Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הֲרֵי גְּרוּשָׁה אֶצְלוֹ – בִּזְנוּת! אֶלָּא בְּ״חוּץ״.voici qu'elle est divorcée à son égard pour une relation hors mariage ! La condition ne portant que sur le mariage, elle reste à son égard une divorcée, et le kal va'homer (raisonnement a fortiori) tombe. Il s'agit donc plutôt du cas de « sauf ».
- וְרַבִּי עֲקִיבָא, אִי ״חוּץ״ סְבִירָא לֵיהּ – לוֹתֵיב ״חוּץ״, וְאִי ״עַל מְנָת״ סְבִירָא לֵיהּ – לוֹתֵיב ״עַל מְנָת״!Et Rabbi Akiva, s'il pense « sauf », qu'il objecte sur « sauf » ; et s'il pense « à condition que », qu'il objecte sur « à condition que » ! Pourquoi soulève-t-il une objection sur chacun des deux cas ?
- רַבִּי עֲקִיבָא שְׁמִיעַ לֵיהּ דְּאִיכָּא דְּאָמַר ״חוּץ״ וְאִיכָּא דְּאָמַר ״עַל מְנָת״; מַאן דְּאָמַר ״חוּץ״ – הַאי פִּירְכָא, וּמַאן דְּאָמַר ״עַל מְנָת״ – הַאי פִּירְכָא.Rabbi Akiva a entendu qu'il y en a qui disent « sauf » et qu'il y en a qui disent « à condition que ». Pour celui qui dit « sauf », voici cette réfutation-ci ; et pour celui qui dit « à condition que », voici cette réfutation-là.
- וּמַאי פִּירְכָא? אִי נֵימָא אִיסּוּר כְּהוּנָּה שָׁאנֵי, הָא רַבִּי אֱלִיעֶזֶר נָמֵי מֵאִיסּוּר כְּהוּנָּה קָא מַיְיתֵי לֵיהּ!Et quelle est la réfutation de la seconde objection de Rabbi Akiva, à laquelle Rava faisait allusion ? Si nous disons que l'interdit de la prêtrise est différent et qu'on ne peut rien en déduire, voici que Rabbi Eliézer aussi le déduit de l'interdit de la prêtrise : du verset « une femme répudiée de son mari » (Lévitique 21, 7) !
- רָבָא – כְּרַבִּי יַנַּאי מִשּׁוּם זָקֵן אֶחָד קָא מַתְנֵי.Rava enseigne son propos selon Rabbi Yanaï, au nom d'un ancien, qui tire l'opinion de Rabbi Eliézer, non de l'interdit de la prêtrise, mais du verset « et elle sera à un autre homme » (Deutéronome 24, 2). Rava peut donc réfuter Rabbi Akiva en disant que l'interdit de la prêtrise est différent.
- אָמַר לָהֶן רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: אֵין מְשִׁיבִין אֶת הָאֲרִי לְאַחַר מִיתָה. לְמֵימְרָא דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ כְּווֹתֵיהּ סְבִירָא לֵיהּ?! וְהָא אִיהוּ נָמֵי מִיפְרָךְ קָפָרֵיךְ!Rabbi Yehochoua leur a dit : on ne réplique pas au lion après la mort. La Guemara demande : cela veut-il dire que Rabbi Yehochoua pense comme lui ?! Mais lui aussi réfute bel et bien Rabbi Eliézer !
- הָכִי קָאָמַר לְהוּ: לְדִידִי נָמֵי אִית לִי פִּירְכָא; מִיהוּ בֵּין לְדִידִי, בֵּין לְדִידְכוּ – אֵין מְשִׁיבִין אֶת הָאֲרִי לְאַחַר מִיתָה.Voici ce qu'il veut leur dire : moi aussi, j'ai une réfutation ; cependant, aussi bien pour moi que pour vous, on ne réplique pas au lion après la mort.
- וּמַאי פִּירְכָא דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ? דְּתַנְיָא, אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: מַקִּישׁ קוֹדְמֵי הֲוָיָה שְׁנִיָּה, לְקוֹדְמֵי הֲוָיָה רִאשׁוֹנָה; מָה קוֹדְמֵי הֲוָיָה רִאשׁוֹנָה – דְּלָא אֲגִידָא בְּאִינִישׁ אַחֲרִינָא; אַף קוֹדְמֵי הֲוָיָה שְׁנִיָּה – דְּלָא אֲגִידָא בְּאִינִישׁ אַחֲרִינָא.Et quelle est la réfutation de Rabbi Yehochoua ? Car il a été enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Yehochoua a dit : le passage (Deutéronome 24, 1-2) rapproche ce qui précède la seconde union de ce qui précède la première union : de même qu'avant la première union elle n'est pas liée à un autre homme, de même avant la seconde union elle ne doit pas être liée à un autre homme.
