲרֵי אַתְּ מוּתֶּרֶת לְכׇל אָדָם״ – לֹא אָמַר וְלֹא כְּלוּם.GUEMARA : C'est évident : s'il a dit à sa femme, dans le get (acte de divorce) : « Te voici libre », il n'a rien dit du tout, car ce n'est pas une expression de divorce ; et s'il a dit à sa servante : « Te voici permise à tout homme », il n'a rien dit du tout, car ce n'est pas une expression d'affranchissement.
- אָמַר לָהּ לְאִשָּׁה: ״הֲרֵי אַתְּ לְעַצְמָךְ״, מַהוּ? לִגְמָרֵי קָאָמַר לַהּ, אוֹ לִמְלָאכָה קָאָמַר לַהּ?S'il a dit à sa femme : « Te voici à toi-même », qu'en est-il ? Lui dit-il qu'elle est à elle-même entièrement, ce qui serait un divorce, ou lui dit-il qu'elle est à elle-même pour le travail, et qu'elle gardera le produit de son travail ?
- אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרַב אָשֵׁי: תָּא שְׁמַע, דִּתְנַן: גּוּפוֹ שֶׁל גֵּט שִׁחְרוּר: ״הֲרֵי אַתְּ (בַּת) [בֶּן] חוֹרִין״; ״הֲרֵי אַתְּ לְעַצְמָךְ״. וּמָה עַבְדָּא, דִּקְנִי לֵיהּ גּוּפֵיהּ, כִּי אֲמַר לֵיהּ: ״הֲרֵי אַתְּ לְעַצְמָךְ״ – קְנִי גּוּפֵיהּ; אִשָּׁה, דְּלָא קְנִי גּוּפַהּ – לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?!Ravina dit à Rav Achi : viens et entends une preuve, car nous avons appris dans la Michna : le corps du get d'affranchissement est : « Te voici libre » ; « Te voici à toi-même ». Et si un esclave, dont le maître possède le corps, lorsqu'il lui dit : « Te voici à toi-même », acquiert son corps, une femme, dont le mari ne possède pas le corps, à plus forte raison !
- אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרַב אָשֵׁי: אָמַר לוֹ לְעַבְדּוֹ: ״אֵין לִי עֵסֶק בָּךְ״, מַהוּ?Ravina dit à Rav Achi : s'il a dit à son esclave : « Je n'ai plus affaire à toi », qu'en est-il ?
- אֲמַר לֵיהּ רַב חָנִין לְרַב אָשֵׁי, וְאָמְרִי לַהּ רַב חָנִין מָחוֹזְנָאָה לְרַב אָשֵׁי: תָּא שְׁמַע, דְּתַנְיָא: הַמּוֹכֵר עַבְדּוֹ לְגוֹי – יָצָא לְחֵירוּת, וְצָרִיךְ גֵּט שִׁחְרוּר מֵרַבּוֹ רִאשׁוֹן. אָמַר רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים – שֶׁלֹּא כָּתַב עָלָיו אוֹנוֹ, אֲבָל כָּתַב עָלָיו אוֹנוֹ – זֶהוּ שִׁחְרוּרוֹ.Rav 'Hanin dit à Rav Achi, et certains disent : Rav 'Hanin de Mé'hoza à Rav Achi : viens et entends une preuve, car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : celui qui vend son esclave à un non-Juif, l'esclave est libéré, mais il a besoin d'un get d'affranchissement de son premier maître. Rabban Chimon ben Gamliel a dit : de quel cas parle-t-on ? Lorsqu'il n'a pas écrit pour lui son ono (son acte) ; mais s'il a écrit pour lui son ono, c'est là son affranchissement.
- מַאי ״אוֹנוֹ״? אָמַר רַב שֵׁשֶׁת, דִּכְתַב לֵיהּ: ״לִכְשֶׁתִּבְרַח מִמֶּנּוּ, אֵין לִי עֵסֶק בָּךְ״.Qu'est-ce que l'ono ? Rav Chéchèt a dit : c'est qu'il lui a écrit : « Lorsque tu t'enfuiras de chez lui (le non-Juif), je n'aurai plus affaire à toi. » On en déduit que cette expression vaut affranchissement.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: ״וְדֵן, דְּיֶהֱוֵי לִיכִי מִינַּאי – סֵפֶר תֵּירוּכִין וְאִגֶּרֶת שִׁבּוּקִין״. בְּמַאי קָמִיפַּלְגִי? רַבָּנַן סָבְרִי: יָדַיִם שֶׁאֵין מוֹכִיחוֹת הָוְיָין יָדַיִם, וְאַף עַל גַּב דְּלָא כְּתַב לָהּ ״וְדֵן״ – מוֹכְחָא מִילְּתָא דִּבְהַאי גִּיטָּא קָא מְגָרֵשׁ לַהּ.Rabbi Yehouda dit : « Et ceci, que tu auras de moi, est un livre de répudiation et une lettre de renvoi. » Sur quoi divergent-ils ? Les Sages pensent : des yadayim (expressions partielles) qui ne sont pas probantes sont bien des yadayim ; et bien qu'il ne lui ait pas écrit « et ceci », il est évident que c'est par ce get qu'il la divorce.
