Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- זוֹ דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר, אֲבָל חֲכָמִים אוֹמְרִים: אֲפִילּוּ לֹא כָּתַב אֶלָּא לְשֵׁם סַנְטָר שֶׁבָּעִיר – הֲרֵי זוֹ מְגוֹרֶשֶׁת.Ce sont les paroles de Rabbi Méïr, mais les Sages disent : Même s'il n'a écrit qu'au nom du santar (intendant) de la ville, elle est divorcée.
- הָהוּא גִּיטָּא דַּהֲוָה כְּתִיב בֵּיהּ לְשֵׁם אִיסְטַנְדְּרָא דְּבַשְׁכָּר, שַׁלְחֵהּ רַב נַחְמָן בַּר רַב חִסְדָּא לְקַמֵּיהּ דְּרַבָּה: כִּי הַאי גַוְונָא, מַאי?Un certain get (acte de divorce) portait, écrit, une date au nom de l'istandera (gouverneur) de Bachkar. Rav Na'hman bar Rav 'Hisda l'a envoyé devant Rabba en demandant : Pour un cas comme celui-ci, qu'en est-il ?
- שְׁלַח לֵיהּ: בְּהָא אֲפִילּוּ רַבִּי מֵאִיר מוֹדֵי, מַאי טַעְמָא? מֵאוֹתָהּ מַלְכוּת הוּא.Rabba lui a fait répondre : Sur ce point, même Rabbi Méïr admet qu'il est valide. Quelle en est la raison ? Il est de ce royaume.
- וּמַאי שְׁנָא מִסַּנְטָר שֶׁבָּעִיר? הָתָם זִילָא לְהוּ מִילְּתָא, הָכָא שְׁבִיחָא לְהוּ מִילְּתָא.On demande : Et en quoi est-ce différent du santar de la ville ? On répond : Là-bas, la chose est humiliante pour eux ; ici, la chose est flatteuse pour eux.
- אָמַר רַבִּי אַבָּא אָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב: זוֹ דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר, אֲבָל חֲכָמִים אוֹמְרִים: הַוָּלָד כָּשֵׁר. וּמוֹדִים חֲכָמִים לְרַבִּי מֵאִיר, שֶׁאִם שִׁינָּה שְׁמוֹ וּשְׁמָהּ, שֵׁם עִירוֹ וְשֵׁם עִירָהּ – שֶׁהַוָּלָד מַמְזֵר.Rabbi Abba a dit que Rav Houna a dit que Rav a dit : Ce sont les paroles de Rabbi Méïr, mais les Sages disent : L'enfant est apte. Et les Sages admettent, avec Rabbi Méïr, que s'il a changé son nom ou le nom de la femme, le nom de sa ville à lui ou le nom de sa ville à elle, l'enfant est mamzer (né d'une union interdite).
- אָמַר רַב אָשֵׁי, אַף אֲנַן נָמֵי תְּנֵינָא: שִׁינָּה שְׁמוֹ וּשְׁמָהּ, שֵׁם עִירוֹ וְשֵׁם עִירָהּ – תֵּצֵא מִזֶּה וּמִזֶּה, וְכׇל הַדְּרָכִים הָאֵלּוּ בָּהּ.Rav Achi a dit : Nous aussi, nous avons appris dans la Michna : S'il a changé son nom ou le nom de la femme, le nom de sa ville à lui ou le nom de sa ville à elle, elle doit quitter celui-ci et celui-là, et toutes ces règles s'appliquent à elle.
- הָא מַאן קָתָנֵי לַהּ? אִילֵּימָא רַבִּי מֵאִיר – לִיעָרְבִינְהוּ וְלִיתְנִינְהוּ! אֶלָּא שְׁמַע מִינַּהּ רַבָּנַן; שְׁמַע מִינַּהּ.Qui enseigne cela ? Si l'on dit Rabbi Méïr, qu'on les réunisse et qu'on les enseigne ensemble avec les cas précédents ! Déduis-en plutôt que ce sont les Rabbanan. Déduis-en.
- כׇּל עֲרָיוֹת שֶׁאָמְרוּ כּוּ׳. נִישְּׂאוּ – אֵין, זִינּוּ – לָא;Pour toutes les femmes interdites dont on a dit, etc. La Guemara déduit : Si les coépouses se sont mariées, oui, ces règles s'appliquent ; si elles ont fauté, non.
- לֵימָא תֶּיהְוֵי תְּיוּבְתָּא דְּרַב הַמְנוּנָא – דְּאָמַר רַב הַמְנוּנָא: שׁוֹמֶרֶת יָבָם שֶׁזִּינְּתָה, אֲסוּרָה לִיבָמָהּ!Dirons-nous que c'est une teyouvta (réfutation définitive) de Rav Hamnouna ? Car Rav Hamnouna a dit : Une chomérèt yavam (veuve en attente du lévirat) qui a fauté est interdite à son yavam (son beau-frère).