- גּוּפָא – מוֹדֶה רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בִּמְגָרֵשׁ אִשְׁתּוֹ וְאָמַר לָהּ: ״הֲרֵי אַתְּ מוּתֶּרֶת לְכׇל אָדָם חוּץ מִפְּלוֹנִי״, וְהָלְכָה וְנִישֵּׂאת לְאֶחָד מִן הַשּׁוּק, וְנִתְאַרְמְלָה אוֹ נִתְגָּרְשָׁה, שֶׁמּוּתֶּרֶת לָזֶה שֶׁנֶּאֶסְרָה עָלָיו.Revenons au sujet lui-même : Rabbi Eliézer reconnaît, pour celui qui divorce de sa femme et lui dit : « te voici permise à tout homme, sauf à untel », et qu'elle est allée se marier à l'un du marché (un homme quelconque), et qu'elle est devenue veuve ou a été divorcée, qu'elle est permise à celui à qui elle a été interdite.
- הֵשִׁיב רַבִּי שִׁמְעוֹן בַּר אֶלְעָזָר תְּשׁוּבָה לְדִבְרֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: הֵיכָן מָצִינוּ שֶׁזֶּה אוֹסֵר וְזֶה מַתִּיר?Rabbi Chimon bar Elazar a opposé une réplique aux propos de Rabbi Eliézer : où avons-nous trouvé que celui-ci interdit et celui-là permet ? Comment le premier mari l'interdirait-il à cet homme et le second la lui permettrait-il ?
- וְלָא?! וַהֲרֵי יְבָמָה – דְּבַעַל אוֹסֵר, וְיָבָם מַתִּיר!La Guemara demande : n'en existe-t-il pas ?! Voici la yevama (veuve sans enfants, soumise au lévirat) : le mari l'interdit, et le yavam (le frère du défunt) la permet !
- הָתָם, יָבָם הוּא קָא אָסַר לַהּ, דְּאִי מִבַּעַל – הָא שַׁרְיָא וְקָיְימָא.Là, c'est le yavam qui l'interdit, car s'il ne tenait qu'au mari, voici qu'elle se tiendrait déjà permise.
- הֲרֵי נְדָרִים, דְּנוֹדֵר אוֹסֵר וְחָכָם מַתִּיר! הָא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אֵין חָכָם מַתִּיר כְּלוּם אֶלָּא בַּחֲרָטָה.Voici les vœux, où celui qui fait le vœu interdit et le Sage permet ! La Guemara répond : mais Rabbi Yo'hanan a dit : le Sage ne permet rien, si ce n'est par le regret de celui qui a fait le vœu.
- הֲרֵי הֲפָרַת הַבַּעַל, דְּאִשָּׁה נוֹדֶרֶת וּבַעַל מֵיפֵר! הָתָם כִּדְרַב פִּנְחָס מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא – דְּאָמַר רַב פִּנְחָס מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא: כׇּל הַנּוֹדֶרֶת – עַל דַּעַת בַּעְלָהּ הִיא נוֹדֶרֶת.Voici l'annulation par le mari, où la femme fait un vœu et le mari l'annule ! Là, c'est selon Rav Pin'has au nom de Rava, car Rav Pin'has a dit au nom de Rava : toute femme qui fait un vœu, c'est avec l'accord de son mari qu'elle le fait.
- נַעֲנָה רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה וְאָמַר: ״כְּרִיתוּת״ – דָּבָר הַכּוֹרֵת בֵּינוֹ לְבֵינָהּ; הָא לָמַדְתָּ, שֶׁאֵין זֶה כְּרִיתוּת.Rabbi Elazar ben Azarya a pris la parole et a dit : « keritout » (« coupure », terme de la Torah pour l'acte de divorce) désigne une chose qui coupe entre lui et elle tout lien. Tu as donc appris que ce n'est pas là une keritout.
- וְרַבָּנַן, הַאי ״כְּרִיתוּת״ מַאי עָבְדִי לֵיהּ? מִיבְּעֵי לְהוּ לְכִדְתַנְיָא: ״הֲרֵי זֶה גִּיטִּיךְ עַל מְנָת שֶׁלֹּא תִּשְׁתִּי יַיִן; עַל מְנָת שֶׁלֹּא תֵּלְכִי לְבֵית אָבִיךְ״; ״לְעוֹלָם״ – אֵין זֶה כְּרִיתוּת. ״שְׁלֹשִׁים יוֹם״ – הֲרֵי זֶה כְּרִיתוּת.Et les Sages, que font-ils de ce mot « keritout » ? Ils en ont besoin pour ce qui a été enseigné : « voici ton acte de divorce, à condition que tu ne boives pas de vin », « à condition que tu n'ailles pas à la maison de ton père » : « pour toujours », ce n'est pas une keritout ; « trente jours », c'est une keritout.