- וְרַבִּי יְהוּדָה סָבַר: יָדַיִם שֶׁאֵין מוֹכִיחוֹת לָא הָוְיָין יָדַיִם, וְטַעְמָא דִּכְתַב לַהּ ״וְדֵן״ – דְּמוֹכְחָא מִילְּתָא דִּבְהַאי גִּיטָּא קָא מְגָרֵשׁ לַהּ; אֲבָל לָא כְּתַב לָהּ ״וְדֵן״ – אָמְרִי: בְּדִיבּוּרָא גָּרְשַׁהּ, וּשְׁטָרָא רְאָיָה בְּעָלְמָא הוּא.Et Rabbi Yehouda pense : des yadayim qui ne sont pas probantes ne sont pas des yadayim ; et la raison de la validité est qu'il lui a écrit « et ceci », de sorte qu'il est évident que c'est par ce get qu'il la divorce ; mais s'il ne lui a pas écrit « et ceci », on dira : il l'a divorcée oralement, et l'acte n'est qu'une simple preuve.
- אָמַר אַבָּיֵי: הַאי מַאן דְּכָתֵב גִּיטָּא, לָא לִכְתּוֹב ״וְדֵין״ – דְּמַשְׁמַע וְדִין; אֶלָּא ״וְדֵן״.Abayé a dit : celui qui écrit un get ne doit pas écrire « vedin » (avec un yod), car cela signifie « et il y a une loi » (qu'il divorce), mais « vedèn » (« et ceci », sans yod).
- וְלָא לִכְתּוֹב ״אִיגֶּרֶת״ – דְּמַשְׁמַע (אִיגֶּרֶת) [אִיגָּרָא]; אֶלָּא ״אִגֶּרֶת״. וְלָא לִכְתּוֹב ״לִימְהָךְ״ – דְּמַשְׁמַע לִי מֵהָךְ; וְלָא לִכְתּוֹב ״לִמְחָךְ״ – דְּמַשְׁמַע כִּי חוּכָא.Et il ne doit pas écrire « iguérèt » (lettre) avec un yod, car cela signifie (iguérèt) [igara] (un toit), mais « iguérèt » sans yod. Et il ne doit pas écrire « limhakh » (pour aller) avec un yod, car cela signifie « à moi, depuis ceci » ; et il ne doit pas écrire « lim'hakh » (avec un 'het au lieu d'un hé), car cela signifie « comme une plaisanterie ».
- ״דִּיתִיהְוִייִין״, ״דִּיתִיצְבִּייִין״ – תְּלָתָא תְּלָתָא יוֹדִין; דְּמַשְׁמַע תֶּהֶוְיָין וְתִצְבְּיָין. וְלוֹרְכֵיהּ לְוָיו ״דְּתֵירוּכִין״, וּלְוָיו ״דְּשִׁבּוּקִין״; דְּמַשְׁמַע תְּרִיכִין וּשְׁבִיקִין.« Ditihevyin » et « ditits'biyin » : avec trois yod chacun ; car avec deux, cela signifie « elles seront » et « elles voudront », au sujet d'autres femmes. Et il doit allonger le vav de « tèroukhin » et le vav de « chibboukin » ; car sinon, on lirait un yod, et cela signifie « répudiées » et « renvoyées », au sujet de femmes quelconques.
- וְלוֹרְכֵיהּ לְוָיו ״דְּכַדּוּ״; דְּמַשְׁמַע ״וּכְדִי״. וְלָא לִיכְתּוֹב ״לְאִיתְנְסָבָא״ – דְּמַשְׁמַע לָא יִתְנַסְבָא, אֶלָּא ״לְהִתְנְסָבָא״.Et il doit allonger le vav de « oukhedou » (« et maintenant ») ; car sinon, cela signifie « oukhedi » (« et pour rien »). Et il ne doit pas écrire « léitnasséva » (avec aleph), car cela signifie « elle ne se mariera pas », mais « léhitnasséva » (avec hé).
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: בָּעֵינַן ״וְדֵן״, אוֹ לָא בָּעֵינַן ״וְדֵן״?Ils ont posé la question : avons-nous besoin de « et ceci », ou n'avons-nous pas besoin de « et ceci » ? La halakha (loi) suit-elle Rabbi Yehouda ou les Sages ?
- תָּא שְׁמַע, דְּאַתְקֵין רָבָא בְּגִיטֵּי: ״אֵיךְ פְּלָנְיָא בַּר פְּלָנְיָא, פְּטַר וְתָרֵיךְ יָת פְּלוֹנִיתָא אִינְתְּתֵיהּ, דַּהֲוָת אִינְתְּתֵיהּ מִן קֳדָם דְּנָא – מִיּוֹמָא דְּנַן וּלְעָלַם״. וְאִילּוּ ״וְדֵן״ לָא קָאָמַר.Viens et entends une preuve, car Rava a institué dans les guittin la formule : « Comment Untel fils d'Untel a libéré et répudié Unetelle, sa femme, qui était sa femme auparavant, à partir de ce jour et pour toujours. » Or il n'a pas dit « et ceci ».
- וּלְטַעְמָיךְ, כּוּלְּהוּ מִי קָאָמַר? אֶלָּא בָּעֵינַן, הָכָא נָמֵי בָּעֵינַן;La Guemara répond : et selon ton raisonnement, a-t-il dit toutes les autres clauses du get ? Mais celles-là, nous en avons besoin bien qu'il ne les ait pas citées ; ici aussi, nous en avons besoin.
- ״מִיּוֹמָא דְּנַן״ – לְאַפּוֹקֵי מִדְּרַבִּי יוֹסֵי, דְּאָמַר: זְמַנּוֹ שֶׁל שְׁטָר מוֹכִיחַ עָלָיו;« À partir de ce jour » : c'est pour exclure l'avis de Rabbi Yossé, qui a dit : la date de l'acte prouve à son sujet ; Rava l'a ajouté pour tenir compte de l'opinion contraire.
- ״וּלְעָלַם״ –« Et pour toujours » :
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