- לָא; נִישְּׂאוּ – וְהוּא הַדִּין לְזִינּוּ. וְהַאי דְּקָתָנֵי נִישְּׂאוּ – לִישָּׁנָא מְעַלְּיָא נָקֵט.Non : « se sont mariées », et il en va de même pour « ont fauté ». Et si la Michna enseigne « se sont mariées », c'est qu'elle a employé une expression convenable.
- וְאִיכָּא דְּאָמְרִי: נִישְּׂאוּ – וְהוּא הַדִּין לְזִינּוּ;Et certains disent : « Se sont mariées », et il en va de même pour « ont fauté ».
- לֵימָא מְסַיַּיע לֵיהּ לְרַב הַמְנוּנָא – דְּאָמַר רַב הַמְנוּנָא: שׁוֹמֶרֶת יָבָם שֶׁזִּינְּתָה – אֲסוּרָה לִיבָמָהּ?Dirons-nous que cela vient à l'appui de Rav Hamnouna ? Car Rav Hamnouna a dit : Une chomérèt yavam qui a fauté est interdite à son yavam.
- לָא; נִישְּׂאוּ דַּוְוקָא, מִשּׁוּם דְּמִיחַלְּפָא בְּאִשָּׁה שֶׁהָלַךְ בַּעְלָהּ לִמְדִינַת הַיָּם.Non : « se sont mariées » précisément, parce qu'on la confondrait avec une femme dont le mari est parti outre-mer et qui s'est remariée, mais la faute, elle, ne se prête pas à cette confusion.
- הַכּוֹנֵס אֶת יְבִמְתּוֹ כּוּ׳. וּצְרִיכָא; דְּאִי אַשְׁמְעִינַן בְּהָךְ קַמַּיְיתָא – מִשּׁוּם דְּלָא אִיקַּיַּים מִצְוַת יִבּוּם;Celui qui épouse sa yevama, etc. Et il est nécessaire d'enseigner les deux cas : car si la Michna nous avait enseigné le premier, on aurait pu dire que c'est parce que la mitsva du yiboum (lévirat) n'a pas été accomplie ;
- אֲבָל הָכָא – דְּאִיקַּיַּים מִצְוַת יִבּוּם, אֵימָא לָא;mais ici, où la mitsva du yiboum a été accomplie, dis que non ;
- וְאִי אַשְׁמְעִינַן הָכָא – מִשּׁוּם דְּקָא רַמְיָא קַמֵּיהּ; אֲבָל הָתָם – דְּלָא רַמְיָא קַמֵּיהּ, אֵימָא לָא; צְרִיכָא.et si elle nous avait enseigné ici, on aurait pu dire que c'est parce qu'elle était placée devant lui pour le yiboum ; mais là-bas, où elle n'était pas placée devant lui, dis que non. Il est donc nécessaire d'enseigner les deux.
- כָּתַב הַסּוֹפֵר וְטָעָה, וְנָתַן גֵּט לָאִשָּׁה וְשׁוֹבָר וְכוּ׳; רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר אִם לְאַלְתַּר יָצָא וְכוּ׳.Si le scribe a écrit et s'est trompé, et a donné le get à la femme et le reçu, etc. Rabbi Eliézer dit : S'il est sorti immédiatement, etc.
- הֵיכִי דָּמֵי לְאַלְתַּר, וְהֵיכִי דָּמֵי לְאַחַר זְמַן? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: כׇּל זְמַן שֶׁיּוֹשְׁבִין וַעֲסוּקִין בְּאוֹתוֹ עִנְיָן – זֶהוּ לְאַלְתַּר; עָמְדוּ – זֶהוּ לְאַחַר זְמַן.Quel est le cas de « immédiatement », et quel est le cas de « après un certain temps » ? Rav Yehouda a dit que Chmouel a dit : Tout le temps qu'ils sont assis et occupés de cette affaire, c'est « immédiatement » ; s'ils se sont levés, c'est « après un certain temps ».
- וְרַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה אָמַר: לֹא נִישֵּׂאת – זֶהוּ לְאַלְתַּר; נִישֵּׂאת – זֶהוּ לְאַחַר זְמַן.Et Rav Ada bar Ahava a dit : Si elle ne s'est pas remariée, c'est « immédiatement » ; si elle s'est remariée, c'est « après un certain temps ».
- תְּנַן: לֹא כׇּל הֵימֶנּוּ מִן הָרִאשׁוֹן לְאַבֵּד זְכוּתוֹ שֶׁל שֵׁנִי. בִּשְׁלָמָא לְרַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה – הַיְינוּ דְּקָתָנֵי ״שֵׁנִי״, אֶלָּא לִשְׁמוּאֵל – מַאי ״שֵׁנִי״?Nous avons appris : Il n'est pas au pouvoir du premier de faire perdre son droit au second. Cela se comprend selon Rav Ada bar Ahava : c'est pourquoi la Michna enseigne « second ». Mais selon Chmouel, que signifie « second » ?
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