- וְאִידָּךְ – מִ״כָּרֵת–כְּרִיתוּת״ נָפְקָא. וְאִידַּךְ – ״כָּרֵת–כְּרִיתוּת״ לָא דָּרְשִׁי.Et l'autre, Rabbi Elazar ben Azarya, le tire de la différence entre la forme « karèt » et la forme « keritout ». Et les autres ne font pas de drasha (interprétation d'un verset) de « karèt » – « keritout ».
- אָמַר רָבָא: ״הֲרֵי זֶה גִּיטִּיךְ, עַל מְנָת שֶׁלֹּא תִּשְׁתִּי יַיִן״; ״כׇּל יְמֵי חַיַּי״ – אֵין זֶה כְּרִיתוּת. ״כׇּל יְמֵי חַיֵּי פְּלוֹנִי״ – הֲרֵי זֶה כְּרִיתוּת.Rava a dit : « voici ton acte de divorce, à condition que tu ne boives pas de vin » : « tous les jours de ma vie », ce n'est pas une keritout ; « tous les jours de la vie d'untel », c'est une keritout.
- מַאי שְׁנָא חַיֵּי פְלוֹנִי – דְּדִלְמָא מָאֵית וּמְקַיְּימָא לֵיהּ לִתְנָאֵיהּ; חַיֵּי דִידֵיהּ נָמֵי – דִּלְמָא מָאֵית, וּמְקַיְּימָא לֵיהּ לִתְנָאֵיהּ!La Guemara demande : en quoi la vie d'untel est-elle différente ? Parce que peut-être il mourra et elle accomplira sa condition ? Pour sa vie à lui aussi, peut-être mourra-t-il et elle accomplira sa condition !
- אֶלָּא אֵימָא: ״כׇּל יְמֵי חַיֵּיכִי״ – אֵין זֶה כְּרִיתוּת, ״כׇּל יְמֵי חַיַּי״ אוֹ ״חַיֵּי פְלוֹנִי״ – הֲרֵי זֶה כְּרִיתוּת.Dis plutôt : « tous les jours de ta vie », ce n'est pas une keritout ; « tous les jours de ma vie » ou « de la vie d'untel », c'est une keritout, car la condition peut prendre fin de son vivant à elle.
- בְּעָא מִינֵּיהּ רָבָא מֵרַב נַחְמָן: ״הַיּוֹם אִי אַתְּ אִשְׁתִּי, וּלְמָחָר אַתְּ אִשְׁתִּי״, מַהוּ? תִּיבְּעֵי לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר, תִּיבְּעֵי לְרַבָּנַן.Rava a demandé à Rav Na'hman : « aujourd'hui tu n'es pas ma femme, et demain tu es ma femme », qu'en est-il ? La question se pose selon Rabbi Eliézer, et la question se pose selon les Sages.
- תִּיבְּעֵי לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר – עַד כָּאן לָא קָאָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר הָתָם, אֶלָּא דִּלְמַאן דְּקָא שָׁרֵי – קָא שָׁרֵי לְעוֹלָם; אֲבָל הָכָא – לָא. אוֹ דִלְמָא לָא שְׁנָא.La question se pose selon Rabbi Eliézer : Rabbi Eliézer n'a parlé ainsi, là-bas, que parce que celui à qui il la permet, il le lui permet pour toujours ; mais ici, non. Ou peut-être n'y a-t-il pas de différence.
- תִּיבְּעֵי לְרַבָּנַן – עַד כָּאן לָא קָאָמְרִי רַבָּנַן הָתָם, אֶלָּא דְּלָא פַּסְקַהּ מִינֵּיהּ לִגְמָרֵי; אֲבָל הָכָא, כֵּיוָן דְּפַסְקַהּ – פַּסְקַהּ.La question se pose selon les Sages : les Sages n'ont parlé ainsi, là-bas, que parce qu'il ne l'a pas coupée de lui complètement ; mais ici, puisqu'il l'a coupée, il l'a coupée.
- בָּתַר דְּבַעְיָא, הֲדַר פַּשְׁטַהּ:Après avoir posé la question, il l'a lui-même résolue :
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